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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 20:23
     JOYEUSES FETES

JOYEUSES FETES

le navire-est-voile-3 (Petit)                                                                                  

Bienvenue sur ce blog, où je propose à votre curiosité plusieurs rubriques, dont celles des CINEMAS FRANCAIS, AMERICAIN, EUROPEEN et ASIATIQUE.

 

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Vous trouverez également une rubrique dédiée aux   ACTEURS DU 7e ART  qui ont contribué, par leur talent, à confirmer le succès d'un film et à le rendre plus présent dans nos mémoires.

  

Une autre à mes BILANS CINEMATOGRAPHIQUES et aux articles panoramiques qui font état de l'impact d'un pays dans le monde du 7e Art.


  

Sans oublier celle des  REALISATEURS,  afin de vous entretenir de leur travail, de leur singularité, de leur apport au cinéma international et de leur rayonnement. 

 

 

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LA FAMILLE BELIER de ERIC LARTIGAU

 
 
RETOUR A HOWARDS END de JAMES IVORY   ( dimanche sur ARTE à 20h45 )
 

 

RESPIRE de MELANIE LAURENT

 

 

 

       Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr

  

Aventurier Films  Les Acacias  Action Cinémas / Théâtre du Temple  Films sans Frontières

 

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Truffaut.jpg   Charlie-Chaplin.jpg   Visconti.jpg   Won-kar-Wai.jpg  

 

J'espère que cette diversité vous plaira. Chacun peut ainsi se promener à sa guise, selon sa curiosité et ses goûts. Bonne visite ! Et faites-moi part de vos commentaires. Ils seront les bienvenus.

 

Egalement mes articles sur mon nouveau blog  :   INTERLIGNE   

 et ma collaboration avec   :

 

Agoravox      JEPOEME      CINESPAGNE      ESPRITS LIBRES           

IDEOZ       SensCritique 

 

 130-331 01 Catherine Deneuve-jeune- romyschneider rouge-clown-Giulietta Masina--strada-grand


  Jean-Louis Trintignant Henry Fonda 6635_130564850760.jpg ce.jpgMichel-20Serrault.jpg 

 

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 20:20
LA FAMILLE BELIER de ERIC LARTIGAU

 

 Dans la famille Bélier, tout le monde est sourd sauf Paula, 16 ans. Elle est une interprète indispensable à ses parents au quotidien, notamment pour l’exploitation de la ferme familiale. Un jour, poussée par son professeur de musique, qui lui a découvert un don pour le chant, elle décide de préparer le concours de Radio France. Un choix de vie qui signifie pour elle l’éloignement de sa famille et un passage inévitable à l’âge adulte.

 

 Louane Emera aime les défis, la jeune femme de 18 ans s’était faite remarquée sur les plateaux de  « The Voice » et aujourd’hui elle est le seul atout de ce film décevant, plat, sans saveur, que l’on présente comme le film événement de cette fin d’année. C’est dire à quel niveau de déculturation nous sommes tombés.


Quant à  Eric Lartigau, cinéaste à la carrière étrange ( des comédies absurdes comme "Mais qui a tué Pamela Rose", une romcom avec "Prête-moi ta main" et un thriller, "L’homme qui voulait vivre sa vie" ), il ne remonte guère le niveau de sa production avec cet opus navrant qui pêche par son manque de tout : d’inventivité, de charme, de drôlerie, de direction d’acteurs, au point que Karin Viard est détestable dans ce rôle de sourde-muette qui gesticule lamentablement auprès d’un François Damien qui ne fait là qu’une pâle figuration ( tous deux ne nous rendent guère émouvant ce handicap et je comprends que des sourds-muets aient été choqués par ce spectacle affligeant de la mutité ). Il n’y a vraiment, pour sauver du naufrage  cette comédie, que la jeune et charmante Louane Emera et Eric Elmosnino qui donne à ce professeur de chant un peu de crédibilité, et la dernière scène où la jeune fille se présente au concours après bien des tergiversations. Il y a là un moment délicat et touchant mais vous aurez vu aussi bien, sinon mieux, si vous avez regardé tranquillement chez vous « The Voice » sans avoir eu à supporter les errements très au-dessous de la ceinture de cette pauvre famille Bélier.

