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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 08:47

le navire-est-voile-3 (Petit)                                                                                  

Bienvenue sur ce blog, où je propose à votre curiosité plusieurs rubriques, dont celles des CINEMAS FRANCAIS, AMERICAIN, EUROPEEN et ASIATIQUE.

 

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Vous trouverez également une rubrique dédiée aux   ACTEURS DU 7e ART  qui ont contribué, par leur talent, à confirmer le succès d'un film et à le rendre plus présent dans nos mémoires.

  

Une autre à mes BILANS CINEMATOGRAPHIQUES et aux articles panoramiques qui font état de l'impact d'un pays dans le monde du 7e Art.


  

Sans oublier celle des  REALISATEURS,  afin de vous entretenir de leur travail, de leur singularité, de leur apport au cinéma international et de leur rayonnement. 

 

 

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J'espère que cette diversité vous plaira. Chacun peut ainsi se promener à sa guise, selon sa curiosité et ses goûts. Bonne visite ! Et faites-moi part de vos commentaires. Ils seront les bienvenus.

 

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 09:28

   


Découvert en Occident grâce à  Rashomon  ( 1950 ), Lion d'or au Festival de Venise et Oscar du meilleur film étranger en 1951, Akira Kurosawa est l'homme de tous les cinémas, s'inspirant aussi bien du théâtre japonais classique que des grands écrivains occidentaux comme Shakespeare, Gorki, Dostoïevski, et passant avec aisance du drame contemporain à la fresque féodale, d'un cinéma de genre à une fable intimiste. Doté d'un regard de peintre, il fera de chacune de ses oeuvres une suite de tableaux d'un esthétisme coloré. Le suicide de son frère en 1934 le frappe de stupeur, aussi décide-t-il d'abandonner ses études de peinture aux Beaux-Arts de Tokyo, pour se consacrer au cinéma, afin de prolonger le travail de son frère disparu. " Je préfère penser que celui-ci fut le négatif original du film dont je suis le développement comme image positive" - écrira-t-il. Il passe d'ailleurs à la réalisation avec un coup d'éclat  La légende du grand judo  ( 1943 ) dont le combat final est devenu une scène d'anthologie.

 


Toshirô Mifune. Ciné Classic Action Cinémas / Théâtre du Temple Affiche française. Action Cinémas / Théâtre du Temple Action Cinémas / Théâtre du Temple

 

Après la guerre, il se consacre à une série de films sur le drame qui est celui d'un Japon défait et humilié. Autant  par nécessité - car les Etats-Unis, qui contrôlent le pays, interdisent les films avec samouraïs, jugés porteurs d'une idéologie guerrière - que par goût de décrire les périodes troublées de son pays, les guerres civiles entre clans qui seront le cadre de ses grandes fresques féodales. Dans La légende du grand judo, la relation entre le disciple fougueux et son maître qui le dompte en l'initiant à son art tout en lui enseignant la voie de la sagesse, caractérise son univers. Si le sujet de la transmission lui vient des arts martiaux et du confucianisme ( la piété filiale ), le goût de l'affrontement lui est inspiré par la tradition japonaise ( le duel au sabre ) et le film noir du cinéma américain. Le réalisateur a su laisser courir en lui des influences multiples et les allier dans une perspective très personnelle qui assure son originalité. Kurosawa aime faire de l'exercice d'un métier ( médecin, samouraï ) le sujet et le ressort moral de ses films, à l'image du policier du  Chien enragé  ( 1949 ), inquiet à l'idée que le voleur de son arme en fasse un mauvais usage ou, comme dans  L'ange ivre  (1948 ), entre un médecin alcoolique et un gangster tuberculeux. Les extrêmes me plaisent - disait-il - car ils sont source de vie ".

