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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 12:01

le navire-est-voile-3 (Petit)                                                                                  

Bienvenue sur ce blog, où je propose à votre curiosité plusieurs rubriques, dont celles des CINEMAS FRANCAIS, AMERICAIN, EUROPEEN et ASIATIQUE.

 

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Vous trouverez également une rubrique dédiée aux   ACTEURS DU 7e ART  qui ont contribué, par leur talent, à confirmer le succès d'un film et à le rendre plus présent dans nos mémoires.

  

Une autre à mes BILANS CINEMATOGRAPHIQUES et aux articles panoramiques qui font état de l'impact d'un pays dans le monde du 7e Art.


  

Sans oublier celle des  REALISATEURS,  afin de vous entretenir de leur travail, de leur singularité, de leur apport au cinéma international et de leur rayonnement. 

 

 

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       Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr

  

Aventurier Films  Les Acacias  Action Cinémas / Théâtre du Temple  Films sans Frontières

 

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J'espère que cette diversité vous plaira. Chacun peut ainsi se promener à sa guise, selon sa curiosité et ses goûts. Bonne visite ! Et faites-moi part de vos commentaires. Ils seront les bienvenus.

 

Egalement mes articles sur mon nouveau blog  :   INTERLIGNE   

 et ma collaboration avec   :

 

Agoravox      JEPOEME      CINESPAGNE      ESPRITS LIBRES           

IDEOZ       SensCritique 

 

 130-331 01 Catherine Deneuve-jeune- romyschneider rouge-clown-Giulietta Masina--strada-grand


  Jean-Louis Trintignant Henry Fonda 6635_130564850760.jpg ce.jpgMichel-20Serrault.jpg 

 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 11:58
MATCH POINT de WOODY ALLEN

Jeune professeur de tennis issu d'un milieu modeste, Chris Wilton ( Jonathan Rhys Meyers) se fait embaucher dans un club huppé des beaux quartiers de Londres. Il ne tarde pas à sympathiser avec Tom Hewett (Matthew Goode), un jeune homme de la haute société avec qui il partage sa passion pour l'opéra. Très vite, Chris fréquente régulièrement les Hewett et séduit Chloé (Emily Mortimer), la sœur de Tom. Il fait aussi la connaissance de la ravissante fiancée de Tom, Nola Rice (Scarlett Johansson), une jeune Américaine venue tenter sa chance comme comédienne en Angleterre. Très attiré par elle, Chris cherche aussitôt à la séduire. Dans un moment de faiblesse, Nola lui cède mais elle décide ensuite de repousser ses avances pour préserver sa relation avec Tom, qu'elle souhaite épouser.

 

De son côté, Chris continue de fréquenter Chloé et voit sa situation professionnelle et sociale se métamorphoser grâce au père fortuné de celle-ci. Il l'épouse au bout de quelques mois. Parallèlement, Tom quitte Nola, car il veut se marier avec une femme du même milieu social. Nola décide alors de repartir pour l'Amérique afin de mettre ses idées en ordre, étant donné son échec anglais personnel et professionnel. Mais un jour, lors d'une exposition, Chris Wilton rencontre Nola, revenue en Angleterre tenter sa chance, et reprend sa liaison avec elle.

 

Chris vit désormais en permanence dans le mensonge avec Chloé quand, soudain, Nola tombe enceinte. Chris est alors tiraillé entre son amour pour Chloé et sa passion charnelle pour Nola. Il ne parvient pas à être sincère avec sa femme et à lui avouer qu'il désire la quitter pour sa maîtresse. Des sentiments tumultueux se heurtent dans sa tête et perturbent son équilibre et sa raison…

 

Ce film, qui compte parmi les grandes réussites de Woody Allen, allie les contraires et passe sans transition de la comédie au mélodrame, du policier au thriller dans une démonstration parfaitement maîtrisée de la virtuosité propre au cinéaste new-yorkais.  Celui-ci, mieux que quiconque, sait traiter de l’ambiguïté des sentiments et de la morale  sans oublier d’instiller, dans les moments les plus sombres de son opus, au cœur  même des abimes sentimentaux et sexuels de ses personnages, une bonne dose d’humour et d’ironie mordante. Car quelle est la part qui revient à l’amour et quelle autre à l’arrivisme, quelle part à la sincérité et laquelle à l'ambition ? Nous sommes en pleine confusion des sentiments, dans un match de tous les instants entre les divers protagonistes, mais également à l’intérieur d’eux-mêmes, dans leur âme et conscience ; ainsi  les voit-on  lober, smasher avec une apparente élégance et une fausseté, une tricherie évidente qui jouent avec les nerfs.

