30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 08:46

le navire-est-voile-3 (Petit)                                                                                  

Bienvenue sur ce blog, où je propose à votre curiosité plusieurs rubriques, dont celles des CINEMAS FRANCAIS, AMERICAIN, EUROPEEN et ASIATIQUE.

 

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Vous trouverez également une rubrique dédiée aux   ACTEURS DU 7e ART  qui ont contribué, par leur talent, à confirmer le succès d'un film et à le rendre plus présent dans nos mémoires.

  

Une autre à mes BILANS CINEMATOGRAPHIQUES et aux articles panoramiques qui font état de l'impact d'un pays dans le monde du 7e Art.


  

Sans oublier celle des  REALISATEURS,  afin de vous entretenir de leur travail, de leur singularité, de leur apport au cinéma international et de leur rayonnement. 

 

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MILLION DOLLAR BABY de CLINT EASTWOOD  ( Ce soir sur TCM à 20h40 )


BON RETABLISSEMENT de JEAN BECKER

 

 

UN HOMME TRES RECHERCHE de ANTON CORBIJN

 

 

 

       Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr

  

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J'espère que cette diversité vous plaira. Chacun peut ainsi se promener à sa guise, selon sa curiosité et ses goûts. Bonne visite ! Et faites-moi part de vos commentaires. Ils seront les bienvenus.

 

Egalement mes articles sur mon nouveau blog  :   INTERLIGNE   

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  Jean-Louis Trintignant Henry Fonda 6635_130564850760.jpg ce.jpgMichel-20Serrault.jpg 

 

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 08:43

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Million Dollar Baby,  adapté d'une nouvelle d'un ancien soigneur de boxe professionnel intitulée "Rope Burns" par le scénariste Paul Haggis, nous conte l'histoire d'un vieil entraîneur de boxe et d'une jeune boxeuse novice que ce dernier va finir par prendre sous son aile, après avoir refusé longtemps d'être son  manager. Haggis écrit une première version acceptée par la Warner qui pense lui en proposer la mise en scène et donner le premier rôle à Eastwood. Mais ce dernier décide de réaliser le film lui-même, tout en interprétant le rôle de l'entraîneur. Hilary Swank sera chargée d'interpréter celui de la jeune boxeuse de 31 ans, dont l'existence n'a été jusqu'alors qu'une suite de chagrins et d'humiliation et qui espère retrouver sa fierté et donner sens à sa vie en se battant sur un ring.

 

 Le tournage a lieu à Los Angeles au début de l'année 2004. Eastwood endosse à la fois le rôle de compositeur en plus de ceux d'acteur, réalisateur et producteur. A sa sortie, le film soulève une vive polémique, car il y est question d'euthanasie et que la société américaine n'est pas du tout disposée à l'accepter. Eastwood réplique, piqué au vif,  "qu'il n'est pas nécessaire d'être pour l'inceste pour aller voir Hamlet". Mais le film ne décolle pas et la Warner n'accepte de le distribuer que parcimonieusement dans 147 salles. Cela, avant que les nominations, lors des festivals, ne replacent l'oeuvre sur le devant de l'écran et commencent à susciter l'engouement de la part d'un public touché par le regard si humain que Eastwood pose sur ce sujet délicat. Ce seront deux Globes d'or et pas moins de 4 Oscars que ce film va recueillir en 2005 : Oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur, de la meilleure actrice pour la touchante Hilary Swank et du meilleur second rôle pour Morgan Freeman, sobre et juste dans le personnage d'un ancien boxeur qui a perdu l'oeil droit lors de son ultime combat et qui est le seul à connaître la cause secrète des souffrances de son patron.



Vingt-septième film de l'acteur-réalisateur, Million Dollar Baby  nous initie aux codes, aux habitudes de langage et d'esprit de ce milieu singulier autour des trois personnages centraux et use en sorte que le ring devienne le lieu où se nouent des relations humaines d'une particulière intensité, au vu des enjeux et des peurs qui en découlent. Car derrière le schéma officiel, c'est l'officieux - celui du combat contre soi-même - vers lequel se porte tout l'intérêt du film. A la violence jetée an pâture, ce sont les violences secrètes, les plaies intimes et inguérissables que nous dévoile l'auteur. La tendresse qu'il porte à ses personnages fait de ce ring étroit un lieu mythique où les passions s'affrontent plus et mieux que les coups de poing et où la rage de vaincre cède parfois à la douleur d'aimer. Entre ces êtres déchirés par le destin et leurs drames personnels s'élabore une relation bouleversante, où les carapaces se fendent et où les coeurs mis à nu révèlent leur grandeur et leur faiblesse, instruisant sur et autour du ring un impossible rêve de sueur et de sang. Admirable.

