20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 10:22

le navire-est-voile-3 (Petit)                                                                                  

Bienvenue sur ce blog, où je propose à votre curiosité plusieurs rubriques, dont celles des CINEMAS FRANCAIS, AMERICAIN, EUROPEEN et ASIATIQUE.

 

_4016234704 - Petit-.jpg

Vous trouverez également une rubrique dédiée aux   ACTEURS DU 7e ART  qui ont contribué, par leur talent, à confirmer le succès d'un film et à le rendre plus présent dans nos mémoires.

  

Une autre à mes BILANS CINEMATOGRAPHIQUES et aux articles panoramiques qui font état de l'impact d'un pays dans le monde du 7e Art.


  

Sans oublier celle des  REALISATEURS,  afin de vous entretenir de leur travail, de leur singularité, de leur apport au cinéma international et de leur rayonnement. 

 

DERNIERS ARTICLES PUBLIES ( cliquer sur leurs titres pour en prendre connaissance ) :
 

 


JAMES CAMERON OU LE CINEMA AUTREMENT
 

 

GONE GIRL de DAVID FINCHER
 

 

LES RECETTES DU BONHEUR de LASSE HALLSTROM
 

 

MOMMY de XAVIER DOLAN

 

 

 

 

       Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr

  

Aventurier Films  Les Acacias  Action Cinémas / Théâtre du Temple  Films sans Frontières

 

Pour obtenir la liste complète des articles de chaque rubrique, cliquer sur les liens ci-dessous :  

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA FRANCAIS 

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA EUROPEEN ET MEDITERRANEEN 

    

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN  

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA ASIATIQUE  

 
LISTE DES ARTICLES - REALISATEURS DU 7e ART

   

LISTE DES ARTICLES - ACTEURS DU 7e ART  

  

LISTE DE MES BILANS CINEMATOGRAPHIQUES   

 

 

 

 

Truffaut.jpg   Charlie-Chaplin.jpg   Visconti.jpg   Won-kar-Wai.jpg  

 

J'espère que cette diversité vous plaira. Chacun peut ainsi se promener à sa guise, selon sa curiosité et ses goûts. Bonne visite ! Et faites-moi part de vos commentaires. Ils seront les bienvenus.

 

Egalement mes articles sur mon nouveau blog  :   INTERLIGNE   

 et ma collaboration avec   :

 

Agoravox      JEPOEME      CINESPAGNE      ESPRITS LIBRES           

IDEOZ       SensCritique 

 

 130-331 01 Catherine Deneuve-jeune- romyschneider rouge-clown-Giulietta Masina--strada-grand


  Jean-Louis Trintignant Henry Fonda 6635_130564850760.jpg ce.jpgMichel-20Serrault.jpg 

 

Partager cet article

Published by Armelle BARGUILLET - dans ACCUEIL
commenter cet article
20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 10:17

Le dernier film de James Cameron "L'aventure d'une vie" ( Deepsea Challenge 3D ) lui ressemble en tous points. Par son audace et son engagement à faire évoluer le regard du spectateur sur le monde. A travers son oeuvre, il tente de réveiller les consciences tout en transformant et en bouleversant le 7e Art en une dimension de plaisir jusque-là inconnue. A-t-il raison ou pas ? A chacun de se forger son opinion.

 

D'origine canadienne, le réalisateur s'installe en Californie en 1971, à l'âge de 17 ans. Il étudie la physique au Fullerton College, tout en travaillant comme machiniste et chauffeur routier. Désireux de poursuivre une carrière dans le cinéma, il s'investit en tant que décorateur et concepteur autodidacte des effets visuels sur des films de science-fiction à petit budget.

 

En 1984, sa première réalisation, Terminator, rencontre un succès inattendu. Depuis Cameron écrit, produit et réalise de nombreux films primés qui révolutionnent l'univers des effets spéciaux et établissent plusieurs records au box-office. Ce sera le cas de Titanic et d'Avatar, les deux plus gros succès de l'histoire du cinéma.

 

Avatar, film d'aventures et de science-fiction en 3D dont l'action se déroule sur une planète lointaine à la nature préservée, nécessite le développement durant plus de deux ans de nouvelles technologies de production comme la performance-capture faciale, la caméra virtuelle en temps réel pour la production d'images de synthèse et la Simulcam qui permet l'incrustation de personnages en images de synthèse aux prises de vues réelles. Ces techniques sont associées à une photographie stéréoscopique afin de créer un film hybride mêlant images de synthèse et prises de vues réelles. Avatar remporte les Golden Globes du Meilleur réalisateur et du Meilleur Film ainsi que 3 Oscars sur un total de 9 nominations.

