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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 10:35

1920 - 1985

 

Yul Brynner relève désormais de la légende hollywoodienne, car il est devenu indiscutablement un mythe du 7e Art. Né en Russie, il en avait le caractère indomptable, celui des immensités sauvages, et une insoumission quasi biologique. Fier et indépendant, il vit à Paris de 1934 à 1941 et en profite pour étudier, mais il quitte rapidement l'école pour jouer de la guitare dans un orchestre gitan qui se produit dans les boîtes de nuit à la mode. Il intègre ensuite la troupe du Cirque d'hiver en tant que trapéziste et rencontre Georges et Ludmilla Pitoëff qui l'engagent au théâtre des Mathurins comme machiniste. Il y sera acteur à l'occasion.

 

Quand la Seconde guerre mondiale éclate, il part pour Londres où il se lie à Michael Tchekhov. L'auteur l'engage en 1941 pour participer à la tournée américaine de l'adaptation de La Nuit des rois de Shakespeare. Pendant la guerre, Yul Brynner anime les émissions en français de la station The Voice of America. Son premier succès sur scène date de 1945 à Broadway dans  Lute Song au côté de Mary Martin.

 

Yul Brynner revient en France pour faire ses débuts au cinéma dans La Brigade des stupéfiants de Laslo Benedek en 1949. Dans ce rôle de gangster, il arbore déjà un regard étonnement intense. De retour aux Etats-Unis en 1951, il monte au théâtre de Broadway Le Roi et moi. La comédie musicale de Rodgers et Hammerstein remporte un énorme succès. Yul Brynner  se rase le crâne pour la première fois et joue la pièce plus de quatre mille fois. Connu par l'Amérique entière grâce à ces nombreuses représentations, il devient une célébrité mondiale et remporte l'Oscar du Meilleur Acteur pour son rôle dans l'adaptation cinématographique de la pièce réalisée en 1956 par Walter Lang. De ce rôle du roi Siam, il dit : "J'étais complètement amoureux du roi après avoir lu le script". Dès lors, son image restera attachée à ce monarque au crâne rasé, à la voix grave et au regard profond.

 

Ce succès lui permet d'être choisi pour des rôles à sa mesure. Il incarne les personnages de Ramsès dans Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille en 1956, de Salomon dans Salomon et la reine de Saba de King VIdor en 1959 et de Tarass Boulba dans le film Taras Bulba de J. Lee Thompson en 1962. Son deuxième succès mondial vient avec Les Sept Mercenaires de John Sturges en 1960. Sa carrière semble devoir prendre un nouvel essor, mais on ne lui confie plus de rôles importants. Il se tourne alors vers son premier amour : le théâtre. Outre Le Roi et moi, il joue dans de nombreuses pièces à Broadway, dont L'Odyssée dans les années 1960. En 1960 également, il revient en France pour coproduire le dernier film de Jean Cocteau Le Testament d'Orphée dans lequel il joue.

 

Généreux de nature, il transmet son talent en donnant des cours d'art dramatique. Il s'engage aussi aux côtés de réfugiés et milite à l'ONU, organisme mondial pour lequel il tourne des documentaires et écrit le livre Bring Forth the Children. Témoin privilégié de la création du Festival du Cinéma Américain de Deauville - il y viendra en 1977 - Yul Brynner a reçu cette année 2014 un vibrant hommage de la part des organisateurs que le public a partagé avec enthousiasme. Il mourra à l'âge de 65 ans, laissant l'image indélébile d'un acteur hors normes d'une incroyable présence et photogénie.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

ACTEURS DU 7e ART
 

 

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YUL BRYNNER - PORTRAIT
YUL BRYNNER - PORTRAITYUL BRYNNER - PORTRAIT

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Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
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commentaires

Alain 11/11/2014 17:49

Bonsoir Armelle. Je profite de ce bel hommage à Yul Brynner pour "ne pas répondre" à votre question concernant le dernier film d'Ozon. Difficile de le conseiller. Mais franchement, je ne pense pas que le seul talent des comédiens réunis, suffise pour vous séduire. Le film démontre un fait bien réel mais survole la psychologie du principal protagoniste ce qui rend l'ensemble, à mon avis, beaucoup trop lisse pour en faire un bon film et pas assez fouillé pour en tirer quelques conclusions.

armelle 12/11/2014 09:18

Merci, cher Alain, de cette excellente réponse. Je me tâte, je vous l'avoue. Tout dépendra des circonstances et de mes amies cinéphiles. Bonne journée et à très bientôt.

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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
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