 

4-e-toiles

 

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CLINT EASTWOOD - PORTRAIT

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 09:37

 

Coincé sur son lit d'hôpital, la jambe dans le plâtre et le bassin en miettes, Pierre (Gérard Lanvin) râle en permanence, peste contre la nourriture infâme, l'interdiction de fumer, le désagrément des soins, la visite du "patron" et de sa cour d'internes qui lui donnent l'impression d'être "une grenouille sur la table de dissection"..."Bon rétablissement, quelle formule à la con!" - s'exclame le sexagénaire bougon. Puis, peu à peu, ce  vieux ronchon s'ouvre aux autres et à la vie, au fil des rencontres avec Myriam, une infirmière attachante au rire communicatif (Claudia Tagbo), les autres malades, une adolescente boulotte qui l'insupporte d’abord en lui empruntant sans cesse son ordinateur portable, puis l'attendrit en mettant au monde à 15 ans un petit garçon, enfin le retour inespéré d'un ancien amour, celui d’une pianiste interprété par Anne-Sophie Lapix qui passe ainsi du petit au grand écran. Et, contre toute attente, ce séjour à l'hôpital signe sa renaissance.

 

Dans le rôle du grincheux au grand cœur et capable de susciter l’empathie, Gérard Lanvin excelle une fois encore  et concoure à rendre encore plus sympathique et attachante cette  comédie revigorante de Jean Becker aux dialogues incisifs et bourrés d'humour concoctés par Jean-Loup Dabadie : un remède sans effets secondaires contre la morosité.

 

"Bon rétablissement" est l'adaptation du roman éponyme de Marie-Sabine Roger publié en 2012 au Rouergue. En 2010, le réalisateur de "L'Eté meurtrier", "Elisa" ou encore "Les Enfants du marais" et « Dialogue avec mon jardinier » avait déjà porté avec succès à l'écran l'un des précédents livres de cette romancière, "La tête en friche", avec Gérard Depardieu et  l’irrésistible Gisèle Casadesus. Chacun de ces films porte la marque d’un humanisme sans mièvrerie, d’une incontestable finesse d’analyse et, dans ce nouvel opus, rendu plus percutant encore par les dialogues ciselés et truculents de Jean-Loup Dabadie.

 

Aucun autre acteur que Gérard Lanvin ne pouvait donner cette épaisseur et cette conviction à ce personnage de râleur, mal dégrossi.

"Cela a été le rôle le plus reposant de ma carrière ! – avouait-il l’autre jour à des journalistes venus l’interviewer. «  Le matin, je sortais de mon lit pour me recoucher sur le tournage. Le soir, je quittais le lit sur le plateau pour retrouver le mien" - plaisantait-il avec une bonne humeur communicative. L'acteur de 64 ans, couché effectivement une grande partie du film, incarne à merveille le personnage de Pierre, veuf misanthrope rongé par la culpabilité, hospitalisé à Paris après un accident dont il ne garde aucun souvenir. Renversé par une voiture et projeté dans la Seine, il a été sauvé de la noyade par un jeune prostitué, Camille (touchant Swann Arlaud), qui fait le tapin pour payer ses études. Finalement nous découvrirons dans les toutes dernières minutes de la projection le fin mot de l’histoire qui ne manque pas de sel. Comédie  de caratère, charmante et pleine de tendresse, son auteur touche sa cible une fois encore et nous donne de la société une vision sans méchanceté, sans violence ni sexe, sans affrontement ni condamnation, au long d'un narratif doux-amer,  bien amené, bien conduit et bien joué. Ne boudons pas notre plaisir.

 

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BON RETABLISSEMENT de JEAN BECKER
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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 09:41

 

A Hambourg, les services secrets occidentaux sont aux aguets pour traquer les terroristes qui utilisent cette ville comme plaque tournante. L’arrivée en ville d’un immigré russo-tchétchène, Issa Karpov, met l’équipe de Bachmann  (Philip Seymour Hoffman) en alerte, car cet agent des services allemands est persuadé que Karpov va lui permettre de confondre un financier musulman dont les activités humanitaires seraient une couverture pour financer les djihadistes. Bachmann parvient à convaincre une activiste (Rachel  McAdams) de l’aider à manipuler Karpov, en échange de la certitude que celui-ci ne sera pas inquiété. Reste à convaincre les services américains.

