27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 10:04

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14 juillet 1789. À Versailles, tout ne bruisse que de ce qui vient de se passer à Paris. Pour Sidonie Laborde (Léa Seydoux ), cette agitation n’est qu’une occasion de montrer son attachement à la reine (Diane Kruger). Mais Marie-Antoinette n’a d’yeux que pour la belle princesse de Polignac (Virginie Ledoyen). Pourquoi Benoît Jacquot s’acharne-t-il à filmer la passion? Du moins le cadre sublime de Versailles, ici très finement photographié, lui donne-t-il l’occasion de belles images très au-dessus de son habituelle platitude. Pour le reste, rien de neuf : dans cette adaptation du roman de Chantal Thomas, c’est une fois encore l’Ancien Régime vu par le petit bout de la lorgnette – et par le biais de l’anachronisme: en juillet 1789, Marie-Antoinette n’était déjà plus cette femme frivole dominée par ses humeurs et préoccupée exclusivement de bagatelles – ici, sauver ses bijoux et protéger ses amours lesbiennes. Elle avait perdu quelques mois auparavant son fils aîné âgé de 8 ans et avait beaucoup de peine à s’en remettre. De ses quatre enfants, il ne lui restait que le petit dauphin qui mourra au Temple dans des conditions atroces et sa fille Madame Royale.

Un film qui m’a déçue car trop éloigné des réalités historiques et où je me suis ennuyée car il suggère sans rien raconter de profond et en usant d’artifices bien peu convaincants. Un très joli album à feuilleter pour la qualité évidente de la mise en scène. Rien de plus. Dommage ! Tout y était : les décors, les costumes, les éclairages, cela aurait pu être un chef-d’œuvre. Alors que l’on voit défiler une suite de séquences qui ne parviennent ni à subjuguer, ni à émouvoir.

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Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA FRANCAIS
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commentaires

Alain 27/04/2012

Bonjour Armelle, j'étais quasiment certain que les "références historiques" gâcheraient quelque peu votre plaisir avec ce dernier film de Benoît Jacquot. Je regrette juste que le langage de
l'époque, qui n'avait pas la même signification que celui utilisé de nos jours, n'ait pas été remis dans un contexte plus véridique. Ces prétendues et multiples liaisons amoureuses tiennent plus de
la fiction pure si je m’en tiens à la seule référence de Stefan Zweig. Mais j’ai quand même eu un coup au cœur avec ce film. Nostalgie quand tu nous tiens …

Edmée De Xhavée 27/04/2012

Je n'étais curieusement pas attirée tout en pensant en effet que les images étaient somptueuses et valaient peut-être l'effort. Mais non... pas au prix de regarder du feuilleton sans support
sérieux ;-)

Merci!

Thérèse 28/04/2012

Je n'ai pas été emballée non plus. Il n'y a pas d'histoire, un climat sûrement et de belles images.

selenie 28/04/2012

Au contraire, je suis aussi passionné d'histoire, et je dois dire que j'ai rarement vu un film aussi réussit. Ce film ne tombe justement pas dans l'écueil facile d'un Versailles fastueux et montre
un point de vue nouveau au cinéma ; la révolution du point de vue coulisse. un magnifique film... 3/4

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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
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