 

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CINEMA FRANCAIS

 

 

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LA FAMILLE BELIER de ERIC LARTIGAULA FAMILLE BELIER de ERIC LARTIGAU

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 18:28

 

                          Emma Thompson (à droite). Merchant-Ivory Productions


James Ivory a pour particularité d'être un américain très britannique, si bien que les qualités même de son cinéma découlent de cette particularité : étranger partout, le cinéaste semble contempler d'autres mondes, partagé entre l'émerveillement et l'humour. La distance qu'il entend préserver à l'égard de ses sujets étant essentielle à ses yeux, il a toujours fui le conformisme. Ce qu'il souhaite est de poser sur les êtres et les choses un regard dénué de tout à-priori et enclin à un détachement qui n'est pas dépourvu de tendresse et de complicité. Cette dualité donne son sel à ses films et principalement à Retour à Howards End ( 1991 ), l'un de ses grands chefs-d'oeuvre qui, comme Chambre avec vue et Maurice  est inspiré d'un roman de E.M. Forster.

Margaret Schlegel ( Emma Thompson ), une jeune femme émancipée aux idées avancées, se lie d'amitié avec Ruth Wilcox ( Vanessa Redgrave ), la femme du riche proriétaire de l'Impérial Caoutchoux, un homme traditionnaliste s'il en est. Or, Ruth qui sent sa fin prochaine, décide de céder sa demeure de Howards End à son amie Meg, dont elle a décelé le nature profondément artiste et sensible. Furieux d'être ainsi dépossédés de leur bien au profit d'une inconnue, les Wilcox s'arrangent de façon à dépouiller la jeune femme de cet héritage et de se le ré-approprier. Le destin, par de curieuses circonvolutions, en décidera autrement.


                          Anthony Hopkins et Emma Thompson. Merchant-Ivory Productions


Cette troisième adaptation d'un roman de Forster réunit la même équipe, le même scénariste et le même producteur et prend comme cadre de référence la société britannique de l'époque, sans pour autant que l'auteur se répète, car ce film est une réussite absolue, une petite merveille dans l'univers cinématographique. Il est vrai que c'est en creusant sans cesse le même sillon que l'on donne le meilleur de soi-même et que l'on édifie une oeuvre d'une qualité aussi remarquable. Sans nul doute, celle de James Ivory l'est pour toutes sortes de raisons : l'allégresse communicative avec laquelle il mène son récit, le regard gentiment ironique qu'il pose sur ses personnages, la grâce de sa mise en scène, la splendeur de ses décors, le côté très aquarellé de ses images, sa direction d'acteurs irréprochable et le soin extrême apporté à la narration. Tout est parfait et d'une rare élégance. Fantaisie, charme caractérisent ce long métrage délicieux qui, maintes fois vu et revu, ne perd rien de sa saveur, tant elle est agréable à l'oeil et à l'oreille et, parce que le sujet traité est en fin de compte inusable, indémmodable, simplement parce qu'il relève d'une permanence de la nature humaine. Amour et amitié, confiance et trahison, arrogance et humilité, cloisonnement des classes sociales, tout cela, qui perdurera aussi longtemps que l'homme, est abordé avec finesse et impartialité. L'être est ainsi fait et Ivory l'évoque d'une facture déliée, plaisamment ciselée, pour notre plus grand bonheur. Orfèvre en la matière, il a su choisir ses acteurs. Rarement Emma Thompson n'a été aussi convaincante, drôle et vive, charmante et émouvante, délicate et futile, face à un Anthony Hopkins, glaçant en décideur autoritaire et chef de famille soucieux de ses prérogatives. Un rien de tendresse viendra cependant atténuer la froideur de son regard et lui conférera un sursaut d'humanité. Ce sont ces petits détails-là que James Ivory s'attache à montrer, sans jamais appuyer le trait, en glissant, en feutrant, en jouant de toute la gamme des sentiments et de leur complexité. Quel régal !



Pour lire les articles consacrés à James Ivory et à l'actrice  Emma Thompson, cliquer sur leurs titres :   


JAMES IVORY OU GRANDEUR ET DECADENCE DES CIVILISATIONS         

 

EMMA THOMPSON    



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LISTE DES FILMS DU CINEMA EUROPEEN ET MEDITERRANEEN

 

 

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                           Jemma Redgrave, James Wilby, Anthony Hopkins et Vanessa Redgrave. Merchant-Ivory Productions

 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 11:25

 

 

