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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 16:23

 beautiful-miss-jin

 


Soo Dong, un jeune homme doux et silencieux, est le gardien du passage à niveau de la gare de Dongrae. Sa vie est monotone mais il s'en accommode jusqu'à l'arrivée de trois personnages atypiques et burlesques : une femme d'une cinquantaine d'années appelée Miss Jin, une petite fille qu'elle a recueillie et qui ne la quitte plus, et un paumée alcoolique qui a le don de jouer les pique-assiettes. Ces trois SDF vont très vite former une petite communauté dans laquelle Soo Dong  va s'intégrer, ému par le dénuement de ces malheureux auprès de qui il va jouer les saint-Bernard avec une totale naïveté. D'un narratif assez plat, et lent, cet opus nous introduit dans un monde auquel il est difficile de croire tant les protagonistes sont à la fois touchants et peu crédibles ; la bonhomie et l'insouciance dont ils font preuve, dans la situation qui est la leur, nous apparaissant assez peu  vraisemblable. Il s'agit plutôt d'une fable farfelue et tendre où chacun, pardonnant tout, se regarde avec une bienveillance telle que nous sommes ici en plein coeur d'une image d'Epinal doucereuse et touchante. Les SDF Coréens seraient-ils à ce point si différents des nôtres, la misère là-bas serait-elle réellement bon enfant et acceptable ? On aimerait y croire, aussi cet opus n'est-il pas dénué d'un charme tonique, d'une gentillesse aimable à laquelle on finit par adhérer et qui vous laisse un arrière goût d'optimisme. Si ce film est affligé d'une naïveté évidente, il faut lui attribuer la qualité de chercher à voir les réalités de la vie sous des couleurs pastels qui nous changent agréablement des tons âpres et sordides de la plupart des réalisations contemporaines.

 

Son auteur Jang Hee-Chul est né en Corée du sud en 1974 et a débuté comme coordinateur de production sur le film The Crescent Moon de Jang Gil-su en 2003, puis est devenu assistant-réalisateur sur The Road Taken de Hong-Gee-sun également en 2003. En 2005, il produit pour la télévision le documentaire Nannara, Her 40 Days of Sail et, deux ans plus tard, le court métrage Mosaic. Ce premier film prouve un certain sens de l'observation, un penchant naturel pour les situations farfelues proches de la caricature, mais dont les traits sont constamment adoucis par une vision hautement positive et bouffonne de la vie.

 

Pour consulter les autres articles consacrés au 14e FESTIVAL DU FILM ASIATIQUE de DEAUVILLE, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

Liste des articles du 14e Festival du film asiatique de DEAUVILLE

 

1319540553thumbnail2-resize-375x210.jpg BEAUTIFUL-MISS-JIN-de-Jang-Heel-chul-Competition-.jpg

 

 

 

 

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Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans 14e FESTIVAL DU FILM ASIATIQUE de DEAUVILLE
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commentaires

Alain 22/03/2012 22:43

Vous avez vraiment ce don extraordinaire de l'utilisation des mots sans vous départir de votre poésie naturelle. Des couleurs pastels pour changer des tons âpres et sordides ... Je m'en
souviendrai. Et pour les droits d'auteur, vous me ferez signe !

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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


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