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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 10:29
Lion de Garth Davis

Quelle belle et captivante histoire que celle de Saroo, 5 ans, qui vit dans un  village indien avec sa mère, son grand frère et sa petite soeur. Certes, ils sont très pauvres : les garçons ramassent du charbon, la mère des pierres pour les constructions et la petite soeur est gardée à tour de rôle par sa mère ou ses frères. Mais ils s'aiment. Au cours d'une escapade avec son frère aîné pour gagner un peu d'argent, Saroo s'endort dans un train et se réveille 1600 km plus loin, à l'autre bout du pays. Par chance, il atterrit dans un orphelinat de Calcutta, après avoir échappé de justesse à de nombreux traquenards, et en sera tiré par un couple australien (David Wenham et Nicole Kidman) qui, renonçant volontairement à avoir leurs propres enfants, se consacrent à sauver des enfants en grande détresse. Et c'est le cas de Saroo. 

 

Devenu adulte (sous les traits de Dev Patel), Saroo se lance dans la vie professionnelle et rencontre une jeune fille avec laquelle il entend faire sa vie, mais pas avant d'être remonté à ses sources et de les avoir retrouvées, car il ne cesse d'être taraudé par des réminiscences de plus en plus obsédantes de son enfance indienne. Il se lance alors, grâce à internet, à une quête des lieux dont il n'a que peu de souvenirs et seulement le nom de son village. Et il y parviendra. 

 

Oui, l'histoire est incroyable mais vraie et Garth Davis nous la restitue d'une image tendre et délicate. Saroo, enfant, est absolument adorable et d'un naturel touchant et tous les acteurs, dont Nicole Kidman, sans maquillage, sont remarquables de naturel et d'authenticité. Aussi, comment ne pas vibrer en suivant cette quête bouleversante d'identité, comment ne pas adhérer à ce parcours du combattant entrepris par Saroo pour rétablir son lien biologique avec les siens, sans, pour autant, blesser ses parents adoptifs d'un dévouement et d'une compréhension admirables. Oui, ce film est beau, les personnages parlent justes et ce mélodrame, qui pourrait sombrer dans le pathos, se tient à hauteur d'homme et de sensibilité et emporte l'adhésion d'un public touché par sa grâce.

 

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Lion de Garth Davis
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 10:40
Emma Stone - Portrait

J'ai eu beaucoup de mal au début avec le jeu et surtout le physique de cette jeune actrice qui, par ailleurs, ne manque pas de présence. Mais sa mâchoire carnassière ne se conformait pas aux rôles de jeune icône qu'elle était sensée interpréter dans des films comme "Magic in the moonlight". C'est avec "La La Land" que j'ai vraiment apprécié son jeu et sa grâce, l'actrice s'étant métamorphosée en une femme plus coquette, la chrysalide étant devenue enfin papillon et dansant et chantant avec beaucoup d'aisance. 

 

Née le 6 novembre 1988 dans l'Arizona d'un père entrepreneur et d'une mère au foyer, Emma Stone se produit très jeune dans différentes productions théâtrales et suit des cours par correspondance. A l'âge de 15 ans, elle convainc ses parents de s'installer à Los Angeles pour se lancer dans la comédie et s'y installe avec sa mère. Elle fait ses véritables débuts en 2007 dans un premier film "SuperGrave" où elle est une lycéenne qui s'amourache d'un camarade de classe. L'année suivante, elle apparaît dans "The Rocker" où elle est une jeune musicienne et apprend à jouer de la basse pour être plus près de son personnage. Elle aura toujours ce souci de ne jamais rien laisser au hasard en actrice très scrupuleuse et très professionnelle.

 

En 2010, elle obtient son premier grand rôle dans la comédie "Easy Girl" qui lui permet d'être citée pour un Golden Globe l'année suivante. En 2011, elle est l'interprète principale de "La couleur des sentiments" dont on sait le succès international, opus qui assoie définitivement sa notoriété. Bientôt sa prestation sera de nouveau saluée dans un film de Woody Allen "Magic in the moonlight" où personnellement - comme je le notais plus haut - la magie n'a pas opéré pour moi. Trop grimaçante, elle ne me semblait pas être le personnage de cette déesse qui détenait le pouvoir de captiver son entourage et de rendre folle la gente masculine. Elle tournera de nouveau avec Woody Allen dans "L'homme irrationnel", devenant la nouvelle muse du cinéaste après Scarlett Johansson. Mais là où elle m'a vraiment séduite est dans la comédie musicale "La La Land" qui vient de lui obtenir l'Oscar de la Meilleure actrice. Dans ce film, qui semble correspondre à sa nature, elle donne sans retenue  l'ampleur de son talent avec charme, élégance et beaucoup de classe. Salut l'artiste. 

