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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 10:32

le navire-est-voile-3 (Petit)                                                                                  

                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bienvenue sur ce blog, où je propose à votre curiosité plusieurs rubriques, dont celles des CINEMAS FRANCAIS, AMERICAIN, EUROPEEN et ASIATIQUE.

 

Vous trouverez également une rubrique dédiée aux   ACTEURS DU 7e ART  qui ont contribué, par leur talent, à confirmer le succès d'un film et à le rendre plus présent dans nos mémoires.

  

Une autre à mes BILANS CINEMATOGRAPHIQUES et aux articles panoramiques qui font état de l'impact d'un pays dans le monde du 7e Art.


  

Sans oublier celle des  REALISATEURS,  afin de vous entretenir de leur travail, de leur singularité, de leur apport au cinéma international et de leur rayonnement. 

 

 

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J'espère que cette diversité vous plaira. Chacun peut ainsi se promener à sa guise, selon sa curiosité et ses goûts. Bonne visite ! Et faites-moi part de vos commentaires. Ils seront les bienvenus.

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 10:29

Les Grands Films Classiques


Au début des années 50, alors qu'il sortait de l'IDHEC, Claude Sautet suivit le chemin escarpé de l'assistanat. Il tourna un court métrage de fiction et réalisa son premier long métrage en remplaçant au pied levé le metteur en scène Robert Dhéry. Sa filmographie personnelle commença avec deux polars traités à la manière des bandes américaines de série B,  Classe tous risques  ( 1960 ) et   L'arme à gauche  ( 1965 ). Bien que ces films n'aient pas défrayé la chronique, ils manifestent néanmoins des qualités indéniables : obsession du détail juste, modestie, recherche de classicisme qui inscrit, dès ses premières tentatives, Sautet dans la lignée des Grémillon, Becker ou Carné. Pendant quelques années, entre les longues périodes qui séparaient ses propres réalisations, Sautet se consacrera en parallèle à son second métier, celui de scénariste. Sa réputation, en ce domaine, fit de lui le médecin secouriste des pannes d'inspiration de ses collègues, soit " le ressemeleur de scénario ", pour reprendre sa propre expression. C'est peut-être cette expérience que l'incita à travailler ses scénarii avec d'autres scénaristes, dont Jean-Claude Dabadie pour six de ses plus grands succès et Jacques Fieschi pour les trois derniers. Il entendait ainsi mieux objectiver ses idées.  

 


                    


Sa notoriété débuta avec Les choses de la vie en 1970, qui impose son style et sa sensibilité. Sautet s'y présente en peseur d'âme, en analyste subtil des sentiments et du coeur humain. A partir d'un accident, qui coûtera la vie à son héros interprété par Michel Piccoli, il hausse le fait divers à la hauteur d'un drame. Le montage inventif des séquences de l'accident renforce cette dimension, le cinéaste s'adressant directement à nous, nous atteignant à tel point que François Nourissier écrira : " Les spectateurs conduiront le pied sur le frein. (...) Mais ils sauront que toutes précautions sont inutiles : notre avenir est peuplé de carrefours tranquilles et d'oublis, où nous guettent les grands mensonges noirs de la mort."
Le texte sobre de Jean-Loup Dabadie, le musique de Philippe Sarde, les plans silencieux nous entraînent en une marche lente vers l'agonie du personnage, dont l'objectif fixe l'inéluctable fatalité.

 

Max et les ferrailleurs sera un film plus personnel qui pose avant l'heure un regard sur la banlieue et la délinquance et met face à face deux personnages forts : un flic inquiétant Michel Piccoli, aussi rigide qu'un pasteur anglican, que son manque de discernement entraînera vers l'autodestruction, et une prostituée très digne, incarnée par Romy Schneider qui ajoute à sa beauté un rien de vulgarité. Cette complexité des sentiments se retrouvera dans César et Rosalie où les personnages sont à leur tour pris dans la spirale de la remise en question et de l'incompréhension. Car quoi de plus difficile et de plus imprévisible que les rapports humains ? - se demande en notre nom le metteur en scène qui cerne ses héros au plus près de leurs sentiments intimes en véritable clinicien. Le trio formé par Romy Schneider, Yves Montand et Sami Frey est inoubliable dans une variation bien tempérée, à la fois musicale, sensuelle et nostalgique. Sautet dira qu'il voulait montrer des êtres qui soient tous, ou presque tous, en danger de désespoir. Il sut le faire avec autant de tact que de sensibilité.