 

Cela va donc des corps fougueux, débordant d'énergie, aux corps de grabataires en sursis. Cette dimension fantomatique du corps est liée à la conscience de la mort : ainsi le personnage de  L'idiot  ( 1951 ), pour avoir été témoin du pire ( un soldat fusillé ), demeure hébété, comme halluciné, à la façon d'une personne revenue de l'au-delà pour hanter le monde des vivants. En passant des héros des  Sept Samouraïs,  rémunérés pour leur travail, à celui opportuniste et manipulateur de Yojimbo ( 1961 ), le film préféré de Clint Eastwood, qui inspirera Sergio Leone, et donnera naissance au western spaghetti, Kurosawa fait-il basculer le héros moderne dans un cynisme désabusé et le genre dans la parodie grotesque, transformant le samouraï sans maître en un être mélancolique, perdu dans un monde où il n'a plus sa place. C'est la raison pour laquelle il deviendra pour la jeune génération du cinéma américain - les Scorsese, Coppola, Spielberg - une référence incontournable.


Alive

 

D'autre part, le cinéaste se donne pour mission de peindre l'apocalypse, centrée sur l'ivresse et la folie destructrice du pouvoir des hommes, se nourrissant de la dramaturgie japonaise consécutive à la guerre de 39/45 et au tremblement de terre de 1923, visions traumatisantes s'il en est...Cette peinture est inséparable de l'épreuve du regard, à l'image de la vieille femme de  Rhapsodie en août  ( 1991 ) qui voit de ses propres yeux la bombe d'Hiroshima. L'art de Kurosawa, maître incontesté du 7e Art japonais, est avant tout guidé par une morale du regard.

 

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 11:03
Maggie Smith - portrait

S'il fallait conserver une seule scène dans un film où elle apparaît, ce serait toujours celle où figure cette comédienne hors pair qui pourrait vous réciter le bottin sans vous ennuyer une seconde, tant ses expressions si variées, si pleines d'un panache idéalement aristocratique sont un régal à contempler. Aujourd'hui, âgée de 81 ans, sa carrière s'inscrit dans la durée et a fait d'elle, au fil des jours, une légende vivante et l'une des plus grandes actrices de tous les temps.

 

Certains disent que si elle était un animal, elle serait un hibou dont elle a les gros yeux outrés et la dignité emplumée. Il est vrai que l'on a rarement vu un regard aussi chargé d'une telle dérision et d'une telle malice impertinente. Sa mère, une presbytérienne froide comme un glaçon, avait, parait-il, l'habitude de lui répéter qu'elle n'irait pas bien loin avec une tête pareille. Cette tête-là a pourtant fait des miracles d'audience depuis plus de 60 ans ! L'auteur Julian Fellowes a écrit pour elle le rôle de Violet, comtesse douairière de la série télévisiée "Downton Abbey", un monument de panache aristocratique et d'humour décapant. Violet, c'est l'acidité du citron plongée dans une tasse de Darjeeling, un hommage caustique et ému à la vieille Angleterre qui vous scotche devant le petit écran...

 

Née le 28 décembre 1934, Maggie ploie sous le nombre d'Oscars et de multiples récompenses dont ses carrières théâtrale et cinématographique ont été abondamment pourvues, jusqu'à son annoblissement par la reine, comme il se doit pour une actrice de cette envergure, qui a porté à un sommet l'art dramatique et la comédie, Maggie Smitch ayant su panacher sa carrière de films, de pièces et de séries télévisées, usant avec intelligence des ressources  que la scène, les écrans petit et grand offraient à son talent. 

 

Elle débute au théâtre avec Laurence Olivier qui constituait alors la fameuse troupe du "Royal National Theatre" et joue sur la scène "Hay Ferver" de Noël Coward ou "Beaucoup de bruit pour rien" de Shakespeare et bien d'autres encore, s'imposant très vite comme une des meilleures comédiennes. Au cinéma, elle fait ses débuts en 1958 et travaille avec les metteurs en scène les plus prestigieux comme Mankiewicz, George Cukor, Zeffirelli, Robert Altman, allant jusqu'à incarner le professeur Minerva McGonagall dans "Harry Potter à l'école des sorciers" en 2001.