 

Abyss et Titanic permettent au cinéaste de conjuguer deux de ses passions : le cinéma et la plongée en submersible pour se rendre sur l'épave du paquebot qui repose à 3843 mètres au fond de l'Atlantique Nord. Passionné d'exploration sous-marine, Cameron crée Earthship Productions afin de réaliser des documentaires sur l'exploration et la conservation des océans. Depuis sa première expédition, il en dirige six autres, notamment pour étudier l'épave du Bismarck et réaliser des images 3D des cheminées hydrothermales se trouvant le long des dorsales médio-Atlantique et est-Pacifique et en mer de Cortès. Il ne faudra pas moins de 72 plongées en eaux profondes et en submersible, dont 33 sur l'épave du Titanic, ce qui lui vaut d'avoir passé plus d'heures sur le transatlantique que le capitaine Smith lui-même. Parmi ces plongées, 51 sont effectuées dans des submersibles russes Mir jusqu'à des profondeurs atteignant les 4800 mètres.Pour partager, grâce à une qualité d'image inégalée, l'expérience de l'exploration sous-marine avec le public du monde entier, James Cameron utilise un sytème de caméra 3D numérique développé avec son partenaire Vince Pace.

 

 

En tant qu'explorateur, James Cameron est tout autant fasciné par notre planète que par l'espace. Depuis plusieurs années, il travaille avec des scientifiques et des ingénieurs du domaine spatial au développement de structures viables permettant l'exploration de Mars par l'homme et prend part à de nombreux projets d'exploration robotiques de l'univers. James Cameron siège au Conseil consultatif de la NASA pendant trois ans et se révèle un membre actif de la Mars Society et de la Planetary Society. Son implication dans l'exploration égale celle qui est aussi la sienne dans l'exploration et la préservation des océans. Il développe actuellement plusieurs projets autour des océans, dont une série télévisée sur le thème de l'environnement. James Cameron et Vince Pace continuent à développer des outils d'imagerie et de workflow 3D pour le cinéma, la télévision, les documentaires et l'exploration sous la bannière du Groupe Cameron/Pace. Tout un univers qu'il souhaite rédéfinir ...  autrement.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique REALISATEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE ARTICLES DES REALISATEURS DU 7e ART

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

JAMES CAMERON OU LE CINEMA AUTREMENT

Partager cet article

Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans LES REALISATEURS DU 7e ART
commenter cet article
15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 10:19

A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à se fissurer. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?

 

 

Ici, la disparition d’une épouse soi-disant parfaite, Amy, interprétée par Rosamund Pike, ancienne James bond girl, beauté gracile à la Hitchcock, dont le personnage est profondément déglingué psychiquement, déclenche une hystérie médiatique dont l’Amérique a le secret. L’heure est à la télé-réalité et l’on se projette volontiers dans l’image d’une victime extraordinaire (elle est l’auteure d’une franchise littéraire en vogue) dont la destinée pathétique va lui valoir une popularité posthume insensée  et permettre au public de se retrouver selon les normes d’une femme conforme au rêve matérialiste et infantile d’aujourd’hui. Evidemment, cela se fait au détriment de l’époux, le fade Ben Affleck, premier suspect, que l’on découvre très vite aussi menteur que faux flambeur. L’acteur plutôt banal, très américain moyen, est utilisé à bon escient par Fincher qui trouve en lui le reflet ironique d’une belle façade à la mâchoire carrée et au sourire forcé mais dont le vide intérieur est abyssal. C’est une image désespérante d’une Amérique qui gratte ses plaies et nous convie à une vie de couple cynique et sordide à souhait. Pas la moindre lueur d’espoir dans ce déballage bien orchestré, traité à la loupe et avec moult détails mais qui ne convainc pas, car nous entrons dans cette descente aux enfers avant même d’en savoir les causes et les raisons. C’est là que le scénario manque d’attrait et que le suspense ne fonctionne qu’au second degré. Malgré une mise en scène rigoureuse, une première partie homogène, la seconde est peu vraisemblable, entachée d'excès, si bien que ces deux heures trente deviennent extrêmement pesantes. Trop de tout, de haine, de sang, de laideur, de lâcheté, de trahison, de mensonge, trop de médiocrité. L’histoire noire et terrifiante de ces deux héros, ou plus exactement  anti-héros, coulés dans le moule le plus vile qui soit, merci ! Dénué d'un humour salvateur, cette parabole sinistre sur le mariage et les déliquescences d'un couple laisse un goût amer et pénible dont on peut se passer...