 


Les films suivants dont   Vincent, François, Paul et les autres  ( 1974 )  Mado  ( 1976 ) et  Une histoire simple  ( 1978 ) sont des portraits de groupe des années 60, quadragénaires déjà usés par la vie et une solitude paradoxale. La vision collective permet d'observer chacun d'entre eux lors de ses rapports plus ou moins conflictuels  avec les autres et d'analyser les raisons de ces tensions. Le cinéaste démontre ainsi que les situations les plus conventionnelles peuvent être lourdes de conséquences et explore une génération dont la vie quotidienne prend l'allure d'un combat pour la survie. Nous sommes frappés par leur vulnérabilité et par ce danger de désespoir auquel ils sont confrontés, en une suite d'affrontements permanents.


   


 

Après quelques années de silence, Sautet reviendra en force derrière la caméra en rajeunissant ses acteurs et collaborateurs. Ce seront Quelques jours avec moi ( 1988 ) où il passe de manière subtile du drame passionnel à l'ironie tragique, servi une fois encore par des comédiens remarquables, la lumineuse Sandrine Bonnaire et Daniel Auteuil dans l'un de ses meilleurs rôles,  Un coeur en hiver   ( 1991 ) et  Nelly et Monsieur Arnaud   ( 1995 ), magnifique trilogie de la maturité où l'intensité des sentiments contrariés, loin de toute emphase et prétention, s'enferment dans l'espace intime d'une délicate musique de chambre. D'ailleurs l'auteur, lui-même, affirmait qu'un film n'est autre que de la musique faite avec des acteurs, une dramaturgie, des anecdotes, des péripéties. Et il se consacrera avec talent à nous la faire entendre. Avec son réalisme poétique et profondément humain, ses plans silencieux, Sautet s'inscrit dans la lignée des plus grands, faisant des choses de la vie, les choses de notre vie et, de sa caméra, le témoin troublant de notre quotidien.

 

Pour lire les articles consacrés à Romy Schneider et aux Réalisateurs, cliquer sur leurs titres :


ROMY SCHNEIDER - PORTRAIT         

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 10:55
JESSICA CHASTAIN OU L'AUDACE EN PRIME TIME

Il y a seulement trois ans Jessica Chastain était ce que l’on appelle une actrice célèbre dont personne n’avait entendu parler. En 2011, elle apparaît dans un grand succès commercial "L’affaire Rachel Singer" et un film d’auteur primé "Take Shelter" qui va achever de la lancer dans la jungle du cinéma et du spectacle. C’est également l’année où elle va présenter "The tree of Life" au Festival de Cannes et entend les journalistes se demander perplexes qui est cette rousse étincelante qui monte les marches au côté de Brad Pitt. Son talent lui avait pourtant mérité une bourse d’études à la prestigieuse Julliard School de New-York, parrainée par le regretté Robin Williams. Mais sa carrière va s’amorcer dès 2004 dans des séries télé et au théâtre où elle aime les rôles de femmes réfléchies que les studios californiens ne trouvent pas assez modernes à leur goût et qui est un prétexte insuffisant pour lui valoir les lumières de la renommée.

 

Tenace, Jessica Chastain s’accroche ; soudain le miracle va se produire car elle crève littéralement l’écran dans "La couleur des sentiments", puis sa carrière fait un bond spectaculaire avec "Zero Dark Thirty", le brûlot réalisé par Kathryn Bigelow qui lui vaut un Golden Globe de la meilleure actrice dans un drame. La suite ne va plus cesser de s’accélérer tant chacun de ses choix l’installe dans la lignée des vrais acteurs. Ses deux nouveaux films révèlent cette quête d’exigence qui est la sienne et l’autorise à se sentir aussi à l’aise dans le rôle tragique de "Mademoiselle Julie", film d’époque réalisé par Liv Ullmann avec Colin Farrel qu’en héroïne de science-fiction dans "Interstellar" de Christopher Nolan qui sera l’événement de la rentrée. A 37 ans la jeune femme est devenue une actrice incontournable du 7e art, aussi Le 40 e Festival du film américain de Deauville a-t-il tenu, en son temps, à l’honorer comme il se doit.

 

Lors des interviews, l’actrice n’avait pas caché le plaisir qu’elle avait pris à tourner avec Liv Ullmann et à incarner ce personnage torturé qu’est Julie, un être hybride où elle a retrouvé une part d’elle-même. Elle n’a pas craint non plus de se mettre en danger, danger qui est pour elle un stimulant puissant. "Le manque de passion, c’est la mort pour un artiste" – dit-elle. "Mais je me sens très vulnérable lorsque je me découvre à l’écran, face à un public, et je me reconnais dans des moments très intimes" – poursuit-elle.

