Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 10:31

 dicaprio02.jpg  Un petit côté James Dean

 

                                             

L'acteur doit son prénom à Léonard de Vinci, car sa mère le sentit bouger en elle pour la première fois alors qu'elle admirait une toile du peintre dans un musée italien. Le voilà donc intégré au monde artistique avant même d'avoir vu le jour à Hollywood ( autre clin d'oeil du destin )  le 11 novembre 1974 d'un père italien, réalisateur de bandes dessinées, et d'une mère bavaroise, secrétaire juridique. Ses parents divorceront un an après sa naissance et c'est sa mère Irmelin qui l'élèvera très librement à Los Angelès. Comme il n'aime pas l'école et qu'on ne lui impose rien, il suit des cours de comédie et court les castings où son visage expressif ne laisse pas indifférent, si bien qu'il se fait bientôt engager pour tenir un petit rôle dans une série télévisée  "Quoi de neuf docteur ?"  de Neal Marlens en 1991. Mais c'est le cinéma qui  le captive, aussi s'arrange-t-il pour y faire ses premiers pas dans un film d'horreur "Critters 3", mais qu'importe ! l'essentiel n'est-il pas d'être présent ? Et présent, il sait l'être ! Dès 1993, il tient un rôle plus important, celui d'un beau-fils maltraité au côté de Robert de Niro dans "Blessures secrètes", entrant ainsi de plein pied dans l'étroite circonférence des grosses pointures. Plus rien ne va désormais freiner son ascension qui sera, ni plus ni moins, stupéfiante. Le doit-il à son mélange de héros angélique et de gamin peu dupe ? Peut-être ! Toujours est-il qu'en 1995, il s'illustre dans plusieurs films dont "Rimbaud/Verlaine", tenant à merveille le rôle du poète révolté, puis dans "Basketball Diaries", adaptation du livre autobiographique du poète et musicien Jim Carrol, où il joue un jeune toxicomane, enchaîne avec un western "Mort ou vif" auprès de Sharon Stone et s'illustre enfin face à Meryl Streep, Diane Keaton et de nouveau Robert de Niro dans "Simples secrets". Mais c'est avec "Romeo+ Juliette"  de Baz Luhrmann qu'il accède à un statut de premier plan, avant d'atteindre la notoriété mondiale auprès de Kate Winslet dans "Titanic"  de James Cameron.

 

 

Depuis lors, sa carrière se maintient sur les cimes, grâce à des rôles difficiles où il ne craint ni de se vieillir, ni de s'enlaidir, entrant de force dans les personnages les plus inattendus, soit devant la caméra de Martin Scorsese avec lequel il tournera  à la suite les uns des autres "Gangs of New-York" ( 2002 ), "Aviator" ( 2005 ) et  "Les Infiltrés"  (2006), donnant la réplique à Daniel Day Lewis, Cameron Diaz, Matt Damon ou Jack Nicholson, ou celle de Steven Spielberg dans  "Arrête-toi si tu peux".  Puis il retrouve Kate Winslet en 2008, dix ans après "Titanic", dans "Les noces rebelles" de Sam Mendes et tourne la même année "Mensonges d'état" de Ridley Scott, film d'espionnage qui se déroule au Moyen-Orient. Sa collaboration avec Scorsese reprend pour un quatrième opus en 2010 "Shutter Island", adaptation d'un roman de Dennis Lehane où il s'impose comme un acteur très complet, et il a de nouveau crevé l'écran avec son interprétation de Edgar Hoover dans le film de Clint Eastwood "E. Edgar", metteur en scène avec lequel il travaillait pour la première fois. 

 

 

Quant à ses projets, ils sont toujours nombreux. Il a été et avec quelle subtilité le héros d'un remake en 3D du célèbre roman de Scott Fitzgerald "Gatsby le magnifique", puis il a tourné avec Tarantino dans un western sur fond d'esclavagisme et a racheté à Tom Cruise  les droits d'adaptation du roman " Le diable dans la ville blanche"  d'Erik Larson. Très engagé en faveur du développement durable, l'acteur entend vivre selon certains critères qui lui tiennent à coeur  au sujet de la défense de l'environnement, ainsi a-t-il fait poser des panneaux solaires sur sa résidence et roule-t-il de préférence avec des voitures écologiques. Ambitieux et exigeant, DiCaprio sait incarner les esprits les plus rebelles, traçant un parcours original qui se refuse à tout embrigadement et se place incontestablement comme l'un des plus grands acteurs de sa génération.