 

A la télévision, elle apparaît plus tard dans plusieurs productions et accepte le rôle de Violet Crawley, comtesse douarière de Grantham, dans la série "Downton Abbey", saluée à juste titre par une critique enthousiaste, où elle est, une fois encore, prodigieuse. Comédienne unique, il semble qu'elle soit totalement intemporelle, jouant des ressorts les plus subtils de la nature humaine et soupoudrant d'un piment supplémentaire chacun de ses rôles. Auprès d'elle, redoutable dans tous les registres, il faut beaucoup d'énergie et de constance pour exister, d'autant qu'on lui sait un caractère entier et exigeant. Mariée à l'acteur Robert Stephens dont elle a eu deux enfants, elle se remarie ensuite avec le scénariste Beverley Cross, décédé en 1998. Maggie a  secrètement souffert d'un cancer et de la maladie de Basadow à laquelle elle doit un regard à jamais inoubliable.

 

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Maggie Smith - portrait
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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 10:38
OMAR SHARIF - HOMMAGE

 

On se souviendra de lui arrivant au galop de son étalon noir dans le désert rouge du Wadi Rum, beau et fier en prince oriental venant défier le colonel Lawrence  dont le rêve rejoignait le sien. On l’appréciera tout autant dans le rôle du docteur Jivago auprès de la belle Julie Christie, chassé de son domaine par les milices communistes  lors des premiers pas de l’URSS soviétique. Ce qui frappait chez lui, c’était probablement son regard, sa prestance, son romantisme, cette allure altière qui savait se faire proche, tendre et humaine. David Lean avait tout de suite mesuré son potentiel de séduction et lui confiera  deux rôles légendaires qui ont fait de lui un mythe, l’un de ses acteurs voués aux galaxies les plus  hautes et les plus inaccessibles.

 

Né en avril 1932 à Alexandrie dans une famille d'origine libanaise, Michel Dimitri  Chalhoub est le fils de Joseph Chalhoub, marchand  de bois précieux, et de Claire Saada. Élevé dans le rite grec catholique, il se convertit à l’islam pour pouvoir épouser l'actrice égyptienne Faten Hamama, dont il a plus tard divorcé et dont il aura un fils Tarek.

 

Après de bonnes études au Collège britannique Victoria d’Alexandrie où il étudie les mathématiques et la physique ainsi que plusieurs langues dont le français, le grec, l’italien, l’anglais et le turc, il travaille quelques années dans l’entreprise de bois précieux de son père avant d’aller parfaire son métier d’acteur, pour lequel il se sent une vocation, à la prestigieuse Royal Académie of Dramatic Art de Londres. De retour en Egypte, il est découvert par son compatriote, le cinéaste Youssef Chahine qui le fait débuter dans « Le démon du désert », puis le fera jouer dans « Les eaux noires » auprès de la star égyptienne de l’époque Faten Hamama qu’il épousera en 1954. Devenu une vedette en Egypte, il y tournera 26 films sous le pseudonyme de Omar El Sharif qui, tous, ne seront pas des chefs-d’œuvre.

 

En 1962, il est remarqué et engagé par David Lean pour être le prince Ali Ibn Kharish dans son premier film occidental et international « Lawrence d’Arabie », au côté de Peter O’Toole, film pour lequel il prend son pseudonyme définitif d’Omar Sharif et qui  lui méritera une célébrité mondiale et un Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle, ainsi qu’une nomination pour l’Oscar du Meilleur Second Rôle 1963. C’est alors qu’il divorce, malgré des sentiments partagés  pour « incompatibilité de la vie de couple avec la vie d’acteur international »  et s’installe avec son fils à Hollywood, ayant signé un contrat de sept ans avec les studios « Colombia Pictures ».

 

En 1965, il récidive avec un triomphe mondial dans « Le docteur Jivago », une autre réalisation du cinéaste britannique David Lean pour lequel il obtiendra le Golden Globe du meilleur Acteur, consécration d’une carrière exceptionnelle. Par la suite, il jouera dans une soixantaine de films américains et français dont « Mayerling » de Terence Young,  auprès de Catherine Deneuve en 1968, « Funny Girl » de William Wyler en 1968 avec Barbra Streisand avec laquelle il aura une liaison, « Le Rendez-vous » de Sidney Lumet en 1969, « La case » d’Henri Verneuil en 1971,  « 588 rue Paradis » d’Henri Verneuil en 1992 auprès de Claudia Cardinale. En 2003, son rôle d’épicier philosophe dans « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » de François Dupeyron lui permet d’être récompensé par le César du meilleur acteur 2004.