 

Pour consulter la liste des films de la rubrique CINEMA AMERICAIN & CANADIEN, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

GONE GIRL de DAVID FINCHER
GONE GIRL de DAVID FINCHER
GONE GIRL de DAVID FINCHER
GONE GIRL de DAVID FINCHER

Partager cet article

Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA AMERICAIN & CANADIEN
commenter cet article
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 10:20

Hassan Kadam ( Manish Dayal ) a un don inné pour la cuisine qu’il tient sans doute de sa mère. Celle-ci ne l'a-t-elle pas  formé au goût dès son plus jeune âge ? Malheureusement, le restaurant que la famille avait ouvert à  Bombay a brûlé et sa mère a perdu la vie lors de ce tragique événement, si bien que  le père de Hassan n'a d'autre perspective que de fuir cette ville maudite pour se rendre à Londres. Hélas, Londres ne lui plaît pas ! Il y fait froid et les légumes n’ont pas de goût, si bien que le pater familias embarque ses enfants dans une vieille bagnole brinquebalante en direction de la Suisse. Mais voilà qu’en cours de route les freins lâchent et la famille s’aperçoit alors que le lieu où ils viennent d’atterrir, au hasard, offre beaucoup d’avantages : le village de Saint-Antonin-Noble-Val et ses environs sont superbes et le petit marché local vous fait savourer de plaisir à l’étal de ses fruits et légumes succulents.  Puisque le destin a choisi pour eux, le père ( Om Puri ) décide qu’ils doivent s’installer là et acquérir le restaurant en bien mauvais état qui est justement à vendre. Qu'importe qu'il y ait  un hic et pas des moindres,  car, juste en face, se trouve un restaurant gastronomique de réputation « Le saule pleureur »,  tenu par une certaine Madame Mallory ( Helen Mirren ) qui n’a nullement l’intention de se laisser damner le pion par des restaurateurs indiens.  C'est le début d’une guerre qui verra s’opposer avec férocité la directrice et propriétaire du restaurant étoilé et sa jeune chef en herbe Marguerite (Charlotte Le Bon) à notre Hassan qui entend bien, quant à lui,  conquérir sa place dans l’univers de la gastronomie…

 

Voilà un film plaisant, inspiré du roman éponyme de Richard C. Morais, qui envisage un bonheur gustatif non sans relation avec la petite madeleine de Proust, car nos papilles, on le sait, sont un vecteur privilégié pour faire revenir à lui le passé et plus particulièrement celui de l’enfance et de nos racines culturelles et sentimentales. Quant au bonheur, s’il est occasionnellement dans l’assiette, il ne l’est pas toujours dans les intentions de nos protagonistes qui ne perdent jamais de vue l’intérêt et le profit qu’ils peuvent tirer de leurs capacités culinaires. Tout cela est gentil, un peu longuet, sent bon la cuisine ancienne opposée à la nouvelle cuisine où l’appétit vient rarement en mangeant mais en regardant, la présentation des plats ayant, au final, plus de saveur esthétique que de véritable goût. On sort de la salle avec bon appétit. Je ne dirai pas que l’on en redemande, mais on a passé un moment qui n’est pas désagréable, surtout un jour de pluie…

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA AMERICAIN, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN & CANADIEN

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

LES RECETTES DU BONHEUR de LASSE HALLSTROM
LES RECETTES DU BONHEUR de LASSE HALLSTROMLES RECETTES DU BONHEUR de LASSE HALLSTROM
LES RECETTES DU BONHEUR de LASSE HALLSTROM

Partager cet article

Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA AMERICAIN & CANADIEN
commenter cet article
11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 10:07

Steve a encore fait des siennes en tentant de mettre le feu à son internat et partiellement à l’un de ses camarades, aussi sa mère est-elle invitée à récupérer son rejeton de l’établissement qui avait accepté de l’accueillir. Bien que la relation mère/fils soit particulièrement fusionnelle, l’amour ne suffit pas toujours à canaliser  les débordements de ce jeune garçon hyperactif et ingérable. L’irruption dans leur quotidien de l’énigmatique voisine va leur permettre de trouver une forme de stabilité et d’équilibre. Le prodige Xavier Dolan dresse ici le portrait d’une mère "en amour" avec son fils difficile, sans aucune larme, et à travers un tourbillon de cris, de rires, de chansons et un style qui peut déstabiliser certains spectateurs.