 

Aujourd'hui tout va pour le mieux dans sa carrière. Il est à l'affiche du "The Revenant" où son personnage est confronté à de terribles souffrances après avoir été abandonné pour mort au fin fond d'une forêt. L'Oscar est d'ailleurs en ligne de mire après le Golden Globes du meilleur acteur qui vient de lui être décerné pour ce rôle de composition dans une épique quête de survie et de vengeance où sa performance est si impressionnante que l'on ne voit pas comment la statuette pourrait lui échapper. Et si "Le Revenant" l'a mis à nouveau sous le feu des projecteurs, un nouveau film se profile déjà et fait beaucoup parler de lui. En effet, on vient de lui proposer de jouer le rôle de Lénine, mais certains anciens leaders du parti communiste russe ne son pas du tout d'accord pour qu'un américain interprète ce personnage historique.  Nous verrons bien si ce projet aboutira ou pas. DiCaprio se plaît, par ailleurs, à souligner combien il aime être immergé en pleine nature et dans des lieux sauvages. Il souhaite vraiment trouver davantage de films qui aient un message écologique à transmettre. Mais ce qui l'intéresse par dessus tout, ce sont les oeuvres qui le rapprochent de la condition humaine. Léonardo cherche en permanence à savoir ce que sont les hommes...

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES ARTICLES - acteurs du 7e Art

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

leonardo-dicaprio.jpg

 

 

Partager cet article

Repost0
18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 09:26
Chocolat de Roschdy Zem

Après "Mauvaise foi", "Omar m'a tuer" et "Bodybuilder", Roschdy Zem passe à nouveau derrière la caméra pour retracer avec brio l'histoire oubliée d'un artiste de la Belle Epoque. Il s'agit d'un homme noir exploité dans un cirque de province français à la fin du XIXe siècle, comme l'ont été des nains et même d'anciennes cocottes, nombre de ceux qui ne répondaient pas aux critères de l'époque. C'est alors qu'un certain George Footit va discerner en lui des talents et un potentiel scénique et former avec celui qui deviendra Chocolat un fabuleux duo de clowns.

 

Tout en rendant ainsi hommage au premier artiste noir de la scène française, ce film nous conte  l'histoire d'une amitié forte entre deux hommes. Rien d'étonnant à ce que le tandem soit la valeur sûre de cet opus : ces deux personnages ne sont-ils pas interprétés par Omar Sy et James Thierrée, le petit-fils de Charlie Chaplin ! Avec eux, on passe du burlesque à la tragédie en un clin d'oeil. Derrière le combat personnel de Chocolat, c'est une lutte contre les innombrables blocages d'une société qui a du mal à s'émanciper de ses principes et juge l'étranger à l'aune de ses seules valeurs, qui sont évoqués, ce qui donne lieu à des scènes émouvantes, notamment dans la prison et au théâtre. 

 

L'esthétique du film est, par ailleurs, particulièrement soignée avec une élégante reconstitution du Paris du début du siècle dernier. On se sent complètement immergé dans cette Belle Epoque avec des détails pittoresques, une mise en scène raffinée et une histoire drôle et touchante. Quant aux acteurs, ils sont irréprochables, avec un Omar Sy au top.

 

Pour consulter la liste de la rubrique CINEMA FRANCAIS, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

Chocolat de Roschdy Zem
Chocolat de Roschdy Zem
Chocolat de Roschdy Zem

Partager cet article

Repost0
7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 10:47
Journal d'un curé de campagne de Robert Bresson

« Le Journal d'un curé de campagne « ( 1950 ), d'après le roman de Georges Bernanos, compte parmi les réalisations les plus sobres et les plus achevées du cinéma français. Une première adaptation écrite par Aurenche et Bost avait été refusée par l'écrivain, aussi Bresson en prépara-t-il une autre, dépouillée à l'extrême, et donnant la préférence à des décors naturels. Il ne put la soumettre à Bernanos, mort en juillet 1948, mais reçut l'aval du critique Albert Béguin et de l'abbé Pézeril, exécuteurs testamentaires du romancier. Le film fut tourné dans un petit village de l'Artois avec, dans le rôle du curé d'Ambricourt, un comédien presque inconnu Claude Laydu et des interprètes débutants, Bresson ne voulant pas renouveler l'expérience tentée avec Maria Casarès dans « Les dames du bois de Boulogne » qui avait trop marqué cet opus de son jeu personnel. Avec ce dernier, le cinéaste amorce un tournant décisif et va désormais poursuivre une quête, qui s'avérera permanente, dans ses réalisations futures : celle du dépassement de soi.

