Partager l'article ! ELISABETH TAYLOR, L'ENSORCELEUSE: VIDEO ...
1932 - 2011
Elle fut en même temps que la blonde Marilyn, la rousse Rita Hayworth, la sublime Ava Gardner, la légende ( brune ) d'Hollywood, à
l'époque de son âge d'or et de ses femmes fatales, croqueuses d'hommes et de diamants, déesses à la séduction ravageuse pour lesquelles les superlatifs apparaissent désuets. Belle au
delà de toute expression avec une peau diaphane, des yeux violets et une épaisse chevelure sombre, Elisabeth Taylor était une conquérante. Elle entendait que rien ne lui résistât, pas même
la maladie qui, à plusieurs reprises, la conduira dans l'antichambre de la mort.
Elisabeth est née à Londres de parents américains le 27 février 1932. Son père dirigeait alors une galerie d'art et sa mère était actrice. Ses parents regagneront les Etats-Unis au début des hostilités entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne en avril 1939. La famille s'installe à Los Angeles, dont Mme Taylor est originaire et où le père s'empresse d'ouvrir une nouvelle galerie, bientôt fréquentée par de nombreuses célébrités hollywoodiennes, qui ne tarderont pas à remarquer l'exceptionnelle beauté de la petite fille. C'est ainsi que celle que l'on surnommera Liz entre tout enfant dans la prestigieuse Mecque du 7e Art et sera choisie pour être l'héroïne de La fidèle Lassie, puis de Les quatre fille du docteur March. Dès lors, elle sera la petite fiancée de l'Amérique et ne cessera plus de tourner et de défrayer la chronique, car son aura dépassera de beaucoup les étroites limites de l'écran.
Liz Taylor savait aussi bien jouer dans la fiction que dans la vie, au point que sa vie fut une incroyable fiction, où les maris et les amants se succédèrent mais également les maladies, les
scandales et les cures de désintoxication, tant il est vrai que l'actrice ne savait pas faire les choses à moitié. Elle fut en toutes occasions une passionaria. C'est sans doute pourquoi son rôle
dans La mégère apprivoisée, où elle donnait la réplique à Richard Burton, qu'elle épousa deux fois, est l'un des plus emblématiques.
Actrice dans une quarantaine de films, elle aimait interpréter des personnages extrêmes qui lui permettaient de libérer les pulsions de son tempérament porté naturellement vers le drame et la démesure. C'est ainsi qu'elle excellera dans La chatte sur un toit brûlant, Géant, Cérémonie secrète, Soudain l'été dernier et Qui a peur de Virginia Woolf, ce dernier opus lui méritant un second Oscar.
Son rôle dans Cléopâtre, où, à nouveau, elle se trouve face à Richard Burton marque l'apothéose hollywoodienne de sa carrière et un
cachet fabuleux, sans doute l'un des plus lourds de l'histoire du cinéma, mais ne rend pas vraiment compte de ses qualités d'actrice. On la préfère dans des interprétations plus subtiles où
elle donnait tout d'elle-même avec une indéniable générosité.
La fin de sa vie sera triste, car la beauté n'a pas le droit de vieillir et qu'elle en était l'une des représentations les plus accomplies. D'où
l'insécurité dont elle souffrira toujours et la raison qui la fit se marier huit fois avec seulement sept maris, puisqu'elle épousa l'un d'eux à deux reprises, de même que les
excès qui ne cessèrent de jalonner son périple terrestre. Elle avait écrit dans son livre-confession "Elisabeth dit tout", publié en 1988 : "
L'une des rares fois où j'ai été vraiment heureuse est lorsque j'étais enfant, avant que je commence à tourner". Tout est dit du faux bonheur des stars.
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révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de nous
surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?
"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."
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"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."
Stanley Kubrick
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