 

Avec cet opus, Anton Corbijn porte à l’écran le best-seller éponyme de John Le Carré avec plus de succès que le récent La taupe, plus confus. Celui-ci, riche en faux-semblants et en chausse-trapes, ne perd jamais ni sa visibilité, ni son rythme, d’autant que  les personnages de Le Carré ont toujours eu de l’épaisseur, une personnalité qui confère une réelle densité au récit. Au fil de l’histoire, surgissent des personnages secondaires qui, comme l’indic de Bachmann, deviennent vite des figures tragiques en proie à des choix complexes. 

 

Si bien que le récit prend de l’ampleur sans perdre le spectateur dans des méandres inutiles. Il est servi par une distribution remarquable et une pléiade d’acteurs brillants dont Robin Wright qui donne à cet univers, où il semble impossible de savoir à qui se fier, une tonalité oppressante. Mais on reste particulièrement attentif au jeu de Philip Seymour Hoffman, décédé en février dernier à 46 ans, qui interprète magistralement Günther Bachmann, espion expérimenté, bonhomme et mélancolique, doté d’un attachant sens de l’humour. Sa prestation d’homme fracassé et à bout de souffle émeut davantage encore lorsque l’on sait que c’est là son ultime rôle.

 

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UN HOMME TRES RECHERCHE de ANTON CORBIJN
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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 10:26

Les gens se vengent des services qu’on leur rend.

Un public est constitué d’une multitude de solitudes.

La presse, c’est la fausse alerte permanente.

 

Voilà trois pensées d’un acteur qui, à l’évidence, sort des sentiers battus et a imposé, au théâtre comme au cinéma, une personnalité en tous points exceptionnelle.
Au commencement étaient les mots, les mots que Luchini, le plus littéraire de nos acteurs, croque avec une volupté et une gourmandise non dissimulées. Car c’est bien l’amour du verbe, la passion des mots qui dominent sa vie et ont décidé de son destin. Rien ne disposait, en effet, Robert Luchini, né en 1951 à Montmartre où son père, fils d’immigré italien, vendait des fruits et légumes tandis que sa femme faisait des ménages, à devenir le comédien que l’on sait. Peu doué pour les études, son père le place comme apprenti-coiffeur dans un salon de l’avenue Montaigne où, découvrant dans ce milieu chic le pouvoir des mots, sa capacité à faire rire les clientes le fait renvoyer par le patron qu'exaspèrent  les numéros de cet histrion. C’est alors qu’il croise la route de Philippe Labro dans une discothèque d'Angoulême. Ebloui par sa tchatche, ce dernier lui confie un premier rôle au cinéma. Nous sommes en 1969, le film a un titre prémonitoire : Tout peut arriver.

 

L’autre bonne fée de Luchini s’appelle Eric Rohmer, autre grand littéraire. Intéressé par un jeune homme qui a à ce point l'amour des textes, il lui confie un petit rôle dans Le genou de Claire en 1970, puis le fera jouer dans cinq autres de ses films. Malheureusement, sa performance dans Perceval le Gallois en 1978 l’enferme dans une image d’acteur bizarre, au physique asexué et à la voix flûté. Il ne se sortira de ce piège que grâce à son opiniâtreté, ne rechignant ni devant les petits rôles, ni devant les navets et vivant le reste du temps d’emplois de coursier et autres petits boulots. Peu après, l’autodidacte découvre Freud, Nietzsche et Céline et retourne à l’école du spectacle sous la férule de Jean-Laurent Cochet. Il y apprend que le savoir peut être gai, à commencer par le goût de la rigueur et du travail.

 

Tout change pour lui en 1990 avec La discrète de Christian Vincent où il crève l’écran en séducteur littéraire et hâbleur qui tourne la tête d’une jeune fille choisie au hasard, à force de théories paradoxales. Luchini prend du galon et devient une vedette à part entière, alternant films d’auteurs et succès populaires. Il obtiendra un César pour un second rôle dans Beaumarchais l’insolent en 1996, puis on le verra successivement dans Le Bossu  (1997),  Les Femmes du 6e étage, Potiche ou Alceste à bicyclette. S’il peut tout jouer, il compose le plus souvent, d’opus en opus, un personnage qui lui ressemble, irrésistible bavard, raisonneur et fantasque, misanthrope et observateur, passionné par la nature humaine. A l’heure du marmonnage triomphant, il se plaît à rappeler que l’essentiel du métier d’acteur est dans la diction. La sienne est unique, d'une précision chirurgicale, détachant chaque syllabe, mais sans que l'émotion ne cesse d'être prégnante.