 

Comme à son habitude, Woody Allen sait diriger ses acteurs de façon à ce qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes et c’est le cas ici où chacun tient son rôle avec infiniment de nuances et de conviction. Nous  accordons néanmoins une mention spéciale à Jonathan Rhys Meyers dont c’est probablement le plus beau rôle à l'écran et à Scarlett Johansson, que je n’ai jamais trouvé belle mais qui distille la sensualité propre à son personnage avec autant de finesse que de volupté. Un grand moment.

 

 

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MATCH POINT de WOODY ALLEN
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 11:28
LES SOUVENIRS de JEAN-PAUL ROUVE

 

Le film commence alors que l'on enterre le mari de Madeleine, la grand-mère du jeune Romain ( Mathieu Spinosi ) et la mère de Michel ( Michel Blanc ). La famille est en pleine crise générationnelle  : le petit-fils cherche un premier emploi, le fils va vivre la crise de la retraite et la grand-mère Madeleine ( Annie Cordy ) va devoir affronter la solitude. Un jour, celle-ci fait une chute et ses trois fils jugent plus prudent de la faire entrer dans une maison de retraite, mais cela n'est pas du tout du goût de la vieille dame. Aussi va-t-elle prendre la poudre d'escampette et partir à la recherche de ce qui, désormais, compte le plus pour elle : son passé. Celui de sa petite enfance s'est déroulé à Etretat où, élève à l'école primaire, la guerre l'a obligée à s'engager sur les routes de l'exode avec ses parents.A l'annonce de sa disparition, la famille est aux cent coups et se culpabilise à fond, mais la malicieuse vieille dame a pris soin d'envoyer une carte postale à son petit-fils qui s'empresse de la rejoindre et de partager avec elle les derniers bons moments d'une vie à bout de souffle...

LES SOUVENIRS de JEAN-PAUL ROUVE

 

Voilà un film qui a le mérite de tabler sur les bons sentiments et les liens familiaux, sur la relation tendre d'un petit-fils et de son aïeule et qui, à défaut d'une vraie profondeur, nous dispense une fraîcheur appréciable. Certes le scénario, inspiré d'un roman de David Foenkinos, est mince, certes les dialogues restent d'une regrettable banalité, mais le ton est juste, le film sait pointer du doigt nos faiblesses, nos égoïsmes, nos maladresses, nos culpabilités et également nos élans et nos repentirs. Michel Blanc domine avec aisance la distribution dans son rôle de retraité morose et atrabilaire qui traverse une crise identitaire et enquiquine son entourage avec ses états d'âme auprès de sa femme, l'exquise Chantal Lauby, et de son fils, le jeune Mathieu Spinosi. Si le jeune acteur ne crève pas l'écran et ne jouit pas d'un charisme d'enfer, il a su trouver la note exacte auprès d'une Annie Cordy en grand-mère fugueuse dont le jeu m'est apparu trop crispé. Nous sommes loin de l'adorable vieille dame de "La tête en friche"  interprétée par l'irrésistible Gisèle Casadesus.

LES SOUVENIRS de JEAN-PAUL ROUVE

 

En faisant appel à des sentiments qui nous réconcilient avec nous-même et ne cèdent en rien au pathos, le film, malgré ses faiblesse et ses longueurs, nous fait passer un moment agréable et ce n'est déjà pas si mal en un temps où la violence est partout présente.  Aussi saluons avec sympathie ce troisième opus de Jean-Paul Rouve.