 

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Emma Stone - Portrait
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 12:14
La La Land de Damien Chazelle

Comme on aimerait que, soudain, dans les embouteillages quotidiens de Paris, les gens sortent spontanément de leurs voitures pour se mettre à chanter et danser sur les airs de jazz que diffuseraient leurs radios et que la cauchemar devienne rêve … C’est ainsi que débute le très plaisant film de Damien Chazelle « La La Land » qui est en train de rafler toutes les récompenses de ce début d’année, dont 7 Golden Globes et déjà 14 citations pour les prochains Oscars. Après "Whiplash », le cinéaste nous propose aujourd’hui une comédie musicale pleine de fraîcheur, un brin nostalgique lorsqu’elle évoque les charmes d’antan et leurs sonorités auxquels l’opus fait abondamment références et la réalité d’aujoud’hui liée davantage au spectaculaire et  à l’éphémère.

 

Sébastien (Ryan Gosling) et Mia (Emma Stone) habitent Los Angeles et attendent que leur vie prenne enfin une tournure professionnelle. Elle est serveuse dans la cafétéria d’un grand studio d’Hollywood et multiplie les auditions pour tenter de devenir comédienne ; lui est pianiste de jazz mais sa carrière stagne car on ne le trouve pas assez moderne, trop attaché à un jazz jugé classique et démodé. Ils se rencontrent  et bientôt comprennent qu’ils sont faits l’un pour l’autre, que leurs dons et leurs aspirations ne peuvent que les mener à une réussite justifiée. Ce qu’ils feront aux dépens de leur bonheur.

 

Oui, ce film évoque avec subtilité la difficulté qu’il y a à mener de front  l’amour et la réussite professionnelle, l’art et la vie quotidienne, tant il est vrai que l’on sert difficilement deux maîtres et que le succès de l’un joue trop souvent de façon négative sur les aspirations de l’autre. Si cet opus n’est pas sans rappeler le « Café Society » de Woody Allen, film plein de charme lui aussi, il s’en démarque pour la simple raison que la façon de raconter de Damien Chazelle sait se faire personnelle et use d’une énergie positive qui marquait déjà son premier opus « Whiplash ». Oui, Chazelle a un ton, un narratif qui lui est personnel et enchante le spectateur car il s’exprime dans l’élégance des images, le jeu d’acteurs parfaitement dirigés, le savoureux mélange des genres entre fantaisie et réalité. Il y a là un tourbillon éloquent de sons, de couleurs, de sentiments, d’actualité et de retours vers le passé parfaitement dosé.  De plus, la bande sonore est de grande qualité et les acteurs époustouflants de grâce, de charme et de fantaisie. Emma Stone, que je n’appréciais guère à ses débuts, est ici transformée, délicieuse de spontanéité, d’émotion face à un Ryan Gosling délicat, élégant, tous deux chantant et dansant avec enthousiasme. On peut sans doute regretter qu’il  n’y ait  pas davantage de numéros de danse, mais je pense que cela n’aurait pas apporté grand-chose de plus au film et n’oublions pas que Emma Stone et Ryan Gosling ne sont ni Fred Astaire, ni Cyd Charisse. Mais ainsi conçu et réalisé, l’ouvrage est une réussite, ne serait-ce que parce qu’il est euphorisant, dénué de toute vulgarité, qu’il charme le spectateur par son contenu et ne cède jamais à la mièvrerie. Aussi, apprécie-t-on de passer deux heures aussi plaisantes à contempler autant d’images belles et à entendre autant de musique envoûtante.

 

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La La Land de Damien Chazelle
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 10:37
MICHELE MORGAN

Les Films GibéRené Chateau

 

Michèle Morgan, de son vrai nom Simone Roussel, née à Neuilly-sur-Seine le 29 février 1920, est une des stars qui a le mieux illustré le cinéma français des années 40 à 60 et même au-delà, par son élégance, sa classe, la beauté énigmatique de son regard qui rappelait celui de Garbo, et par son jeu empreint de sensibilité et de retenue. 