 

Xavier Dolan a conservé de l’adolescence une forme d’intensité qui irrigue chacune de ses oeuvres et cette dernière, en particulier, qui raconte l’histoire d’amour fusionnel entre un ado à la violence pathologique difficilement contrôlable et sa mère, Die, une célibataire au look flashy et au langage fleuri qui est prête à tout endurer pour parvenir à lui assurer un avenir normal et juguler sa violence. Dans cet opus débordant de créativité, le jeune Québécois dirige de nouveau Anne Dorval  et Suzanne Clément, les deux comédiennes qui l’accompagnent depuis ses débuts et confirme son extrême maturité cinéphile et sa sensibilité : «  Le cinéma, ce n’est pas la vie, c’est l’occasion de se rattraper sur la vie «  - déclare-t-il. Et il poursuit : « La mère est toujours au centre de ma démarche, c’est la figure qui m’inspire inconditionnellement. J’ai besoin d’avoir un rapport viscéral avec ce que j’écris, je dois sentir que je maîtrise la matière de mes films, et c’est le cas avec la figure de la mère. J’ai tellement observé la mienne, je l’ai tellement écoutée parler : je la connais par cœur et, à travers elle, j’ai l’impression que j’ai appris à connaître les femmes. »

 

Le jeune phénomène ne cache pas non plus  ce qu’il doit à Jane Campion, à Gus Van Sant et à Paul Thomas Anderson. J’ai besoins de films qui m’émeuvent, qui changent ma vie et ma façon de voir le monde – avoue-t-il.  De même, que je ne conçois pas un film sans m’y investir totalement. On me reproche parfois de ne pas déléguer, mais j’aime créer les costumes, je suis passionné de mode et j’ai une vision très précise de ce que je veux, dans le moindre détail. Si je ne fais pas de cinéma, je pense que je meurs.

 

A 19 ans, Xavier Dolan utilise les gains obtenus en tant qu’acteur enfant pour réaliser son premier film J’ai tué ma mère, récit autobiographique et fiévreux dans lequel il prête ses traits à un adolescent en rupture. Le film constitue le premier volet d’une trilogie sur l’amour impossible, complétée par Laurence Anyways qui affirment son style sensoriel entre pur romantisme et esthétisme débridé. Depuis, le jeune homme a signé dans l’urgence un thriller psychologique Tom à la ferme avant de gagner sa place dans la sélection officielle du Festival de Cannes grâce à Mommy. Une consécration pour un réalisateur de 25 ans.

 

Avec  Mommy, Xavier Dolan confirme un talent d’une réelle puissance, d’une créativité époustouflante, d’une poignante vérité, parfois gâté par trop d’hystérie et quelques tics agaçants.

 

Pour consulter la liste des films critiqués de la rubrique CINEMA AMERICAIN & CANADIEN, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN & CANADIEN

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

MOMMY de XAVIER DOLAN
MOMMY de XAVIER DOLAN
MOMMY de XAVIER DOLAN
MOMMY de XAVIER DOLAN

Partager cet article

Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA AMERICAIN & CANADIEN
commenter cet article
8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 09:29

 Beta Film GmbH  


                                      1932 - 1984

 

Le cinéma m'a sauvé la vie - écrivait François Truffaut, avant d'ajouter : si je me suis jeté dans le cinéma, c'est probablement parce que ma vie n'était pas satisfaisante pour moi dans les années de première jeunesse, à savoir les années d'occupation. De dix à dix-neuf ans, je me suis jeté sur les films : je n'ai pas de recul là-dessus.
Et il est vrai qu'avant de devenir cinéaste, Truffaut fut cinéphile, puis critique, métier qu'il pratiquera avec passion. Il fut d'ailleurs un critique redouté et le plus souvent perspicace quant à ses jugements sur le talent des autres.


Le sien, il commencera à l'exercer dans Les mistons ( 1957 ) où apparaît une configuration qui se perpétue à travers toute son oeuvre : un garçon troublé par une belle femme lui fait une déclaration d'amour écrite. Dans ce premier long métrage, nous voyons une bande de jeunes gens tombant sous le charme de Bernadette Lafont. Les petits voyeurs l'épient, interrompant les baisers qu'elle échange avec Gérard Blain.


L'enfance sera pour Truffaut une source inépuisable d'inspiration qu'il inaugurera avec  Les quatre cents coups ( 1959 ). Tout comme Antoine Doinel, son héros, Truffaut fit de la salle de cinéma un chez lui de substitution. Son regard sur son art s'aiguise avec Tirez sur le pianiste ( 1960 ), film noir, jouant sur un registre tragi-comique, où l'on découvre un Charles Aznavour déchiré entre deux femme qu'il ne parvient pas à sauver. Truffaut avait adapté son film d'un roman de David Goodis, transformant un ensemble de rues sombres en un terrain fertile pour gangsters comiques et amants maudits.

 

François Truffaut derrière la caméra. Collection Christophe L.