 

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CINEMA FRANCAIS

 

 

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LES SOUVENIRS de JEAN-PAUL ROUVE

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 11:15
LETTRE D'UNE INCONNUE de MAX OPHULS

 

 

Un pianiste séduisant et débauché, qui a sacrifié sa carrière à ses conquêtes, reçoit un jour une lettre d’une femme inconnue, Lisa Berndle. Celle-ci lui retrace l’amour qu’elle a éprouvé secrètement pour lui depuis son adolescence. Elle évoque les rares étreintes que ce volage amant a partagées avec elle et dont un enfant est né, un petit garçon mort du typhus au cours d’un voyage. Cette femme belle et délicate  a épousé un diplomate qui lui a offert l’aisance et la sécurité. Mais un soir, au théâtre, elle revoie l’homme qui n’a jamais cessé de la hanter et rompt avec son époux afin d’aller le retrouver. Malheureusement celui-ci ne la reconnait pas et la jeune femme comprend qu’elle a été abusée. Malade et désespérée, elle est recueillie par des religieuses et rédige sur son lit d’hôpital une lettre que les religieuses se feront un devoir d’expédier à son destinataire. Le pianiste comprend alors pourquoi un diplomate viennois l’a provoqué en duel la veille...

 

 "Lettre d’une inconnue" inspirée d’une nouvelle de Stefan Zweig marque l’apogée de la carrière américaine de Max Ophuls, avant son retour en France. D’un esthétisme raffiné, le cinéaste impose, dès les premières images, son style et son univers qui imprégneront tout le récit. C’est d’abord un tournage en studio qui reconstitue admirablement un pan de l’atmosphère de la capitale impériale, la Vienne des années 1900, sans que le cinéaste nous laisse dupe sur les artifices de la transposition (la scène du voyage imaginaire au Prater). C’est aussi une œuvre sur le mouvement, celui des véhicules mais aussi des hommes, filmé le plus souvent en de savants travellings chargés de symboliser les déambulations de Lisa dans la ville, en quête de son amant, auxquelles répondent, en écho, les déplacements du concertiste entre Vienne et Milan et ceux du jeune fils qui fera un voyage sans retour ; ces mouvements  traduisant l’instabilité des personnages et la force irréversible du destin. On connait, par ailleurs, le goût de Ophuls pour les films à costumes avec décors raffinés qui  loin de figer ses œuvres leur offre une dimension intemporelle. Les rues embrumées ou enneigées, le caractère nostalgique d'un monde évanoui donnent au récit une tendresse infinie, d'autant plus que la caméra ne cesse de filmer avec grâce une femme délicieuse en proie à un amour impossible.

 

L’héroïne de « Lettre d’une inconnue »pourrait être ainsi une jeune femme moderne imprégnée de tragédie antique, assumant sa passion jusqu’à perdre sa respectabilité, bravant les bonnes moeurs (comme Lola Montès) et trouvant dans la mort sa rédemption, à l’instar de Phèdre ou de  Madame de. Joan Fontaine incarne à merveille cette amoureuse frémissante et masochiste, agissant comme une adolescente et sacrifiant sa vie  pour un homme qui ne la reconnait même pas à chacune de leurs retrouvailles : là encore, un parallèle peut s’établir avec ce mélange de futilité et de gravité qui rendent le personnage si émouvant, comme le seront par la suite les héroïnes de "Madame de" et de "Lola Montès". Face à elle, Louis Jourdan, French lover ayant connu une honorable carrière internationale, interprète là son rôle le plus emblématique avec une hauteur détachée. Ophuls, amoureux des auteurs, donne ainsi une dimension nouvelle à un matériau littéraire de première grandeur, comme il le fera en France avec ceux de Arthur Schnitzler (La ronde) et de Guy de Maupassant (Le plaisir). La question n’est pas tant de savoir si Ophuls a été fidèle ou non à Zweig mais de se demander si le passage des mots aux images en a altéré la portée. Ma réponse est non, bien entendu. Au contraire, cette transcription est une pure merveille car traitée dans un style qui correspond absolument à celui de l’écrivain et le magnifie  de façon magistrale et poétique.

 

Pour consulter l'article consacré à Max Ophuls, cliquer sur son titre :

 

MAX OPHULS & LE CINEMA BAROQUE

 

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LETTRE D'UNE INCONNUE de MAX OPHULS
LETTRE D'UNE INCONNUE de MAX OPHULSLETTRE D'UNE INCONNUE de MAX OPHULS
LETTRE D'UNE INCONNUE de MAX OPHULS

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 11:04
NATURE de PATRICK MORRIS et NEIL NIGHTINGALE

 

Des entrailles de la terre aux déserts brûlants, des profondeurs de l’océan aux cimes montagneuses que le froid transforme momentanément en un monde de cristal, voilà un documentaire qui nous découvre une nature peuplée de créatures extraordinaires et souvent plus fascinantes que ce que nous supposions connaître.  