 

Dans la vie, cet amateur de bridge et de chevaux se partage entre Le Caire et Deauville et mène une vie dilettante où il consacre  de nombreuses heures à hanter les  hippodromes et les salles de jeux. Il est l’un des joueurs de bridge les plus réputés du monde et sera vice- champion du monde en 1971 face à Pierre Jaïs et vice-champion d’Europe seniors en 1999 à Malte.

   

Atteint de la maladie d’Alzheimer, il entre dans une clinique privée au Caire où il meurt en ce mois de juillet 2015 d’une crise cardiaque. 

 

 

Pour prendre connaissance du film sur Lawrence d'Arabie ,ciquer sur son titre :

 

Lawrence d'Arabie, de la réalité à la légende

 

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 09:55
MY OLD LADY d'ISRAËL HOROVITZ

Mathias, la cinquantaine, un new-yorkais divorcé et sans ressources, débarque à Paris pour vendre la maison qu’il a héritée de son père. Il découvre alors que ce magnifique hôtel particulier du Marais est habité par une vieille dame de 92 ans, Mathilde et par sa fille Chloé. Un hôtel particulier que Mathilde avait cédé autrefois en viager à son père, coutume typiquement française que ne comprend évidemment pas cet Américain pragmatique, qui, non seulement se retrouve dans l’obligation de devoir payer une rente mais dans l’impossibilité de vendre son bien. L’argument de cette pièce du dramaturge Israël Horovitz est excellent mais le traduire ensuite, et pour son premier coup d’essai derrière une caméra, en film, est une autre affaire. Le résultat est un opus bavard et passablement ennuyeux que trois excellents comédiens ne parviennent pas à rendre vraiment ni attractif, ni émouvant.

 

Le Paris décrit est celui d’un touriste lambda sans grande imagination et surtout le scénario manque de rebondissements et se déroule selon un narratif trop linéaire qui aurait mérité quelques  flash-backs pour y gagner un sursaut d’animation. Là, il s’agit simplement d’une pièce filmée, d’un quasi huis clos où chacun des protagonistes dévoile ses douleurs secrètes, ses ratages, son mal de vivre et ses désillusions. Et cela est long, assez terne dans le narratif. On y voit, pour nous convaincre de sa douleur, un Kevin Kline monologuant une bouteille de vin rouge à la main pendant d'interminables tirades qui sont trop banales pour susciter une véritable adhésion. Cependant, les trois acteurs ne manquent pas de talent et sauvent le film du désastre grâce à la finesse de leurs expressions, à une sorte de dévoilement qui parfois se teinte d’une lichette d’ironie. Il y a Kristin Scott Thomas, coincée entre une enfance triste et une maturité bancale, sans éclat et sans passion, une Maggie Smith comme toujours merveilleuse de présence et d’expressivité, surtout lorsqu'elle laisse deviner qu'elle est en train de dire le contraire de ce qu'elle pense - et qui, nous lisant le code pénal, parviendrait encore à nous faire sourire et à nous séduire, et Kevin Kline, dans le rôle de Mathias, qui se débat dans une suite de situations où il prend simplement la mesure de lui-même et de ses échecs, résultat d’une enfance désastreuse où il a vu sa mère, délaissée par un mari volage, faire plusieurs tentatives de suicide jusqu’à ce que la dernière l’emporte définitivement ad patres. Mais ces longs monologues, bien que non dénués d’intérêt tant ils expriment la douleur des enfants face aux  inconséquences de leurs parents, à leur inconscience et à leur égoïsme, méritaient d’être illustrés par des images, n’est-ce pas la vocation du cinéma d’imager un propos, et c’est bien pourquoi le bât blesse : Horovitz filme sa pièce sans l’adapter aux exigences du 7e Art.