 

Le cinéma, qui, désormais, a envahi son existence, ne la détourne pas de son désir de fonder une famille. C’est un défi qu’elle s’est donné car - dit-elle, "cela me fait peur. Que se passera-t-il si je m’interromps pour me consacrer à ma vie privée ? Est-ce que l’envie de jouer va disparaître ? Mais je ne veux pas non plus me réveiller dans six ans et constater que je suis passée à côté d’une part essentielle de mes rêves". Non, à l'évidence, le goût du cinéma ne l'a pas quittée, preuve en est qu'elle ne cesse de tourner et que sortent actuellement deux films dont elle est la vedette : "Molly's Games" de Aaron Sorkin  auprès de Kevin Costner et "Miss Sloane" de John Madden qui, hélas ! n'ont  figuré ni l'un, ni l'autre, aux Oscars.

 

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JESSICA CHASTAIN OU L'AUDACE EN PRIME TIME
JESSICA CHASTAIN OU L'AUDACE EN PRIME TIME
Jessica Chastain dans  "Miss Sloane" et "Molly's Games".
Jessica Chastain dans  "Miss Sloane" et "Molly's Games".

Jessica Chastain dans "Miss Sloane" et "Molly's Games".

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 10:29
Lion de Garth Davis

Quelle belle et captivante histoire que celle de Saroo, 5 ans, qui vit dans un  village indien avec sa mère, son grand frère et sa petite soeur. Certes, ils sont très pauvres : les garçons ramassent du charbon, la mère des pierres pour les constructions et la petite soeur est gardée à tour de rôle par sa mère ou ses frères. Mais ils s'aiment. Au cours d'une escapade avec son frère aîné pour gagner un peu d'argent, Saroo s'endort dans un train et se réveille 1600 km plus loin, à l'autre bout du pays. Par chance, il atterrit dans un orphelinat de Calcutta, après avoir échappé de justesse à de nombreux traquenards, et en sera tiré par un couple australien (David Wenham et Nicole Kidman) qui, renonçant volontairement à avoir leurs propres enfants, se consacrent à sauver des enfants en grande détresse. Et c'est le cas de Saroo. 

 

Devenu adulte (sous les traits de Dev Patel), Saroo se lance dans la vie professionnelle et rencontre une jeune fille avec laquelle il entend faire sa vie, mais pas avant d'être remonté à ses sources et de les avoir retrouvées, car il ne cesse d'être taraudé par des réminiscences de plus en plus obsédantes de son enfance indienne. Il se lance alors, grâce à internet, à une quête des lieux dont il n'a que peu de souvenirs et seulement le nom de son village. Et il y parviendra. 

 

Oui, l'histoire est incroyable mais vraie et Garth Davis nous la restitue d'une image tendre et délicate. Saroo, enfant, est absolument adorable et d'un naturel touchant et tous les acteurs, dont Nicole Kidman, sans maquillage, sont remarquables de naturel et d'authenticité. Aussi, comment ne pas vibrer en suivant cette quête bouleversante d'identité, comment ne pas adhérer à ce parcours du combattant entrepris par Saroo pour rétablir son lien biologique avec les siens, sans, pour autant, blesser ses parents adoptifs d'un dévouement et d'une compréhension admirables. Oui, ce film est beau, les personnages parlent justes et ce mélodrame, qui pourrait sombrer dans le pathos, se tient à hauteur d'homme et de sensibilité et emporte l'adhésion d'un public touché par sa grâce.

 

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Lion de Garth Davis
Lion de Garth Davis
Lion de Garth Davis
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 10:40
Emma Stone - Portrait

J'ai eu beaucoup de mal au début avec le jeu et surtout le physique de cette jeune actrice qui, par ailleurs, ne manque pas de présence. Mais sa mâchoire carnassière ne se conformait pas aux rôles de jeune icône qu'elle était sensée interpréter dans des films comme "Magic in the moonlight". C'est avec "La La Land" que j'ai vraiment apprécié son jeu et sa grâce, l'actrice s'étant métamorphosée en une femme plus coquette, la chrysalide étant devenue enfin papillon et dansant et chantant avec beaucoup d'aisance. 

 

Née le 6 novembre 1988 dans l'Arizona d'un père entrepreneur et d'une mère au foyer, Emma Stone se produit très jeune dans différentes productions théâtrales et suit des cours par correspondance. A l'âge de 15 ans, elle convainc ses parents de s'installer à Los Angeles pour se lancer dans la comédie et s'y installe avec sa mère. Elle fait ses véritables débuts en 2007 dans un premier film "SuperGrave" où elle est une lycéenne qui s'amourache d'un camarade de classe. L'année suivante, elle apparaît dans "The Rocker" où elle est une jeune musicienne et apprend à jouer de la basse pour être plus près de son personnage. Elle aura toujours ce souci de ne jamais rien laisser au hasard en actrice très scrupuleuse et très professionnelle.