 

Les Films Gibé    René Chateau

 

Dès l'aube de sa carrière, elle partagera l'affiche avec les plus grands acteurs. Marc Allégret, qui la fait débuter dans "Gribouille" en 1937, ne craint pas de lui donner pour partenaire Raimu,  véritable monstre sacré du cinéma d'avant-guerre, mais la novice de 17 ans ne se laissera pas impressionner et tiendra son rôle avec simplicité et naturel. L'année suivante, elle tourne "Quai des brumes" de Marcel Carné avec Jean Gabin, film qui fera de la jeune fille un peu timide une vedette internationale. Elle n'a pas vingt ans mais son regard a marqué d'une trace indélébile le cinéma de l'époque par sa clarté et sa mélancolie. Suivent en 1959 "La loi du Nord" de Jacques Feyder et "Remorques" de Jean Grémillon où elle est de nouveau au côté de Jean Gabin.

 

En 1942, fuyant l'Occupation, elle part aux Etats-Unis. Elle y restera jusqu'en 1946, épousera l'acteur américain William Marshall qui lui donnera un fils Mike en 1944. Sa carrière aux USA l'ayant déçue ( il est en effet inutile de citer les quelques navets où elle figure ), elle revient en France pour être l'émouvante Gertrude de "La symphonie pastorale" de Jean Delannoy, triomphe personnel qui lui méritera le prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1946. Elle devient alors l'actrice la plus représentative de ce cinéma français dit " de qualité" qui devait être, par la suite, tant moqué et décrié par les cinéastes de la Nouvelle Vague. Son extraordinaire photogénie, sa distinction, son naturel lui permettent d'entrer dans des personnages très divers sans rien perdre de son autonomie et de sa classe. Si bien qu'elle ne cesse plus de tourner. Ce seront en 1953 "Les Orgueilleux" d'Yves Allégret avec Gérard Philipe qu'elle retrouve en 1955 dans "Les grandes manoeuvres" de René Clair, film où elle apparaît éblouissante de charme et de féminité. Suivront "Le miroir à deux faces" de Cayatte avec un Bourvil bouleversant et "Fortunat" d' Alex Joffé en 1960 toujours avec Bourvil.

 

Star aux soixante-cinq films, héroïne affranchie de l'avant-guerre, symbole érotique d'une époque dominée par la femme fatale, elle achèvera sa carrière dans la douceur d'une vie bourgeoise en peignant pour son seul plaisir. "J'ai toujours incarné l'image d'une femme française dans laquelle on pouvait se retrouver. Je ne voyais pas en femme de mauvaise vie et, d'ailleurs, personne n'y aurait cru. Surtout pas les femmes qui sont les trois-quarts de mon public" - écrira-t-elle dans ses mémoires

 

 

               Michèle Morgan et Bourvil. René Chateau

 

Après avoir divorcé de William Marshall, elle épouse Henri Vidal en 1950. Ils apparaissent ensemble dans plusieurs films, mais ce dernier meurt en 1959 des suites d'une longue maladie et, désormais, Michèle Morgan associera sa vie à celle du cinéaste Gérard Oury jusqu'à la disparition de celui-ci.


A partir de 1960, elle va se faire rare au cinéma, privilégiant le théâtre, la poésie et la peinture qu'elle exerce avec talent depuis de nombreuses années. Elle joue, entre autres pièces, "Chéri" de Colette et rédige trois ouvrages qui s'inspirent de sa carrière d'actrice : "Mes yeux ont vu" (1965), "Avec ces yeux-là" (1977) et "Le Fil bleu" (1993). On la voit encore lumineuse et irrésistible dans "Benjamin ou les Mémoires d'un puceau" de Michel Deville en 1967, puis dans "Le chat et la souris" de Claude Lelouch en 1975 et, enfin, dans "Ils vont tous bien" de Giuseppe Tornatore en 1989. En 1990, elle se retire définitivement pour poursuivre son activité de peintre et aura la douleur de perdre son fils unique Mike Marshall en 2005 et son compagnon Gérard Oury en 2006.


Plusieurs récompenses témoignent de son talent d'actrice et de son rôle d'ambassadrice du cinéma français auquel elle s'est employée avec son élégance habituelle : le lion d'or pour l'ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise en 1996 et un César d'honneur à Cannes en 1992. En quelque sorte une carrière exemplaire menée de conserve par une actrice de talent et une femme d'exception. Elle s'est éteinte le 20 décembre à Neuilly à l'âge de 96 ans.