 

Pessimiste à l’égard d’une époque soumise aux lieux communs et à la dérision, Luchini a à cœur de remettre sur le devant de la scène les valeurs de la culture auxquelles il tient, sans tomber néanmoins dans la délectation morose. Comme Muray ou Cioran, il sait rendre ses dégoûts drôlatiques et ses hauts de cœur jubilatoires. Plus Philinte qu’Alceste, il n’oublie jamais la joie qu’il a à faire ce métier et sa mission de le transmettre : « C’est le seul métier où c’est un devoir. Tu transmets ton état d’esprit, et si tu n’as pas une joie, une passion, il faut arrêter. Un individu qui monte sur une scène ne vient faire qu’une chose : communiquer l’amour qu’il a de la chose dont il a la charge ». Peut-on espérer une définition plus ambitieuse du métier de baladin ?

 

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ACTEURS DU 7e ART

 

 

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FABRICE LUCHINI, LE CROQUEUR DE MOTS

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 09:35

Un village normand où Martin ( Fabrice  Luchini ) est venu s’établir il y a sept ans pour reprendre la boulangerie familiale, pensant y trouver le calme et la stabilité. Lesquels souhaits seront sérieusement perturbés par l’arrivée d’un couple d’Anglais qui a racheté la maison située en face de la sienne. La jeune femme ( Gemma Arterton ) s’avère être très belle, ronde et pulpeuse, avec un délicieux accent britannique et des connaissances encore peu probantes dans la langue de Molière. Elle se nomme Gemma Bovery, s’ennuie un peu, si bien qu’il faut peu de temps à Martin, amoureux des belles lettres et de Flaubert en particulier, pour lui imaginer le même sort que la sombre héroïne romanesque, suivant le principe qui prophétise que la vie se plaît à imiter l’art.

 

Si le film n’était pas l’adaptation d’un roman de l’anglaise Posy Simmonds ( déjà auteur de « Tamara Drewe »), on jurerait que le rôle a été écrit spécialement pour Fabrice Luchini tant il colle à la peau de ce passionné de Flaubert. Aucun autre acteur n’aurait interprété de manière aussi savoureuse ce boulanger amoureux des mots qui voit, ou croit voir, avec une gourmandise jubilatoire sa voisine s’incarner peu à peu dans le personnage de son roman préféré. Il faut dire aussi que la ravissante Gemma Arterton a  ce qu’il faut pour subjuguer et éveiller l’intérêt du boulanger qui sort brutalement de 10 années de passivité sexuelle, après avoir mis, il y a de cela quelques années, le feu au village anglais du film Tamara Drewe ( voir la critique de ce film en cliquant  ICI  )

 

La mise en scène d’Anne Fontaine épouse cette sensualité allègre et se fond avec élégance dans le cadre du bocage normand, nous offrant une variation inattendue sur le thème de l’oisiveté, encore que cette Gemma du XXIe siècle n’ait plus grand-chose à voir avec l’Emma du XIXème. Incontestablement, elle a pris du galon et se montre davantage l’égérie qui suscite le rêve des hommes que la victime de leurs sombres calculs, en somme bien davantage chasseresse que proie.

La fin est assez loufoque et peu crédible mais cela ne fait rien, Anne Fontaine et ses acteurs, qui se fondent dans  leurs rôles avec un visible plaisir, nous font passer un bon moment.

 

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GEMMA BOVERY d'ANNE FONTAINE
GEMMA BOVERY d'ANNE FONTAINE
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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 09:41

Il y a seulement trois ans Jessica Chastain était ce que l’on appelle une actrice célèbre dont personne n’avait entendu parler. En 2011, elle apparaît dans un grand succès commercial L’affaire Rachel Singer et un film d’auteur primé Take Shelter qui va achever de la lancer dans la jungle du cinéma et du spectacle. C’est également l’année où elle va présenter The tree of Life au Festival de Cannes et entend les journalistes se demander perplexes qui est cette rousse étincelante qui monte les marches au côté de Brad Pitt. Son talent lui avait pourtant mérité une bourse d’études à la prestigieuse Julliard School de New-York, parrainée par le regretté Robin Williams. Mais sa carrière va s’amorcer dès 2004 dans des séries télé et au théâtre où elle aime les rôles de femmes réfléchies que les studios californiens ne trouvent pas assez moderne à leur goût et qui est insuffisante pour lui valoir les lumières de la renommée.