On retrouve le mélange des tons dans Jules et Jim ( 1961 ), adapté lui aussi d'un roman, celui auto-biographique d'Henri-Pierre Roché qui traite de l'amitié, de l'amour et de la vénération de deux amis inséparables pour une déesse qui se révélera trop humaine sous les traits de Jeanne Moreau ( Catherine ) qui incarne à leurs yeux la sublime statue. Grâce à une caméra mobile, Truffaut suscite notre intérêt pour des personnages qui, de prime abord, ne semblent pas sympathiques et, par ce subterfuge, ni ne condamne, ni n'approuve cette relation triangulaire, laissant à la responsabilité du public la spéculation morale. La caméra s'autorise de grandes libertés, additionne travellings, panoramiques et ouvertures de champ, ce qui est encore amplifié par la musique. Le Tourbillon entonné à mi-film par Catherine évoque ce qu'il y a d'éphémère dans cette rencontre qui ne sera rien d'autre qu'une brève aventure, une séparation, puis une réunion post mortem, comme si la fin du film suggérait un cycle perpétuel de recommencements.

 


Si Truffaut s'est affirmé comme le cinéaste le plus " littéraire " de la Nouvelle Vague, s'il a montré un penchant pour le commentaire en voix off, c'est parce que ses personnages et sa mise en scène sont particulièrement concernés par le langage. Ses héros ont souvent à voir avec l'écriture, il arrive qu'eux-mêmes rédigent des romans comme dans L'homme qui aimait les femmes. Il n'est pas rare non plus que le cinéaste glisse ici et là des citations puisées dans ses films préférés. Toujours pénétré de la fibre critique et historienne du temps où il écrivait aux Cahiers du cinéma, Truffaut aimait à témoigner dans ses films de sa conscience aiguë d'une continuité cinématographique et à établir une relation avec ses prédécesseurs.

 

Mais ce sont les incertitude de l'amour qui composent la clé de voûte de l'oeuvre, que ce soit dans les années Léaud ( Baisers volés, Domicile conjugal, L'amour en fuite, Les deux anglaises et le continent ), plus tard dans La nuit américaine, L'enfant sauvage, Une belle fille comme moi, où l'on voit constamment des êtres emprisonnés en eux-mêmes, marginalisés par une société qui ne peut pas les accueillir et qui entretiennent avec l'amour, dont ils ont tant besoin, une relation difficile et angoissante. En ayant souvent recours à la voix off, Truffaut annonce clairement qu'il se considère comme un conteur et ne craint pas d'user d'une narration sophistiquée, ce que beaucoup lui reprocheront.

 


Avec Adèle H, l'histoire d'amour va se décliner sous le mode du JE. Le caractère autonome de cette sombre passion prend un relief particulier lié à la symbolique de l'eau figurant d'abord la noyade de Léopoldine, la fille préférée du père ( Victor Hugo ), l'évocation de l'île, celles de Guernesey et Jersey où l'écrivain vécut en exil et, enfin, le naufrage d'Adèle dans la folie. Et cela sur fond de musique, saxophone qui devient en quelque sorte la voix d'Adèle, comme "Le Tourbillon" avait lié ensemble, dans une sorte de tournoiement, un amour à 3 visages.

 

 

Ce contrepoint entre le littéraire et le cinématographique, le visuel et le sonore, le texte pré-existant et l'image animée est au centre de cette filmographie ; nous sommes là en présence d'un réalisateur pour qui les livres et les films ont toujours été plus " réels" que la vie, aux yeux de qui le passé semble plus vivant - ou tout au moins plus riche esthétiquement - que le présent.

 

Isabelle Adjani. Collection Christophe L.


Après viendront des films comme L'amour en fuite, La chambre verte, Le dernier métro et La femme d'à côté. Le réalisateur renoue avec les thèmes de la douleur de la passion romantique et de la violence émotionnelle de l'amour empêché. Curieusement Vivement dimanche, son dernier opus se conclut par une balle dans la tête, alors qu'un an plus tard, le 21 octobre 1984,  l'auteur s'éteindra d'une tumeur au cerveau, laissant derrière lui une oeuvre majeure née sous le signe de la révolte et devenue, au fil du temps, classique. Son itinéraire dit tout ensemble sa passion de la littérature, son goût pour le policier, son amour des femmes, enfin son inaltérable regard d'enfant sur la vie contemplée depuis l'objectif d'une caméra ultra sensible.

