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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 10:51
INGRID BERGMAN - PORTRAIT

                 

                                                                                                                             

                                                         1915 - 1982

 

 

                                                   VIDEO - HOMMAGE

 

Ingrid Bergman est peut-être l'actrice qui me touche le plus, non seulement par son incandescente féminité mais par la qualité de son jeu, cette façon de rendre l'émotion palpable, de vibrer, au point qu'elle me fait penser à un stradivarius. Oui, elle est à mes yeux l'une des comédiennes les plus accomplies et je ne connais pas un seul de ses films où elle ne contribue à conférer à ses personnages une dimension inoubliable. Pensons à ses interprétations dans Sonate d'automne, Elena et les hommes, Jeanne au bûcher, Hantise de George Cukor ou encore Casablanca de Michael Curtiz. A chacun de ses rôles, elle a prêté sa sensibilité et sa détermination, sa tendresse et sa passion, elle a irradié l'écran, non seulement de sa beauté et de son élégance, mais d'une ferveur qui lui était personnelle.

 

Orpheline à l'âge de deux ans, Ingrid Bergman, née à Stockholm le 29 août 1915, étudie l'art dramatique dès son adolescence et obtient très vite un petit rôle dans Munkbrogreven, grâce à son aisance et à son naturel. Après une dizaine de films tournés en Suède, David O. Selznick la remarque et l'engage pour jouer un remake d'Intermezzo qui aura un énorme succès et va  définitivement orienter la carrière de la jeune comédienne. Elle s'installe à Hollywood, qu'elle ne va pas tarder à conquérir, en étant l'héroïne du film Casablanca ( 1942 ) au côté de Humphrey Bogart, puis de  Pour qui sonne le glas ( 1943 ) de Sam Wood auprès de Gary Cooper, où elle se montre si convaincante qu'elle sera nominée pour l'Oscar de la meilleure actrice, Oscar qu'elle ne recevra que l'année suivante avec le film  Hantise ( 1944 ) de George Cukor et honneur qui lui méritera d'être propulsée dans l'olympe des stars hollywoodiennes.

                          


Elle devient alors la vedette fétiche d'Alfred Hitchcock, qui ne lui pardonnera jamais de lui avoir préféré Rossellini, et tourne avec lui  La maison du docteur EdwardesLes Enchaînés ( Notorious ) et Les Amants du Capricorne ( 1949 ), trois longs métrages où elle s'impose comme une grande comédienne et fait preuve d'une formidable présence.                               


C'est en 1949 que la jeune femme, bouleversée par la projection de Rome ville ouverte, écrit au metteur en scène pour lui proposer de jouer dans l'un de ses films et, qu'à la suite de son invitation, elle se rend à Rome. La passion que le réalisateur et l'actrice vont éprouver l'un pour l'autre sera telle qu'Ingrid quitte mari et enfant et, devant le scandale provoqué par cet abandon familial, se voit obligée de s'éloigner momentanément des Etas-Unis pour s'installer dans la ville éternelle. Elle et Rossellini vivront sept années d'un amour tumultueux, auront trois enfants dont l'actrice mannequin Isabella Rossellini et tourneront six films dont Stromboli ( 1950 ), Le voyage en Italie ( 1953 ), La Peur ( 1954 ) et Jeanne au bûcher. Ils divorcent en 1957. 

 

                        Collection Christophe L.

 

Revenue à Hollywood, qui lui a pardonné son escapade italienne, elle gagne d'emblée un second Oscar dans le rôle d'Anastasia produit par Anatole Litvak, tourne une douzaine d'autres films dont Aimez-vous Brahms où elle est merveilleuse de charme et de séduction auprès d'Yves Montand et d'Anthony Perkins, puis Le crime de l'Orient-Express( 1974 ) de Sidney Lumet, avant de rencontrer son homonyme et concitoyen Ingmar Bergman, rencontre qui  marque une date importante dans sa carrière. Elle joue sous sa direction Sonate d'automne ( 1978 ), huit-clos d'une force sidérante baigné par les couleurs flamboyantes de l'automne suédois, face à Liv Ullmann. Elle y est une mère qui a négligé sa fille au profit de sa vie de concertiste. Ses retrouvailles avec elle l'obligeront à revisiter un passé mal cicatrisé et à faire amende honorable d'une existence trop entièrement consacrée à sa propre satisfaction de musicienne et d'interprète. Dans ce rôle difficile, intériorisé, d'une gravité contenue, Ingrid Bergman donne  la mesure de son talent, ce qui sera confirmé par sa dernière apparition sur un écran de télévision dans celui de Golda Meir, femme politique israélienne, qui fut le premier ministre de son pays de 1969 à 1974, et dont elle parviendra à faire une composition saisissante. Elle meurt d'un cancer le 13 août 1982. Une partie de ses cendres seront dispersées dans la mer, l'autre inhumées à Stockholm, sa ville natale.


Pour prendre connaissance des critiques de films où apparaît Ingrid Bergman dont  Casablanca, Les enchaînés, Voyage en Italie et Sonate d'automne, cliquer sur les liens ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN    

   

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA EUROPEEN ET MEDITERRANEEN

 

 

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 Ingrid-Bergman92.jpg

 

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Published by Armelle BARGUILLET - dans ACTEURS DU 7e ART
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commentaires

Rita 25/07/2008 12:37

Magnifique comédienne. Je la trouve vraiment chouette dans "Les Enchaînés" et "Casablanca".

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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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