 

 

 

Nouvelle collaboration des studios Evergreen et BBC Earth, après l’incursion ratée dans le monde des dinosaures  (Sur la route des dinosaures, co-réalisée par Neil Nightingale, également copilote de Nature), ce documentaire en 3D nous garantit une heure trente de grand plaisir visuel et nous invite à partager une odyssée attrayante au cœur d’une nature grandiose.

 

 

 

Premier film de l’année 2015,  « Nature » est une révélation visuelle qui nous promène à travers les somptueux paysages de l’Afrique, terre qui semble à l’origine du monde par sa faune, sa flore, son immensité, sa diversité et sa magnificence. Les caméras la survolent des sommets du mont Kenya aux chutes Victoria, passant du monde aquatique et de ses profondeurs insondables à celui des insectes comme ce lézard de Namibie qui, pour refroidir ses pattes chauffées par les sables du désert, exécute une danse burlesque fort amusante et inattendue, au monde des grands fauves, des singes et des éléphants, un peuple qui ne cesse de nomadiser en quête des points d’eau. De même que l’on reste confondu par la splendeur des images de laves en fusion, par la danse nuptiale des flamands roses au-dessus des lacs salés de la vallée du Grand Rift, ou encore par les crocodiles, monstres préhistoriques, qui guettent les malheureux gnous venus se désaltérer au bord des étangs, sentinelles terrifiantes qui les engloutiront d’un seul coup de dent.


Mais malgré ses qualités dues aux progrès immenses de la technique, « Nature » n’évite pas quelques maladresses pédagogiques, ainsi cette scène d’ouverture où, pour nous assurer de son omniprésence  au cœur même de la vie urbaine, on nous afflige d’une scène d’enfants pataugeant niaisement dans les flaques d’eau d’un jardin public…Scène totalement inutile qui circonscrit d’entrée  ce magnifique documentaire dans le registre des films pour enfants, alors qu’il s’adresse à chacun de nous de 7 à 107 ans et nous propose un spectacle de toute beauté qui ne peut que réveiller en nous des sensations et des émotions assoupies.

A voir en famille pour les qualités que je viens d’énumérer et ce retour aux sources bienfaisant.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA EUROPEEN, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

 

CINEMA EUROPEEN

 

 

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NATURE de PATRICK MORRIS et NEIL NIGHTINGALE
NATURE de PATRICK MORRIS et NEIL NIGHTINGALE
NATURE de PATRICK MORRIS et NEIL NIGHTINGALENATURE de PATRICK MORRIS et NEIL NIGHTINGALE

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 12:11
LES DEUX FILMS LES PLUS MARQUANTS de l'ANNEELES DEUX FILMS LES PLUS MARQUANTS de l'ANNEE

LES DEUX FILMS LES PLUS MARQUANTS de l'ANNEE

BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014
LES DEUX FILMS DONT LES JEUNES REALISATEURS SONT LES PLUS PROMETTEURSLES DEUX FILMS DONT LES JEUNES REALISATEURS SONT LES PLUS PROMETTEURS

LES DEUX FILMS DONT LES JEUNES REALISATEURS SONT LES PLUS PROMETTEURS

Une mention spéciale pour "PAS SON GENRE" de Luc Belvaux que j'ai beaucoup aimé

Une mention spéciale pour "PAS SON GENRE" de Luc Belvaux que j'ai beaucoup aimé

Il est vrai que deux films marquent profondément l'année 2014, deux films sombres, l'un "TIMBUKTU" laisse en veilleuse une lumière d'espérance, l'autre "LES CHIENS ERRANTS", contrairement à l'oeuvre de Charlie Chaplin "LES TEMPS MODERNES", ne met pas seulement en accusation la modernité mais considère cette modernité marchande comme le cimetière de tout art et de toute inspiration et, par voie de conséquence, de toute espérance. C'est le film du deuil accompli et d'une beauté disparue.