 

Pour lire les articles consacrés "Aux acteurs et actrices de la N.V." et "La N.V. et ses jeunes turcs", cliquer sur les titres :

 
LES ACTRICES ET ACTEURS DE LA NOUVELLE VAGUE    

 

LA NOUVELLE VAGUE ET SES JEUNES TURCS

 

Et pour consulter les critiques que j'ai consacrées à des films de Truffaut, comme Jules et JimAdèle H., La nuit américaine et Le dernier métro, cliquer sur le lien ci-dessous :  

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA FRANCAIS  

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

   

 

FRANCOIS TRUFFAUT OU LE CINEMA AU COEUR

Partager cet article

Published by Armelle BARGUILLET - dans LES REALISATEURS DU 7e ART
commenter cet article
1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 10:47

Esthéticienne sympathique mais mythomane, Muriel est surtout une fervente admiratrice de Vincent Lacroix, un chanteur de variétés à succès. Lorsqu'une nuit son idole se présente à sa porte, la jeune femme est émerveillée. Mais la star est en réalité venue solliciter son aide pour se débarrasser du corps d'une femme caché dans sa voiture. Fascinée par cette rencontre avec son chanteur fétiche, Muriel accepte la proposition. C'est le début d’une inévitable galère. Si son entourage, habitué à ses récits farfelus, ne croit guère à son implication dans une aventure saugrenue, la police est bientôt sur ses traces...

 

Sur un scénario habilement ficelé malgré quelques petites erreurs ou maladresses, Jeanne Herry, fille de Miou-Miou et de Julien Clerc, imagine une fantaisie qui ne manque ni de suspense, ni d’intérêt, et que l’on suit avec plaisir grâce à des dialogues futés et surtout le jeu des deux protagonistes, l’excellente Sandrine Kiberlain et le non moins excellent Laurent Lafitte. Tous deux se sont parfaitement immergés dans leurs personnages, lui un VIP sans scrupule, lâche et prêt à tout pour sauver sa peau après la mort accidentelle de sa compagne qu’il a en partie provoquée ; elle, une fan sans relief particulier, mais fine mouche malgré tout et qui s’en sortira grâce à son sens de la répartie. Voilà un premier long métrage prometteur et qui nous rassure : la jeune génération est prête à assurer la relève.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA FRANCAIS, cliquer sur le lien ci-dessous :


LISTE DES FILMS DU CINEMA FRANCAIS

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 


 

 

ELLE L'ADORE de JEANNE HERRY
ELLE L'ADORE de JEANNE HERRY
ELLE L'ADORE de JEANNE HERRY
ELLE L'ADORE de JEANNE HERRY

Partager cet article

Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA FRANCAIS
commenter cet article
24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 09:37

 

Coincé sur son lit d'hôpital, la jambe dans le plâtre et le bassin en miettes, Pierre (Gérard Lanvin) râle en permanence, peste contre la nourriture infâme, l'interdiction de fumer, le désagrément des soins, la visite du "patron" et de sa cour d'internes qui lui donnent l'impression d'être "une grenouille sur la table de dissection"..."Bon rétablissement, quelle formule à la con!" - s'exclame le sexagénaire bougon. Puis, peu à peu, ce  vieux ronchon s'ouvre aux autres et à la vie, au fil des rencontres avec Myriam, une infirmière attachante au rire communicatif (Claudia Tagbo), les autres malades, une adolescente boulotte qui l'insupporte d’abord en lui empruntant sans cesse son ordinateur portable, puis l'attendrit en mettant au monde à 15 ans un petit garçon, enfin le retour inespéré d'un ancien amour, celui d’une pianiste interprété par Anne-Sophie Lapix qui passe ainsi du petit au grand écran. Et, contre toute attente, ce séjour à l'hôpital signe sa renaissance.

 

Dans le rôle du grincheux au grand cœur et capable de susciter l’empathie, Gérard Lanvin excelle une fois encore  et concoure à rendre encore plus sympathique et attachante cette  comédie revigorante de Jean Becker aux dialogues incisifs et bourrés d'humour concoctés par Jean-Loup Dabadie : un remède sans effets secondaires contre la morosité.

 

"Bon rétablissement" est l'adaptation du roman éponyme de Marie-Sabine Roger publié en 2012 au Rouergue. En 2010, le réalisateur de "L'Eté meurtrier", "Elisa" ou encore "Les Enfants du marais" et « Dialogue avec mon jardinier » avait déjà porté avec succès à l'écran l'un des précédents livres de cette romancière, "La tête en friche", avec Gérard Depardieu et  l’irrésistible Gisèle Casadesus. Chacun de ces films porte la marque d’un humanisme sans mièvrerie, d’une incontestable finesse d’analyse et, dans ce nouvel opus, rendu plus percutant encore par les dialogues ciselés et truculents de Jean-Loup Dabadie.

 

Aucun autre acteur que Gérard Lanvin ne pouvait donner cette épaisseur et cette conviction à ce personnage de râleur, mal dégrossi.

