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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 09:10

le navire-est-voile-3 (Petit)                                                                                  

                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bienvenue sur ce blog, où je propose à votre curiosité plusieurs rubriques, dont celles des CINEMAS FRANCAIS, AMERICAIN, EUROPEEN et ASIATIQUE.

 

Vous trouverez également une rubrique dédiée aux   ACTEURS DU 7e ART  qui ont contribué, par leur talent, à confirmer le succès d'un film et à le rendre plus présent dans nos mémoires.

  

Une autre à mes BILANS CINEMATOGRAPHIQUES et aux articles panoramiques qui font état de l'impact d'un pays dans le monde du 7e Art.


  

Sans oublier celle des  REALISATEURS,  afin de vous entretenir de leur travail, de leur singularité, de leur apport au cinéma international et de leur rayonnement. 

 

 

DERNIERS ARTICLES PUBLIES ( cliquer sur leurs titres pour en prendre connaissance ) :

 


 

NICOLE KIDMAN - PORTRAIT
 

 

 

MAGIC IN THE MOONLIGHT de WOODY ALLEN  
 

 

 

 

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J'espère que cette diversité vous plaira. Chacun peut ainsi se promener à sa guise, selon sa curiosité et ses goûts. Bonne visite ! Et faites-moi part de vos commentaires. Ils seront les bienvenus.

 

Egalement mes articles sur mon nouveau blog  :   INTERLIGNE   

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 09:08
NICOLE KIDMAN - PORTRAIT

Nicole Kidman est née en 1967 à Honolulu d'un père biochimiste et d'une mère infirmière qui ont l'un et l'autre ardemment milité dans les années 60 contre la guerre du Vietnam et pour un monde meilleur. Lorsque Richard Nixon devient président des Etats-Unis, la famille Kidman, très engagée, se réfugie en Australie pour échapper au FBI. Nicole étudie dans les meilleurs pensionnats de Sidney et souhaite devenir journaliste ou simple globe-trotteuse, ses parents lui ayant inculqué le goût des voyages, mais elle aime aussi la danse, la peinture, la littérature, la photo et par-dessus tout la comédie. C'est en voyant Katherine Hepburn dans "The Philadelphia Story" qu'elle souhaite secrètement devenir actrice car, comme Hepburn, Nicole Kidman n'a peur de rien et peut tout plaquer par envie ou par devoir.  Elle le prouve en quittant sa famille à 17 ans pour aller vivre un grand amour adolescent à Amsterdam. L'aventure durera peu de temps, faute d'argent, et à son retour au bercail, elle abandonne à nouveau tout pour veiller sans relâche sur sa mère atteinte d'un cancer. Les années suivantes étant plus sereines, elle réalise enfin son rêve en s'imposant progressivement dans des feuilletons, téléfilms, courts métrages, tout est bon à prendre jusqu'à ce que Phillip Noyce, le réalisateur australien, lui propose un rôle dans "Calme blanc", un thriller qui se passe en mer et connait un succès mondial. A la suite de ce tournage, les studios américains lui envoient un billet de première classe pour venir défendre le film à Hollywood. Limousine, hôtel de luxe, succès naissant, début de reconnaissance internationale, la chance a frappé à sa porte et le rêve commence dont Nicole n'a aucun désir de s'éveiller...

 

Il se poursuivra avec la rencontre de Tom Cruise qui cherchait une comédienne pour "Jours de tonnerre" de Tony Scott, ainsi trouve-t-il son épouse et elle son Pygmalion. Elle devient donc madame Cruise, ce qui va lui faciliter la tâche pour faire sa place dans l'univers hollywoodien. De ce moment, sa carrière passe à la vitesse supérieure et elle enchaîne les films dont "Horizons lointains" de Ron Howard, mais décolle vraiment avec "Prête à tout" de Gus Van Sant qui lui offre le rôle d'une Miss Météo dévorante d'ambition qui utilise son amant pour supprimer son mari. Un rôle qui changera sa vie. Pour la première fois de sa carrière, c'est elle qui porte le film dans lequel elle fait preuve d'un sens aigu du comique. Un rôle sur mesure qui lui permet d'obtenir son premier Golden Globe et d'imposer son style, un subtil déséquilibre entre un contrôle travaillé et un abandon assumé.