 

En 2010, elle obtient son premier grand rôle dans la comédie "Easy Girl" qui lui permet d'être citée pour un Golden Globe l'année suivante. En 2011, elle est l'interprète principale de "La couleur des sentiments" dont on sait le succès international, opus qui assoie définitivement sa notoriété. Bientôt sa prestation sera de nouveau saluée dans un film de Woody Allen "Magic in the moonlight" où personnellement - comme je le notais plus haut - la magie n'a pas opéré pour moi. Trop grimaçante, elle ne me semblait pas être le personnage de cette déesse qui détenait le pouvoir de captiver son entourage et de rendre folle la gente masculine. Elle tournera de nouveau avec Woody Allen dans "L'homme irrationnel", devenant la nouvelle muse du cinéaste après Scarlett Johansson. Mais là où elle m'a vraiment séduite est dans la comédie musicale "La La Land" qui vient de lui obtenir l'Oscar de la Meilleure actrice. Dans ce film, qui semble correspondre à sa nature, elle donne sans retenue  l'ampleur de son talent avec charme, élégance et beaucoup de classe. Salut l'artiste. 

 

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Emma Stone - Portrait
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 12:14
La La Land de Damien Chazelle

Comme on aimerait que, soudain, dans les embouteillages quotidiens de Paris, les gens sortent spontanément de leurs voitures pour se mettre à chanter et danser sur les airs de jazz que diffuseraient leurs radios et que la cauchemar devienne rêve … C’est ainsi que débute le très plaisant film de Damien Chazelle « La La Land » qui est en train de rafler toutes les récompenses de ce début d’année, dont 7 Golden Globes et déjà 14 citations pour les prochains Oscars. Après "Whiplash », le cinéaste nous propose aujourd’hui une comédie musicale pleine de fraîcheur, un brin nostalgique lorsqu’elle évoque les charmes d’antan et leurs sonorités auxquels l’opus fait abondamment références et la réalité d’aujoud’hui liée davantage au spectaculaire et  à l’éphémère.

 

Sébastien (Ryan Gosling) et Mia (Emma Stone) habitent Los Angeles et attendent que leur vie prenne enfin une tournure professionnelle. Elle est serveuse dans la cafétéria d’un grand studio d’Hollywood et multiplie les auditions pour tenter de devenir comédienne ; lui est pianiste de jazz mais sa carrière stagne car on ne le trouve pas assez moderne, trop attaché à un jazz jugé classique et démodé. Ils se rencontrent  et bientôt comprennent qu’ils sont faits l’un pour l’autre, que leurs dons et leurs aspirations ne peuvent que les mener à une réussite justifiée. Ce qu’ils feront aux dépens de leur bonheur.

 

Oui, ce film évoque avec subtilité la difficulté qu’il y a à mener de front  l’amour et la réussite professionnelle, l’art et la vie quotidienne, tant il est vrai que l’on sert difficilement deux maîtres et que le succès de l’un joue trop souvent de façon négative sur les aspirations de l’autre. Si cet opus n’est pas sans rappeler le « Café Society » de Woody Allen, film plein de charme lui aussi, il s’en démarque pour la simple raison que la façon de raconter de Damien Chazelle sait se faire personnelle et use d’une énergie positive qui marquait déjà son premier opus « Whiplash ». Oui, Chazelle a un ton, un narratif qui lui est personnel et enchante le spectateur car il s’exprime dans l’élégance des images, le jeu d’acteurs parfaitement dirigés, le savoureux mélange des genres entre fantaisie et réalité. Il y a là un tourbillon éloquent de sons, de couleurs, de sentiments, d’actualité et de retours vers le passé parfaitement dosé.  De plus, la bande sonore est de grande qualité et les acteurs époustouflants de grâce, de charme et de fantaisie. Emma Stone, que je n’appréciais guère à ses débuts, est ici transformée, délicieuse de spontanéité, d’émotion face à un Ryan Gosling délicat, élégant, tous deux chantant et dansant avec enthousiasme. On peut sans doute regretter qu’il  n’y ait  pas davantage de numéros de danse, mais je pense que cela n’aurait pas apporté grand-chose de plus au film et n’oublions pas que Emma Stone et Ryan Gosling ne sont ni Fred Astaire, ni Cyd Charisse. Mais ainsi conçu et réalisé, l’ouvrage est une réussite, ne serait-ce que parce qu’il est euphorisant, dénué de toute vulgarité, qu’il charme le spectateur par son contenu et ne cède jamais à la mièvrerie. Aussi, apprécie-t-on de passer deux heures aussi plaisantes à contempler autant d’images belles et à entendre autant de musique envoûtante.