 

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MY OLD LADY d'ISRAËL HOROVITZ
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 10:03
LOIN DE LA FOULE DECHAINEE de THOMAS VINTERBERG

Dans une Angleterre rurale et victorienne vit Bathsheba Everdene (Carey Mulligan), une orpheline sans le sou, mais non sans éducation, ni beauté. Décidée à préserver sa liberté, elle méprise les jeunes femmes éblouies par la première moustache conquérante. Un héritage fait d’elle la propriétaire d’une ferme qui assure son indépendance et qu’elle dirige avec autorité. Trois soupirants gravitent cependant autour d’elle: le fidèle Gabriel Oak (Matthias  Schoenaerts), berger de son état qui deviendra son régisseur et a renoncé à toute prétention sur elle, le pathétique M. Boldwood ( Michael Sheen ), un riche fermier voisin, et le séduisant Sergent Frank Troy (Tom Sturridge). Libre de toute obligation, Bathsheba va mener sa propre éducation sentimentale, semée d’innombrables coups du sort, et perdre parfois force et clairvoyance.

 

 

Cette adaptation du roman de Thomas Hardy offre un romanesque à l’ancienne plein de charme, délicieusement classique et superbement filmé dans les décors naturels des paysages britanniques. Michael Sheen est parfait dans son rôle de soupirant douloureux dont les événements vont contrarier les asirations, tandis que Tom Sturridge interprète le parfait séducteur, sûr de lui et hypocrite à souhait. Voilà un film délicat et attrayant qui renoue avec la tradition des films d’époque et les suites de tableaux d’amours malheureux et d’impératifs de vie qui mettent en danger les sentiments les plus authentiques. On voit aussi combien les conditions sociales peuvent laisser une forte  empreinte au plus profond des cœurs. En effet, rien ne se résoudra comme on le souhaiterait, tant la société et ses impératifs conditionnent trop souvent la vie amoureuse. Cet opus a pour autre mérite de composer un beau portrait de femme, femme de caractère parfaitement campée par Carey Mulligan qui lui prête sa grâce, sa fragilité et sa détermination, confirmant le jeu à fleur de peau d’une comédienne de tout premier plan.

 

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LOIN DE LA FOULE DECHAINEE de THOMAS VINTERBERG
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 10:16
Trois souvenirs de ma jeunesse d'Arnaud Desplechin

Voici le dénommé Paul Dédalus (patronyme que l’on ne croise pas pour la première fois dans la filmographie de Desplechin), anthropologue, interprété, dans sa maturité, par un Mathieu Amalric au regard toujours aussi fixe. Ayant vécu loin de France pendant près de vingt ans, il s’apprête à quitter le Tadjikistan pour retrouver sa terre natale et y prendre un poste dans un ministère. À sa descente d’avion, des policiers l’attendent et lui demandent de les suivre. Le voilà bientôt devant un enquêteur des services secrets (André Dussolier), qui doute de sa véritable identité et lui révèle qu’un autre Paul Dédalus, né au même endroit et le même jour que lui, demeure en Australie. Qui est le vrai? Le spectateur est ainsi embarqué sur une piste qui, finalement, va le conduire à une actualité tout autre et, la parenthèse fermée, lui conter une histoire d’amour bancale mais très attachante.

 

 

À la suite de cette brève entrée en matière, Arnaud Desplechin nous entraîne dans une quête vertigineuse de l’identité, ce qu’avait probablement pour objectif le préambule rocambolesque et qui, désormais, constitue le tissus sensible de cet opus. Car la singularité d’une existence est-elle affaire de date, de nom, de lieu ou d’expériences? Procède-t-elle  d’une somme de moments successifs et souvent disparates ou, plus précisément, de la mémoire que l’on en conserve? Devant lenquêteur dubitatif, Paul Dédalus évoque un voyage effectué en Ukraine avec sa classe de lycée, où, pour aider un camarade engagé dans le soutien aux Juifs dEurope de l’Est, il avait pris de gros coups de poing dans la figure, au propre et au figuré.

 

 

Puis d’autres souvenirs s’égrènent: familiaux la plupart, entre crises de folie de la mère, (que l’on s’explique mal, c’est le seul point obscur de ce film délicat), violence incompréhensible du fils aîné, solitude du père devenu veuf, mysticisme du fils cadet mal dans sa  peau et l'idylle en dents de scie de Paul avec Esther, grande passion jamais oubliée. Une jeunesse à Roubaix – où le cinéaste est  né en 1960 –, puis à Paris, avec les études d’anthropologie auprès d’un professeur qu’il admire, l’ouverture au monde et la distance qui sépare Esther de Paul, et  Paul d’Esther…Une liaison constamment entrecoupée de séparations qui est, parmi cette succession d’évocations, la plus prégnante.

