Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 09:53
THE THEORY OF EVERYTHING de JAMES MARSH

1963, en Angleterre, Stephen, brillant étudiant en Cosmologie à l’Université de Cambridge, entend bien donner une réponse simple et efficace au mystère de la création de l’univers. De nouveaux horizons s’ouvrent quand il tombe amoureux d’une étudiante en art, Jane Wilde. Mais le jeune homme, alors dans la fleur de l’âge, fait une chute brutale et ne peut se relever, se heurtant à un diagnostic implacable : une dystrophie neuromusculaire plus connue sous le nom de maladie de Charcot.  Son espérance de vie est alors de deux ans durant lesquels ses fonctions essentielles – le mouvement, le langage, la respiration – vont peu à peu disparaître.


Grâce à l’amour indéfectible, le courage et la résolution de Jane, qu’il épouse contre toute attente, ils entament ensemble un nouveau combat afin de repousser l’inéluctable. Jane l’encourage à terminer son doctorat et, alors qu’ils débutent leur vie familiale, Stephen, doctorat en poche, s’attaque aux recherches sur ce qu’il a de plus précieux : le temps. Tandis que son corps ne cesse de se dégrader, son cerveau fait reculer les frontières les plus éloignées de la physique. Soudés l’un à l’autre, Jane et Stephen vont révolutionner le monde de la médecine et de la science  pour aller au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer : le vingt et unième siècle.

 

L’accident, en réalité, n’a pas eu lieu dans les allées de l’université mais lors d’une séance de patinage sur le lac de Saint-Albans. Pour le reste, inspiré de la biographie écrite par l’épouse du scientifique « La brève histoire de ma vie », le biopic colle admirablement à la réalité et s’accompagne d’une beauté visuelle incontestable. Il est à noter que le titre français « Une merveilleuse histoire du temps »  traduit plus justement l’esprit du film que ne le fait le titre original «  The theory of everything », car cette biographie filmée parle davantage de la façon dont deux personnes décident de s’aimer que de science à proprement parler, cette inaccessible théorie du tout que le physicien ( admirablement campé par l’acteur Eddie Redmayne ), en quête d’une «  équation fondamentale », s’était donné comme but.

 

Le film nous conte les vingt années décisives de la vie du physicien qui vont du début du doctorat et les singularités de l’espace-temps à la notoriété planétaire acquise tant par ses travaux sur les trous noirs que sur sa lutte constante contre la maladie qui lui a permis d’offrir à la science des avancées considérables.

 

Ainsi découvrons-nous son mariage avec Jane (délicieusement interprétée par Felicity Jones) dont naîtront trois enfants, l’obtention du doctorat, la nécessité de se déplacer dorénavant dans un fauteuil d’abord roulant, puis électrique, les premières conférences, l’idée que l’univers a débuté par une singularité spatio-temporelle, le mécanisme d’évaporation des trous noirs, enfin l’obtention de la chaire de professeur à l’université de Cambridge qui fut celle de Newton, puis de l’installation d’un logiciel muni d’un synthétiseur vocal de plus en plus perfectionné qui permet à Stephen Hawking de communiquer avec l’extérieur.

 

Mais tout cela serait-il possible sans l’accompagnement constant de sa femme, de son infirmière, de ses amis et des progrès de la technologie, non bien sûr ! - ce qui prouve que personne n’avance seul, même le plus grand génie et que nous sommes tous tributaires les uns des autres pour le meilleur et pour le pire.  La science et le génie ne sont pas seulement d’ordre cérébral et on ne peut pas être un simple scientifique, ni même un génie, en solitaire. Tout n’est pas dans la tête, tout n’est pas non plus une construction sociale. Il y faut d’autres ingrédients et principalement l’amour, la constance, l’énergie, le courage, le dévouement. Voilà la grande leçon que nous donne ce couple où le génie côtoie l’abnégation, la foi en soi et en les autres, cette formidable  solidarité qui parvient à se jouer du temps. Magnifique.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA EUROPEEN, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

THE THEORY OF EVERYTHING de JAMES MARSH
THE THEORY OF EVERYTHING de JAMES MARSHTHE THEORY OF EVERYTHING de JAMES MARSHTHE THEORY OF EVERYTHING de JAMES MARSH

Partager cet article

Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA EUROPEEN & MEDITERRANEEN
commenter cet article

commentaires

voyance serieuse gratuite 19/03/2015 15:41

Je te félicite pour tout le travail que tu fais et pour toute la connaissance que tu as !
Merci aussi pour tes encouragements.

Edmée De Xhavée 04/02/2015 17:37

Oui, celui-ci je ne le manquerai pas... il semble trop bon, englober trop de bonnes choses!

Présentation

  • : LA PLUME ET L'IMAGE
  • LA PLUME ET L'IMAGE
  • : Ce blog n'a d'autre souhait que de partager avec vous les meilleurs moments du 7e Art et quelques-uns des bons moments de la vie.
  • Contact

Profil

  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.

Texte Libre

Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

Stanley Kubrick

 

 

ET SI VOUS PREFEREZ L'EVASION PAR LES MOTS, LA LITTERATURE ET LES VOYAGES, RENDEZ-VOUS SUR MON AUTRE BLOG :  INTERLIGNE

 

poesie-est-lendroit-silence-michel-camus-L-1 

 

Les derniers films vus et critiqués : 
 
  yves-saint-laurent-le-film-de-jalil-lespert (1) PHILOMENA UK POSTER STEVE COOGAN JUDI DENCH (1) un-max-boublil-pret-a-tout-dans-la-comedie-romantique-de-ni

Mes coups de coeur    

 

4-e-toiles


affiche-I-Wish-225x300

   

 

The-Artist-MIchel-Hazanavicius

 

Million Dollar Baby French front 

 

5-etoiles

 

critique-la-grande-illusion-renoir4

 

claudiaotguepard 

 

affiche-pouses-et-concubines 

 

 

MES FESTIVALS

 


12e-festival-film-asiatique-deauville-L-1

 

 13e-FFA-20111

 

deauville-copie-1 


15-festival-du-film-asiatique-de-deauville

 

 

Recherche