 

Tenace, Jessica Chastain s’accroche ; soudain le miracle va se produire car elle crève littéralement l’écran dans La couleur des sentiments, puis sa carrière fait un bond spectaculaire avec Zero Dark Thirty, le brûlot réalisé par Kathryn Bigelow qui lui vaut un Golden Globe de la meilleure actrice dans un drame. La suite ne va plus cesser de s’accélérer tant chacun de ses choix l’installe dans la lignée des vrais acteurs. Ses deux nouveaux films révèlent cette quête d’exigence qui est la sienne et l’autorise à se sentir aussi à l’aise dans le rôle tragique de Mademoiselle Julie, film d’époque réalisé par Liv Ullmann avec Colin Farrel qu’en héroîne de science-fiction dans Interstellar de Christopher Nolan qui sera l’événement de la rentrée. A 37 ans la jeune femme est devenue une actrice incontournable du 7e art, aussi Le 40 e Festival du film américain de Deauville a-t-il tenu à l’honorer comme il se doit.

 

Lors des interviews, l’actrice n’a pas caché le plaisir qu’elle a pris à tourner avec Liv Ullmann et à incarner ce personnage torturé qu’est Julie, un être hybride où elle a retrouvé une part d’elle-même. Elle n’a pas craint non plus de se mettre en danger, danger qui est pour elle un stimulant puissant. Le manque de passion, c’est la mort pour un artiste – dit-elle. Mais je me sens très vulnérable lorsque je me découvre à l’écran, face à un public, et je me reconnais dans des moments très intimes – poursuit-elle.

 

Le cinéma, qui, désormais, a envahi son existence, ne la détourne pas néanmoins de son désir de fonder une famille. C’est un défi qu’elle s’est donné car - dit-elle, cela me fait peur. Que se passera-t-il si je m’interromps pour me consacrer à ma vie privée ? Est-ce que l’envie de jouer va disparaître ? Mais je ne veux pas non plus me réveiller dans six ans et constater que je suis passée à côté d’une part essentielle de mes rêves.

 

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ACTEURS DU 7e ART

 

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JESSICA CHASTAIN OU L'AUDACE EN PRIME TIMEJESSICA CHASTAIN OU L'AUDACE EN PRIME TIME
JESSICA CHASTAIN OU L'AUDACE EN PRIME TIME

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 09:24

Gretta et son petit ami viennent de débarquer à NYC. La ville est d’autant plus magique pour les deux anglais qu’on leur propose de venir y vivre pleinement leur passion : la musique. Le rêve va se briser et l’idylle voler en éclat quand, aveuglé par sa gloire naissante, le jeune homme va la plaquer pour une carrière solo et... une attachée de presse. 


C’est alors, et bien que ses valises soient prêtes et son billet de retour pour Londres en poche, que Gretta décide de passer une dernière nuit à New York avec son meilleur copain. Ce dernier l’emmène dans un pub, la pousse sur scène et la force à chanter. Dans la salle, un producteur talentueux l’observe avec intérêt et émotion. A  la suite de sa séparation d’avec sa femme, il noie sa vie dans l’alcool et semble avoir perdu son feeling. Revenu de tout, du succès et de sa gloire passée, amer, rancunier, il se laisse couler... Soudain,  il entend cette voix, découvre cette grâce, ce talent brut et authentique... Une rencontre qui va remettre tous les cœurs à l’endroit.

 

Une romance qui ne le cède en rien à la facilité d’un sentimentalisme outrancier mais nous plonge dans l’univers de la musique, véritable thérapie pour sauver une jeune femme d'un désespoir amoureux, un père malheureux des affres que lui cause sa fille en pleine crise d’ado et même son ex-épouse incontestablement perturbée de se retrouver seule au foyer. Sans mélo excessif, ce scénario fait la part belle à la chanson, au rythme, à la bonne humeur, aux scènes de rue et, malgré quelques longueurs et répétitions inutiles, nous mène à une conclusion sympathique : celle des épousailles du réel et de l’espéré. Enfin  aucune scène de sexe, aucune vulgarité dans cet opus empli de bons sentiments qui nous ouvre un horizon positif et nous immerge dans une bonne humeur contagieuse. Tous les personnages se respectent en un univers où la musique adoucit les mœurs.

A voir, surtout si l’on souffre d’un peu de vague à l’âme.