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 10:57
Sully de Clint Eastwood

Le 15 janvier 2009, deux minutes après avoir décollé de l’aéroport de LaGuardia, à New York, l’Airbus A320 du vol 1549 de la US Airways est percuté par une formation de bernaches du Canada, bêtes semblables aux oies, qui met ses deux réacteurs hors d’usage. Aux commandes de l’appareil, le commandant Chesley Burnett Sullenberger, 59 ans, assisté de son copilote Jeffrey Skiles. Chesley dispose de très peu de temps pour réagir. Renonçant à se diriger vers un des aéroports de proximité alors que son avion perd de la vitesse et survole la ville, il choisit l’option, réputée très dangereuse, de l’amerrissage sur le fleuve Hudson. Bien lui en prend : cette décision d’expérience et d’instinct sauve les cent cinquante passagers, les cinq membres de l’équipage, ainsi qu’un nombre inconnu d’habitants d’une mort certaine si l’avion s’était abîmé sur un immeuble, renouvelant le cauchemar, encore très prégnant dans les mémoires, des attentats de septembre 2001.

 

 

Les médias et le grand public ont immédiatement célébré le ­héros mais on sait moins, en revanche, que le commandant Sullenberg a été soupçonné de n’avoir pas pris la bonne décision, celle de revenir à l’un des aéroports les plus proches. De ce fait, il  a été un moment soupçonné d’être  inapte à poursuivre sa carrière par la commission d’enquête du Conseil National de la Sécurité des Transports. Nous assistons ainsi aux auditions qui ont eu lieu à plusieurs reprises à l’issue du sauvetage. C’est à cette procédure, en tant qu’elle est dialectiquement liée à l’héroïsme du personnage, que s’est intéressé Clint Eastwood dans "Sully", procédure qui confère à son film tout son intérêt et donne à l’acte héroïque de ce pilote une dimension légendaire. En effet, US Airways cherche un responsable pour rembourser les frais matériels d'un Airbus irrécupérable et le réalisateur pointe ainsi du doigt la primauté universelle qui place l'argent au-dessus de la vie, faisant de son film une réflexion sur la valeur humaine lorsqu'elle défie les basses contingences matérielles. 

 

Admirable reconstituée, cette page extraordinaire de l’aviation américaine nous est contée sans rien omettre de la tension du commandant de bord et de son co-pilote, de la rapidité de réaction des divers sauveteurs, du sang-froid du personnel naviguant et de la miraculeuse présence d’esprit de tous ceux qui ont participé à ce sauvetage hors normes. Nous avons l’impression de vivre en direct cette épopée qui a stupéfié, à l’époque, la planète entière. Qui ne se souvient des toutes premières photos des rescapés attendant les secours, groupés, grelottants et terrifiés sur les ailes  de l’avion à demi immergé dans l’eau glaciale de l’Hudson ? Car cet accident a eu lieu en janvier par des températures avoisinants les moins 20°, ce qui a fait dire au copilote que s’il devait le revivre, il choisirait le mois de juillet. Trait d’humour qui clôt cette aventure incroyable, admirablement remise en image par la caméra de Clint Eastwood. Une nouvelle fois, l’acteur-réalisateur nous offre un opus enthousiasmant que l’on suit avec une attention et un intérêt qui ne se relâchent jamais. Une réussite totale autant sur le plan de la reconstitution que sur celle de l’interprétation. Un Tom Hanks très à l’aise dans son habit de pilote. Une seule réserve : il est préférable de ne pas voir ce film à la veille d'un embarquement.

 

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Sully de Clint Eastwood
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 14:39

 

 

L'ECOLE BUISSONNIERE de NICOLAS VANIER

 

LE SENS DE LA FETE de TOLEDANO ET NAKACHE

 

ÔTEZ-MOI D'UN DOUTE de CARINE TARDIEU

 

MOUCHETTE de ROBERT  BRESSON

 

CE QUI NOUS LIE de CEDRIC KLAPISCH

 

UN LONG  DIMANCHE DE FIANCAILLES de JEAN-PIERRE JEUNET

 

MAL DE PIERRES de NICOLE GARCIA

 

LA PHILO VAGABONDE de YOHAN LAFFORT

 

JUSTE LA FIN DU MONDE de XAVIER DOLAN
 

LE FILS DE JEAN de PHILIPPE LIORET

 

CEZANNE ET MOI de DANIELE THOMPSON

 

LE SEPTIEME JURE de GEORGES LAUTNER

 