 

 

Un jeune prêtre est nommé à Ambricourt, paroisse du pays d'Artois. De santé précaire, de caractère solitaire, il se heurte à l'hostilité des villageois. Pour nous faire entrer dans la vie de ce jeune homme en soutane, Bresson choisit de montrer d'abord des choses matérielles : une brouette, un tonneau, le pain qu'il trempe dans du vin sucré pour s'alimenter. Cette figure idéaliste apparaît sous les traits d'un taiseux, d'un jeune homme apeurée qui touche et attache. Ses tourments spirituels sont exprimés de la manière la plus physique. Et c'est le pauvre cahier d'écolier du petit curé, couvert d'une écriture fiévreuse, qui sera le fil rouge, avec sa voix off, entre les différentes  scènes dialoguées.

 


Grâce à ce sujet emprunté à Bernanos, Bresson se consacre à retracer l'itinéraire tragique d'un jeune prêtre, incompris de tous, cheminant vers  la sainteté à l'aide d'images burinées en noir et blanc, au point de rendre sensible la présence de l'invisible et l'intensité des luttes de la vie spirituelle. Son style, qui s'oppose par sa rigueur à celui bouillonnant et fiévreux du romancier catholique, offre le paradoxe d'avoir su, avec une approche différente, coïncider au plus juste à l'oeuvre littéraire. Ce qui dénote son savoir-faire et son sens aigu de la mise en scène. Par la suite, Bresson poussera plus loin encore ses recherches et ses exigences, afin de réaliser un idéal qu'il a résumé ainsi :


Le film est le type de l'oeuvre qui réclame un style et ce style il est bon de l'affirmer jusqu'à la manie. Il faut un auteur, une écriture. L'auteur écrit sur l'écran, s'exprime au moyen de plans photographiques de durées variables, d'angles de prises de vue variables. Un choix s'impose, dicté par les calculs ou l'instinct, et non par le hasard.

 

    

Le journal d'un curé de campagne ne marque pas moins une étape importante dans sa conception de la mise en scène et le rapport entre l'écriture filmique et l'écriture romanesque. Les jurés le reconnurent qui lui attribuèrent le Prix Louis-Delluc, couronnant la modernité, l'originalité dont témoignait cette adaptation d'un grand livre nourri d'une foi profonde, toute intérieure et condensée en la personne de ce jeune curé. Mais la foi est-elle donnée ? La question était du moins posée avec une ferveur peu commune dans un silence plein d’éloquence.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA FRANCAIS, cliquer  ICI

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

Journal d'un curé de campagne de Robert Bresson
Journal d'un curé de campagne de Robert Bresson

Partager cet article

Repost0
30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 11:38
Robert Redford - portrait
Robert Redford - portrait

Robert Redford est né le 18 août 1936 à Santa Monica dans une famille modeste, son père, après avoir été laitier, avait décroché un poste de comptable. Passionné de peinture, il entre à l’Université du Colorado et, à l’âge de 19 ans, embarque pour un voyage en France et en Italie avec ses pinceaux, rêvant déjà de voir  ses toiles accrochées au Musée d’Orsay. Mais nenni, ce n’est pas sa voie et il bifurque bientôt en entrant à l’«American Academy dramatics arts» où il débute une carrière professionnelle au théâtre dans les années  50. Puis, il est choisi pour jouer dans des séries télévisées où il est vite remarqué, si bien qu’il passe sans difficulté de la petite lucarne au grand écran grâce, en partie, à son physique avantageux et sa gueule de beau gosse. On connait ses films emblématiques « Butch Cassidy et le Kid », « Les Hommes du Président », « L’Arnaque » qui lui méritera l’Oscar du Meilleur acteur en 1979, « Gatsby le magnifique », « Out of Africa » et « L’homme qui murmure à l’oreille des chevaux ». Avec de tels rôles, il devient une icône du cinéma hollywoodien, un acteur qui aura pratiquement incarné à lui seul toutes les Amériques : la corrompue, la sportive, la romantique, la puritaine, l’écologiste, Amérique fatalement rebelle et assurément séduisante. C’est en 1985 qu’il partage avec Meryl Streep la vedette du film aux 7 Oscars de Sydney Pollack « Out of Africa », ce dernier l’ayant dirigé à sept reprises et, entre autres, dans « Jeremiah Johnson », « Les 3 jours du Condor », « Nos plus belles années ».

 

 

Sa carrière cinématographique commence réellement avec  « La poursuite impitoyable » d’Arthur Penn en 1966 qui le révèle définitivement au public. Dès lors, il ne quittera plus la pellicule et abordera, avec un certain succès, une carrière de réalisateur amoureux des grands espaces, doté d'une vocation d'écologiste affirmée  avec « Des gens comme les autres » en 1980. Il décrochera, par ailleurs, un Golden Globe en tant que réalisateur pour « Quiz Show » en 1995.