Avec ce second opus, dont le titre est malheureusement peu attrayant, Mélanie Laurent, déjà remarquée lors de sa première expérience de mise en scène avec « Les adoptés » où elle révélait un sens aigu du récit et une sensibilité audiovisuelle évidente, passe à la vitesse supérieure et nous assure, malgré son jeune âge, qu’elle sait parfaitement maîtriser un sujet difficile qui pouvait très vite sombrer dans les débordements mélodramatiques, ce qui n’est certes pas le cas ici. Son professionnalisme s’affirme avec éclat tout au long de l’histoire de deux adolescentes aux prises avec des disfonctionnements familiaux graves et un mal de vivre et de s’assurer dans une société en pleine mutation. Charlie (Joséphine Japy ) et Sarah ( Lou de Laäge ) vont être attirées l’une vers l’autre, sans doute parce qu’elles sont à l’opposé l’une de l’autre comme les deux faces d’une jeunesse complexe et agitée. Charlie est une taiseuse au beau visage de madone, rendue quelque peu autiste par un père flambeur et irresponsable et une jeune mère ( Isabelle Carré ),  infantile malgré sa trentaine. Charlie se sent donc investie d’une sorte de gravité évanescente face à ce couple qui ne cesse de se déchirer et de se quitter.

 

Sarah est son contraire, plutôt mégalomane, une fille sensuelle et culottée qui se plaît à travestir la réalité et à provoquer pour mieux dissimuler une mère alcoolique et quasi folle et se la joue en s'attribuant une existence de funambule qui joue à chaque seconde son va-tout. Entre elles deux va naître une amitié tendre, non sans ambiguïté à un âge où la part qui revient à l’amitié et l’autre à l’amour n'est pas totalement clarifiée. Mais l’incompréhension s’installe bientôt, faute d’altruisme, d’écoute, de générosité affective. Les adolescentes sont encore sous le règne tout puissant de l’égo où chacune prend davantage qu’elle ne donne, tout en croyant donner. C’est ce don refusé qui les conduira au drame, elles qui traînent déjà deux fractures douloureuses : parentale et sociétale.

 

Bien écrit, bien conduit et surtout fabuleusement interprété par deux comédiennes remarquables, l’opus se tend au fur et à mesure comme un arc jusqu’à la conclusion, ne nous laissant nullement distraire jusqu’à son implacable conclusion. Ici et là, on relève bien quelques faiblesses, le recours trop systématique à la cigarette qui fera hurler les associations anti-tabagisme car on se croirait revenu, dans ce nuage de fumée, aux films des années 60, des dialogues souvent trop bavards et sans grande saveur mais, en contrepartie, de beaux moments de contemplation face à un coucher de soleil, à un visage qui se clôt, à un nuage qui s’attarde, à une mer soudainement immobile. Un film qui laisse son empreinte parce qu’il affirme la difficulté d’être, d’aimer, de s’accorder avec soi-même, qu’il dit encore et encore combien malaisée est l’adolescence, douloureuses les amitiés trahies, et étouffante ( Respire ! ) la solitude intérieure.

 

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CINEMA FRANCAIS

 

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RESPIRE de MELANIE LAURENT
RESPIRE de MELANIE LAURENT
RESPIRE de MELANIE LAURENT
RESPIRE de MELANIE LAURENT
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 10:16

 

 

Cette œuvre de Malick de par son ambition à revisiter le monde et le mystère de la création n’est pas sans rappeler une expérience assez proche, celle de Stanley Kubrick et de son film « 2001 - L’odyssée de l’espace ».  Rétif à l’usage des mots, peu enclin aux explicitations philosophiques, bien qu’il ait été professeur dans cette discipline, Terrence Malick aime traiter de l’universel à travers l’expérience de quelques personnages. Ici le réalisateur de « La ligne rouge » relate le deuil difficile d’une famille qui perd l’un de ses fils. Mais, quelques minutes après l’annonce de la mort du jeune homme, le réalisateur ose le retour en arrière ultime, un flashback qui n’éclaire pas seulement la vie de la victime, mais, au-delà, remonte jusqu’à la création de l’univers et de l'apparition de la vie sur la terre. Des atomes aux dinosaures, il n’y a qu’un pas que la caméra de Malick n’hésite pas à franchir. Certains considéreront que l’audace est présomptueuse et insuffisamment convaincante; personnellement j’en trouve l’approche intéressante, de l’ordre de l’expérience totale et à haut risque à l’instar du chef d’oeuvre de Kubrick. Audace payante, selon moi, qui place cette œuvre parmi les grands films et, ce,  malgré ses innombrables défauts.

