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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 10:08

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Ce sera probablement l'édition la plus littéraire de l'histoire du Festival de Cannes avec une sélection qui met en scène de grands écrivains comme Mauriac avec Thérèse Desqueyroux de Claude Miller, Cosmopolis, adaptation du roman de Don DeLillo, The Day he chose his own fate de Koji Wakamatsu retracant l'existence et la fin tragique de l'écrivain japonais Mishima, avec La confession d'un enfant du siècle de Sylvie Verheyde inspiré du célèbre texte de Musset, enfin avec Vous n'avez encore rien vu d'Alain Resnais, une interprétation de la pièce Euridyce de Jean Anouilh, et pour finir avec Hemingway et Gellhorn qui retrace un moment de la vie de l'écrivain aventurier. Rien que cela pour célébrer les lettres internationales qui restent en bonne position dans l'imaginaire de nos réalisateurs. Ce qui me conforte. Voici donc la liste des films en compétition les plus attendus du public à Cannes avant de l'être dans toute la France :

 

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Vous n'avez encore rien vu d'Alain Resnais :

 

Dans cette interprétation libre de la pièce Euridyce de Jean Anouilh, l'infatigable cinéaste de 89 ans réunit l'essentiel de sa bande d'acteurs fétiches dont Sabine Azéma, Mathieu Amalric, Anne Consigny, Pierre Arditi, Denis Podalydès, Lambert Wilson, Annie Duperey...

 

De rouille et d'os de Jacques Audiard

 

Critiques et cinéphiles trépignent d'impatience de le voir enfin projeté sur l'écran du Festival en avant-première. Trois ans après le Grand Prix du jury pour Un prophète ( 2009 ), Audiard concourt pour la Palme d'or avec un opus librement adapté du livre coup-de-poing de Craig Davidson : Un goût de rouille et d'os. Cette histoire d'amour tourmentée est portée par Marion Cotillard et Matthias Shoenaerts.

 

Moonrise Kingdom de Wes Anderson

 

Sur une île au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre, au coeur de l'été 1965, deux enfants tombent amoureux, concluent un pacte secret et s'enfuient ensemble. Le réalisateur américain, à qui l'on doit La famille Tenebaum, La vie aquatique ou encore A bord du Darjeeling Limited, revient avec un film écrit par Roman Coppola, fils et frère de.... Pour incarner les personnages de son univers délicieusement farfelu et enfantin, il a eu recours à Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray, Frances McDormand et Tilda Swinton. Qui dit mieux ?

 

Cosmopolis de David Cronenberg

 

Cette adaptation du roman culte de Don DeLillo, narrant l'écroulement d'un empire financier à New-York, devrait mettre le feu à la Croisette, ne serait-ce que par les ingrédients détonnants du casting : Robert Pattinson, Juliette Binoche, Paul Giamatti et Mathieu Amalric !

 

Sur la route de Walter Salles

 

Adaptation du texte de Jack Kerouac, tête de file de la Beat Generation, ce film a été l'un des plus attendus de l'histoire du cinéma. Dès les années 1950, l'écrivain a voulu le porter lui-même à l'écran. En 1968, Francis Ford Coppola en a acheté les droits et mis quarante ans avant de confier le projet à Walter Salles, à qui l'on doit déjà Central do Brasil. Au casting : Sam Riley dans le rôle de Sam Pardise, Kristen Stewart, Kirsten Dunst, Amy Adams et Viggo Mortensen.

 

Confession d'un enfant du siècle de Sylvie Verheyde

 

La réalisatrice française choisit aussi une adaptation, et pas des moindres, celle du texte de Musset avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle de la belle veuve consolatrice et le sulfureux chanteur Peter Doherty dans celui d'Octave, jeune homme trahi par sa maîtresse...

 

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The Day he chose his own fate de Koji Wakamatsu

 

Le cinéaste japonais donne à voir avec ce film sa propre vision de l'écrivain Mishima. Vingt-deux ans après la version de Paul Schrader, il s'attache à la fin tragique de l'auteur de "Le marin rejeté de la mer". En 1970, Mishima tenta un coup d'état en prenant en otage un général au Ministère de la Défense. Après avoir tenu un discours en faveur du Japon traditionnel et de l'empereur, il se donna la mort par seppuku.

 

 Thérèse Desqueyroux de Claude Miller

  

Adapté, soixante ans après la version cinématographique de Georges Franju, du célèbre roman de François Mauriac, le dernier film du réalisateur, décédé le 4 avril dernier, clôturera le Festival. Audrey Tautou tient le rôle qui le fut autrefois par Emmanuella Riva, une bourgeoise criminelle qui, dans la France des années 1920, étouffe sous le poids de son mariage et des conventions sociales. A ses côtés, Anaïs Demoustier et Gilles Lellouche, qui reprend le rôle du mari incarné auparavant par Philippe Noiret. 

 

Hemingway et Gellhorn de Philip Kaufman

 

Amoureux des écrivains, le réalisateur américain a notamment produit L'insoutenable légèreté de l'être, adapté de Kundera, Henry and June, en hommage à Henry Miller et tiré du livre d'Anaïs Nin, ou encore Quills, racontant les derniers mois du Marquis de Sade. Philip Kaufman se penche à présent sur la liaison passionnée qui unit Hemingway (Clive Owen) et la correspondante de guerre Martha Gellhorn (Nicole Kidman). Gellhorn couvrit la Seconde Guerre mondiale et fut l'une des premières à entrer dans le camp de Dachau. Des quatre épouses de l'écrivain, elle fut la seule à demander le divorce. Meurtri, Hemingway écrivit Pour qui sonne le glas, inspiré de leur expérience durant la guerre d'Espagne.

 

Renoir de Gilles Bourdos

 

Le réalisateur français s'intéresse à la famille Renoir. En 1915, sur la côte d'Azur, Auguste est tourmenté par la mort de sa femme, ses rhumatismes et la terrible nouvelle que son fils Jean a été blessé au combat. De retour chez son père pour sa convalescence, Jean s'oppose à ce dernier tandis que, peu à peu, le cinéaste commence à se construire. A l'affiche de cet opus Michel Bouquet, Christa Theret, Vincent Rottiers et Romane Bohringer. Ce film fera la clôture d'Un certain regard.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique MES BILANS, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DE MES BILANS CINEMATOGRAPHIQUES

 

   

 

 

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Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans MES BILANS
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commentaires

Eeguab 16/05/2012

Ne pas m'en vouloir mais,cinéphile depuis longtemps,je déteste le Festival de Cannes dont pourtant cette année le président est un de mes cinéastes de chevet.

Armelle BARGUILLET 17/05/2012

à Eeguad

Moi aussi je regarde ce festival de loin et il faudrait me payer pour y aller. D'autant que la plupart des films sortent dans les salles la même semaine ou la suivante. Alors ! Cannes à la télé,
c'est bien suffisant. Par contre j'aime bien le Festival Asia de Deauville car il reste simple et intime. J'ai déjà moins de goût pour celui du Film américain qui prend la même tournure que Cannes
de foire aux vanités.

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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


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