 

 

Narrés avec une certaine distance, un ton décalé, un ton souvent désabusé, mais aussi un sens certain du lyrique et du tragique, ces Souvenirs… sont portés avec  naturel  par deux jeunes acteurs : Quentin Dolmaire (Paul Dédalus jeune), repéré au Cours  Simon, et Lou Roy-Lecollinet (Esther), tout droit venue de sa classe de terminale, option théâtre. Ces deux novices, très prometteurs, s’épanouissent sous l’œil de la caméra d’Arnaud Desplechin, qui n’a pas son pareil pour puiser chez ses acteurs la matière la plus sensible, la plus frémissante de son film. Il signe avec eux un voyage romanesque vers la jeunesse telle qu’on la vit aujourd’hui avec ses excès et ses dépendances. Et, toujours, sans retour possible…

 

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Trois souvenirs de ma jeunesse d'Arnaud Desplechin
Trois souvenirs de ma jeunesse d'Arnaud Desplechin
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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 10:16
LA MAISON AU TOIT ROUGE de YOJI YAMADA

Nous sommes au Japon en 1936. Taki quitte sa campagne natale pour travailler comme bonne dans une petite maison bourgeoise en banlieue de Tokyo. C’est le paisible foyer de Tokiko, son mari Masaki et leur fils de 6 ans. Mais quand Ikatura, le nouveau collègue de Masaki qui travaille dans l'industrie du jouet, entre dans leurs vies, Tokiko est irrésistiblement attirée par ce jeune homme beau, sentimental et délicat, et Taki devient le témoin de leur amour clandestin. Alors que la guerre éclate, elle devra prendre une terrible décision. Soixante ans plus tard, à la mort de Taki, son petit neveu Takeshi, qui l'a incitée à rédiger ses mémoires,  trouve dans ses affaires une enveloppe scellée qui contient une lettre. Il découvre alors la vérité sur ce secret si longtemps gardé. 


 

Avec son style épuré, principalement composé de plans fixes et de flash-backs, « La Maison au toit rouge » dépeint avec intelligence et sensibilité une tranche de vie au travers des affres de l’Histoire avec un grand H et instaure une merveilleuse atmosphère intimiste. Le choix de la couleur rouge n’est pas neutre pour la simple raison qu’elle tranche volontairement sur le décor monochrome si courant dans les années 1930 et symbolise la transgression que s’apprête à vivre une famille classique dans le Japon d’alors. D’autre part, au cœur de cette société figée dans ses codes sociaux et familiaux immuables, le rouge écarlate se démarque par sa connotation de richesse, d’abondance et exprime la passion soudaine qui s’empare d’une jeune femme d’une grande beauté tenue dans les étroites frontières du domicile conjugal et de la vie domestique. Enfin le rouge est là pour marquer les effroyables événements qui se préparent : la guerre et les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki, enfin les bombardements de Tokyo durant lesquels la famille disparaîtra. C’est donc la couleur du sang et de  la mort après celle de la passion.

 


Le réalisateur, Yoji Yamada (La Servante et le samouraï),  filme cette vie familiale discrète d’une caméra délicate et avec une grande justesse de ton, privilégiant le hors champ afin de souligner l’adultère et l’expression physique des sentiments. Grâce à ce procédé, le voyeurisme de la servante s’exprime avec la pudeur nécessaire sans que rien ne soit gommé de son intensité de témoin confiné dans l’ombre. Cette construction narrative est en parfaite adéquation avec le sujet : une vie close sur elle-même et déjà ouverte aux affres d’un monde en pleine mutation, à la croisée des chemins entre passé et avenir. Et ce n’est pas tellement l’histoire d’amour d’un artiste en sursis de guerre et d’une jeune épouse insatisfaite que nous conte le réalisateur, mais tout autant celle d’une servante qui devient adulte et de témoin passif s’immisce dans l’histoire interdite qui se déroule sous ses yeux, au point de s’opposer à sa conclusion.


