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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 10:32

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Qui es- tu ? Je suis la reine des mers du Sud. Alors guéris-moi de mon chagrin.

Ivan est russe, son voisin Assan est kazakh. Ils vivent en voisins dans un petit village, mais la vie n'est pas facile pour Ivan qui craint que l'enfant que sa femme vient de mettre au monde ne soit le fils d'Assan, pour la raison qu'il a les cheveux noirs et les yeux bridés. Alors qu'il est blond comme un moujik. Et la vie l'est bientôt davantage, car l'enfant se révèle rebelle et préfère dresser les chevaux sauvages que d'aller à l'école. S'ajoute à ces soucis le peu d'égard et d'estime que la famille d'origine cosaque de sa femme manifeste à son intention. Aussi Ivan, le moujik, ne cesse de ressasser son amertume, de se battre avec son beau-frère, de s'isoler et se disputer violemment avec sa compagne Anna. De désespoir, il se rend chez son grand-père et apprend l'histoire de sa famille. Des nomades qui vivaient sous la yourte, faisaient paître leurs troupeaux, tout en se mélangeant parfois, au hasard des rencontres et de l'amour,  et cela contre la volonté des aînés.
Mais ces ancêtres furent décimés par les armées du tsar. Ainsi, des générations partagées entre haine et amour, entre chrétiens et musulmans, européens et asiatiques n'ont -elles cessé de tisser des liens étroits et d'écrire une histoire de passion et de fureur. Heureusement, les chants des mers du sud consolent les hommes affligés, partis à la quête de la paix, en un voyage réel et imaginaire.

 

Ce conte onirique nous fait voyager dans les paysages de l'Asie centrale, une région où les frontières se fondent. Dans les films de Marat Sarulu, le thème du voyage est récurrent.  Mes personnages sont à la recherche de leur voie - déclare le réalisateur. Ils voyagent à travers leurs pays, leurs origines, leurs pensées.
Il n'est donc pas question ici d'une simple métaphore du voyage, mais d'un périple intérieur dont la ligne de mire est de se trouver, se retrouver.
Marat Sarulu révèle que Chants des mers du sudest l'aboutissement d'un projet entre quatre pays d'Asie centrale, ce qui lui a permis de recueillir plus aisément les fonds nécessaires à sa réalisation, grâce à cette aide partagée.
Dès lors, il a pu construire son scénario et tourner ce quatrième long métrage qui fait suite à  In Spe  ( 1993 ),  My brother silk road  ( 2002 ), Rough river placid sea ( 2004 ). La rudesse du thème choisi et son authenticité de traitement frappent et dépaysent d'emblée le spectateur. J'ai bien aimé ce chant sauvage, âpre, d'une terre qui semble ouverte à tous les horizons, tous les brassages, tous les affrontements, toutes les influences, tous les passages. Quelque chose de violent, risible, puis apaisé vous saisit. La beauté est présente, mêlée à la douleur de ne pas être assuré de la route, de s'égarer en ses propres méandres, victime de ces immensités intérieure et extérieure qui, en permanence, voilent leurs contours.


Pour consulter la lsite complète des articles de la rubrique CINEMA ASIATIQUE, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA ASIATIQUE

 

 

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Published by Armelle BARGUILLET - dans CINEMA ASIATIQUE
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  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


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