 

Il est vrai que peu d'actrices hollywoodiennes ne montrent autant d'appétit pour des personnages qui ne les flattent pas, au physique et au moral, et  autant d'audace pour les interpréter, laissant en coulisses leur égo de star et leur coquetterie de femme. Dans "Portrait de femmes" de Jane Campion, elle est maltraitée par le machiavélique Malkovich, dans "Eyes Wide Shut" de Stanley Kubrick, elle fait l'apprentissage du libertinage, dans "Stoker" de Park Chan wook, elle a une relation torride avec le frère de l'assassin de son mari et dans "Paperboy" de Lee Daniels, elle se transforme en bimbo déjantée et joue une scène sexuelle d'un rare culot pour une star de la liste A. Rien n'est trop étrange pour la frondeuse Kidman. L'actrice sait alterner les films d'auteur et les superproductions américaines du genre "Australia" et cette stratégie est payante puisqu'elle obtient l'Oscar de la meilleure actrice en 2003 pour "The Hour" et trois Golden Globes. "J'adore le cinéma, mais je n'ai jamais voulu être une star. Ce que j'ai toujours voulu, c'est d'avoir la vie la plus riche, la plus variée, la plus baroque possible" - explique-t-elle. Mariée depuis neuf ans à Keith Urban, un roi de la country avec lequel elle a deux filles, Sunday Rose et Faith Margaret, elle partage son temps entre Nashville où elle habite, l'Australie où réside sa famille, Los Angeles où elle voit les deux enfants qu'elle a adoptés avec Tom Cruise et Hollywood où elle travaille. Kidman ne cesse pas de tourner. Après "Grace de Monaco" viendront "The Railway man" de Jonathan Teplitzky, puis "Paddington" de Paul King et "The Danish Girl" de Lasse Hallström. Nous n'avons pas fini de la voir  sur nos écrans dans cette diversité baroque qu'elle affectionne.

 

A propos du film sur Grace de Monaco, elle dit qu'elle n'aurait pas accepté ce rôle s'il n'avait consisté qu'à interpréter, une fois de plus, celui de la princesse sublime que nous connaissions. "Pour incarner un personnage à l'écran - dit-elle - il faut que j'entende sa voix et que cette voix me dise quelque chose. Celle de l'héroïne du film de Dahan m'a parlé parce que c'est celle d'une femme de conviction, d'une femme rigoureuse, responsable, fidèle à ses engagements. Dahan a situé le film en 1962 alors que la Principauté subit l'ire du général de Gaulle, qui coupe l'eau, l'électricité et ferme les frontières du Rocher lorsque Rainier décide de ne plus verser ses impôts à la France. J'ai bien aimé entrer dans ce personnage solidaire de son mari qui s'implique dans ce bras de fer, qui ne sait pas faire les choses à moitié, qui suit son instinct et ne calcule pas, au point de renoncer au cinéma." Ce film fut néanmoins boudé par le grand public. Ce qui n'a nullement ralenti la carrière d'une actrice qui compte parmi les valeurs sûres du 7e Art international. Récemment, elle a fait une apparition sensible et intelligente dans "Le Lion", sans maquillage et avec une authenticité qui m'a beaucoup séduite. Ce qui prouve qu'elle peut laisser de côté son rôle de star pour n'être qu'une femme chargée de transmettre une émotion. 

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous  

 

LISTE DES ARTICLES "LES ACTEURS DU 7e ART"

 

 

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NICOLE KIDMAN - PORTRAIT
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 10:55
MAGIC IN THE MOONLIGHT de WOODY ALLEN

En ces années 1920, les spectateurs de toutes les capitales du monde connaissent le célèbre prestidigitateur Wei Ling Soo ; mais peu savent que derrière le masque asiatique se cache le Britannique Stanley Crawford (Colin Firth), un rationaliste d’un scepticisme absolu qui n’a d’estime que pour lui-même et méprise ce qui relève de l’occulte. Pour lui, dès qu’on aborde aux rives de l’irrationnel, « tout est factice, des tables tournantes au Vatican, et au-delà ». Aussi, lorsque son ami Howard Burkan (Simon McBurney) l’invite à l’accompagner sur la Côte d’Azur pour y contrer une pseudo-voyante, Sophie Baker (Emma Stone) qui a fait tomber sous sa coupe une famille de ses amis, accepte-t-il bien volontiers le défi, certain de démasquer l’imposture en un tournemain, quand bien même cette imposture se dissimulerait sous l’enveloppe charmante d’une frêle jeune femme…Pour ce faire, il se fait passer pour un homme d’affaires du nom de Stanley Taplinger et aborde la mère et sa fille du haut de ses  invincibles convictions. Snob, docte et arrogant, il n’a pas de mal à introduire la contradiction mais, pour la première fois de son existence, il a à faire à plus malin que lui : Sophie Baker, avec l’aide de Howard Burkan, ne va pas tarder à le confondre ou du moins à le plonger dans une profonde confusion des valeurs…

