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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 08:54
Genius de Michael Grandage

Maxwell Perkins (Colin Firth), éditeur à New-York, a le don pour flairer les grands auteurs. Il publie Francis Scott Fitzgerald, puis Ernest Hemingway. Un jour, le jeune Thomas Wolfe (Jude Law) franchit sa porte avec un imposant roman qui a été refusé par tous mais qui semble bien marqué du signe du génie. Une amitié inattendue va naître entre ces deux hommes qu’une seule chose rassemble : l’amour des mots.

 

 

Une histoire vraie que Michael Grandage conte sans innover mais avec une sensibilité de bon aloi. Si Jude Law a tendance à cabotiner en interprétant cet écrivain torrentiel et insupportable, histrion non dénué de génie qui stigmatise les écrivains tourmentés, Colin Firth est, comme à son habitude, d’une grande sobriété et joue avec beaucoup de naturel un homme déchiré entre sa vie privée et son métier d’éditeur qu’il assume comme un sacerdoce. Ce film est en quelque sorte un hommage à l’art littéraire, à la puissance poétique des mots qui transfigure le réel et nous donne à voir un monde où l’exigence est toute entière focalisée sur la transmission et la transposition. Un régal. 

 

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Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA AMERICAIN & CANADIEN
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commentaires

Nico 30/08/2016 12:20

À noter la sortie récente d'un livre inédit de Wolfe qui traite de l'écriture de cette expérience de son point de vue à lui...

Alain 17/08/2016 23:02

Je viens de lire votre commentaire laissé sur mon blog et tiens à vous souhaiter un excellent moment avec Edmée. C'est une femme "rare" qui m'apporte beaucoup. Tout autant que le plaisir que je prends à lire ou à relire vos écrits. Vous rencontrer toutes les deux serait une belle récompense. Mais qui sait ? Le vie est une source de surprises et l'espoir un souffle de bonheur. Très bon déjeuner à vous tous !

armelle 17/08/2016 14:11

Le rapport entre l'écrivain et l'éditeur est ici d'une intensité assez rare. Les rapports entre Marcel Proust et Grasset d'abord, Gallimard ensuite ont été plus compliqués. Aujourd'hui la question se pose différemment. L'éditeur est trop souvent axé que sur une chose : la valeur commerciale de l'auteur. Et c'est infiniment regrettable.

Alain 17/08/2016 12:44

Bonjour Armelle. J'ai beaucoup aimé ce film et par dessus tout le rapport écrivain/éditeur. Le génie des deux côtés en fait. Pour l'interprétation de Jude Law, peut-être excessive, il semblerait toutefois que la personnalité de Thomas Wolfe corresponde assez à ce qu'en a fait l'acteur à l'écran. Quant à Colin Firth du grand art, comme d'habitude. J'ai également beaucoup apprécié Guy Pearce dans la "peau" de F. Scott Fitzgerald. Mais pour ma part la véritable découverte reste le rapport existant entre éditeur et écrivain. J'ai d'ailleurs eu une pensée pour vous, pour Edmée aussi. Bonne journée à vous tous.

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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

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