 

 

Fondateur du Festival de Sundance, il se plaît aujourd’hui à donner leur chance à de jeunes cinéastes. Personnellement il aspire à un 7e Art de plus en plus indépendant et innovateur. D'autre part, et depuis un bon moment, il a passé la main à Brad Pitt, côté belle gueule, mais n’a pas réussi  le virage de Eastwood en tant que réalisateur. Son dernier film « All is Lost » en 2013  le voit interpréter, seul face à la caméra, un marin perdu en mer et luttant contre les éléments déchaînés. Ce qui prouve que les risques ne lui ont jamais fait peur…

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

Robert Redford - portrait
Robert Redford - portrait

Partager cet article

Repost0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 10:09
Ettore Scola ou la nostalgie de l'histoire

 

Ettore Scola, né en 1931 et mort à l'âge de 85 ans en 2016, est l'un des plus grands cinéastes italiens de l'après guerre.  Après des études de droit, il se consacre d’abord au journalisme et à la radio avant de devenir gagman pour des films de l’acteur Toto. En 1952, il débute dans l’élaboration de scénarii et devient très vite l’associé de Ruggero Maccari, un des plus réputés en matière de comédies. Pendant une dizaine d’années, Scola va écrire une cinquantaine de films et collaborer notamment avec Dino Risi à L’homme aux cent visages (1960), La marche sur Rome (1962), Le Fanfaron (1962), Les Monstres (1963), Il gaucho (1964), Moi la femme (1971) et également, avec Antonio Pietrangeli, aux films suivants : Les joyeux fantômes (1961), Annonces matrimoniales (1964), Le cocu magnifique  et L’amour tel qu’il est (1965).  En 1964, grâce à Vittorio Gassman, il réalise son premier long métrage Parlons femme, où il entend bien imposer son style  en s’efforçant de braquer un regard critique sur la société italienne sans se réduire à un simple spectacle humoristique. Ce seront Cent millions ont disparu en 1965, Belfagor le Magnifique en 1966,  Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami disparu en Afrique ? en 1968.

 

En 1969, Le fouineur  indique plus nettement encore que Scola ne craint pas de porter le bistouri dans les plaies de la société tout en conservant un sens très sûr du divertissement. Avec Drame de la jalousie en 1970, il pose sans détour la question des rapports entre les sentiments et l’idéologie. Pour cet opus, son acteur principal Marcello Mastroianni recevra le grand prix d’interprétation au Festival de Cannes. Suit l’expérience ascétique de Trevico-Torino en 1973 sur l’émigration intérieure entre le Sud et le Nord de l’Italie, puis Nous nous sommes tant aimés en 1974, l’oeuvre qui l’imposera définitivement dans le club fermé des grands réalisateurs. Chronique amère de l’histoire de l’Italie de l’immédiat après-guerre à l’époque actuelle, le film examine sans complaisance le devenir de la société. Scola oeuvre désormais dans la perspective constante d’un va-et-vient entre passé et présent, alternant les œuvres inscrites dans la contemporanéité comme Affreux, sales et méchants en 1976, Les Nouveaux monstres en 1978, La Terrasse en 1979, Une journée particulière en 1977, Passion d’amour en 1981, La nuit de Varennes en 1982 et Le bal en 1983. Gagné par une certaine nostalgie inhérente au passage du temps, Scola s’intéresse également au problème des relations générationnelles, problème omniprésent dans La famille (1987), qui survole quatre-vingt années de l'existence d’une famille bourgeoise, thème de nouveau présent dans Splendor (1989), évocation attendrie d’une salle de cinéma condamnée à être démolie – ou encore dans Quelle heure est-il, sorte de remake de Une journée particulière, au cours de laquelle un père et son fils tentent désespérément de lier une relation durable. En effet, très ancré à gauche, Scola est avant tout un cinéaste soucieux de communiquer avec le public et de partager avec lui ses convictions. Il tente toujours de concilier un discours critique sur la société transalpine avec les nécessités du divertissement, qualités que l’on retrouve dans ses œuvres plus récentes comme Le voyage du capitaine  Fracasse (1990) d’après Théophile Gautier, Le roman d’un jeune homme pauvre (1995), un drame de la pauvreté où Alberto Sordi campe un vieux beau d’anthologie, Le dîner (1998) fresque sociologique pleine d’un humour récurrent et de sarcasme pour décrire une soirée dans un restaurant romain, Concurrence déloyale (2001) est, elle aussi, une comédie corrosive sur les lois antijuives votées en Italie en 1938 et Gente di Romana (2003), un documentaire romancé sur les diverses facettes sociales et culturelles de la capitale italienne d’aujourd’hui. Cette oeuvre importante porte, dans son ensemble, le sceau d'une joyeuse amertume, d'une défiance à l'égard des hommes si vite abusés, et une passion pour leur histoire et les grandes causes à défendre sans exaltation fébrile, davantage avec le regard d'un homme sans illusion.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique REALISATEURS DU 7e ART, cliquer  ICI