 

 

Il est vrai qu’entre Woody Allen et la magie, c’est une vieille histoire d’amour qui remonte à l’adolescence. Outre une pièce de théâtre (l’Ampoule magique), la magie fait de fréquentes apparitions dans ses films, de « Stardust Memories » au «  Sortilège du scorpion de jade » en passant par « Comédie érotique d’une nuit d’été » et «  Alice ».  Pour le réalisateur, elle est évidemment un art de l’illusion qui permet de masquer, sous une aimable fantasmagorie, une réalité étouffante, mais également le signe d’une forme de nostalgie du surnaturel, comme un remords de ne pouvoir croire aux réalités invisibles qui permettraient de ré-enchanter le monde. Car, un peu comme Woody Allen, Stanley Crawford est un nietzschéen, mais un nietzschéen désappointé : savoir le ciel vide ne le comble pas d’aise, juste d’un pessimisme accablant. Devant un paysage sublime, quand on lui dit « C’est magnifique », il répond sombrement : « C’est éphémère. » Dès lors, puisque le scepticisme est une impasse malheureuse, ne serait-il pas préférable de s’adonner à « l’illusion féconde » et céder à la magie, ne serait-ce que la magie de l’amour ?

 

 

Avec son humour habituel et sa finesse d’esprit, le cinéaste pose de façon légère les questions les plus graves et nous assure des rebondissements les plus inattendus. Il reprend le fil d’or du très réussi «  Minuit à Paris » où le merveilleux faisait irruption dans le quotidien et où l’imagination parvenait à recolorer les décors les plus banals. L’illusion n’est-elle pas le meilleur atout que nous ayons pour rendre la réalité acceptable  et insuffler un peu d’attrait à nos vies ? C’est ce que semble découvrir son personnage Stanley Crawford qui lui ressemble comme un gant et que campe avec maestria Colin Firth, éblouissant de cynisme, de désinvolture et d’élégance. Rôle difficile cependant que celui d’un homme aussi épris de lui-même et aussi rugueux dans ses propos qu’une brosse à chiendent. Mais l’acteur le compose avec une subtilité qui épouse parfaitement celle de son metteur en scène. Servi par les superbes images de Darius Khonji, ce marivaudage délicieux, cette comédie pleine de verve aux dialogues ciselés pétille comme un champagne mordoré auquel s’ajoute une musique également du meilleur cru. Une seule réserve, je trouve Emma Stone un peu trop grimaçante. Elle n'était pas, selon moi, l'actrice idéale pour ce rôle.

Néanmoins, ne manquez pas ce mets de choix. On ne nous en propose pas si souvent…

 

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 09:31
JEANNE MOREAU

                          Jeanne Moreau aux César 2007. Mireille Ampilhac pour AlloCiné


                                                                                                              


Jeanne Moreau, plus de 60 ans de cinéma, un magnifique parcours qui a fait d'elle la  formidable interprète de quelques-uns des plus prestigieux metteurs en scène contemporains, nommons Louis Malle, François Truffaut, Bunuel, Antonioni, Fankenheimer, Losey, Peter Brook, sans oublier Orson Welles qui fit appel à elle à deux reprises pour Le Procès en 1962 et Falstaff en 1965 et disait, à son intention, qu'elle était "la meilleure actrice du monde". Sa carrière n'a été qu'une longue suite de succès, de coups de coeur, d'emballements et de travail, car il y a toujours, à la clé d'une telle réussite, un immense labeur et une grande exigence.