 

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La La Land de Damien Chazelle
La La Land de Damien Chazelle
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 10:37
MICHELE MORGAN

Les Films GibéRené Chateau

 

Michèle Morgan, de son vrai nom Simone Roussel, née à Neuilly-sur-Seine le 29 février 1920, est une des stars qui a le mieux illustré le cinéma français des années 40 à 60 et même au-delà, par son élégance, sa classe, la beauté énigmatique de son regard qui rappelait celui de Garbo, et par son jeu empreint de sensibilité et de retenue. 

 

Les Films Gibé    René Chateau

 

Dès l'aube de sa carrière, elle partagera l'affiche avec les plus grands acteurs. Marc Allégret, qui la fait débuter dans "Gribouille" en 1937, ne craint pas de lui donner pour partenaire Raimu,  véritable monstre sacré du cinéma d'avant-guerre, mais la novice de 17 ans ne se laissera pas impressionner et tiendra son rôle avec simplicité et naturel. L'année suivante, elle tourne "Quai des brumes" de Marcel Carné avec Jean Gabin, film qui fera de la jeune fille un peu timide une vedette internationale. Elle n'a pas vingt ans mais son regard a marqué d'une trace indélébile le cinéma de l'époque par sa clarté et sa mélancolie. Suivent en 1959 "La loi du Nord" de Jacques Feyder et "Remorques" de Jean Grémillon où elle est de nouveau au côté de Jean Gabin.

 

En 1942, fuyant l'Occupation, elle part aux Etats-Unis. Elle y restera jusqu'en 1946, épousera l'acteur américain William Marshall qui lui donnera un fils Mike en 1944. Sa carrière aux USA l'ayant déçue ( il est en effet inutile de citer les quelques navets où elle figure ), elle revient en France pour être l'émouvante Gertrude de "La symphonie pastorale" de Jean Delannoy, triomphe personnel qui lui méritera le prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1946. Elle devient alors l'actrice la plus représentative de ce cinéma français dit " de qualité" qui devait être, par la suite, tant moqué et décrié par les cinéastes de la Nouvelle Vague. Son extraordinaire photogénie, sa distinction, son naturel lui permettent d'entrer dans des personnages très divers sans rien perdre de son autonomie et de sa classe. Si bien qu'elle ne cesse plus de tourner. Ce seront en 1953 "Les Orgueilleux" d'Yves Allégret avec Gérard Philipe qu'elle retrouve en 1955 dans "Les grandes manoeuvres" de René Clair, film où elle apparaît éblouissante de charme et de féminité. Suivront "Le miroir à deux faces" de Cayatte avec un Bourvil bouleversant et "Fortunat" d' Alex Joffé en 1960 toujours avec Bourvil.

 

Star aux soixante-cinq films, héroïne affranchie de l'avant-guerre, symbole érotique d'une époque dominée par la femme fatale, elle achèvera sa carrière dans la douceur d'une vie bourgeoise en peignant pour son seul plaisir. "J'ai toujours incarné l'image d'une femme française dans laquelle on pouvait se retrouver. Je ne voyais pas en femme de mauvaise vie et, d'ailleurs, personne n'y aurait cru. Surtout pas les femmes qui sont les trois-quarts de mon public" - écrira-t-elle dans ses mémoires

 

 

               Michèle Morgan et Bourvil. René Chateau

 

Après avoir divorcé de William Marshall, elle épouse Henri Vidal en 1950. Ils apparaissent ensemble dans plusieurs films, mais ce dernier meurt en 1959 des suites d'une longue maladie et, désormais, Michèle Morgan associera sa vie à celle du cinéaste Gérard Oury jusqu'à la disparition de celui-ci.


A partir de 1960, elle va se faire rare au cinéma, privilégiant le théâtre, la poésie et la peinture qu'elle exerce avec talent depuis de nombreuses années. Elle joue, entre autres pièces, "Chéri" de Colette et rédige trois ouvrages qui s'inspirent de sa carrière d'actrice : "Mes yeux ont vu" (1965), "Avec ces yeux-là" (1977) et "Le Fil bleu" (1993). On la voit encore lumineuse et irrésistible dans "Benjamin ou les Mémoires d'un puceau" de Michel Deville en 1967, puis dans "Le chat et la souris" de Claude Lelouch en 1975 et, enfin, dans "Ils vont tous bien" de Giuseppe Tornatore en 1989. En 1990, elle se retire définitivement pour poursuivre son activité de peintre et aura la douleur de perdre son fils unique Mike Marshall en 2005 et son compagnon Gérard Oury en 2006.


