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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:58

original.png  1905 - 1934

 


D'origine catalane, Jean VIGO est le fils d' Eugène Bonaventure de Vigo ( 1883 - 1917 ), un fervent militant anarchiste qui connaîtra la prison dès l'âge de dix-sept ans. Accusé d'espionnage dans l'affaire du Bonnet rouge ( journal qu'il avait fondé en 1913 ), Eugène de Vigo est retrouvé étranglé dans sa cellule dans des conditions qui restent assez obscures. La justice penchera pour le suicide et le petit Jean sera confié à la garde d'un parent de la branche paternelle. Commence pour lui huit années de pension dans des collèges et internats à Nîmes, Millau, Chartres où il doit porter un nom d'emprunt, parce qu'il est le fils du traite. De ces années difficiles et humiliantes, son oeuvre cinématographique va se nourrir. A l'automne 1925, Vigo s'inscrit à la Sorbonne pour une licence de philosophie et renoue avec sa mère. C'est alors qu'il est tenté par le 7e Art, jugeant qu'il lui sera  plus facile d'y exprimer la révolte qui le hante et de réhabiliter la mémoire de son père. Ses débuts sont décevants, d'autant que la tuberculose commence à le tourmenter. Assisté de l'opérateur Boris Kaufman, il entreprend sans moyens financiers  A propos de Nice. Le film s'inscrit dans la mouvance revendicatrice de l'époque et attire sur lui l'attention, sans lui valoir pour autant la notoriété. Néanmoins, Vigo est convié à participer au IIe congrès international du cinéma indépendant de Bruxelles ( 1930 ) où il se fait de nouveaux amis et trouve de précieux soutiens ( Germaine Dulac, Henri Storck ).

 

Il obtient alors un contrat pour la réalisation d'un court métrage documentaire : La natation par Jean Taris ( 1931 ). A la suite de cette réalisation, il rencontre Jacques-Louis Nounez qui lui permet de tourner son premier long métrage Zéro de conduite ( 1933 ), malgré un budget modeste. Mais ce film sera mal accueilli par la profession et aussitôt interdit par la censure et L'Atalante, qui suivra ( 1934 ),  le sera tout autant. Au moment où les distributeurs remanient son film et le rebaptisent Le chaland qui passe, Vigo agonise des suites d'une septicémie. Il n'aura donc fallu à ce jeune cinéaste que deux courts métrages et deux longs pour imposer sa vision du monde empreinte d'une originalité sans précédent et pour bâtir une oeuvre originale qui inspirera les cinéastes de la Nouvelle Vague. Avec Vigo, le 7e Art s'impose aux autres arts comme une nécessité. "C'était un cinéaste né " - écrira Elie Faure, un créateur qui, ne trouvant pas sa place dans la société, l'avait trouvée sans peine dans le monde des arts.

 

Sources : Jean GILI

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique REALISATEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES ARTICLES - REALISATEURS du 7e ART

 

Et pour prendre connaissance de la critique de L'Atalante, cliquer sur son titre :

 

L'ATALANTE de JEAN VIGO

 


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Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans LES REALISATEURS DU 7e ART
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  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


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