Deux autres m'ont séduit par leur intelligence du récit et le talent de leurs jeunes rélisateurs à maîtriser la mise en scène :

 

RESPIRE de Mélanie Laurent

MOMMY de Xavier Dolan

 

Et personnellement j'ai pris grand plaisir à voir les opus suivants auxquels j'ai trouvé un charme et des qualités indéniables qui leur méritent tous 3 étoiles :

 

LE PROMENEUR d'OISEAU de Philippe Muyl

MAGIC IN THE MOONLIGHT de Woody Allen

UN HOMME TRES RECHERCHE de Anton Corbijn pour la dernière interprétation de l'acteur Philip Seymour Hoffman

DEUX JOURS, UNE NUIT des frères Dardenne

UN ETE  A OSAGE COUNTRY de John Wells

ELLE L'ADORE de Jeanne Herry

A CAPPELLA de Lee Sujin

L'HOMME DU PEUPLE de Wajda

 

BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014
BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014
BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014
BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014

Enfin, parmi les comédies qui ont été nombreuses cette année, je les place, selon mon goût personnel, en ordre décroissant :

 

QU'EST CE QU'ON A FAIT AU BON DIEU de Philippe Chauveron

LES RECETTES DU BONHEUR de Lasse Hallstrom

NEX-YORK MELODY de John Carney

JERSEY BOYS de Clint Eastwood

APPRENTI GIGOLO de John Turturro

BON RETABLISSEMENT de Jean Becker

BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014
BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014
BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014

Quant aux déceptions, elles ont été nombreuses, malgré les qualités de certains opus. Soit je n'ai pas apprécié les excès et le climat pénible comme dans "Gone girl" de David Fincher, soit la faiblesse du scénario comme "Dans la cour" de Pierre Salvatori, soit j'en attendais beaucoup plus de la présence de l'excellent Fabrice Luchini  ou de la signature de Claude Lelouch :

 

GONE GIRL de David Fincher

GEMMA BOVERY de Anne Fontaine

DANS LA COUR de Pierre Salvatori

SALAUD ON T'AIME de Claude Lelouch

 

BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014
BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014

Je n'ai vu, hélas ! que quelques films parmi ceux très nombreux sortis en salles en 2014 et je sais que j'en ai manqué de fort intéressants. Peut-être aurai-je la bonne fortune de les voir projetés un soir à la télévision et je vous en parlerai.


Quant à la palme d'or du film qui m'a le plus déçue, elle revient à :

 

LA FAMILLE BELIER d'Eric Lartigau

 

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BILAN CINEMATOGRAPHIQUE 2014

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 10:47
TIMBUKTU d' ABDERRAHMANE SISSAKO

 

 

Comment est-il possible que le dernier jury du festival de Cannes ait pu laisser passer ce film sans le couvrir de lauriers à une époque où les grands films se font rares. Et celui-ci en est un à plus d’un titre. D’autant que c’était l’occasion de faire entrer dans la cour des grands un réalisateur africain visiblement inspiré… Timbuktu est en effet un film exceptionnel digne de faire figurer Abderrahmane Sissako dans la longue liste qui réunit les Scorcese, Kusturica, Altman,Coppola, Polanski, Haneke et quelques autres, parmi ceux qui ont marqué à tout jamais le 7e Art de leur style et de leur influence. Timbuktu est un film du genre à vous hanter pendant des jours, à revenir en boucle dans votre esprit. Mille images de cette tragédie, filmée avec une poésie incomparable comme un long poème de larmes et de sang, ne cessent plus d’affluer une fois que nous sommes revenus à nos habituelles occupations d’Occidentaux, encore éloignés du pavillon noir des djihadistes.

 

Résumer Tmbuktu est inutile. Il s’agit de ces milices armées et d’une cruauté redoutable qui patrouillent dans un village malien, kalachnikov dans une main, mégaphone dans l’autre, pour rappeler que tout est interdit aux habitants désormais : jouer au foot, écouter de la musique, chanter, sortir tête et mains nues pour les femmes, pantalon non retroussé pour les hommes s’ils ne veulent pas risquer de perdre la vie. Ce barbichu enturbanné mitraillant sauvagement une touffe d’herbe qui a osé pousser sans autorisation sur une dune de sable montre la psychose dans laquelle ont sombré ces fanatiques… On assiste également au procès expéditif qui condamne à 40 coups de fouet une femme qui partageait la même pièce qu’un homme qui n’était pas son époux, à des tentatives de mariage forcé et à une courte scène de lapidation ; vie infligée par des barbares à un peuple aux mille couleurs qui tente vainement et avec bravoure de tenir tête à leurs bourreaux, venus de partout et de nulle part.

