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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 12:19

      

                                               

Quel est le dénominateur commun des 3 affiches ci-dessus, me demanderez-vous ? La musique !  Oui celle d'un prestigieux compositeur auquel Deauville rendait hommage le soir du 13 mars 2008, devant un parterre réceptif aux tonalités sensibles et délicates de Joe Hisaishi, qui fut longuement applaudi en présence de l'ambassadeur du Japon, du maire de la ville et de Lionel Chouchan le président du Festival. Cet hommage, lors de cette soirée consacrée au Japon, nous a permis de mieux connaître l'auteur de tant de mélodies inoubliables, dont celles des films illustrés par les affiches. Mais il y en a beaucoup d'autres qui ont contribué à asseoir la réputation internationale de ce musicien hors pair, qui débuta sa carrière en jouant et produisant des oeuvres contemporaines lors de plusieurs concerts. En 1982, il livrait  information, son premier album solo. Depuis sont sortis Piano Stories, My lost City, Chijo No Rakuen, Works I, Shoot the Violist et d'autres encore dans lesquels il affirme un style unique, affranchi des barrières séparant les genres musicaux. En 2006, il a reçu le Prix de la Meilleure Musique décerné par la Los Angeles Film Association pour Le Château ambulant de Hayao Miyazaki. En tant que chef d'orchestre, Joe Hisaishi est devenu le premier directeur musical du New Japan Phil World Dream Orchestra, organisé par le New Japan Philharmonic. Il a composé récemment la musique des derniers longs métrages de Jiang Wen ( Le soleil se lève aussi ) et de Hayao Miyazaki (Ponyo on the Cliff ).

 

              

Et quel est le point commun entre ces quatre nouvelles affiches ? L'acteur Kôji Yakusho auquel Deauville rendait également hommage. Un hommage mérité pour une belle carrière qui a fait de lui l'acteur le plus célèbre du Japon, une véritable icône nationale. D'autant que sa renommée a depuis longtemps dépassé les frontières de son pays et qu'il est devenu, au fil des années, une star internationale. Né le 1er janvier 1956 à Nagasaki, Kôji Yakusho débuta sa carrière de comédien en 1983 en interprétant un seigneur de guerre féodal dans Tokugawa leyasu, série télévisée qui remporta un vif succès. En 1988, il obtient son premier rôle titre dans le long métrage Another Way de Kosaku Yamashita et l'année suivante l'équivalent du César japonais. Le voilà lancé et, désormais, le succès ne se démentira plus. Je ne puis nommer ici tous les films auxquels il a prêté son talent et sa présence, mais les cinéphiles du monde entier connaissent son visage et sa façon très concentrée d'aborder les rôles les plus divers. Sachez qu'il sera prochainement sur les écrans dans Silk de François Girard, Paco and the Magical Book de Tetsuya Nakashima et Tokio Sonata de Kiyoshi Kurosawa.

                       Koji Yakusho. Metropolitan FilmExport


Ces deux hommages rendus, les lumières se sont éteintes pour laisser place à la projection du troisième film en compétition : Funuke Show Some Love, You Losers ! de Yoshida Daihachi de nationalité japonaise, né en octobre 1963 à Kagoshima. Oeuvre décevante qui raconte l'histoire de Sumika, une jeune fille égocentrique et arrogante qui se croit destinée à une carrière d'actrice et terrorise, par son caractère violent, sa famille auprès de laquelle les obsèques de ses parents, écrasés par un camion, l'ont ramenée. Le village, où ils demeurent, est perdu dans la montagne et Sumika s'y ennuie ferme, essayant de se constituer une cagnotte en se prostituant, afin de retourner au plus vite à Tokyo, ville des mirages. Sa soeur semble contrecarrer ses projets en dévoilant la vie de la famille  dans des mangas d'une cruauté implacable et si réalistes et puissantes qu'elle obtient le premier prix d'un concours et est invitée à se rendre à Tokyo pour y débuter sa profession de dessinatrice. Ce film tragico-comique, à l'instar de cette famille japonaise conflictuelle, sombre tour à tour dans le pathétique et le grotesque, et, par ailleurs, se révèle être inutilement décousu, excessif et théâtral. Constitué de scènes au rythme saccadé qui ne s'emboîtent pas harmonieusement les unes dans les autres, il nous laisse sur un sentiment partagé entre l'agacement et la lassitude. Deux heures, c'était bien long Monsieur Daihachi pour nous livrer cet opus aux ramifications complexes et embrouillées, qui nous donne la désagréable impression que vous n'aviez pas grand chose à nous dire. Quant aux acteurs, malgré leur bonne volonté, ils ne parviennent pas à sauver le film.


Pour consulter la liste complète des articles de la rubrique CINEMA ASIATIQUE, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA ASIATIQUE

 

 

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Published by Armelle BARGUILLET - dans CINEMA ASIATIQUE
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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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