 

 

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LISTE DES FILMS DU CINEMA EUROPEEN ET MEDITERRANEEN

 

 

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NEW-YORK MELODY de JOHN CARNEY
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 10:49

Nathalie a perdu son mari il y a trois ans. Hantée par le souvenir, elle se réfugie dans le travail et semble avoir mis un terme à sa vie sentimentale. Elle rejette tous les hommes, y compris son séduisant patron. Son entourage s'inquiète. Pourtant, un jour, sur un coup de tête, elle embrasse Markus, un collègue de travail, qui n'est même pas beau garçon. L'événement aurait pu être sans lendemain. Mais de fil en aiguille, Markus s'attache à la fragile Nathalie, tandis que cette dernière s'adoucit au contact de cet être un peu gauche. Markus et Nathalie suscitent rapidement les interrogations de leurs collègues, puis leur franche désapprobation...

Mais peu importe ! Lorsque Nathalie invite Markus chez sa grand-mère, la demeure de son enfance, Markus et elle  cèdent enfin à leur attirance réciproque, Markus entrant enfin dans le monde secret et émouvant de celle qu’il chérit avec délicatesse depuis leur premier baiser impromptu.

 

Cette histoire  touchante n’est pas sans évoquer Un homme et une femme, sans le charme des personnages, Audrey Tautou et François Damiens n’ayant pas le charisme des héros de Claude Lelouch et le film restant dans le registre gentillet sans avoir le rythme, le  magnétisme, la musique envoûtante du précédent. Mais on peut toutefois apprécier cet amour empreint de retenu, cette fidélité tenace, cette discrétion et cette approche pleines de pudeur à une époque où de tels sentiments ne sont guère fréquents sur grand écran. David Foenkinos illustre, avec son frère Stéphane, de façon certes plaisante, mais sans éclat et avec quelques fadeurs qu’il aurait pu éviter, le roman éponyme qu’il avait publié précédemment. Pas de quoi bouleverser le public, bien que cet opus se laisse voir sans déplaisir. Quelques scènes charmantes relèvent l’ensemble auquel on peut reprocher une absence  de séduction, un narratif trop plat et peu inventif.

 

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Liste des films du cinéma français
 

 

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LA DELICATESSE de STEPHANE & DAVID FOENKINOS
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 09:37

 

 

 

L'actrice américaine aurait été terrassée par "un accident cardio-vasculaire", selon le site dédié à la vie des célébrités TMZ, qui avait initialement donné l'information sur son décès. L'hebdomadaire Variety précise qu'elle est décédée dans son domicile de l'immeuble Dakota à New York.

 

Une voix et des yeux. Lauren Bacall a envoûté le cinéma hollywoodien par sa voix grave, sa longue silhouette et son regard bleu glacé pendant plus de 60 ans de carrière. Née le 16 septembre 1924 à New York, Betty Joan Perske de son vrai nom, est la fille unique d'immigrants juifs roumano-polonais, de la famille de l'ancien président israélien Shimon Peres.

 

Un couple mythique avec Bogart. Elle a été révélée au grand public dans "Le port de l'angoisse", de Howard Hawks, à l'âge de 19 ans, en 1944, aux côtés d'Humphrey Bogart, avec qui elle formera un couple mythique au cinéma et à la ville. Elle a été son épouse pendant 12 ans jusqu'au décès de l'acteur en 1957. C'est de nouveau à côté de Bogart qu'elle jouera dans un autre film culte, "Le grand sommeil", deux ans plus tard. On la verra également dans La femme aux chimères ( 1950) de Curtiz, Comment épouser un millionnaire (1953) de Negulesco, La femme modèle (1957) de Minnelli, Le crime de l'Orient-Express (1974)  de Lumet, Le dernier des géants (1976) de Siegel, Prêt-à-porter (1994) de Altman et Dogville (2004) de von Trier.

 

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LISTE DES ARTICLES ACTEURS DU 7e ART

 

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LAUREN BACALL, LE PLUS BEAU REGARD D'HOLLYWOOD S'EST ETEINT
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Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
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  • : LA PLUME ET L'IMAGE
  • LA PLUME ET L'IMAGE
  • : Ce blog n'a d'autre souhait que de partager avec vous les meilleurs moments du 7e Art et quelques-uns des bons moments de la vie.
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  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.

Texte Libre

Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

Stanley Kubrick

 

 

ET SI VOUS PREFEREZ L'EVASION PAR LES MOTS, LA LITTERATURE ET LES VOYAGES, RENDEZ-VOUS SUR MON AUTRE BLOG :  INTERLIGNE

 

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