 

Ne s’agit-il pas d’une réflexion sur la difficulté d’exister dans un monde où il suffit souvent de paraître, de l’effort qu’implique celui de trouver sa place dans un univers démesuré où aucune victoire n’est gratuite, une place minuscule dans le cosmos, ce que la femme est mieux préparée à accepter que l’homme, entravé par son orgueil viril. Servi par des images fascinantes de beauté et parfois d’une grâce étonnante, le film vaut également pour son casting irréprochable assuré par des acteurs tenus à jouer à contre-emploi, ce qu’ils font avec un indéniable talent. Une mention spéciale pour Jessica Chastain, émouvante dans son rôle de mère parfaite auprès de ses trois fils. Il est vrai que ce film n’échappe pas à des longueurs et à  une insistance esthétique parfois pesante, mais on pardonne à un cinéaste qui allie la fougue créatrice à une vision très personnelle et inspirée de ses sujets et les exprime en une suite d’images d’une réelle  splendeur.

 

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CINEMA AMERICAIN & CANADIEN

 

Et pour consulter celui consacré au cinéaste, cliquer sur le titre suivant :

 

TERRENCE MALICK, POETE PANTHEISTE DU 7e ART

 

 

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THE TREE OF LIFE de TERRENCE MALICK
THE TREE OF LIFE de TERRENCE MALICK
THE TREE OF LIFE de TERRENCE MALICK
THE TREE OF LIFE de TERRENCE MALICK
THE TREE OF LIFE de TERRENCE MALICK

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 11:28

 

 

Avec « L’homme du peuple » qui nous conte l’extraordinaire parcours du fondateur de Solidarnosc, Lech Walesa, Andrzej Wajda  conclut  une œuvre en grande partie vouée à l’histoire de la Pologne. Figure incontournable du XXe siècle, Walesa a déjà été présent à deux reprises dans la filmographie du cinéaste polonais. Tout d’abord dans « L’homme de marbre»  (1976), premier volet de cette trilogie consacrée par Wajda à la résistance de la classe ouvrière polonaise contre le communisme imposé par l’URSS, suivi en 1981 par « L’homme de fer », récit des grèves qui donnèrent naissance à Solidarnosc, syndicat indépendant du bloc communiste et principal artisan de sa chute. Walesa y apparaît à travers les documents de l’époque où il harangue les ouvriers, négocie avec les dirigeants et signe les accords de Gdansk. Trilogie qui s’achève aujourd’hui par « L’homme du peuple », où Wajda, âgé de 88 ans et hanté par la question de la mémoire collective, se livre à une réflexion inquiète et passionnée sur l’âme de son pays et son existence toujours menacée par les vicissitudes de l’histoire.

 

 

Convaincu que ce sont les hommes et non les masses qui en écrivent les pages essentielles, Wajda s’emploie à le démontrer. D’abord, parce que s’attachant aux pas de Walesa depuis le début des années 70, il souligne bien l’enchaînement des événements qui ont conduit le petit ouvrier électricien à prendre la tête de la résistance, David devant un Goliath apparemment invincible. Walesa est décrit comme un visionnaire, comprenant avec une intuition infaillible jusqu’où il peut aller trop loin dans son bras de fer héroïque avec le régime et comment un homme très ordinaire, comme lui, est poussé par la situation dramatique de son pays à devenir un héros.

 

 

Le Walesa incarné par l’acteur Robert Wieckiewicz est quelqu’un d’autoritaire, d’arrogant et de narcissique (mais l’authentique est en plein accord avec ce double et ne nie rien), déchiré entre sa famille nombreuse et la gravité de ses engagements, ce qui l’oblige à se montrer parfois cassant et cruel envers sa femme. C’est elle qui ira chercher son prix Nobel de la paix à Stockholm en 1983. Le film s’emploie à détailler comment il est possible à un homme déterminé de changer le monde, ce, au cours d’une lutte de longue durée à laquelle Lech Walesa a donné une ampleur inattendue et concluante mais qui fut préparée, durant deux décennies, par une succession d’hommes intrépides. D’autre part, l’opus ne cache pas le rôle déterminant du pape Jean-Paul II et du catholicisme, en reconstituant cette scène surréaliste où, pour protéger le chantier naval de l’irruption des forces de l’Ordre, Lech Walesa ne trouve rien de mieux que d’y organiser une vaste messe en plein air, réduisant à l’impuissance la police politique confrontée à des milliers d’hommes à genoux. Une scène magnifique, lourde de symbole et d’émotion et un personnage inspiré qui a rendu cette histoire possible. Ainsi sont-ce ces moments uniques de l’histoire de la Pologne que le réalisateur a souhaité graver dans le marbre.

