Partager l'article ! LES ADIEUX A LA REINE de BENOIT JACQUOT: VIDEO 14 jui ...
14 juillet 1789. À Versailles, tout ne bruisse que de ce qui vient de se passer à Paris. Pour Sidonie Laborde (Léa Seydoux ), cette agitation n’est qu’une occasion de montrer son attachement à la reine (Diane Kruger). Mais Marie-Antoinette n’a d’yeux que pour la belle princesse de Polignac (Virginie Ledoyen). Pourquoi Benoît Jacquot s’acharne-t-il à filmer la passion ? Du moins le cadre sublime de Versailles, ici très finement photographié, lui donne-t-il l’occasion de belles images très au-dessus de son habituelle platitude. Pour le reste, rien de neuf : dans cette adaptation du roman de Chantal Thomas, c’est une fois encore l’Ancien Régime vu par le petit bout de la lorgnette – et par le biais de l’anachronisme : en juillet 1789, Marie-Antoinette n’était déjà plus cette femme frivole dominée par ses humeurs et préoccupée exclusivement de bagatelles – ici, sauver ses bijoux et protéger ses amours lesbiennes. Elle avait perdu quelques mois auparavant son fils aîné âgé de 8 ans et avait beaucoup de peine à s’en remettre. De ses quatre enfants, il ne lui restait que le petit dauphin qui mourra au Temple dans des conditions atroces et sa fille Madame Royale.
Un film qui m’a déçue car trop éloigné des réalités historiques et où je me suis ennuyée car il suggère sans rien raconter de profond et en usant d’artifices bien peu convaincants. Un très joli album à feuilleter pour la qualité évidente de la mise en scène. Rien de plus. Dommage ! Tout y était : les décors, les costumes, les éclairages, cela aurait pu être un chef-d’œuvre. Alors que l’on voit défiler une suite de séquences qui ne parviennent ni à subjuguer, ni à émouvoir.
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LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement
révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de nous
surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?
"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."
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