 

NOUS NOUS SOMMES TANT AIMES - critique

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

Partager cet article

Repost0
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 09:18
Le pont des espions de Steven Spielberg

 

En 1957, la CIA arrête sur le territoire américain un espion soviétique qui se fait appeler Rudolf Abel et se nomme en réalité William Fisher. Il a transmis, grâce à son réseau d’agents, les secrets de la bombe atomique à l’URSS, il est donc promis à la chaise électrique. Comme les Américains tiennent à faire les choses dans les règles – la campagne internationale en faveur des Rosenberg, finalement exécutés en 1953, a laissé des traces - ils offrent à leur prisonnier un avocat d’office, James Donovan, plutôt spécialisé dans les assurances. Intelligent et malin, ce dernier sait qu’il va se mettre à dos l’Amérique bien  pensante qui n’accepte pas qu’on défende un espion communiste. Mais Donovan a aussi une haute idée de son métier d’avocat et ira  jusqu’à la Cour suprême pour sauver son client. Cet homme est un visionnaire. Il a anticipé l’épisode haut en couleur qui se déroulera quelques années plus tard. Quand l’avion U-2 du pilote Francis Gary Powers, qui photographiait l’URSS du haut du ciel, est abattu en 1960, le gouvernement américain est bien content de pouvoir échanger son pilote avec l’espion qui n’a pas été exécuté grâce à la formidable anticipation de James Donovan (1916-1970). L’échange aura lieu sur le pont de Glinicke, entre Berlin et Postdam, surnommé le pont des espions.

 

 

Eclairée de quelques traits d’humour, l’histoire est inspirée de faits réels et se déroule  à une époque où les Etats-Unis tenaient à afficher, à la face du monde, et contrairement à leurs rivaux soviétiques, qu’ils étaient un Etat de droit. Ce qui n’était pas prévu, c’est que l’avocat James Donovan allait tenir son rôle si magistralement qu’il parviendra à éviter à son encombrant client la chaise électrique, ce, à la grande fureur de l’opinion américaine qui le lui fera savoir par un attentat  à son domicile en présence de sa femme et de ses enfants. Son opiniâtreté et sa compétence le désigneront néanmoins à négocier, peu de temps après, l’échange de l’espion russe contre le pilote américain de l’avion espion U-2 abattu au-dessus de l’Union soviétique et retenu dans les geôles  sordides de l’URSS. Une fois encore, Donovan ne fera rien comme les autorités américaines l’envisageaient puisque, à rebours de leurs instructions, il informera ses interlocuteurs russes et est-allemands que l’échange ne pourra se dérouler que s’il inclut, en plus du pilote de chasse, un étudiant américain arrêté à Berlin-Est au moment où il tentait de franchir le fameux mur dont la construction venait à peine de se terminer.

 

 

Cette histoire captivante, qui voit un homme seul, étranger à ce monde de l’espionnage, manœuvrer avec une telle maestria et un esprit visionnaire pour sauver la force du droit, l’honneur de son pays et également la solidarité inconditionnelle entre compatriotes, méritait que le célèbre metteur en scène nous la conte avec cette rigueur, cette limpidité, ce sens  du rythme et de l’alternance et une reconstitution de l’esprit et de l’ambiance de l’époque absolument remarquables. Par ailleurs, Spielberg a su s’entourer de scénaristes de talent, les frères Cohen et Matt Charman qui nous ont concocté un scénario et des dialogues d’une qualité irréprochable. Avec eux, c’est l’attention portée aux personnes et un humour discrètement sarcastique qu’ils privilégient. S’ajoutent  l’interprétation de Mark Rylance dans le rôle de Rudolf Abel, peintre à ses heures et d’une parfaite rigueur professionnelle, espion couleur passe muraille à l’apparente banalité contredite par un humour désabusé et une intelligence supérieure, et celle, tout aussi sobre et convaincante de Tom Hanks dans celui de James Donovan, homme debout, si seul dans son combat, mais qui ne restera pas moins fidèle, envers et contre tout, à sa conviction que chaque individu mérite une défense équitable. Servi par de belles images dont certains regretteront l’académisme, mais que j’ai appréciées pour l’atmosphère qu’elles parviennent à créer, ce portrait contrasté de l’Amérique d’alors et des tensions qui régnaient entre les deux blocs m’apparaît comme une grande réussite. 