 

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CINEMA EUROPEEN & MEDITERRANEEN

 

 

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L'HOMME DU PEUPLE d'ANDRZEJ WAJDA
L'HOMME DU PEUPLE d'ANDRZEJ WAJDAL'HOMME DU PEUPLE d'ANDRZEJ WAJDA
L'HOMME DU PEUPLE d'ANDRZEJ WAJDA

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 10:26

 

 

 

Le réalisateur sud-coréen Lee Su-Jin nous propose avec  "A Cappella " un teaser dramatique primé d’ores et déjà, et à plusieurs reprises, au Festival du Film International de Rotterdam, à ceux de Marrakech et de Deauville. Cet opus raconte l’histoire de Han Gong-ju, interprétée par Chun Woo-hee, qui est envoyée dans un autre établissement alors qu’une enquête a lieu dans sa ville d’origine. Han Gong-ju pourra-t-elle surmonter son passé douloureux et obsédant ? En effet, la jeune adolescente, délaissée par ses parents, a été victime d’un viol collectif de la part de jeunes gens de son lycée et a dû quitter celui-ci pour un autre, alors que sa compagne, enceinte à la suite de ce viol, vient de se suicider. L’un de ses professeurs l’accompagne et la confie à sa mère qui, après l’avoir froidement accueillie, finit par s’attacher à elle. La jeune fille est d’autant plus discrète dans son comportement que l’enquête au sujet du viol n’est pas terminée et que son innocence n’est pas encore prouvée, car les agresseurs assurent qu'elle était consentante. La jeune fille ne fait pas moins son possible pour tenter de se réinsérer dans la vie et mener une existence normale auprès de ses nouvelles compagnes, dont l’une s’intéresse plus particulièrement à elle et l’encourage, ayant remarqué ses dons pour le chant, à venir les rejoindre dans leur chorale a cappella. Mais le passé est trop obsédant et l'adolescente ne trouve de vraie détente qu’à la piscine où elle s’entraine à faire des longueurs, persuadée que si elle est capable de nager bien et longtemps, elle s’en sortira et pourra ré-envisager sa vie normalement, car qui sait nager peut survivre.

 

Voilà un scénario qui ne manque pas de qualité et offre, malgré un contexte dramatique, une issue positive, un désir, ô combien louable pour une jeune fille blessée, de surmonter son épreuve et de se reconstruire mais, malheureusement, il manque de rigueur dans son narratif et oscille sans cesse entre passé et présent de façon brouillonne, ce qui prive le récit de cohésion. Dommage, car l’interprétation est bonne, la jeune Chun Woo-hee endosse ce rôle avec une gravité convaincante, n’en fait ni trop, ni pas assez, nous touche par sa retenue et sa pudeur et les scènes les plus pénibles sont filmées sans mélo excessif. Toutefois, il manque quelque chose à ce film : une vision peut-être plus intériorisée du cheminement psychologique de la victime. On reste en lisière, sans jamais aller au-delà de façon formelle, si bien que l’émotion ne survient pas autant que nécessaire alors que le sujet est une intéressante réflexion sur des pratiques de plus en plus courantes en Corée comme ailleurs. Il aurait fallu peu de chose pour que tout bascule mais, voilà, la caméra n’est pas suffisamment introspective pour nous bouleverser véritablement, on ne fait que constater que le mal-être de la jeunesse coréenne est très proche de celui de la jeunesse occidentale. Amer constat. Avec ce premier long métrage, Lee Sujin nous prouve néanmoins ses qualités de mise en scène, sa direction d’acteurs qui est remarquable et sans faille, son courage à s’attaquer à un sujet sensible et difficile avec une incontestable maîtrise de l’image et surtout de nous montrer sans concession les terribles ravages qu’une agression telle que celle-ci peut causer chez un être sans défense. Reste l’admirable courage de la victime qui entend se relever de cette indignité et faire face à nouveau  à l’avenir.