 

Il y a aussi le rôle de l’enfant qui tient une place importante dans cette construction, puisqu’à la fin il sera le dépositaire d’un secret qui a hanté toute la vie de la servante Taki. Je n’en dirai pas plus, mais ce film est un chant douloureux et pudique d’une tranche d’histoire très joliment traduite en images, cela avec sobriété et une lenteur qui fixe les traits de chacun des personnages de façon captivante.

 

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LA MAISON AU TOIT ROUGE de YOJI YAMADA
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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 09:48
TAXI TEHERAN de JAFAR PANAHI

Installé au volant de son taxi, Jafar Panahi sillonne les rues animées de Téhéran mais endeuillées par ces femmes en noir et voilées que l’on croise à chaque instant. Au gré des passagers qui se succèdent et se confient à lui, le réalisateur nous offre un témoignage de l’état de la société iranienne d’aujourd’hui, saisie sur le vif et dans un contexte lucide et sans détours.


Depuis qu’il lui a été interdit d’exercer son métier de cinéaste en 2010 – et ce, après un emprisonnement lié à sa participation à une manifestation contre la réélection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad –, Jafar Panahi n’a cessé de réaliser des films. Dont deux tournés dans son appartement : « Ceci n’est pas un film » (2011) et « Closed Curtain » (Ours d’argent à Berlin en 2013). Empêché de sortir d’Iran pendant vingt ans, il n’a pu répondre à l’invitation d’être juré au Festival de Cannes. 


« Taxi Téhéran », ( Ours d’argent en 2015 ), c’est d’abord un vieux véhicule et une caméra cachée qui déambulent, dès les premières heures du jour, dans un Téhéran grouillant de vie. Premier arrêt : un homme monte près du chauffeur et raconte une anecdote évoquant un vol de roues de voiture et appelant à en pendre les auteurs. La femme, qui est déjà assise à l’arrière, intervient pour exprimer son désaccord. L’homme loue alors les lois de la charia, la femme lui rétorque que la seule conséquence de son application est de placer l’Iran au second rang, après la Chine, des pays qui ont le plus recours à la peine capitale. L’homme, exaspéré par les idées progressistes de cette enseignante, sort du taxi en clamant qu’il est un voleur à la tire… Monte alors une femme éplorée, qui accompagne son mari blessé à l’hôpital, mais semble surtout préoccupée qu’il lui laisse un testament qui la mette à l’abri du besoin et de l’âpreté de ses beaux-frères, ce qu’il accepte de faire sur le portable du chauffeur. Ce sera ensuite un homme qui vend des DVD et CD car, en Iran, tout ce qui a trait à la culture, sensée émanciper la population, se joue sous le manteau, bien entendu.


Mais le moment le plus intéressant est celui où le taximan va chercher sa nièce à l’école. Cette petite fille, pleine de verve, nous délivre une vraie leçon de cinéma selon les codes transmis par son institutrice, car elle est chargée, par cette dernière, de faire un court métrage transmissible, c’est-à-dire en mesure d’éduquer les Iraniens selon les exigences du Coran, ce qui oblige la fillette à proposer un travail en phase avec les consignes officielles.


Embarquent enfin un ancien voisin du réalisateur qui lui confie avoir été victime d’une agression, et une amie avocate, Nasrin Sotoumek, qui sort de trois années d’emprisonnement pour avoir défendu une jeune femme, elle-même sous les verrous, à la suite d'un match de volley-ball masculin auquel elle avait assisté. Depuis, Nasrin Sotoumek s’est vu signifier l’interdiction d’exercer son métier et de sortir du pays pendant vingt ans. Ainsi, le cinéaste nous propose-t-il un échantillonnage éloquent des interdits qui s’appliquent dans un pays placé sous le joug tout puissant des mollahs.


De ces péripéties diverses, nous retiendrons le voyage, à défaut de la destination, tant celle-ci reste du domaine du rêve et de l’utopie, dans le quotidien du peuple iranien. Un voyage réalisé avec une simple caméra orientable, une voiture pour décor unique, quelques personnages qui discutent, un film réalisé avec rien d’autre que des témoignages, des instants d’existence plus bancals et cocasses les uns que les autres. Une prouesse dont le principal mérite est d’avoir, à travers ces rencontres, ces arrêts, ces courses, dressé un portrait à la fois drôle, tendre, terrifiant et lucide de la société iranienne. Et ceci, avec beaucoup de sensibilité et de compassion, sans omettre une pincée d’humour.


