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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 08:12
Cary Grant ou l'art de séduire

Il était le séducteur par excellence avec ce qu’il faut de malice dans le regard et d’élégante désinvolture pour que cela ne devienne pas insupportable. La nature l’avait gâté au-delà du possible : grand (1m87), mince, altier, il avait l’œil de velours et la fossette au menton qui le rendait irrésistible et, pour compléter ce dithyrambe, un indiscutable talent d’acteur. Oui, Cary Grant était né pour plaire et charmer. Et il le fit avec intelligence et discernement.

 

 

Archibald Alexander Leach, qui devait prendre le pseudonyme de Cary Grant, était né le 18 janvier 1904 à Bristol en Angleterre et commença sa jeune carrière, après une enfance difficile, en chantant dans des comédies musicales aux Etats-Unis où son accent britannique amusait le public et où il avait été entraîné par le « Bob Pender stage troupe » à laquelle il avait adhéré dès 1919. A la fin de cette tournée, puisque rien ne le retenait en Angleterre, ses parents s’étant séparés et croyant sa mère morte, il se fixe en Amérique et décide d’y poursuivre sa carrière scénique. Après quelques succès à Broadway, il gagne Hollywood en 1931. Après des participations et un premier rôle face à Marlène Dietrich dans « Blonde Venus », il va enfin connaître le succès          avec « Lady Lou » et « Je ne suis pas un ange » qui furent des succès financiers et auront entre autre mérite de sauver la Paramount de la banqueroute et d’assurer la notoriété de Cary. Souhaitant devenir un acteur indépendant en mesure de choisir ses réalisateurs et ses films, Cary quitte la Paramount et débute une carrière en solo qui collectionne très vite les succès : ce seront « L’impossible Monsieur Bébé » avec Katharine Hepburn, « Arsenic et vieilles dentelles » avec Priscilla Lane, « Chérie, je me sens rajeunir » avec Ginger Rogers et Marilyn Monroe, « Cette sacrée vérité » avec Irène Dunne qui vont asseoir définitivement sa réputation de charmeur et d’acteur volontiers farfelu et loufoque qu’il affectionne et endosse avec bonhommie. Ainsi Cary Grant sera-t-il une valeur sûre de l’âge d’or du cinéma américain durant plusieurs décennies.

 

 

 

Hitchcock, dont l’œil sait détecter les talents, ne pouvait laisser passer un acteur de cette trempe qu'il a rencontré sur "Soupçons" en 1941. Il saura d’ailleurs l’utiliser au mieux de ses capacités et de sa séduction dans plusieurs films, alliant à son charme viril celui tout aussi irrésistible de ses actrices préférées, Ingrid Bergman et Grace Kelly, et en lui confiant des rôles plus complexes, plus ambigus qui dévoilent des ressources insoupçonnées dont il était sans le savoir le dépositaire. D’ailleurs Hitchcock, qui avait la réputation de ne pas aimer les acteurs, confiera que Cary Grant était le seul qu’il eût aimé toute sa vie. Sous sa direction, Cary tournera dans trois chefs-d'oeuvre : "Les Enchainés" en  1946, où l'intrigue d'espionnage palpitante masque une bouleversante histoire d'amour, l'un des sommets de l'oeuvre hitchcokienne, puis "La main au collet" en 1955 et "La mort aux trousses" en 1959.

 

 

Au milieu des années 50, l’acteur crée sa propre maison de production « Grantley Productions » qui produira des opus comme « Opération jupons », tandis qu’il joue auprès d’Audrey Hepburn dans « Charade ». Cet électron libre sait contrôler chaque aspect de sa carrière et ne jamais se spécialiser dans un seul genre. Nommé deux fois aux Oscars, il n’en obtiendra aucun sinon un Oscar d’honneur en 1970 pour saluer sa carrière exceptionnelle.

 

 

Ayant su s’éloigner à temps des caméras, il acceptera un poste dans le comité de direction de Fabergé, fonction qu’il assumera pleinement, de même qu’il entreprend des tournées aux Etats-Unis appelées « Une conversation avec Cary Grant » qu’il animera avec bonne humeur, s’investissant dans les débats autour de sa carrière et de ses films. Marié à cinq reprises, il n’aura qu’une fille, Jennifer, avec la jeune actrice Dyan Cannon et sera probablement meilleur père que bon mari. Il est l’un des acteurs qui a le plus tourné et le plus souvent dans des films de qualité et de nombreux chefs-d’œuvre. Pas moins de 74 films à son actif. Cary Grant, en nous quittant en 1986 à l’âge de 82 ans, aura pleinement rempli son contrat. Il reste un acteur phare du 7e Art et brille aujourd’hui encore d’un éclat particulier dans le panthéon des stars internationales.

 

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Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
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commentaires

Edmée De Xhavée 13/09/2015 10:13

Il reste pour moi le symbole de l'acteur de charme, viril sans se taper sur la poitrine, amusant audacieux, subtil.

armelle 13/09/2015 10:18

Même chose pour moi, Edmée. Et puis cette élégance.

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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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