 

La beauté sublime des images, la poésie qui baigne de nombreuses scènes, la lumière extraordinaire, blonde et dorée saisie par la caméra de Sofian El Fani, la sobriété des dialogues toujours justes, l’expressionnisme des comédiens dont les visages sont plus éloquents que les mots, le lyrisme de la mise en scène, rien n’a été oublié de l’art cinématographique quand il est porté à ce degré et qu’il nous envoûte. Voilà une forme de résistance qui touche au cœur et à l’esprit : celle de l’art quand il se met au service d’une tragédie humaine.

 

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TIMBUKTU d' ABDERRAHMANE SISSAKO
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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 10:09
TUMBUKTU de ABDERRAHMANE SISSAKO

 

Comment est-il possible que le dernier jury du festival de Cannes ait pu laisser passer ce film sans le couvrir de lauriers à une époque où les grands films se font rares. Et celui-ci en est un à plus d’un titre. D’autant que c’était l’occasion de faire entrer dans la cour des grands un réalisateur africain visiblement inspiré… Tumbuktu est en effet un film exceptionnel digne de faire figurer Abderrahmane Sissako dans la longue liste qui réunit les Scorcese, Kusturica, Altman,Coppola, Polanski, Haneke et quelques autres, parmi ceux qui ont marqué à tout jamais le 7e Art de leur style et de leur influence. Tumbuktu est un film du genre à vous hanter pendant des jours, à revenir en boucle dans votre esprit. Mille images de cette tragédie, filmée avec une poésie incomparable comme un long poème de larmes et de sang, ne cessent plus d’affluer une fois que nous sommes revenus à nos habituelles occupations d’Occidentaux, encore éloignés du pavillon noir des djihadistes.

 

Résumer Tumbuktu est inutile. Il s’agit de ces milices armées et d’une cruauté redoutable qui patrouillent dans un village malien, kalachnikov dans une main, mégaphone dans l’autre, pour rappeler que tout est interdit aux habitants désormais : jouer au foot, écouter de la musique, chanter, sortir tête et mains nues pour les femmes, pantalon non retroussé pour les hommes s’ils ne veulent pas risquer de perdre la vie. Ce barbichu enturbanné mitraillant sauvagement une touffe d’herbe qui a osé pousser sans autorisation sur une dune de sable montre la psychose dans laquelle ont sombré ces fanatiques… On assiste également au procès expéditif qui condamne à 40 coups de fouet une femme qui partageait la même pièce qu’un homme qui n’était pas son époux, à des tentatives de mariage forcé et à une courte scène de lapidation ; vie infligée par des barbares à un peuple aux mille couleurs qui tente vainement et avec bravoure de tenir tête à leurs bourreaux, venus de partout et de nulle part.

 

La beauté sublime des images, la poésie qui baigne de nombreuses scènes, la lumière extraordinaire, blonde et dorée saisie par la caméra de Sofian El Fani, la sobriété des dialogues toujours justes, l’expressionnisme des comédiens dont les visages sont plus éloquents que les mots, le lyrisme de la mise en scène, rien n’a été oublié de l’art cinématographique quand il est porté à ce degré et qu’il nous envoûte. Voilà une forme de résistance qui touche au cœur et à l’esprit : celle de l’art quand il se met au service d’une tragédie humaine.

 

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TUMBUKTU de ABDERRAHMANE SISSAKO
TUMBUKTU de ABDERRAHMANE SISSAKO
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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 10:20
LA FAMILLE BELIER de ERIC LARTIGAU

 

 Dans la famille Bélier, tout le monde est sourd sauf Paula, 16 ans. Elle est une interprète indispensable à ses parents au quotidien, notamment pour l’exploitation de la ferme familiale. Un jour, poussée par son professeur de musique, qui lui a découvert un don pour le chant, elle décide de préparer le concours de Radio France. Un choix de vie qui signifie pour elle l’éloignement de sa famille et un passage inévitable à l’âge adulte.

 

 Louane Emera aime les défis, la jeune femme de 18 ans s’était faite remarquée sur les plateaux de  « The Voice » et aujourd’hui elle est le seul atout de ce film décevant, plat, sans saveur, que l’on présente comme le film événement de cette fin d’année. C’est dire à quel niveau de déculturation nous sommes tombés.