Passager de sa propre aventure, Jafar Panahi nous délivre un manifeste aussi bien politique que cinématographique. C’est assurément un hymne à la liberté que de filmer en bravant les interdits dans une société qui n’est faite que de cela. On sort de la projection de « Taxi Téhéran »  comme si nous venions d’être les témoins d’un moment de vie dans une capitale cadenassée.

 

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TAXI TEHERAN de JAFAR PANAHI
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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 10:06
UNE BELLE FIN DE UBERTO PASOLINI

John May est un homme solitaire, un brin maniaque, qui accomplit son travail consciencieusement. Trop d'ailleurs, d'après son patron qui le juge lent. Licencié pour raison économique, John May doit néanmoins remplir sa dernière mission : trouver des personnes qui assisteront à l'enterrement d'un certain William Stoke. En regardant dans ses affaires, John May a découvert un album de photos qui laisse supposer qu’il aurait eu une famille et une enfant. Car c'est cela son travail, et en quelque sorte sa vocation, faire en sorte que le défunt ne parte pas seul, qu’il ait auprès de lui, à ses obsèques, un parent, un ami, un voisin. Au cours de son enquête, il croise la douce Mary, la fille de William Stoke ( charmante Joanne Froggatt ) qu’il a, après bien des fausses pistes, fini par retrouver. Alors se pose à lui l’ultime question : quelle est la place qu’il occupe sur cette terre...

 

 

Avec son pull gris, sa cravate impeccablement nouée, son costume triste, John May a tout du rond-de-cuir, version britannique, effacé et méticuleux. Un employé entièrement dévoué à sa mission : accompagner les défunts sans famille connue jusqu'à leur dernière demeure — quitte à écrire lui-même l'éloge funèbre — et tenter de retrouver leurs proches. Sa vie bascule quand il apprend que son poste est supprimé après vingt-deux ans de bons et loyaux services. Il lui reste une dernière tâche : se mettre en quête des descendants de Billy Stoke, un ancien soldat de la guerre des Malouines, mort dans la solitude juste en face de chez lui, alcoolique et violent de surcroît.

 

 

Sur ce mince scénario d’une indéniable originalité et d’une tendre humanité, Uberto Pasolini a composé un film linéaire sans surprise mais non sans émotion, une sorte de cantate modeste et attachante sur ces hommes et femmes qui disparaissent dans la solitude, que personne n’accompagnera à leur dernière demeure, ces oubliés  de la société dont on ne gardera pas même le souvenir. Belle idée que celle de cet oratorio à leur mémoire, et combien touchant le dévouement de l’employé, tout aussi seul qu’eux, qui s’acquitte de sa tâche avec une consciente délicate et une méticulosité de collectionneur. Ne va-t-il pas jusqu’à  conserver la photo de chacun d’eux afin de composer un album à leur mémoire ?   

 

 

Ce film, qui laisse une empreinte indéniable longtemps après sa projection tant le sujet est touchant, aurait gagné à être servi par une imagerie moins plate et un scénario plus romancé, donnant quelques détails sur ces vies disparues. Là, nous sommes dans une économie de moyens telle, qu’elle rend le narratif longuet et monotone et cela est très dommage car l’idée était excellente et émouvante : le souci d’un homme à accompagner ses frères humains oubliés de tous.

 

 

Dans le rôle de John May, Eddie Marsan se révèle un grand acteur et, ce, d’autant plus qu’il joue là dans un registre totalement différent de ses précédentes prestations, un contre-emploi comparé aux personnages qu’il interprétait dans "Gangs« of New-York » de Scorsese ou dans « La disparition d’Alice Creed » de J. Blakeson. Il donne à ce petit employé sans éclat, sans position sociale, humble et résigné, une très touchante profondeur affective, le relief en creux que l’on aperçoit dans la statuaire de nos cathédrales, le pauvre biblique qui n’attend rien, ne demande rien, s’efface dans le silence et l’amour discret. Servi par une imagerie plus expressive, ce film aurait été un chef-d’œuvre.

 

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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


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"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

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