 

Fille d'une danseuse anglaise de music-hall et d'un père hôtelier français, elle est née à Paris le 23 janvier 1928. Après avoir vécu une partie de sa jeunesse à Vichy, elle poursuit des études secondaires à Paris et commence, sans en rien dire à ses parents, à suivre des cours de théâtre auprès de Denis d'Inès. Ses premiers pas sur les planches auront lieu au Festival d'Avignon en 1947 dans "La terrasse de midi". Six mois plus tard, elle intègre le Conservatoire, ce qui la conduira en 1960 à débuter à la Comédie Française dans " Les caves du Vatican " d'André Gide, mise en scène de Jean Meyer, où elle tient le rôle d'une prostituée. Elle y est déjà si remarquable qu'elle fait (elle, la débutante) la couverture de Paris-Match et reçoit les félicitations d'un écrivain, pourtant peu enclin aux louanges, Paul Léautaud, celui-ci ayant été frappé par son insolence et son indépendance d'esprit. Ainsi s'annonce une carrière qui fera d'elle l'une des muses de la Nouvelle Vague et l'égérie du monde des Lettres et des Arts. Car nul doute, cette amoureuse des livres et des beaux textes fut l'amie de nombreux écrivains. Parmi ceux-ci et celles-là, il y eut Tennessee Williams l'américain, Blaise Cendrars le poète, Paul Morand l'homme pressé, Nimier le jeune hussard et, enfin, deux femmes : Anaïs Nin et Marguerite Duras. Et n'oublions pas ses liens avec des personnalités comme Jean Vilar qu'elle suivra au TNP en quittant la Comédie-Française et sa rencontre avec Louis Malle qui lui ouvrira les portes de la renommée avec deux films où elle s'impose  comme l'une des grandes, dans le sillage d'une Simone Signoret : Ascenseur pour l'échafaud  (1957) et  Les Amants  (1958). Puis viendront Jules et Jim de Truffaut où elle chante une romance qui fera le tour du monde et quelques 130 films dont Le journal d'une femme de chambre de Bunuel et La Notte d'Antonioni qui, de toutes ses interprétations, sont celles que je préfère.

 

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Elle a également collectionné les récompenses les plus prestigieuses dont le Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes en 1960, le British Academy Award de la meilleure actrice étrangère pour La vieille qui marchait dans la mer (1991) de Laurent Heynemann, enfin elle a été élue membre de l'Académie des Beaux-Arts le 29 mars 2000, première femme à être gratifiée de cet honneur. Son entrée dans cette estimable assemblée fut justement saluée par le discours de réception de l'un de ses proches : l'impérial Pierre Cardin. La seule chose que je regrette de la part d'une femme aussi intelligente : qu'elle ait participé au remake des Rois Maudits, événement télévisuel que je me suis empressée d'oublier... Malgré son âge, elle avait conservé une activité étonnante, puisque dans le cadre des Atelier d'Angers, qu'elle pilotait de main de maître, elle avait aidé sept jeunes réalisateurs à se lancer dans l'aventure du long métrage, ce qui prouve qu'elle n'avait rien perdu de son enthousiasme et de sa passion pour le 7e Art. D'ailleurs, n'avait-elle pas assuré à maintes reprises -  le cinéma, c'est à la vie, à la mort. Aussi comment  la mort pouvait-elle menacer une immortelle ?

 

Retirée progressivement de la vie publique par le grand âge, elle avouait avoir vécu dans ses rôles des passions extraordinaires : " On dit toujours qu'en vieillissant les gens deviennent plus renfermés sur eux-mêmes, plus durs. Moi, plus le temps passe, plus ma peau devient fine, fine ... Je ressent tout, je vois tout." L'âge ne l'avait pas privé de sa vigilance. Elle sortait peu mais suivait l'actualité. C'est son aide ménagère qui l'a trouvée endormie pour toujours en ce matin du 31 juillet 2017. Adieu Jeanne.

 

Pour consulter ma critique d'Ascenseur pour l'échafaud et Jules et Jim, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA FRANCAIS

 

 

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JEANNE MOREAU
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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 10:06
Claude Rich ou la légèreté faite art

Il était la légèreté incarnée et a conservé toute sa vie son étonnante juvénilité, de même que cette grâce qui l’apparentait à un elfe et le rendait insaisissable, comme absorbé en permanence par une rêverie, ce qui ne l’empêchait nullement d’habiter et d’habiller ses rôles nombreux et divers d'un dosage savant de puissance et de fantaisie. Rappelons-nous qu’il fût au théâtre un Talleyrand extraordinaire de rouerie et de préciosité aristocratique. En réalité, il pouvait tout jouer à la scène comme à l’écran, tant ce stradivarius savait unir ironie et intelligence, malice et perspicacité. Son air juvénile cachait une connaissance de l’être humain nourrie par l’expérience et le recul qu’il savait prendre à l’égard des réalités de la vie. Claude Rich s’empressait de se moquer d’elle avant qu’elle ait eu le temps de se moquer de lui, semble-t-il. Cet homme, qui fuyait les mondanités, savait se ressourcer auprès de sa femme (comédienne elle aussi) dans leur maison de campagne, loin des intrigues et des modes volatiles, afin de nourrir ses rêveries, mûrir ses rôles, écrire - il fut l’auteur de trois pièces -  et s’évader vers des lointains imaginaires.

 

Né à Strasbourg le 8 février 1929, Claude Rich, orphelin tout enfant, éprouva très tôt le goût des beaux textes et de la scène et s’inscrivit au Conservatoire d’art dramatique de Paris où il se liera d’amitié avec Girardot, Belmondo, Marielle, Rochefort, Crémer, de joyeux drilles avec lesquels il saluera l’existence avec optimisme. Apte à tout interpréter et entièrement donné à son art, il est vite remarqué par les metteurs en scène et son palmarès sera aussi impressionnant par sa qualité que par sa diversité. Au théâtre, il jouera du Shakespeare comme du Sagan, du Musset comme du Vitrac, du Guitry comme du Brisville. Au cinéma, il débutera très fort avec « Les tontons flingueurs » et sera présent sur la pellicule d’un René Clair, d’un Renoir, d’un Deville, d’un Duvivier, d’un Chabrol, d’un Mocky, d’un Molinaro, d’un Truffaut, d’un Resnais, sachant inculquer à chacun de ses personnages son petit grain de folie, son élégance faussement désinvolte.

 

« Ce qui m’amuse » - disait-il - « c’est qu’on ne sache plus très bien si le personnage que j’interprète est gai ou triste, idiot ou intelligent, tendre ou moqueur, malade ou en pleine forme. (…) Je veux qu’on s’interroge, que le public se pose des questions, qu’il joue avec moi tandis que je joue avec mes partenaires. Le jeu doit être perpétuel. »

 

Aujourd’hui, Claude Rich est parti vers d’autres cieux avec cette légèreté qui savait se faire précise et nuancée, inoubliable et nécessaire. Il était le seul à la conjuguer ainsi sous toutes ses formes, sur toutes les octaves, à la rendre inoubliable et captivante. Bon vent pour cette nouvelle traversée des apparences, cher Claude Rich. Vous allez nous manquer…

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

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Claude Rich ou la légèreté faite art
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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 11:13
Mouchette de Robert  Bresson

Mouchette évolue dans un cadre miséreux, avec ses « galoches », ses vêtements troués, sa maison dans laquelle tout le monde cohabite et dort sur des matelas à même le sol. Vie compliquée encore par une mère malade, un père brutal, les soins au bébé. La jeune fille ne peut rien partager et s’enclôt derrière  un masque buté et de naïves rébellions. Sans misérabilisme, Robert Bresson décrit un monde de taiseux dans lequel la communication se résume à des gestes, des ordres ou des échanges d’argent, un monde déshumanisé constamment limité par des portes, des fenêtres ou des barrières et, pour celle qui prend les chemins de traverses, sœur en cela du braconnier, il n’y a pas d’issue. Rudoyée par sa maîtresse d’école, molestée par son père quand elle suit un jeune homme, violée, laissée seule par la mort de sa mère, elle vit un itinéraire sans issue et sans espérance. Mouchette, c’est celle qui va à rebours, cherche désespérément un abri (sous la table, sous un arbre, dans un talus) mais en vain ; celle aussi qui chante faux, la fausse note dans le concert des hommes.

 

Avec cet opus qui date de 1963, Robert Bresson, immense cinéaste, touche au spirituel ( avec lui Dieu n'est jamais loin ) comme dans la plupart de ses autres films, à travers une approche sociale. Il adapte de façon personnelle, dépouillée mais percutante, le roman de Bernanos ( ainsi qu’il le fît pour "Le Journal d'un curé de campagne" ), en donnant à l'oeuvre une dimension plus ample encore qui ne dessert nullement l'auteur catholique, et fait retentir de façon déchirante, le cri d'une adolescente à la dérive, qui voit son innocence s'enliser dans le mal. Son suicide est l'appel à l'aide, l'aspiration à un au-delà lavé des souillures du péché et de la mort, appel d'une jeune fille confrontée à la bêtise des adultes, à la souffrance de sa mère tuberculeuse, au désir bestial qui tue l'innocence, à la férocité d'un monde qui humilie l'enfance.

 

Film bouleversant qui plonge dans les méandres de l'âme humaine, Mouchette est l'incarnation de la douleur muette et de la solitude. Bresson fait admirablement parler l'image et les silences, de même qu'il s'attarde sur les visages, celui de la jeune actrice Nadine Nortier qui ferait pleurer les pierres. A la fin, après avoir été violée et avoir assisté à la mort de sa mère, Mouchette se revêt d'une robe blanche et s'en va vers l'étang célébrer ses noces avec la mort. Poignant.

 

Pour prendre connaissance de l'article que j'ai consacré à Robert Bresson, cliquer sur son titre :

 

ROBERT BRESSON OU UN CINEMA DE LA PERSONNE

 

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Mouchette de Robert  Bresson
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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 09:37
Ce qui nous lie de Cédric Klapisch

Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces trois jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent.

Ce qui nous lie de Cédric Klapisch

Sur ce thème sympathique de la transmission et de l'enracinement, Cédric Klapisch  nous offre un opus très différent de sa production  précédente  "L'auberge espagnole", soit une saga familiale qui épouse le rythme des saisons, de même qu'un éloge touchant du terroir. En effet, les liens, qui unissent indéfectiblement les hommes à leur famille et à la terre qui les façonne tout autant qu'ils la façonnent, est le point culminant du film. Juliette, Jean et Jérémie, ces enfants du vignoble, très bien interprétés par de jeunes comédiens Ana Girardot, François Civil et Pio Marmaï, sont tout autant unis par des liens ancestraux que par celui de la terre, cette vigne à laquelle ils vont consacrer leurs efforts et leur savoir-faire dans un souci constant d'excellence. Un joli film qui pointe le doigt sur l'alliance qui s'établit entre un lieu et une jeunesse prête à beaucoup sacrifier pour assurer et perpétrer son ancrage avec le monde viticole. On n'attendait pas Cédric Klaspich dans ce registre qui met en valeur le sentiment d'appartenance à la terre et le retour aux sources d'une génération déjà en phase avec le cosmopolitisme. Une agréable bonne surprise.

 

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Ce qui nous lie de Cédric Klapisch
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 10:50
Shutter Island de Martin Scorsese

En 1954, une femme placée dans le centre de détention psychiatrique de Shutter Island disparaît. Elle s'appelle Rachel Solando et est une meurtrière extrêmement dangereuse. Deux officiers du corps fédéral des marshals, Teddy Daniels et Chuck Aule, quittent alors Seattle pour enquêter sur place. Ils découvrent l'île humide et brumeuse où se trouve cet hôpital-prison d'un genre très particulier. Très vite, Teddy Daniels comprend que le personnel de l'établissement cache quelque chose. Seul indice dont il dispose : un bout de papier sur lequel est griffonnée une suite de chiffres entrecoupée de lettres...

 

Un scénario qui va mettre d’emblée en cause l’équilibre même de l’enquêteur  (admirablement interprété par Léonardo Di Caprio) dans un labyrinthe de la folie et de la douleur où de misérables personnages achèvent leur existence au cœur d’un délire hallucinatoire habilement provoqué, afin que ceux-ci disparaissent du monde des vivants et soient  à jamais irrécupérables. Inspiré du roman à succès de Dennis Lehane, cet opus brillant joue sur les nerfs en permanence, grâce à un climat fort bien entretenu entre faux-semblants et réalités ténébreuses qui ne cessent de déstabiliser le spectateur. Du grand art développé par une mise en scène habilement élaborée où les rebondissements psychologiques sont à la fois crédibles et intelligents.

 

A défaut de faire jaillir la vérité dans son enquête, Teddy Daniels plonge dans ses propres abîmes et découvre l’ambiguïté des siennes. Servi par l’imagerie soignée de Robert Richardson où l’ombre et la lumière stimulent l’imaginaire et soulignent les symboles de cette fiction à plusieurs paliers, « Shutter Island » est un polar mental d’une efficacité redoutable qui brise les codes de l’espace et du temps, du vrai et du faux grâce à une fiction habile qui repose sur une constante perte de repères. Un film, dont l’irréalité est devenue le noyau dur de la réalité. Etonnant.

 

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Shutter Island de Martin Scorsese
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 10:25
Talons Aiguilles de Pedro Almodovar

C'est sans doute avec "Talons aiguilles" en 1992 qu'Almodovar trouve la consécration. Il s'agit avec ce film d'une évolution enfin apaisée qui correspond à une plus grande stabilité de la part du réalisateur. On y sent poindre d'ailleurs plus de mélancolie, d'amertume et de regrets, et une sorte de désenchantement lucide a envahi la pellicule. Après des années passées à l'étranger, une chanteuse Becky Del Paramo revient à Madrid, se sachant atteinte d'une grave maladie cardiaque et y retrouve sa fille Rebecca qu'elle a sacrifiée à sa brillante carrière et perdue de vue depuis sa petite enfance. Rebecca est aujourd'hui une jeune femme active, présentatrice d'un journal télévisé et épouse d'un directeur de chaîne, Manuel, qui fut autrefois l'amant de Becky et dont la maîtresse en vogue est désormais Isabel. Tiraillée entre son amour et sa rancune à l'égard de cette mère si absente, Rebecca se console auprès d'un travesti. Peu après, Manuel est assassiné et le juge Dominguez convoque les trois suspectes : Becky, Rebecca et Isabel. Le soir même, Rebecca annonce au journal télévisé qu'elle est la meurtrière. Mais sa mère, bouleversée par cette révélation et consciente de sa dette envers sa fille, décide d'endosser la responsabilité du crime. Elle mourra peu après, s'étant réconciliée avec elle et toutes deux ayant trouvé enfin la voie de l'apaisement qui permettra à Rebecca d'entrevoir son avenir plus sereinement.

 

Ce thème avait déjà été abordé par Bergman dans sa poignante "Sonate d'automne", mais avec Almodovar l'intrigue se plait à flirter avec l'émotion véhiculée par les personnages en plein conflit intérieur autant qu'avec le burlesque et le polar, sans que ce mélange nuise vraiment à l'unité du narratif. Voilà donc un drame qui se laisse gagner par des situations hilarantes et par une verve insolente et iconoclaste chère au cinéaste. Celui-ci ne craint pas de secouer ses images dans un shaker et à utiliser au mieux le talent de ses actrices: Abril et Parades. Une des œuvres marquantes du réalisateur espagnol.

 

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Talons Aiguilles de Pedro Almodovar
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 09:04
Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet

En 1914, Mathilde, âgée de 19 ans, est fiancée à Manech. Mais celui-ci part au front et comme des millions d'autres meurt au champ d'honneur. C'est écrit noir sur blanc sur l'avis officiel. Cependant Mathilde se refuse à l'admettre. Si Manech était mort, elle l'aurait senti, elle l'aurait su. Ainsi se raccroche-t-elle à son intuition et, de faux espoirs en incertitudes, parvient à démêler l'écheveau et à retrouver la trace de l'homme qu'elle aime.

 

Inspiré du roman de Sébastien Japrisot, prix Interallié, ce film de Jean-Pierre Jeunet ( 2004 ) sait rendre l'enfer des tranchées sans tomber dans l'effusion de sang et de cadavres. La mise en scène brillante, parfois lyrique, ne cède pas non plus à l'ostentatoire et cela mérite d'être souligné. Travaillé dans des couleurs aux tons nuancés, les images esquissent une palette d'impressions agréablement contrastée et restituent une époque soigneusement stylisée par l'auteur. Mais ce ne serait là qu'une oeuvre d'illustrateur, s'il n'y avait le regard singulier posé par lui sur un univers qui épouse pleinement la vision du personnage principal, celui de Mathilde, admirablement interprété par Audrey Tautou, qui se livre, ou plutôt s'abandonne tout entier, aux puissances de l'imaginaire. Par ailleurs le film confirme l'immense talent de deux autres comédiennes : Jodie Foster et Marion Cotillard. Un film réussi qui ne manque pas de beauté et séduit, sans parvenir à émouvoir totalement.

 

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Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet
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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


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