 

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CINEMA ASIATIQUE

 

 

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A CAPPELLA de LEE SUJIN
A CAPPELLA de LEE SUJIN
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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 11:52

 

 

 

Justine vit l'un des plus beaux moments de sa vie. Tout a été fait pour que son mariage soit une réussite : le cadre tout d'abord, une immense demeure entourée d'un parc que des illuminations viendront embellir, les invités ensuite, la famille et les amis du couple. La fête bat son plein. Pourtant, la nuit venue, Justine se sent lentement envahie par des doutes sans fondement, un vague à l'âme, une mélancolie étrange. Parallèlement, avec son télescope, un enfant découvre un corps céleste inconnu dans l'espace. Une planète massive, dont la route pourrait croiser celle de la Terre. Au fur et à mesure que la planète s'approche, le moral de Justine se dégrade. Sa soeur, au tempérament apparemment opposé, essaie de la raisonner...

 

Trier n’a cessé de bousculer un cinéma qu’il a toujours jugé en perpétuel danger d’assoupissement. En témoigne la grande diversité formelle de ses opus dont on doute parfois qu’ils soient l’œuvre d’un même auteur. C’est que chacun est un nouveau défi aussi bien technique qu’esthétique et narratif. Lars von Trier va toujours au bout de ses bravades, tant il se plaît à la subversion, se moquant bien de ce que penseront les spectateurs. Son souci est de secouer le conformisme quel qu’il soit et de faire grincer quelques dents. Si bien que son extrémisme peut jouer sur l’humour et le second degré en décrivant une décomposition à la fois physique et morale  ( The element of crime ) ou mimer une enquête sur l’hypnose ( Epidemic ). De même Breaking the Waves, film caractérisé par son lyrisme, illustre cette esthétique de l’expérience-limite avec une héroïne qui se donne aux hommes pour contenter un mari devenu impotent. Ce refus de l’illusion peut être provisoire mais donne lieu à des contes cruels comme Dogville et Manderlay et à une recherche permanente vite taxée d’anti-humaniste qui finit par établir un rapport nouveau entre le spectateur et l’écran.

 

Avec Melancholia, l’une de ses œuvres les plus abouties, nous sommes en butte à la « bile noire », soit à la dépression, au spleen, selon l’origine étymologique des Grecs anciens, allégorie d’une fin annoncée et d’une persistance irrationnelle qui met brusquement à nu les cœurs et les esprits. Un narratif lent, soutenu par la musique de Wagner et des images d’un parfait esthétisme, une interprétation qui joue une fine partition sur les contraires, la rose et pulpeuse Justine ( Kirsten Dunst ) qui méprise le bonheur et l’a à tout jamais chassé de son existence, sentant venir l’inéluctable, et Claire ( Charlotte Gainsbourg ), sa sœur, sèche et pâle, qui voudrait tellement s’installer à tout jamais dans un bonheur factice et cédera à la terreur lorsque la réalité se chargera de briser ses espérances. Cet opus est une remise en question du monde, de sa finalité et des hypocrisies de la société. En effet, Melancholia propulse une lumière particulière sur la dérision qu’inspire un monde en train de se défaire, tout en l’enrichissant d’une poésie indéniable, proche du romantisme allemand ou d’un Gérard de Nerval.

 

Dans la première partie, sobrement intitulée « Justine », nous assistons à un mariage qui est la plus implacable manifestation des fissures profondes qui affectent la société et une famille en pleine déroute affective et morale, victime de ses propres aveuglements et de sa malveillance. Tous les codes semblent voler en éclats devant une jeune mariée qui a depuis longtemps remisé l’optimisme et la joie de vivre dans les coulisses de l’histoire. Ainsi sommes-nous en présence d’une jeune femme belle comme le jour, dans la fraîcheur de sa robe d’épousée, mais dont le cœur et l’esprit sont déjà absorbés par la mélancolie la plus noire et le désespoir le plus profond, car ce monde, pense-t-elle, ce monde, le seul habité de l’univers, est mauvais et doit disparaître. Le film est en quelque sorte une mise au tombeau wagnérienne. Seules, dans les lointains du ciel, subsistent quelques étoiles, symboles de la magie de l’imagination. Le neveu de Justine, fils de sa sœur Claire, âgé d’une dizaine d’années, partage avec sa tante le pouvoir de transgresser le monde  par l’imaginaire et construira avec elle la tente magique où ils se réfugieront pour guetter cette fin du monde.