Plusieurs récompenses témoignent de son talent d'actrice et de son rôle d'ambassadrice du cinéma français auquel elle s'est employée avec son élégance habituelle : le lion d'or pour l'ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise en 1996 et un César d'honneur à Cannes en 1992. En quelque sorte une carrière exemplaire menée de conserve par une actrice de talent et une femme d'exception. Elle s'est éteinte le 20 décembre à Neuilly à l'âge de 96 ans.

 

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MICHELE MORGAN
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 10:57
Sully de Clint Eastwood

Le 15 janvier 2009, deux minutes après avoir décollé de l’aéroport de LaGuardia, à New York, l’Airbus A320 du vol 1549 de la US Airways est percuté par une formation de bernaches du Canada, bêtes semblables aux oies, qui met ses deux réacteurs hors d’usage. Aux commandes de l’appareil, le commandant Chesley Burnett Sullenberger, 59 ans, assisté de son copilote Jeffrey Skiles. Chesley dispose de très peu de temps pour réagir. Renonçant à se diriger vers un des aéroports de proximité alors que son avion perd de la vitesse et survole la ville, il choisit l’option, réputée très dangereuse, de l’amerrissage sur le fleuve Hudson. Bien lui en prend : cette décision d’expérience et d’instinct sauve les cent cinquante passagers, les cinq membres de l’équipage, ainsi qu’un nombre inconnu d’habitants d’une mort certaine si l’avion s’était abîmé sur un immeuble, renouvelant le cauchemar, encore très prégnant dans les mémoires, des attentats de septembre 2001.

 

 

Les médias et le grand public ont immédiatement célébré le ­héros mais on sait moins, en revanche, que le commandant Sullenberg a été soupçonné de n’avoir pas pris la bonne décision, celle de revenir à l’un des aéroports les plus proches. De ce fait, il  a été un moment soupçonné d’être  inapte à poursuivre sa carrière par la commission d’enquête du Conseil National de la Sécurité des Transports. Nous assistons ainsi aux auditions qui ont eu lieu à plusieurs reprises à l’issue du sauvetage. C’est à cette procédure, en tant qu’elle est dialectiquement liée à l’héroïsme du personnage, que s’est intéressé Clint Eastwood dans "Sully", procédure qui confère à son film tout son intérêt et donne à l’acte héroïque de ce pilote une dimension légendaire. En effet, US Airways cherche un responsable pour rembourser les frais matériels d'un Airbus irrécupérable et le réalisateur pointe ainsi du doigt la primauté universelle qui place l'argent au-dessus de la vie, faisant de son film une réflexion sur la valeur humaine lorsqu'elle défie les basses contingences matérielles. 

 

Admirable reconstituée, cette page extraordinaire de l’aviation américaine nous est contée sans rien omettre de la tension du commandant de bord et de son co-pilote, de la rapidité de réaction des divers sauveteurs, du sang-froid du personnel naviguant et de la miraculeuse présence d’esprit de tous ceux qui ont participé à ce sauvetage hors normes. Nous avons l’impression de vivre en direct cette épopée qui a stupéfié, à l’époque, la planète entière. Qui ne se souvient des toutes premières photos des rescapés attendant les secours, groupés, grelottants et terrifiés sur les ailes  de l’avion à demi immergé dans l’eau glaciale de l’Hudson ? Car cet accident a eu lieu en janvier par des températures avoisinants les moins 20°, ce qui a fait dire au copilote que s’il devait le revivre, il choisirait le mois de juillet. Trait d’humour qui clôt cette aventure incroyable, admirablement remise en image par la caméra de Clint Eastwood. Une nouvelle fois, l’acteur-réalisateur nous offre un opus enthousiasmant que l’on suit avec une attention et un intérêt qui ne se relâchent jamais. Une réussite totale autant sur le plan de la reconstitution que sur celle de l’interprétation. Un Tom Hanks très à l’aise dans son habit de pilote. Une seule réserve : il est préférable de ne pas voir ce film à la veille d'un embarquement.