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA AMERICAIN, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

Le pont des espions de Steven Spielberg
Le pont des espions de Steven Spielberg
Le pont des espions de Steven Spielberg

Partager cet article

Repost0
25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 10:41
L'Hermine de Christian Vincent

Michel Racine est un Président de cour d’assises redouté. Aussi dur avec lui qu’avec les autres, on l’appelle " le Président à deux chiffres ". Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Malade au début de ce nouveau procès, quitté par une épouse plus riche que lui, Racine couche désormais à l’hôtel en traînant sa petite valise. Tout bascule le jour où il retrouve Ditte Lorensen-Coteret. Elle fait partie du jury qui va devoir juger un homme accusé d’infanticide. Six ans auparavant, Racine a aimé cette femme. Presque en secret. Médecin anesthésiste, elle l’a arraché à la mort physique lors d’une grave opération. Retrouvée par hasard et connue par hasard, elle va, au cours de cette audience, le sauver d’une nouvelle mort, la mort morale.

 

 

Ainsi la guérison de cet homme passe-t-elle par un procès dont l’intérêt principal réside dans le rôle des jurés, tous très différents, qui sont mis en présence d’un cas d’autant plus douloureux qu’il s’agit de la mort d’un enfant. Les témoins défilent sans apporter de notables éclaircissements. Qui juge qui, au final ? A un moment donné le président malmène l’un des policiers qui a découvert la mort de ce bébé de 7 mois. A chacun sa vérité, celle de ce policier honnête n’est pas plus certaine que celle du père qui attend le verdict dans le box des accusés. Michel Racine, touché par la présence de Ditte, leur rappelle qu’il faut accepter de ne pas savoir… Ainsi l’irruption de la douceur et de la tendresse dans sa vie bancale et solitaire est-elle le début d’une véritable rédemption, rédemption qui lui révèle une autre vérité : si un procès change le cours des choses, c’est peut-être d’abord vis-à-vis de soi. Nous voyons que les sentiments ont le droit de siéger dans l’enceinte stricte d’un tribunal.

 

 

Sidse Babeth Knudsen, qui interprète le rôle de Ditte, a été choisie par Christian Vincent à la suite de son visionnage de la série « Borgen » où il l’avait beaucoup appréciée. Et, il est vrai, qu’elle illumine le film de son rayonnement où s’allient en un dosage idéal la beauté et l’intelligence. Quant à Fabrice Luchini, qui a reçu pour le rôle de Michel Racine le prix d’interprétation à la Mostra de Venise, il est remarquable de sobriété et de naturel, homme intransigeant, droit dans ses bottes en apparence, mais plus vulnérable qu’il n’y parait, proie de toutes les perplexités de la conscience et de la vie. Sa soudaine guérison est celle du doute sur l’évidence intérieure, ce qui est vraisemblable n’étant pas obligatoirement certain. Un film qui suggère plus qu’il ne démontre et laisse à chacun son interprétation personnelle.

 

Pour consulter la liste des films de la rubrique CINEMA FRANCAIS, cliquer  ICI

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

L'Hermine de Christian Vincent
L'Hermine de Christian Vincent
L'Hermine de Christian Vincent

Partager cet article

Repost0
21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 10:05
Le nouveau stagiaire de Nancy Meyers

Depuis la mort de sa femme, Ben Whittaker se sent seul et la retraite n'a rien arrangé. Afin de donner du piment à sa vie, il décide de postuler à un stage pour un site Internet de mode. Contre toute attente, il est pris. Jules Ostin, la patronne de l'entreprise, est d'abord surprise de sa présence et charge ses confrères de s’occuper de lui car elle estime ne pas savoir gérer les personnes âgées, mais elle s'apercevra bientôt que cette nouvelle et atypique recrue sait se faire apprécier de son équipe. Et pour cause, Ben est un homme chaleureux qui prodigue de judicieux conseils. Jules finira par se prendre d'amitié pour lui et le présentera à sa famille, si bien que le septuagénaire devient une figure quasi paternelle, très vite incontournable...