"Cela a été le rôle le plus reposant de ma carrière ! – avouait-il l’autre jour à des journalistes venus l’interviewer. «  Le matin, je sortais de mon lit pour me recoucher sur le tournage. Le soir, je quittais le lit sur le plateau pour retrouver le mien" - plaisantait-il avec une bonne humeur communicative. L'acteur de 64 ans, couché effectivement une grande partie du film, incarne à merveille le personnage de Pierre, veuf misanthrope rongé par la culpabilité, hospitalisé à Paris après un accident dont il ne garde aucun souvenir. Renversé par une voiture et projeté dans la Seine, il a été sauvé de la noyade par un jeune prostitué, Camille (touchant Swann Arlaud), qui fait le tapin pour payer ses études. Finalement nous découvrirons dans les toutes dernières minutes de la projection le fin mot de l’histoire qui ne manque pas de sel. Comédie  de caratère, charmante et pleine de tendresse, son auteur touche sa cible une fois encore et nous donne de la société une vision sans méchanceté, sans violence ni sexe, sans affrontement ni condamnation, au long d'un narratif doux-amer,  bien amené, bien conduit et bien joué. Ne boudons pas notre plaisir.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA FRANCAIS, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA FRANCAIS

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

BON RETABLISSEMENT de JEAN BECKER
BON RETABLISSEMENT de JEAN BECKERBON RETABLISSEMENT de JEAN BECKERBON RETABLISSEMENT de JEAN BECKER

Partager cet article

Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA FRANCAIS
commenter cet article
23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 09:41

 

A Hambourg, les services secrets occidentaux sont aux aguets pour traquer les terroristes qui utilisent cette ville comme plaque tournante. L’arrivée en ville d’un immigré russo-tchétchène, Issa Karpov, met l’équipe de Bachmann  (Philip Seymour Hoffman) en alerte, car cet agent des services allemands est persuadé que Karpov va lui permettre de confondre un financier musulman dont les activités humanitaires seraient une couverture pour financer les djihadistes. Bachmann parvient à convaincre une activiste (Rachel  McAdams) de l’aider à manipuler Karpov, en échange de la certitude que celui-ci ne sera pas inquiété. Reste à convaincre les services américains.

 

Avec cet opus, Anton Corbijn porte à l’écran le best-seller éponyme de John Le Carré avec plus de succès que le récent La taupe, plus confus. Celui-ci, riche en faux-semblants et en chausse-trapes, ne perd jamais ni sa visibilité, ni son rythme, d’autant que  les personnages de Le Carré ont toujours eu de l’épaisseur, une personnalité qui confère une réelle densité au récit. Au fil de l’histoire, surgissent des personnages secondaires qui, comme l’indic de Bachmann, deviennent vite des figures tragiques en proie à des choix complexes. 

 

Si bien que le récit prend de l’ampleur sans perdre le spectateur dans des méandres inutiles. Il est servi par une distribution remarquable et une pléiade d’acteurs brillants dont Robin Wright qui donne à cet univers, où il semble impossible de savoir à qui se fier, une tonalité oppressante. Mais on reste particulièrement attentif au jeu de Philip Seymour Hoffman, décédé en février dernier à 46 ans, qui interprète magistralement Günther Bachmann, espion expérimenté, bonhomme et mélancolique, doté d’un attachant sens de l’humour. Sa prestation d’homme fracassé et à bout de souffle émeut davantage encore lorsque l’on sait que c’est là son ultime rôle.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA EUROPEEN, cliquer sur le lien ci-dessous  :

 

FILMS DU CINEMA EUROPEEN & MEDITERRANEEN

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

 

 

UN HOMME TRES RECHERCHE de ANTON CORBIJN
UN HOMME TRES RECHERCHE de ANTON CORBIJN
UN HOMME TRES RECHERCHE de ANTON CORBIJN
UN HOMME TRES RECHERCHE de ANTON CORBIJN

Partager cet article

Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA EUROPEEN & MEDITERRANEEN
commenter cet article
18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 10:26

Les gens se vengent des services qu’on leur rend.

Un public est constitué d’une multitude de solitudes.

La presse, c’est la fausse alerte permanente.

 

Voilà trois pensées d’un acteur qui, à l’évidence, sort des sentiers battus et a imposé, au théâtre comme au cinéma, une personnalité en tous points exceptionnelle.
Au commencement étaient les mots, les mots que Luchini, le plus littéraire de nos acteurs, croque avec une volupté et une gourmandise non dissimulées. Car c’est bien l’amour du verbe, la passion des mots qui dominent sa vie et ont décidé de son destin. Rien ne disposait, en effet, Robert Luchini, né en 1951 à Montmartre où son père, fils d’immigré italien, vendait des fruits et légumes tandis que sa femme faisait des ménages, à devenir le comédien que l’on sait. Peu doué pour les études, son père le place comme apprenti-coiffeur dans un salon de l’avenue Montaigne où, découvrant dans ce milieu chic le pouvoir des mots, sa capacité à faire rire les clientes le fait renvoyer par le patron qu'exaspèrent  les numéros de cet histrion. C’est alors qu’il croise la route de Philippe Labro dans une discothèque d'Angoulême. Ebloui par sa tchatche, ce dernier lui confie un premier rôle au cinéma. Nous sommes en 1969, le film a un titre prémonitoire : Tout peut arriver.

