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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 11:46

Ulysse-affiche-6892.jpg    VIDEO

 

 


Péplum et mise en scène hollywoodienne, l'Ulysse  de Mario Camerini n'échappe pas aux défauts du genre, mais n'en est pas moins de ces films que l'on aime à revoir car ils marquent un temps où l'on ne lésinait pas sur les moyens, ni sur le casting, ni sur les compétences associées de deux continents afin d'adapter, autant que faire se pouvait, le plus ancien texte littéraire de l'humanité. Produit à l'initiative de la société Lux Films dont les producteurs n'étaient autres que Carlo Ponti et Dino de Laurentis, Ulysse n'en est pas moins une commande américaine destinée à contrer l'influence grandissante du petit écran aux Etats-Unis et le début de désaffection des salles obscures. Côté américain, le scénario est confié à Ben Hecht et c'est une star américaine qui sera la tête d'affiche : Kirk Douglas. Ce film va d'ailleurs marquer un tournant pour l'acteur, lequel, la même année, créera sa propre société de production et contrôlera désormais la plupart des films dans lesquels il jouera.

   

 

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                                 Kirk Douglas et  Rossana Podesta

 

Par contre, les seconds rôles seront issus de la péninsule. Ainsi celui de Pénélope sera confié à Silvana Mangano, l'épouse de Laurentis, qui endossera également celui de Circé. Agée de 23 ans à l'époque, la très belle Silvana sera aussi à l'aise dans ces deux rôles qui est l'une des trouvailles de la production. En effet, le pouvoir de séduction de Circé sur Ulysse est d'autant plus fort qu'elle a les traits de son épouse et que l'actrice a ainsi l'occasion unique de jouer les deux faces d'un même personnage : Pénélope la tendre et fidèle et Circé la séductrice maléfique.

 

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                                                Kirk Douglas et Silvana Mangano

 

Collaboration financière et technique, le film est également une collaboration artistique exemplaire. Le sujet : une légende grecque typiquement européenne qui permet des décors fastueux et quelques belles scènes d'action. L'histoire - que tout le monde connaît - est celle d'Ulysse, conquérant de Troie, qui regagne Ithaque, sa mère patrie. Mais ce retour va être l'occasion de péripéties multiples et de confrontations périlleuses, la plus grave étant peut-être celle qui l'attend à Ithaque où le trône laissé vacant fait l'objet de nombreuses convoitises, les prétendants briguant tout ensemble la main de la belle Pénélope et la couronne. Pressée de toutes parts, Pénélope a réussi à refuser les demandes des prétendants grâce à un subterfuge : une tapisserie qu'elle entend terminer comme elle l'a promis jadis à son époux, mais qu'elle défait chaque nuit pour en retarder l'achèvement. C'est seulement lorsqu'elle sera finie que Pénélope considérera qu'elle est désormais libérée du lien qui l'unit à Ulysse, et sera donc en mesure de choisir celui auquel elle unira son destin parmi les hommes qui aspirent à faire d'elle leur femme. Bien que soutenue par son fils Télémaque, Pénélope se sent faiblir et le doute l'envahit, surtout face à l'impétueux Antinoüs interprété par Anthony Quinn. Sur les conseils de Télémaque, elle annonce alors qu'elle ne se donnera qu'au vainqueur des jeux d'Apollon qui doivent bientôt se dérouler dans la ville.

Pendant ce temps, non loin de là, Ulysse a échoué sur l'île de Corfou, à la suite du naufrage de son bateau pulvérisé par la colère du dieu de la mer Poséidon. Recueilli par la gracieuse Nausicaa ( Rossana Podesta ), Ulysse, devenu amnésique, ne sait plus ni d'où il vient, ni où il va et ignore jusqu'à son nom. Mais par chance, la mémoire lui reviendra pour enfin regagner Ithaque après 10 années d'absence et les innombrables péripéties qui auront jalonné son parcours.

 

Cette histoire, qui finit bien, se laisse regarder sans déplaisir, d'autant que le metteur en scène n'a lésiné ni sur la beauté de ses actrices et acteurs, ni sur les effets spéciaux à l'ancienne. Les puristes trouveront, non sans raison, que cela est kitch, très kitch même, et difficile à digérer, les autres se laisseront séduire par ce fastueux album d'images comme savait les composer l'Amérique des années 50.

En le re-visionnant à la télévision, la plupart des décors carton-pâte et la laideur des costumes féminins, dont ceux de la pauvre Rossana Podesta, apparaissent ridicules. Certes, le film a vraiment beaucoup vieilli. Mais Silvana Mangano et Kirk Douglas tirent leur épingle du jeu  Et puis on peut relire l'Odyssée et là nul danger d'être déçu....

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA AMERICAIN, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN

 

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Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA AMERICAIN & CANADIEN
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commentaires

niki 01/04/2012 12:44

j'en garde aussi un souvenir amusé - comme j'adore les peplums, je le regarde de temps à autre

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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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