 

La seconde partie, intitulée tout aussi sobrement « Claire » n’est qu’une suite de catastrophes et de fuites dans le décor somptueux d’un château baroque et d’un parc ouvert sur l’océan, qui incite à l’évasion, pire à la déroute. On regrette un peu que le narratif ne soit pas plus tendu, plus explicite mais, il est vrai, que le réalisateur se plaît à laisser un peu de champ libre à ses spectateurs et qu’il sollicite leur participation tout en leur proposant plusieurs schèmes, plusieurs pistes.

 

Quant à la fin, elle est déjà dans le commencement, fête illusoire, artifices vains, conditionnés par le système social. Avant que n’entre dans la danse de la mort, celle des astres qui se profilent et menacent un monde déclinant et épuisé, jouant avec les lueurs saturniennes, les éclairages fantasmagoriques et les visages en proie à la suffocante réalité d’une nuit définitive.

 

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CINEMA EUROPEEN & MEDITERRANEEN

 

 

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MELANCHOLIA de LARS von TRIER
MELANCHOLIA de LARS von TRIER
MELANCHOLIA de LARS von TRIER

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 10:35

1920 - 1985

 

Yul Brynner relève désormais de la légende hollywoodienne, car il est devenu indiscutablement un mythe du 7e Art. Né en Russie, il en avait le caractère indomptable, celui des immensités sauvages, et une insoumission quasi biologique. Fier et indépendant, il vit à Paris de 1934 à 1941 et en profite pour étudier, mais il quitte rapidement l'école pour jouer de la guitare dans un orchestre gitan qui se produit dans les boîtes de nuit à la mode. Il intègre ensuite la troupe du Cirque d'hiver en tant que trapéziste et rencontre Georges et Ludmilla Pitoëff qui l'engagent au théâtre des Mathurins comme machiniste. Il y sera acteur à l'occasion.

 

Quand la Seconde guerre mondiale éclate, il part pour Londres où il se lie à Michael Tchekhov. L'auteur l'engage en 1941 pour participer à la tournée américaine de l'adaptation de La Nuit des rois de Shakespeare. Pendant la guerre, Yul Brynner anime les émissions en français de la station The Voice of America. Son premier succès sur scène date de 1945 à Broadway dans  Lute Song au côté de Mary Martin.

 

Yul Brynner revient en France pour faire ses débuts au cinéma dans La Brigade des stupéfiants de Laslo Benedek en 1949. Dans ce rôle de gangster, il arbore déjà un regard étonnement intense. De retour aux Etats-Unis en 1951, il monte au théâtre de Broadway Le Roi et moi. La comédie musicale de Rodgers et Hammerstein remporte un énorme succès. Yul Brynner  se rase le crâne pour la première fois et joue la pièce plus de quatre mille fois. Connu par l'Amérique entière grâce à ces nombreuses représentations, il devient une célébrité mondiale et remporte l'Oscar du Meilleur Acteur pour son rôle dans l'adaptation cinématographique de la pièce réalisée en 1956 par Walter Lang. De ce rôle du roi Siam, il dit : "J'étais complètement amoureux du roi après avoir lu le script". Dès lors, son image restera attachée à ce monarque au crâne rasé, à la voix grave et au regard profond.

 

Ce succès lui permet d'être choisi pour des rôles à sa mesure. Il incarne les personnages de Ramsès dans Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille en 1956, de Salomon dans Salomon et la reine de Saba de King VIdor en 1959 et de Tarass Boulba dans le film Taras Bulba de J. Lee Thompson en 1962. Son deuxième succès mondial vient avec Les Sept Mercenaires de John Sturges en 1960. Sa carrière semble devoir prendre un nouvel essor, mais on ne lui confie plus de rôles importants. Il se tourne alors vers son premier amour : le théâtre. Outre Le Roi et moi, il joue dans de nombreuses pièces à Broadway, dont L'Odyssée dans les années 1960. En 1960 également, il revient en France pour coproduire le dernier film de Jean Cocteau Le Testament d'Orphée dans lequel il joue.

 

Généreux de nature, il transmet son talent en donnant des cours d'art dramatique. Il s'engage aussi aux côtés de réfugiés et milite à l'ONU, organisme mondial pour lequel il tourne des documentaires et écrit le livre Bring Forth the Children. Témoin privilégié de la création du Festival du Cinéma Américain de Deauville - il y viendra en 1977 - Yul Brynner a reçu cette année 2014 un vibrant hommage de la part des organisateurs que le public a partagé avec enthousiasme. Il mourra à l'âge de 65 ans, laissant l'image indélébile d'un acteur hors normes d'une incroyable présence et photogénie.