 

La réalisatrice de "Ce que veulent les femmes" (2000) consacre sa nouvelle comédie à illustrer la collaboration d'une jeune patronne de start-up et d'un retraité de 70 ans, engagé comme stagiaire dans le cadre d'une expérience intergénérationnelle, qui se révélera parfaitement efficace, malgré les handicaps supposés de son âge. Avec habileté et une bonne dose d’optimisme, Nancy Meyers tente d’échapper aux conventions et de donner une tournure joyeuse et positive à une actualité pétrie de bons sentiments. Et si les personnes du troisième âge avaient toujours un rôle à jouer et une expérience à apporter à la société déboussolée qui est la nôtre, engagée dans une constante course contre la montre où toutes les valeurs sécurisantes volent en éclats ? Oui, si la sagesse, le bons sens, la générosité, l’indulgence étaient encore de mise et pouvaient servir de béquille à certains jeunes chefs d’entreprise que leurs emplois du temps surchargés et anxiogènes mènent au désastre ? Car Jules est bien sur la voie de la dépression et de l’épuisement à tenter de mener de front vie privée et vie professionnelle. La réalisatrice a su doser avec finesse les divers éléments qui font qu’une jeune femme pleine de courage et de compétence  peut soudain perdre pied, se laisser gagner par le découragement et voir sombrer en peu de temps ce qu’elle a édifié avec talent et opportunité. Cette comédie plaisante a le mérite de nous immerger dans une atmosphère où le meilleur l’emporte sur le pire et, sans rien  cacher des obstacles inhérents à la situation, de les régler avec une tendresse amusée et bienveillante.  

 

Les acteurs sont pour beaucoup dans le charme de cette comédie légère et bien conduite et en premier lieu Robert de Niro, incroyablement séduisant dans le rôle du septuagénaire qui entend vieillir avec intelligence et altruisme et qui, soudain, se prend d’affection pour cette jeunesse courageuse et un brin déboussolée. Quant à la ravissante Anne Hathaway, elle est délicieuse de naturel et de spontanéité en chef d’entreprise dépassée par les événements et bousculée par sa soudaine notoriété dans le monde des affaires. Monde des affaires qui ne craint pas de broyer les plus performants. Voilà un film excellent pour le moral et si réconfortant que le public de la salle a applaudi, sans doute parce qu’un opus sans violence est suffisamment rare pour qu’on l’apprécie et le savoure. Certains parlent de guimauve, de mièvrerie, de sentimentalisme désuet, pas moi.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA AMERICAIN, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

Le nouveau stagiaire de Nancy Meyers
Le nouveau stagiaire de Nancy Meyers
Le nouveau stagiaire de Nancy Meyers

Partager cet article

Repost0
18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 08:39
L'homme irrationnel de Woody Allen

Une fois encore, avec son dernier opus, mené au rythme d’un scénario serré, accompagné de dialogues ciselés, Woody Allen fait mouche, malgré les grimaces presque habituelles des critiques cinématographiques qui, depuis quelques décennies, n’en finissent pas de dédaigner le maître d’hier. Oui, une fois encore, l’habile réalisateur séduit. S’ajoute le jeu d’acteurs qui s’investissent pleinement dans leur rôle comme Emma Stone, que j’avais trouvée falote dans « Magic in the moonlight », et qui s’affirme dans « L’homme irrationnel » avec assurance dans son personnage de jeune étudiante subjuguée par son professeur de philosophie, dépressif et alcoolique, qui semble accablé par la stérilité de la pensée spéculative. Cela, jusqu’à ce qu’il surprenne une inconnue en train de se plaindre d’un juge dont l’obstination réduit sa vie à une peau de chagrin et que ce récit le sorte de sa torpeur, au point  que sa raison, en pleine dérive, lui fasse envisager un plan machiavélique propre à rompre le dernier barrage de la lucidité. Persuadé qu’il a trouvé un sens à sa vie, il va accomplir l’irréparable et agir de façon à délivrer une malheureuse victime de son supposé bourreau.