 

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Sully de Clint Eastwood
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 11:03
Moi, Daniel Blake de Kenneth Loach

Kenneth Loach, on le sait, est un fervent défenseur des causes perdues, au point que chez lui la mise en scène s’efface devant les personnages qui, pour la plupart, sont les victimes  d’une société en crise, confrontée à un chômage constant et agissant avec une implacable dureté à l’égard des plus faibles. Ce dernier opus  ne change pas de registre et se présente comme un film social où les hommes et les femmes sont broyés inexorablement par des institutions qui les considèrent comme les exclus du système. Cela, sans que Kenneth ne triche lors de cette démonstration avec le respect du réel, la distance critique et son engagement personnel, entre son excellente direction d’acteurs et sa rigueur narrative comme il nous le prouve une nouvelle fois avec « Moi, Daniel Blake », film qui a obtenu la Palme d’or au dernier Festival de Cannes.

 

Le Britannique y brosse le portrait poignant d’un menuisier de 59 ans en lutte avec  l’administration pour toucher une pension d’invalidité à la suite d’un grave problème cardiaque. Malgré son âge, Kenneth Loach n’a rien perdu de sa fougue, de sa rigueur et de son humour et surtout de son militantisme empli de compassion envers les êtres laissés au bord du chemin dans un dénuement tragique. Le film séduit d’abord par sa cocasserie de ton, la qualité de ses interprètes, dont Dave John, remarquable dans le rôle de Daniel Blake, ainsi que la recréation de l’Angleterre des années 1980 placée sous le signe du néoréalisme.

 

Néanmoins, le film ne séduit pas entièrement pour la simple raison qu’il est traité à la façon d’un documentaire et ne nous fait grâce d’aucuns détails sur les innombrables démêlés que vont devoir affronter les protagonistes avec les divers bureaux sociaux, ce qui entrave notre immersion dans ce parcours du combattant et c’est dommage. Le témoignage devient un peu trop formaliste et ce cinéma social un peu trop démonstratif pour pleinement susciter notre émotion. On se contente de suivre Daniel Blake dans le cadre de ces démarches administratives kafkaïennes et de ces formalités innombrables qui réduisent l’homme à sa part la plus étroite. Ce dernier opus de Kenneth Loach s’inscrit toutefois dans une démarche cinéphile d’une admirable homogénéité et aucun spectateur ne peut rester insensible à cette voix qui crie dans un désert.

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 09:43
MARION COTILLARD - PORTRAIT

 

 

Pour sa remarquable interprétation d'Edith Piaf dans le film "La môme", et après les Globes d'or, Marion Cotillard allait s'offrir un doublé historique en recevant, coup sur coup, le César et l'Oscar de la meilleure actrice, portée aux nues comme jamais comédienne ne l'avait été auparavant, au point qu'à son sujet on a parlé d'un sacre plus encore que d'une consécration. " Merci l'amour, merci la vie... C'est vrai qu'il y a des anges dans cette ville de Los Angeles" - s'était-elle exclamée en anglais, bouleversée sous les vivats des 3.400 spectateurs du théâtre Kodak situé dans le quartier historique du 7e Art, quarante-huit ans après que Simone Signoret ait reçu la statuette pour "Les chemins de la haute ville".

Née en 1975 à Paris, fille de deux comédiens et professeurs d'art dramatique, bercée dès son plus jeune âge dans le monde du spectacle, Marion Cotillard prend très vite goût à l'interprétation et décide de suivre la voie ouverte par sa famille. L'adolescente entre au conservatoire d'art dramatique d'Orléans où son père sera son professeur et puise dans ce creuset son goût pour le théâtre qui va la sortir d'un mutisme qui, très tôt, l'avait incité au repliement sur soi. Le théâtre joue ainsi le rôle d'une thérapie et la pousse à entrer dans la peau de personnages divers afin d'échapper à ses propres angoisses existentielles. "Le théâtre m'a aidée à retrouver les mots qui m'avaient tellement manqué, à m'ouvrir." - avouera-t-elle. Elle fera ses premières armes chez Arnaud Desplechin et Coline Serreau, mais elle atteint une certaine notoriété grâce au rôle de Lilly, fiancée excédée par les absences trop fréquentes de son petit ami Samy Naceri, chauffeur dans un certain "Taxi 2"  ( 1999 ). Elle se voit alors nommée pour le César du meilleur espoir féminin. Sa voie est dès lors tracée. Les dix millions d'entrées que totalise le film lui assurent une popularité qui ne va cesser de s'amplifier lorsqu'elle incarne les rôles des soeurs jumelles dans  "Les jolies choses"  ( 2000 ), d'après le roman de Virginie Despentes. Ce rôle difficile se voit récompensé par une nouvelle nomination au César du meilleur espoir féminin. L'année 2002 est particulièrement chargée pour cette comédienne travailleuse et talentueuse qui sera à l'affiche de trois films dont  "Taxi 3",  "Jeux d'enfants"  face à Guillaume Canet et "Big Fish" sous la direction de Tim Burton, déjà un succès américain...