Quant à  Eric Lartigau, cinéaste à la carrière étrange ( des comédies absurdes comme "Mais qui a tué Pamela Rose", une romcom avec "Prête-moi ta main" et un thriller, "L’homme qui voulait vivre sa vie" ), il ne remonte guère le niveau de sa production avec cet opus qui pêche par son manque de tout : d’inventivité, de charme, de drôlerie, de direction d’acteurs, au point que Karin Viard est détestable dans ce rôle de sourde-muette qui gesticule lamentablement auprès d’un François Damiens qui ne fait là qu’une pâle figuration ( tous deux ne nous rendent guère émouvant ce handicap et je comprends que des sourds-muets aient été choqués par ce spectacle affligeant de la mutité ). Il n’y a vraiment, pour sauver du naufrage  cette comédie, que la jeune et charmante Louane Emera et Eric Elmosnino qui donne à ce professeur de chant un peu de crédibilité, et la dernière scène où la jeune fille se présente au concours après bien des tergiversations. Il y a là un moment délicat et touchant mais vous aurez vu aussi bien, sinon mieux, si vous avez regardé tranquillement chez vous « The Voice » sans avoir eu à supporter les errements très au-dessous de la ceinture de cette pauvre famille Bélier.

 

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LA FAMILLE BELIER de ERIC LARTIGAULA FAMILLE BELIER de ERIC LARTIGAU

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 11:25
RESPIRE de MELANIE LAURENT

 

 

 

Avec ce second opus, dont le titre est malheureusement peu attrayant, Mélanie Laurent, déjà remarquée lors de sa première expérience de mise en scène avec « Les adoptés » où elle révélait un sens aigu du récit et une sensibilité audiovisuelle évidente, passe à la vitesse supérieure et nous assure, malgré son jeune âge, qu’elle sait parfaitement maîtriser un sujet difficile qui pouvait très vite sombrer dans les débordements mélodramatiques, ce qui n’est certes pas le cas ici. Son professionnalisme s’affirme avec éclat tout au long de l’histoire de deux adolescentes aux prises avec des disfonctionnements familiaux graves et un mal de vivre et de s’assurer dans une société en pleine mutation. Charlie (Joséphine Japy ) et Sarah ( Lou de Laäge ) vont être attirées l’une vers l’autre, sans doute parce qu’elles sont à l’opposé l’une de l’autre comme les deux faces d’une jeunesse complexe et agitée. Charlie est une taiseuse au beau visage de madone, rendue quelque peu autiste par un père flambeur et irresponsable et une jeune mère ( Isabelle Carré ),  infantile malgré sa trentaine. Charlie se sent donc investie d’une sorte de gravité évanescente face à ce couple qui ne cesse de se déchirer et de se quitter.

 

Sarah est son contraire, plutôt mégalomane, une fille sensuelle et culottée qui se plaît à travestir la réalité et à provoquer pour mieux dissimuler une mère alcoolique et quasi folle et se la joue en s'attribuant une existence de funambule qui joue à chaque seconde son va-tout. Entre elles deux va naître une amitié tendre, non sans ambiguïté à un âge où la part qui revient à l’amitié et l’autre à l’amour n'est pas totalement clarifiée. Mais l’incompréhension s’installe bientôt, faute d’altruisme, d’écoute, de générosité affective. Les adolescentes sont encore sous le règne tout puissant de l’égo où chacune prend davantage qu’elle ne donne, tout en croyant donner. C’est ce don refusé qui les conduira au drame, elles qui traînent déjà deux fractures douloureuses : parentale et sociétale.

 

Bien écrit, bien conduit et surtout fabuleusement interprété par deux comédiennes remarquables, l’opus se tend au fur et à mesure comme un arc jusqu’à la conclusion, ne nous laissant nullement distraire jusqu’à son implacable conclusion. Ici et là, on relève bien quelques faiblesses, le recours trop systématique à la cigarette qui fera hurler les associations anti-tabagisme car on se croirait revenu, dans ce nuage de fumée, aux films des années 60, des dialogues souvent trop bavards et sans grande saveur mais, en contrepartie, de beaux moments de contemplation face à un coucher de soleil, à un visage qui se clôt, à un nuage qui s’attarde, à une mer soudainement immobile. Un film qui laisse son empreinte parce qu’il affirme la difficulté d’être, d’aimer, de s’accorder avec soi-même, qu’il dit encore et encore combien malaisée est l’adolescence, douloureuses les amitiés trahies, et étouffante ( Respire ! ) la solitude intérieure.

 

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Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA FRANCAIS
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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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