 

L’autre bonne fée de Luchini s’appelle Eric Rohmer, autre grand littéraire. Intéressé par un jeune homme qui a à ce point l'amour des textes, il lui confie un petit rôle dans Le genou de Claire en 1970, puis le fera jouer dans cinq autres de ses films. Malheureusement, sa performance dans Perceval le Gallois en 1978 l’enferme dans une image d’acteur bizarre, au physique asexué et à la voix flûté. Il ne se sortira de ce piège que grâce à son opiniâtreté, ne rechignant ni devant les petits rôles, ni devant les navets et vivant le reste du temps d’emplois de coursier et autres petits boulots. Peu après, l’autodidacte découvre Freud, Nietzsche et Céline et retourne à l’école du spectacle sous la férule de Jean-Laurent Cochet. Il y apprend que le savoir peut être gai, à commencer par le goût de la rigueur et du travail.

 

Tout change pour lui en 1990 avec La discrète de Christian Vincent où il crève l’écran en séducteur littéraire et hâbleur qui tourne la tête d’une jeune fille choisie au hasard, à force de théories paradoxales. Luchini prend du galon et devient une vedette à part entière, alternant films d’auteurs et succès populaires. Il obtiendra un César pour un second rôle dans Beaumarchais l’insolent en 1996, puis on le verra successivement dans Le Bossu  (1997),  Les Femmes du 6e étage, Potiche ou Alceste à bicyclette. S’il peut tout jouer, il compose le plus souvent, d’opus en opus, un personnage qui lui ressemble, irrésistible bavard, raisonneur et fantasque, misanthrope et observateur, passionné par la nature humaine. A l’heure du marmonnage triomphant, il se plaît à rappeler que l’essentiel du métier d’acteur est dans la diction. La sienne est unique, d'une précision chirurgicale, détachant chaque syllabe, mais sans que l'émotion ne cesse d'être prégnante.

 

Pessimiste à l’égard d’une époque soumise aux lieux communs et à la dérision, Luchini a à cœur de remettre sur le devant de la scène les valeurs de la culture auxquelles il tient, sans tomber néanmoins dans la délectation morose. Comme Muray ou Cioran, il sait rendre ses dégoûts drôlatiques et ses hauts de cœur jubilatoires. Plus Philinte qu’Alceste, il n’oublie jamais la joie qu’il a à faire ce métier et sa mission de le transmettre : « C’est le seul métier où c’est un devoir. Tu transmets ton état d’esprit, et si tu n’as pas une joie, une passion, il faut arrêter. Un individu qui monte sur une scène ne vient faire qu’une chose : communiquer l’amour qu’il a de la chose dont il a la charge ». Peut-on espérer une définition plus ambitieuse du métier de baladin ?

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

ACTEURS DU 7e ART

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

FABRICE LUCHINI, LE CROQUEUR DE MOTS

Partager cet article

Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article

Présentation

  • : LA PLUME ET L'IMAGE
  • LA PLUME ET L'IMAGE
  • : Ce blog n'a d'autre souhait que de partager avec vous les meilleurs moments du 7e Art et quelques-uns des bons moments de la vie.
  • Contact

Profil

  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.

Texte Libre

Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

Stanley Kubrick

 

 

ET SI VOUS PREFEREZ L'EVASION PAR LES MOTS, LA LITTERATURE ET LES VOYAGES, RENDEZ-VOUS SUR MON AUTRE BLOG :  INTERLIGNE

 

poesie-est-lendroit-silence-michel-camus-L-1 

 

Les derniers films vus et critiqués : 
 
  yves-saint-laurent-le-film-de-jalil-lespert (1) PHILOMENA UK POSTER STEVE COOGAN JUDI DENCH (1) un-max-boublil-pret-a-tout-dans-la-comedie-romantique-de-ni

Mes coups de coeur    

 

4-e-toiles


affiche-I-Wish-225x300

   

 

The-Artist-MIchel-Hazanavicius

 

Million Dollar Baby French front 

 

5-etoiles

 

critique-la-grande-illusion-renoir4

 

claudiaotguepard 

 

affiche-pouses-et-concubines 

 

 

MES FESTIVALS

 


12e-festival-film-asiatique-deauville-L-1

 

 13e-FFA-20111

 

deauville-copie-1 


15-festival-du-film-asiatique-de-deauville

 

 

Recherche

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog