Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 08:39

le navire-est-voile-3 (Petit)                                                                                  

                         

Bienvenue sur ce blog, où je propose à votre curiosité plusieurs rubriques, dont celles des CINEMAS FRANCAIS, AMERICAIN, EUROPEEN et ASIATIQUE.

 

_4016234704 - Petit-.jpg

Vous trouverez également une rubrique dédiée aux   ACTEURS DU 7e ART  qui ont contribué, par leur talent, à confirmer le succès d'un film et à le rendre plus présent dans nos mémoires.

  

Une autre à mes BILANS CINEMATOGRAPHIQUES et aux articles panoramiques qui font état de l'impact d'un pays dans le monde du 7e Art.


  

Sans oublier celle des  REALISATEURS,  afin de vous entretenir de leur travail, de leur singularité, de leur apport au cinéma international et de leur rayonnement. 

 

 

DERNIERS ARTICLES PUBLIES ( cliquer sur leurs titres pour en prendre connaissance ) :

 

 

LA VENGEANCE DANS LA PEAU de PAUL GREENGRASS   (  ce soir sur TF1 à 23h45  )
 
 
 

 

 

       Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr

  

Aventurier Films  Les Acacias  Action Cinémas / Théâtre du Temple  Films sans Frontières

 

Pour obtenir la liste complète des articles de chaque rubrique, cliquer sur les liens ci-dessous :  

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA FRANCAIS 

LISTE DES FILMS DU CINEMA EUROPEEN ET MEDITERRANEEN     

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN  

LISTE DES FILMS DU CINEMA ASIATIQUE   

LISTE DES ARTICLES - REALISATEURS DU 7e ART  

LISTE DES ARTICLES - ACTEURS DU 7e ART  

LISTE DE MES BILANS CINEMATOGRAPHIQUES   

 

 

Truffaut.jpg   Charlie-Chaplin.jpg   Visconti.jpg   Won-kar-Wai.jpg  

 

J'espère que cette diversité vous plaira. Chacun peut ainsi se promener à sa guise, selon sa curiosité et ses goûts. Bonne visite ! Et faites-moi part de vos commentaires. Ils seront les bienvenus.

 

Egalement mes articles sur mon nouveau blog  :   INTERLIGNE   

 et ma collaboration avec   :

 

Agoravox      CINESPAGNE      ESPRITS LIBRES           

IDEOZ       SensCritique      SITE FACEBOOK

 

 130-331 01 Catherine Deneuve-jeune-  rouge-clown-Giulietta Masina--strada-grand 


   Henry Fonda 6635_130564850760.jpg ce.jpgMichel-20Serrault.jpg 

 

Published by Armelle BARGUILLET - dans ACCUEIL
commenter cet article
28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 08:36

                  Affiche américaine. Universal Pictures  Affiche teaser américaine. Universal Pictures

                

Le héros de La vengeance dans la peau  nous avait habitué à l'action dans les deux précédents films de cette trilogie qui a révolutionné le cinéma d'aventure grâce à un ton résolument réaliste, une quasi-absence d'effets spéciaux, une grande nervosité de mise en scène, un rythme qui ne faiblit jamais et un personnage principal, ce fameux Jason Bourne, amnésique, d'une profondeur inhabituelle qui tente à la fois de découvrir les clés de son passé et de s'en libérer. Le jeu sobre et intense de Matt Damon fait à nouveau beaucoup pour le succès de ce troisième opus, présenté comme étant l'ultime... mais qui nous dit qu'on ne verra pas d'ici quelques années revenir le fringant héros, tempes grisonnantes et moral d'acier pour nous faire part d'une maturité gagnée au pas de charge ?

 


Tout comme la mise en scène formidablement tendue de Paul Greengrass, l'auteur du brillant second volet, qui suit son héros de Moscou à New-York, de Madrid à Tanger, sans lui laisser ( et pas davantage à nous spectateurs ) le temps de souffler. Cette fois Jason Bourne s'essaie à découvrir, malgré la noria de tueurs lancée à ses basques, le comment et le pourquoi qui l'ont transformé en machine à tuer. C'est la quête d'un passé qui ne parvient ni à justifier le présent, ni à favoriser l'avenir, que le personnage s'évertue à comprendre. En sorte que l'espion amnésique n'en finit pas d'en faire voir de toutes les couleurs aux employés véreux de la CIA. Un bon moment assuré par un film qui ne trahit pas ses promesses et se laisse regarder avec beaucoup de plaisir. Egal à lui-même, Matt Damon est un excellent Jason Bourne, astucieux, ardent, courageux, il crève littéralement l'écran, nous emporte dans sa course folle et ne nous lâche plus. Le film grand public par excellence.

 

Pour consulter la liste complète des articles de la rubrique CINEMA AMERICAIN, cliquer sur le lien ci-dessous :

 


LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

 

                      Matt Damon. Paramount Pictures France

 

 

Published by Armelle BARGUILLET - dans CINEMA AMERICAIN & CANADIEN
commenter cet article
9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 08:54
Genius de Michael Grandage

Maxwell Perkins (Colin Firth), éditeur à New-York, a le don pour flairer les grands auteurs. Il publie Francis Scott Fitzgerald, puis Ernest Hemingway. Un jour, le jeune Thomas Wolfe (Jude Law) franchit sa porte avec un imposant roman qui a été refusé par tous mais qui semble bien marqué du signe du génie. Une amitié inattendue va naître entre ces deux hommes qu’une seule chose rassemble : l’amour des mots.

 

 

Une histoire vraie que Michael Grandage conte sans innover mais avec une sensibilité de bon aloi. Si Jude Law a tendance à cabotiner en interprétant cet écrivain torrentiel et insupportable, histrion non dénué de génie qui stigmatise les écrivains tourmentés, Colin Firth est, comme à son habitude, d’une grande sobriété et joue avec beaucoup de naturel un homme déchiré entre sa vie privée et son métier d’éditeur qu’il assume comme un sacerdoce. Ce film est en quelque sorte un hommage à l’art littéraire, à la puissance poétique des mots qui transfigure le réel et nous donne à voir un monde où l’exigence est toute entière focalisée sur la transmission et la transposition. Un régal. 

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA AMERICAIN, cliquer  ICI

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

Genius de Michael Grandage
Genius de Michael Grandage
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA AMERICAIN & CANADIEN
commenter cet article
14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 10:44
Love & Friendship de Whit Stillman


Angleterre, fin du XVIIIe siècle : Lady Susan Vernon est une jeune veuve dont la beauté et le pouvoir de séduction font frémir la haute société. Sa réputation et sa situation financière se dégradant, elle se met enquête de riches époux, pour elle et sa fille adolescente. Épaulée dans ses intrigues par sa meilleure amie Alicia, une Américaine en exil, Lady Susan Vernon devra déployer des trésors d'ingéniosité et de duplicité pour parvenir à ses fins, en ménageant deux prétendants : le charmant Reginald (Xavier Samuel) et Sir James Martin (Tom Bennet, parfait en gentil benêt), un aristocrate fortuné mais prodigieusement stupide…

 

 

Après une présentation un peu longue des personnages qui n’apporte rien au film, nous entrons dans une histoire simple mais enrichie par une mise en scène soignée, une interprétation remarquable et surtout des dialogues d’une pertinence jubilatoire qui plongent au cœur d’une époque qui ne manquait ni de perversion, ni de sagacité. Ici les femmes ont le beau rôle, elles savent manœuvrer avec l’audace, la subtilité, l’à-propos qui ne déparerait pas aujourd’hui dans les couloirs de l’Union Européenne. Au cœur de cette petite société  aisée de la vieille Angleterre règne une femme d’esprit, belle et pleine de ruse et de convoitise : Lady Susan Vernon (éblouissante Kate Beckinsale). Derrière une apparente futilité, cette maîtresse femme habile et sans arrogance – ce qui au final rend le personnage plutôt sympathique – mène son monde d’une main gantée de velours. Elle nous prouve combien la finesse psychologique permet d’exercer sur autrui un pouvoir de manipulation dont notre classe politique ne cesse de s’inspirer, le charme en moins. Tout n’est-il pas question de dosage dans l’action et surtout dans  les propos où s’unissent à merveille cynisme et  malignité. Cette romance piquante est un régal grâce aux dialogues d’une cruauté évidente et d’une perfidie teintée de politesse et d’élégance oratoire, ce qui donne goût et saveur au breuvage. Nous sommes loin d’un autre film tout aussi bavard où les propos étaient, hélas, d’une vulgarité et d’une pauvreté affligeante : je parle de "Carnage" de Roman Polanski.

 

         

Après cinq longs métrages en 26 ans et cinq longues années d’absence, le metteur en scène  Whit Stillman nous revient avec un opus très honorable, comédie bien troussée, inspirée d’un court roman « Lady Susan », d’une auteure, Jane Austen qui, connaissant bien la société de son temps, en rend ici l’écho cinématographique d’autant plus saisissant. Une belle réussite servie par une distribution épatante, une musique d’accompagnement agréable et une mise en scène qui, sans être innovante, met en valeur la parfaite reconstitution de l’époque.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA EUROPEEN, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

Love & Friendship de Whit Stillman
Love & Friendship de Whit Stillman
Love & Friendship de Whit Stillman
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA EUROPEEN & MEDITERRANEEN
commenter cet article
13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 07:40
Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick

William et Alice forment un couple idéal : beaux, riches, ils s’aiment et vivent à Manhattan où ils fréquentent la haute société. Mais cédant à la jalousie, le couple glisse progressivement dans une errance initiatique et inquiétante et va se laisser happer par un milieu ambigu, un univers social tissé de faux-semblants et traversé de scènes ésotériques où se dilue progressivement la réalité des choses et permet au metteur en scène de  créer un climat d’une étrange intemporalité. Tout l’intérêt de l’opus est de placer le spectateur dans une constante et progressive expectative.

 

 


Kubrick s’accorde une grande liberté de ton et d’images comme dans les écrits freudiens et laisse la part belle à l’imagination et à l’interprétation de chacun des spectateurs. « Eyes Wide Shut » développe moins une intrigue qu’une ouverture sur un univers des possibles : nous voyons défiler dans un mélange souvent inextricable les séquences réelles et celles fantasmées de perversions diverses, sans que l’un des niveaux vienne prendre l’avantage sur l’autre. L’intrigue est conçue de telle façon qu’elle ne s’oriente jamais dans une direction précise et se contente de suggérer des possibilités d’interprétation : une silhouette inquiétante apparue au coin d’une rue fait écho au polar, tandis qu’une étrange cérémonie de masques s’imprègne de tons fantastiques. Cette composition « en arc-en-ciel » - est rendue possible grâce à la sobriété délibérée de l’esthétique : qu’il s’agisse du code chromatique ou de l’éclairage, généralement intégré au décor, aucun effet ne tombe dans l’outrance et nous autorise d’autant plus aisément  à pénétrer dans l’intimité d’un couple, de mieux comprendre les ressorts intimes de ses actes et de partager l’étrangeté d’un désir ou d’un fantasme, en ayant à l’esprit l’idée que le cinéma est bien l’univers de l’illusion et des mirages et que tous les possibles peuvent y être convoqués.

 

 

Dans des rôles, où ils sont constamment  - et crescendo -  les proies de l’épouvante, Nicole Kidman et Tom Cruise sont très convaincants.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA AMERICAIN, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick
Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick
Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick
Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA AMERICAIN & CANADIEN
commenter cet article
4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 10:49
Tess de Roman Polanski

 Dans l’Angleterre du XIXe siècle, un paysan du Dorset, John Durbeyfield (John Collin), découvre par hasard qu’il est le dernier descendant d’une grande famille d’aristocrates qui remonte à Guillaume le Conquérant. Motivé par le profit qu’il pourrait tirer de cette noblesse ensevelie à jamais sous ses dalles de pierre, Durbeyfield envoie sa fille aînée, Tess (Nastassja Kinski) se réclamer de cette parenté chez la riche famille des d’Urberville qui a acheté le nom et les titres. Le jeune Alec d’Urberville (Leigh Lawson), charmé par la beauté de cette adolescente qui dit être sa cousine, accepte de l’employer et met tout en œuvre pour la séduire. Tess finit par céder aux avances d’Alec et, enceinte, retourne chez ses parents où elle donne naissance à un enfant qui meurt peu de temps après. 

 


Fuyant la pauvreté des siens et la honte qui l'accable, elle quitte son village et trouve un emploi dans une ferme laitière où personne ne connaît son malheur. Elle y rencontre son véritable amour : un fils de pasteur nommé Angel Clare (Peter Firth). Ce dernier, croyant que Tess est une jeune paysanne innocente, tombe éperdument amoureux d’elle et, malgré l’abîme financier qui les sépare, la demande en mariage. Mais, lorsque celle-ci lui avoue qu’elle a été victime d’un viol et a eu un enfant, il la quitte pour partir au Brésil, ne pouvant supporter que sa jeune femme ne soit pas la vierge pure qu’il imaginait. Abandonnée, Tess se verra dans l’obligation de céder aux propositions d’Alec qui la sauve de la misère ainsi que sa mère et ses frères et sœurs mais ne lui offre qu’une existence de luxure et de compromis. Cela, jusqu’au moment où Angel, repenti, revienne et tente de se faire pardonner. Mais il est…trop tard.

 

 

La restauration numérique récente rend ses couleurs d’origine à ce film splendide, l’un des plus beaux de Roman Polanski, dont les images ne cessent d’évoquer les peintures ombrées de Turner et dont l’histoire reste fidèle au roman victorien de Thomas Hardy " Tess d'Urberville". Cette oeuvre classique de la seconde partie du XIXe siècle se situe dans la lignée d’une « Madame Bovary » ou d’une « Anna Karénine » par la complexité de destins hors normes et le romantisme qui les habite et parce que le personnage de Tess illustre la fragilité des femmes pauvres en un temps où aucune loi n’était sensée les protéger.

 

 

Ce film est dédié à Sharon Tate, la première épouse de Roman Polanski, assassinée sauvagement par la secte de Charles Manson en 1969, qui avait suggéré à son mari de lire le roman de Thomas Hardy et d’en faire une adaptation cinématographique. Cet opus est par conséquent un hommage à cette jeune femme. L’incrustation « To Sharon » défile à l’écran alors que danse un cortège de jeunes filles aux sons d’un orchestre campagnard, évoquant le charme émouvant de ces jeunes filles en fleurs. La musique de Philippe Sarde, parfaitement adaptée à l’histoire, ajoute une note de mélancolie à la beauté sublime de la mise en scène et des paysages de la vieille Angleterre, bien que le film ait été tourné en grande partie en Normandie. Celui-ci ne reçut pas moins de 3 César dont celui de la Meilleure actrice pour la toute jeune Nastassja Kinski, alors âgée de 17 ans, de 3 Oscar dont celui du Meilleur film et de 2 Golden Globe, c’est dire l’enthousiasme qu’il suscita à sa sortie en salles pour la simple raison que l’histoire, la mise en scène, l’interprétation sont admirables. Une mention particulière pour Nastassja Kinski qui, malgré son jeune âge, sut donner, avec une gravité touchante, visage et corps à cette jeune fille naïve mais infiniment courageuse qui assumera son destin avec une dignité bouleversante et une sorte de pulsion sacrificielle. Elle est Tess dans sa beauté et sa résignation héroïque. La scène où elle mange une fraise offerte par son soi-disant cousin et celle où elle essaie de siffler pour charmer les poules de la châtelaine dégagent une sensualité profonde et une grâce inouïe.

 

 

« J’ai toujours voulu tourner une grande histoire d’amour » - confiera le cinéaste. Et il ajoute : « Ce qui m’attirait également dans ce roman, c’était le thème de la fatalité. Belle physiquement autant que spirituellement, l’héroïne a tout pour être heureuse. Pourtant le climat social dans lequel elle vit et les pressions inexorables, qui s’exercent sur elle, l’enferment dans une chaîne de circonstances et la conduisent à un destin tragique. »

 

 

Roman Polanski a magistralement adapté ce roman au 7e Art et a su en faire une œuvre d'évocation picturale d'une rare perfection, où les personnages se meuvent dans une Angleterre reconstituée avec ses ombres et ses lumières, sa grandeur et ses misères, ses ténèbres aussi, et la fraîcheur perdue d’une jeunesse oubliée. Splendide.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA EUROPEEN, cliquer  ICI
 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

Tess de Roman Polanski
Tess de Roman Polanski
Tess de Roman Polanski
Tess de Roman Polanski
Tess de Roman Polanski
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA EUROPEEN & MEDITERRANEEN
commenter cet article
20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 11:14
Arletty, la voix des faubourgs

Elle était gavroche et insolente, aujourd’hui elle figure comme une des légendes du 7e Art français pour avoir tenu la vedette dans quelques-uns de nos plus grands chefs-d’œuvre : « Hôtel du Nord », « Les visiteurs du soir », « L’assassin habite au 21 » et surtout « Les enfants du paradis ». Si au-delà des aléas de sa vie et de sa carrière, elle parvint à marquer les esprits, c’est parce qu’elle a eu – comme Henri Jeanson, son dialoguiste préféré – le sens de la répartie et la verve des filles du faubourg qui apprennent la vie sur le tas et ont l’élégance de ne jamais renier leurs origines. « La vie m’a détachée du peloton, mais je n’oublie pas que je viens de ce peloton » - disait-elle avec cet instinct indéfectible de la liberté de ton et d’expression qui la caractérisait.

 

Pour incarner une population, ou plutôt un peuple, rien ne vaut d’en avoir traversé les strates sociales et d’avoir évolué du plus bas au plus haut sans se renier, de conserver envers et contre tout cet esprit français que l’actrice brandissait comme un drapeau et qui lui collait à la peau. Frondeuse et volontiers anarchiste, Arletty était née Léonie Bathiat le 15 mai 1898 à Courbevoie : Courbevoie, patrie des blanchisseuses-repasseuses, repasseuses à l’argot savoureux, souligne-t-elle dans ses souvenirs. Sa mère est d’ailleurs blanchisseuse et son père ajusteur, puis chef d’équipe, chez l’ancêtre de la RATP. Son premier amoureux, baptisé « Ciel », tombera au champ d’honneur le 15 août 1914 et, désespérée, elle écrira : « C’est décidé, je ne me marierai jamais ; je n’aurai pas d’enfant. Ni veuve de guerre, ni mère de soldat ». Deux ans plus tard, son père décède, écrasé par un tramway. Il lui faut désormais travailler. Très belle, elle devient mannequin chez Poiret jusqu’à ce que, lassée de jouer les belles de jour, elle démissionne, d’autant que l’un de ses admirateurs lui a remis une lettre de recommandation à l’adresse des directeurs de théâtre. Passant devant celui des Capucines, elle entre, chante un refrain, est embauchée d’emblée et prend le nom de scène d’Arletty dans une revue parfaitement idiote, soulignera-t-elle, toujours lucide. Mais dans la salle, il y a des personnalités prestigieuses : Colette et Willy, Anna de Noailles, Boni de Castellane, Robert de Flers qui la remarquent, aussi va-t-elle multiplier les rôles avec un succès croissant car elle est intelligente et a l’art de capter l’attention par son physique, sa voix et sa gouaille. Elle débute ainsi en 1930 et tourne dans 25 premiers films dont « Pension Mimosas » de Feyder, « Faisons un rêve », « Désiré » et « Les perles de la couronne » de Guitry. En 1938, Marcel Carné lui offre sa chance  en lui proposant le rôle de Mme Raymonde, la prostituée au verbe haut de « Hôtel du Nord ». Son duo avec Louis Jouvet et la célèbre réplique « atmosphère » emportent l’adhésion du public. Dès lors, elle accède à la tête d’affiche dans « Fric-Frac », « Le jour se lève » de Carné/Prévert où elle forme un couple mythique avec Jean Gabin. Elle devient même l’actrice la mieux payée du cinéma français et déplace des foules dans les salles obscures.

 

Mais l’occupation sera son chant du cygne. Après avoir tourné « Madame Sans-Gêne », « Les visiteurs du soir » et « Les enfants du paradis » où elle prête sa silhouette  à l’inoubliable Garance, elle commet l’erreur fatale de tomber amoureuse d’un officier allemand et ne s’en cache pas, s’affichant à son bras dans les endroits où il ferait bon ne pas être vue. A un indiscret qui lui demande si elle est gaulliste, elle répond tout à trac : « Non gauloise ». Enceinte de son bel officier, elle se fait avorter mais ne reniera jamais cette romance douloureuse qui sera certainement son plus grand amour. En août 1944, son nom figure sur la liste des condamnés à mort diffusée par la BBC. Elle refuse cependant de fuir en Allemagne et se fait arrêter. A un enquêteur qui lui demande comment elle se sent, elle rétorque : « Pas très résistante ». Après un an d’assignation à résidence et deux ans de procédure, elle s’en sort avec un blâme mais sa carrière en subira fatalement les conséquences. Heureusement elle revient au théâtre dès 1949 dans « Un tramway nommé désir » et jouera par la suite du Achard, du Tennessee Williams, du Félicien Marceau, du Cocteau, jusqu’à ce qu’une terrible épreuve la frappe : elle perd la vue. Garance est désormais plongée dans le noir et ne connaitra plus de 1966 à 1992, année de sa mort, que les séances de lecture et les promenades au bras de ses amis ou de sa dame de compagnie, toujours digne et pleine d’esprit car Arletty s’en tiendra à cette ironie et cette pudeur naturelle qui masquent la douleur et, ce, jusqu’à ses fins dernières.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE d'ACCUEIL

 

 

Arletty, la voix des faubourgs
Arletty, la voix des faubourgs
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 10:37
Mélanie Laurent, une vie devant et derrière la caméra

Mélanie Laurent est une actrice et une réalisatrice qui m’intéresse depuis ses débuts. Elle dégage quelque chose de positif et de déterminé malgré sa fragilité apparente et sa grâce naturelle. De son regard profond et interrogatif, elle contemple le monde avec autant d’intérêt que d’incertitude. Elle me plaît. Sous ses traits délicats, finement ciselés, se cache une personnalité authentique et forte, force qu’elle a prouvée en passant très vite derrière la caméra afin d’être plus créative encore que devant et de réaliser des films qu’elle écrit elle-même selon sa sensibilité et ses convictions. Car des convictions, elle en a et entend les partager.

 

Mélanie Laurent est née à Paris en 1983 d’une mère professeur de danse et d’un père comédien spécialisé dans le doublage et a suivi sa scolarité à Vincennes au lycée Hector Berlioz. C’est Gérard Depardieu qui la remarquera alors qu’elle accompagne une amie sur le tournage d’ « Astérix et Obélix contre César » et lui fait jouer un petit rôle dans « Un pont entre deux rives » face à Carole Bouquet et Charles Berling. Ce seront ensuite « Embrassez qui vous voudrez » de Michel Blanc, puis le téléfilm « Jean Moulin, une affaire française » réalisé par Pierre Aknine.

 

Mais c’est dans « Le concert » de Radu Mihaileanu  qu’elle est vraiment consacrée en tant qu’actrice dans le très beau rôle de la violoniste qu’elle tient avec infiniment de sensibilité. En 2010 commence sa carrière de chanteuse et en 2011 elle est nommée maîtresse de cérémonie au Festival de Cannes. La même année sort son premier long métrage comme réalisatrice « Les adoptés » - ( voir ma critique en cliquant  ICI ) où elle fait déjà preuve d’une étonnante maturité. Ses engagements pour l’écologie vont suivre et elle ne tarde pas à rejoindre la campagne Fish Fight contre les rejets de poissons en mer. En 2013, elle s’éloigne des grandes productions cinématographiques pour le cinéma d’auteur où vont ses préférences et réalise son second long métrage « Respire » - ( lire mon article en cliquent  LA ) où sa maitrise s’affirme avec brio autant comme scénariste que comme directrice d’acteurs. En 2015, elle est à l’affiche de « By the sea », écrit et réalisé par Angelina Joly et d’ « Eternité » de Tran Anh Hung où elle donne la réplique à Bérénice Béjo et Audrey Tautou. Enfin, toujours la même année, elle participe avec Cyril Dion au documentaire qui dépassera le million d’entrées en France : « Demain » et sera primé au Festival de Cannes comme meilleur documentaire. Ce film se compose de cinq volets thématiques et propose des solutions concrètes aux innombrables problèmes que nous rencontrons sur le plan social et environnemental, avec des exemples positifs dans dix pays qui tentent, à titre expérimental, des solutions appropriées. Un film qui confirme les engagements de cette jeune femme exigeante et attentive aux difficultés récurrentes de notre temps.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

Mélanie Laurent, une vie devant et derrière la caméra
Mélanie Laurent, une vie devant et derrière la caméra
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 09:47
Retour chez ma mère d'Eric Lavaine

 A 40 ans, Stéphanie, divorcée, au chômage, est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts : à elle les joies de l’appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de scrabble endiablées et des précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie… Chacune va devoir faire preuve, vis-à-vis de l’autre, d’une infinie patience, car mère et fille ont goûté depuis longtemps à leur indépendance et cette cohabitation va mettre les nerfs de chacune à rude épreuve.  Et lorsque le reste de la fratrie débarque pour un dîner, règlements de compte et secrets de famille vont se déchaîner de la façon la plus jubilatoire. Mais il est des explosions salutaires. Bienvenue dans un univers à haut risque : la famille !

 

Le titre, à lui seul, résume l’histoire : Stéphanie (Alexandra Lamy), architecte, a fait couler son entreprise en vendant ses services à un client véreux  présenté par une amie sans scrupule. Séparée de l’homme qui lui a donné un fils, étranglée financièrement, en froid avec son frère et sa sœur, la jeune femme n’a d’autre choix que de retourner vivre chez  maman, ce qui ne l’emballe qu’à moitié. Sa mère, c’est  Jacqueline (Josiane Balasko), une sympathique sexagénaire qui ne connaît rien aux nouvelles technologies, écoute Francis Cabrel à longueur de journée et joue au scrabble par téléphone avec ses amies. Ce tête-à-tête ne va pas manquer de piquant et susciter des scènes inattendues et très drôles car chacune de ces deux femmes a, des situations qui se présentent, une lecture totalement opposée.

 

Les précédents films d'Eric Lavaine n’avaient pas totalement gagné l’adhésion du public, aussi celui-ci, bien écrit, bien réalisé, est-il une agréable bonne surprise. En effet, cette comédie à quiproquos se situe plutôt sur le registre de la finesse et traite des incompréhensions familiales avec doigté et un savant dosage d’humour et d’émotion, sans trop en faire néanmoins. Et puis les deux actrices sont formidables, très justes dans leur interprétation de mère et de fille. Elles portent le film avec une décontraction et un naturel bluffant. Sans prétendre apporter rien de nouveau au genre, « Retour chez ma mère » est un plaisant divertissement tissé de formules et de situations qui sonnent justes et nous assure une heure trente de scènes de la vie ordinaire dénuées de toute vulgarité. 

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA FRANCAIS, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

Retour chez ma mère d'Eric Lavaine
Retour chez ma mère d'Eric Lavaine
Retour chez ma mère d'Eric Lavaine
Retour chez ma mère d'Eric Lavaine
Retour chez ma mère d'Eric Lavaine
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA FRANCAIS
commenter cet article
12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 09:48
CAFE SOCIETY de WOODY ALLEN
CAFE SOCIETY de WOODY ALLEN

 

Avec ce nouveau film, qui ouvre le Festival de Cannes 2016, Woody Allen nous prouve, si besoin était, qu’il n’a perdu ni l’inspiration, ni l’élégance, ni l’humour, ni la nostalgie qui ont baigné la quasi-totalité de son œuvre. Une fois encore, le cinéaste traite avec légèreté des choses graves et le charme puissant qui traverse sa filmographie ne cesse de l'enluminer avec bonheur. Est-ce la raison qui fait dire à certains grincheux qu'il réalise toujours le même film ? Mais tout grand artiste, qu’il soit écrivain, musicien ou peintre, ne fait jamais que creuser en permanence le même sillon. Ainsi est-il facile de trouver des points communs avec certaines de ses oeuvres précédentes : "Radio Days", "Manhattan", "Celebrity" ou "Stardust Memories", clins d’œil habiles adressés au passé. Et comment envisager l'avenir sans convoquer le passé ? Woody le sait mieux que personne.


 

New York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman a le sentiment d’étouffer. Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l’engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ( excellent Jessie Eisenberg ) ne tarde pas à tomber amoureux de la jeune et ravissante secrètaire de son oncle ( Kristen Stewart ). Malheureusement, la belle n’est pas libre et il doit se contenter de son amitié. Jusqu’au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l’horizon s’éclaire pour Bobby et l’amour semble à portée de … coeur. Mais de nouvelles difficultés vont subvenir pour contrarier ses espérances et décider de sa vie…autrement.
 

 

Outre les années 30, décennie sacrée pour le réalisateur, et le jazz New-Orléans dont on sait combien il l'apprécie, Woody reprend  nombre de ses thèmes favoris : le juif new-yorkais, la sculpturale et tendre californienne, la délicieuse atmosphère d’un passé révolu. Chacun des personnages est conscient qu’il ne laissera pas de trace dans ce beau monde clinquant, aussi s’en remet-il à ses rêves qui expriment sans doute le meilleur de lui-même. "Dreams are dreams" se répète Bobby comme pour mieux s’en convaincre. N’est-ce pas Woody lui-même qui, méditant sur sa fin prochaine, est conscient que la poésie de l’inaccessible est ce qu’il y a en nous de plus persistant et de plus vrai. Soulignons à ce propos combien la photographie de Vittorio Storaro est pour beaucoup dans la réussite de « Café Society », oeuvre d'un magicien de l'image. Chaque plan est une merveille, d’une richesse époustouflante en matière de lumière, de couleur et de contraste. Et la même poésie se dégage de chaque scène, comme si les protagonistes baignaient dans un univers fantasmagorique. Et je n'oublierai pas la musique jazzy merveilleuse et les acteurs : la formidable prestation de Jessie Eisenberg toute en nuance et en finesse, la grâce délicate de la très jolie et charismatique Kristen Stewart qui illumine la pellicule, et les silhouettes hautes en couleur des personnages secondaires qui parcourent le film et lui confèrent sa réalité tangible, dont Ben, le beau-frère de Bobby, ce mauvais garçon qui a la gâchette facile et tue sans atermoiement, l'autre beau-frère qui se sent en permanence responsable de son prochain, enfin le père qui bougonne constamment contre le silence de Dieu - (mais pas de réponse, c'est déjà une réponse). Pour toutes ces raisons, et pour bien d’autres encore, « Café Society » ne peut être réduit à un simple prolongement de l’œuvre de Woody Allen, mais bien à une forme de renaissance, conduite de main de maître  par un expert du 7e Art et un homme aux nostalgies d’une incontestable poésie. Cela, pour notre plus grand bonheur. Courez voir ce petit bijou. Vous ne serez pas déçu.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA AMERICAIN où figurent bon nombre des films de Woody, cliquer  ICI

 

Et pour prendre connaissance de l'article consacré à ce réalisateur, cliquer sur son titre 

 

"Woody Allen, un génie touche à tout"

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

CAFE SOCIETY de WOODY ALLEN
Jessie Eisenberg, Kristen Stewart et Woody Allen
Jessie Eisenberg, Kristen Stewart et Woody Allen

Jessie Eisenberg, Kristen Stewart et Woody Allen

l'actrice Blake Lively avec Jessie Eisenberg et Steve Carrel
l'actrice Blake Lively avec Jessie Eisenberg et Steve Carrel

l'actrice Blake Lively avec Jessie Eisenberg et Steve Carrel

Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA AMERICAIN & CANADIEN
commenter cet article

Présentation

  • : LA PLUME ET L'IMAGE
  • LA PLUME ET L'IMAGE
  • : Ce blog n'a d'autre souhait que de partager avec vous les meilleurs moments du 7e Art et quelques-uns des bons moments de la vie.
  • Contact

Profil

  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.

Texte Libre

Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

Stanley Kubrick

 

 

ET SI VOUS PREFEREZ L'EVASION PAR LES MOTS, LA LITTERATURE ET LES VOYAGES, RENDEZ-VOUS SUR MON AUTRE BLOG :  INTERLIGNE

 

poesie-est-lendroit-silence-michel-camus-L-1 

 

Les derniers films vus et critiqués : 
 
  yves-saint-laurent-le-film-de-jalil-lespert (1) PHILOMENA UK POSTER STEVE COOGAN JUDI DENCH (1) un-max-boublil-pret-a-tout-dans-la-comedie-romantique-de-ni

Mes coups de coeur    

 

4-e-toiles


affiche-I-Wish-225x300

   

 

The-Artist-MIchel-Hazanavicius

 

Million Dollar Baby French front 

 

5-etoiles

 

critique-la-grande-illusion-renoir4

 

claudiaotguepard 

 

affiche-pouses-et-concubines 

 

 

MES FESTIVALS

 


12e-festival-film-asiatique-deauville-L-1

 

 13e-FFA-20111

 

deauville-copie-1 


15-festival-du-film-asiatique-de-deauville

 

 

Recherche