 

          

 

Pour avoir incarné l'ange noir dans "Un long dimanche de fiançailles" de Jean-Pierre Jeunet, elle remporte le César de la meilleure actrice pour un second rôle et son ascension ne cesse de s'affirmer avec le drame "Cavalcade", la comédie romantique "Ma vie en l'air", son rôle dans "Mary" d'Abel Ferrara face à Juliette Binoche, autre oscarisée, le thriller "La boite noire" et enfin  "Une grande année" avec Ridley Scott, odyssée vinicole, tous films de qualité qui lui permettront d'obtenir le rôle d'Edith Piaf dans "La môme" sous la direction éclairée d'Olivier Dahan, dont on regrette que le film n'ait même pas été couronné par la France, alors qu'il avait été plébiscité par 5 millions de spectateurs français et 10 millions d'américains, portant haut les couleurs du cinéma français sur le plan international.

 

 

                       Affiche américaine.

 

Piaf aura été le bon ange de Marion Cotillard qui, pour sa part, sut faire revivre de façon juste et vraie l'inoubliable chanteuse, au point que les spectateurs, comme les jurés, ne s'y sont pas trompés. " La première chose dont j'ai rêvé " - a dit la jeune actrice lors d'une de ses interviews - c'était d'avoir de grands rôles et celui-là, était immense, ma première composition digne de ce nom". Un avenir américain s'ouvrait pour elle tant sa performance avait été appréciée Outre-Atlantique. Ce triomphe international lui octroie une médiatisation qui ne sera pas de tout repos. En effet, des déclarations maladroites l'obligeront à exprimer publiquement des regrets et écorneront momentanément sa réputation. Cela ne l'empêche nullement d'entamer une carrière aux Etats-Unis où elle tourne "Inception" de Christophe Nolan au côté de Leonardo DiCaprio, puis "Nine", un remake musical du film "Huit et demi". Je dois avouer avoir été déçue par sa prestation dans "Inception" - une oeuvre absconse qui fait la part belle aux effets spéciaux  et où le talent de la jeune femme semble se figer à force d'être si peu sollicité. Heureusement, elle nous revenait bientôt avec un film "De rouille et d'os" ( 2012 ) qui la remettait en selle dans une composition à nouveau complexe et difficile comme elle sait le faire, prouvant que nous avions vu juste en décelant en elle un tempérament et un vrai talent qui  ne demandaient qu'à être mis en danger pour donner le meilleur.

 

En 2013, elle nous bouleverse à nouveau dans "Deux jours, une nuit" des frères Dardenne "où elle se coule avec infiniment de sensibilité dans la peau d'une jeune femme acculée au chômage. Personnellement je pense qu'elle excelle dans des personnages vibrants, tout en dualité psychique, ce qui lui donne l'occasion de livrer une multiplicité de sentiments qui  se partagent entre force et faiblesse, doute et conviction. Cette jeune actrice possède d'étonnantes ressources qui ne demandent qu'à s'exprimer, aussi serait-il dommage de la réduire à des rôles caricaturaux ou trop formatés comme c'était le cas dans "Inception" et "Minuit à Paris" de Woody Allen où elle était, à mon grand regret, une femme fatale sans consistance. L'actrice se plaît à prêter sa voix à des documentaires animaliers comme "Terre des ours" réalisé par Guillaume Vincent ou un dessin animé comme "Avril et le monde truqué" de Franck Ekinsi et Christian Desmares. Elle double par ailleurs la Rose dans l'adaptation américaine du "Petit Prince" de Saint-Exupéry et également la voix de Scarlet Overkill dans la version française de "Les Minions". Enfin elle est Jeanne dans l'Oratorio "Jeanne d'Arc au bûcher" d'Arthur Honegger sur le livret de Paul Claudel et sera sacrée "Femme de l'année" en 2013 par l'Université de Harvard. Voilà un parcours d'exception qui ne cesse de s'actualiser, puisque Marion Cotillard vient encore de nous bouleverser dans le dernier opus de Nicole Garcia "Mal de pierres" où elle est une femme  en mal de passion amoureuse, égarée par ses propres fantasmes. 

 

Pour prendre connaissance des critiques des films interprétés par l'actrice, dont La môme, Inception,  Minuit à ParisDe rouille et d'os, Deux jours, une nuit, Mal de pierres" cliquer sur les liens ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA FRANCAIS     

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN 

 

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MARION COTILLARD - PORTRAIT
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Published by Armelle BARGUILLET - dans ACTEURS DU 7e ART
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LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
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Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
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