 

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YUL BRYNNER - PORTRAIT
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Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 11:12

Elle m’avait toujours touchée par sa fraîcheur, ses yeux d’un bleu transparent emplis de mélancolie, avec quelque chose, dans la délicatesse de ses traits, d’une Blanche Neige égarée au XXe siècle. Elle avait tout pour plaire : la beauté, la grâce, la gentillesse, la modestie, l'apparence lumineuse d’une éternelle jeune fille qui semblait  devoir attendrir les cœurs les plus endurcis. Je l’avais beaucoup aimée dans « La maison des bories » de Jacques Doniol-Valcroze en 1970, tant elle était à l’unisson de ce paysage sauvage et pur, de cette vie simple qui lui allait comme un gant. Cette femme, dont on ne parlait plus dans les gazettes, est partie de ce monde sur la pointe des pieds dans sa maison de retraite de Lescar près de Pau le 15 octobre 2014  à l’âge de 77 ans, après avoir longtemps souffert d’une sclérose en plaques qui s’était déclarée très tôt, ce qui explique son progressif effacement dès la fin des années 1970.

 

Elle s'en expliquait ainsi sur le site Doctissimo, dans un entretien datant du 25 février 2003 : « J'avais 23 ans lorsque la maladie s'est déclarée. C'était après le tournage du film de François Truffaut « Tirez sur le pianiste ». Heureusement, cette première alerte n'a pas été trop sévère et je me suis empressée de l'oublier ; mais la maladie, elle, ne m'a pas oubliée Elle m'a rattrapée après le tournage de « La menace », avec Alain Corneau, quelques vingt ans plus tard. Ces années de répit m'ont permis de mener à bien ma carrière sans que la maladie ne soit omniprésente. »

 

 

Elle était née Claudine Lucie Pauline Huzé, le 12 janvier 1937, à Paris. Son adoubement cinématographique correspondra à celui de la Nouvelle Vague et sa première et brève apparition à l'écran aura lieu dans un film d'Eric Rohmer "Le signe du lion" en 195. On la retrouve ensuite chez Jean-Luc Godard, au côté d'Anna Karina, dans « Une femme est une femme » en 1961. Mais son véritable Pygmalion se nomme François Truffaut. C'est lui qui la remarque à la télévision, lui qui la torture dans un casting où il la pousse, vainement, à l'insulter, lui qui choisit enfin son nom de scène. Celui-ci est emprunté à un roman de Jacques Audiberti, intitulé Marie Dubois, publié en 1952. L'histoire d'un policier obsédé par les femmes mais qui, ne pouvant en posséder aucune, finit par tomber amoureux d'une morte qui les incarne toutes.

 

Ces motifs si truffaldiens annoncent en même temps, avec une intuition renversante, son destin d'actrice, sa douceur, sa malléabilité, sa discrétion, sa propension au  registre dramatique de la souffrance. Après «  Tirez sur le pianiste » (1960) et « Jules et Jim » (1962), elle part vers d'autres horizons, alternant les films grand public comme  « Les grandes gueules » de Robert Enrico en 1964 et «  La Grande vadrouille » de Gérard Oury  en 1966, avec des films plus singuliers : « Le voleur »  de Louis Malle en 1966, « Vincent, François Paul et les autres » de Claude Sautet en 1974, «  Mon oncle d'Amérique » d'Alain Resnais en 1980. 

 

Par la suite, victime de sa maladie, elle n’aura que rarement l'occasion de mettre son talent au premier plan, mais il sera néanmoins récompensé par un César de la meilleure actrice dans un second rôle pour son incarnation surprenante de femme jalouse et machiavélique dans « La Menace » d'Alain Corneau (1977). Immobilisée désormais dans un fauteuil roulant, elle consacrera son temps à lutter pour une meilleure connaissance de cette maladie et écrira un livre de souvenir publié chez Plon   "Je n’ai pas menti, mais je n’ai pas tout dit". Elle avait eu la douleur de perdre son mari Serge Rousseau en 2007, agent et acteur de cinéma et père de sa fille Dominique, qui avait toujours été auprès d'elle dans les moments d'épreuve. Elle repose aujourd'hui à Ville-d'Avray auprès de lui.

 

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MARIE DUBOIS,  LA LUMINEUSEMARIE DUBOIS,  LA LUMINEUSE
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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


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