 

Mais peut-on trouver le bonheur dans le crime ? La question avait déjà été posée par Barbey d’Aurevilly et analysée dans le détail par un Dostoïevski ou une Hannah Arendt. Nous savons qu’elle fascine depuis longtemps Woody Allen qui en a fait le thème de plusieurs de ses films dont « Crimes et délits », « Le rêve de Cassandre » et l’admirable « Match Point ». Puisque la philosophie semble impuissante à donner sens à sa vie, Abe, non content de séduire sa jeune élève et convaincu de la désespérante impuissance du bien, se laisser aller à la tentation de choisir la voie opposée. Cette dérive est menée avec la maestria habituelle de Allen qui sait jouer des thématiques les plus contradictoires et des subversions les plus cyniques au point de les rendre presqu'acceptables. On s'amuse de le voir jongler avec les registres et les genres, le mal se savourant avec plus de gourmandise que le bien…

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA AMERICAIN, cliquer  ICI

 

Et pour prendre connaissance de l'article sur Woody Allen, cliquer   LA

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

L'homme irrationnel de Woody Allen
L'homme irrationnel de Woody Allen

Partager cet article

Repost0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 08:59
Taxi driver de Martin Scorsese

 

De retour du Vietnam, Travis Bickle (Robert de Niro) est engagé dans une compagnie de taxi new-yorkaise. Mais l’ennui, l’angoisse et la mélancolie gagnent. Ses aventures nocturnes ratées par maladresse et la violence quotidienne dont il est le témoin lui font peu à peu perdre la tête. Sa rencontre avec une jeune prostituée de 14 ans (Jodie Foster) va tout faire basculer. Torturé par une obsession politique et sociale de "propreté", il s’assigne la tâche de redresser une humanité qu’il perçoit décadente et de protéger la jeune femme livrée aux sinistres obsessions de pourvoyeurs obscènes.


« Taxi driver » est d’abord une entrée dans le froid processus de la folie paranoïaque et la lente progression d’un être fruste qui s’enfonce dans les ténèbres. La descente aux enfers de Travis Bickle est proprement saisissante. De Niro est époustouflant dans ce personnage gagné par la détresse et la peur au cœur d'une mythologie urbaine qui le cerne. Malgré un narratif déprimant, l’acteur a le mérite de nous subjuguer dans le rôle de ce justicier de la ville, victime d’une humanité livrée à ses pulsions les plus abjectes.


Le monde criminel, la mafia, la cité représentent l’enfer dans la vision pessimiste de Scorsese. Les êtres sont faits pour se perdre dans des dédales qui ne mènent nulle part et où les voix de la justice sont couvertes par le bruit. Pas une seule image de lumière, de clarté, d’arbre, de fleur, toutes évoquent une nuit sinistre envahie de lueurs artificielles, de flashs rougeoyants et aveuglants qui dissolvent le réel. New-York n’est autre qu’une jungle qui réveille chez Travis les traumatismes de la guerre et les obsessions les plus funestes. Scorsese peint à merveille le glauque de ces nuits subies par cet homme qui se dit poursuivi par la solitude et l'adversité et vit dans une perpétuelle psychose où nul sourire, nulle amabilité ne sont là pour l’éclairer et l’humaniser ; oui, une nuit où les repères éclatent et où les codes se bousculent irrémédiablement. Un film éminemment désespéré sur un monde déshumanisé qui tend tout entier vers la scène finale et la tragédie illustrée par une imagerie lancinante et hallucinatoire. Un film qui n’a pas pris une ride et vous hante longtemps tant il s’inscrit dans une démarche culturelle et historique qui lui confère un sens universel.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique CINEMA AMERICAIN, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

Taxi driver de Martin ScorseseTaxi driver de Martin Scorsese
Taxi driver de Martin Scorsese
Taxi driver de Martin Scorsese

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : LA PLUME ET L'IMAGE
  • : Ce blog n'a d'autre souhait que de partager avec vous les meilleurs moments du 7e Art et quelques-uns des bons moments de la vie.
  • Contact

Profil

  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.

Texte Libre

Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

Stanley Kubrick

 

 

ET SI VOUS PREFEREZ L'EVASION PAR LES MOTS, LA LITTERATURE ET LES VOYAGES, RENDEZ-VOUS SUR MON AUTRE BLOG :  INTERLIGNE

 

poesie-est-lendroit-silence-michel-camus-L-1 

 

Les derniers films vus et critiqués : 
 
  yves-saint-laurent-le-film-de-jalil-lespert (1) PHILOMENA UK POSTER STEVE COOGAN JUDI DENCH (1) un-max-boublil-pret-a-tout-dans-la-comedie-romantique-de-ni

Mes coups de coeur    

 

4-e-toiles


affiche-I-Wish-225x300

   

 

The-Artist-MIchel-Hazanavicius

 

Million Dollar Baby French front 

 

5-etoiles

 

critique-la-grande-illusion-renoir4

 

claudiaotguepard 

 

affiche-pouses-et-concubines 

 

 

MES FESTIVALS

 


12e-festival-film-asiatique-deauville-L-1

 

 13e-FFA-20111

 

deauville-copie-1 


15-festival-du-film-asiatique-de-deauville

 

 

Recherche