RETOUR CHEZ MA MERE d'ERIC LAVAINE

 

EPERDUMENT de PIERRE  GODEAU

 

CHOCOLAT de ROSCHDY ZEM

 

L'HERMINE de CHRISTIAN VINCENT

 

UN TAXI POUR TOBROUK de DENYS de la PATELLIERE

 

PREMIERS CRUS de JEROME LE MAIRE
 

MARGUERITE de XAVIER GIANNOLI

 

TROIS SOUVENIRS DE MA JEUNESSE d'ARNAUD DUPLESCHIN

 

LE JOUR SE LEVE de MARCEL CARNE

 

UN HOMME IDEAL de YANN GOZLAN

 

LE DERNIER LOUP de JEAN-JACQUES ANNAUD

 

LA BETE HUMAINE de JEAN RENOIR

 

QUAI DES BRUMES de MARCEL CARNE

 

LES SOUVENIRS de JEAN-PAUL ROUVE

 

LA FAMILLE BELIER de ERIC LARTIGAU
 

RESPIRE de MELANIE LAURENT
 

ELLE L'ADORE de JEANNE HERRY
 

BON RETABLISSEMENT de JEAN BECKER
 

GEMMA BOVERY d'ANNE FONTAINE

 

LA DELICATESSE de STEPHANE & DAVID FOENKINOS

 

BORSALINO de JACQUES DERAY

 

ON A FAILLI ETRE AMIES de ANNE LE NY

 

PAS SON GENRE de LUCAS BELVAUX

 

DANS LA COUR de PIERRE SALVADORI

 

QU'EST-CE QU'ON A FAIT AU BON DIEU ? de PHILIPPE de CHAUVERON

 

SALAUD,ON T'AIME de CLAUDE LELOUCH 
 

LA GRANDE ILLUSION de JEAN RENOIR 

 

PRET A TOUT de NICOLAS CUCHE 

 

SUZANNE de KATELL QUILLEVERE 

 

YVES SAINT LAURENT de JALIL LESPERT 

 

LA VENUS A LA FOURRURE de ROMAN POLANSKI 

 

LES GARCONS ET GUILLAUME A TABLE ! de GUILLAUME GALLIENNE 

 

9 MOIS FERME d'ALBERT DUPONTEL 

 

QUAI d'ORSAY de BERTRAND TAVERNIER 

 

SUR LE CHEMIN DE L'ECOLE DE PASCAL PLISSON

 

LE SAMOURAI de JEAN-PIERRE MELVILLE 

 

JEUNE ET JOLIE de FRANCOIS OZON 

 

POUR UNE FEMME de DIANE KURYS 

 

LES BEAUX JOURS de MARION VERNOUX 

 

AMITIES SINCERES 

 

ALCESTE A BICYCLETTE de PHILIPPE LE GUAY 

 

VOUS N'AVEZ ENCORE RIEN VU d'ALAIN RESNAIS 

 

DANS LA MAISON de FRANCOIS OZON 

 

LES SAVEURS DU PALAIS de Chistian VINCENT 

 

BOWLING de MARIE-CASTILLE MENTION-SCHAAR   

 

JULES ET JIM de FRANCOIS TRUFFAUT   

 

DE ROUILLE ET D'OS de JACQUES AUDIARD 

 

LES ADIEUX A LA REINE de BENOIT JACQUOT 

 

GARDE A VUE de CLAUDE MILLER 

 

MINCE ALORS ! de CHARLOTTE de TURCHKEIM 

 

LES ADOPTES de MELANIE LAURENT   

 

LA SOURCE des FEMMES de Radu MIHAILEANU 

 

INTOUCHABLES de ERIC TOLEDANO          

 

POLISSE de MAIWENN   

 

THE ARTIST de MICHEL HAZANAVICIUS  

                          

LA GUERRE EST DECLAREE de VALERIE DONZELLI      
     

LES FEMMES DU 6e ETAGE de PHILIPPE LE GUAY      

 

MA PART DU GATEAU de CEDRIC KLAPISCH         

 

LES EMOTIFS ANONYMES de JEAN-PIERRE AMERIS 

 

A BOUT PORTANT de FRED CAVAYE         POTICHE de FRANCOIS OZON     


LA PRINCESSE de MONTPENSIER de BERTRAND TAVERNIER    

 

ELLE S'APPELAIT SARAH de GILLES PAQUET-BRENNER      

 

DES HOMMES ET DES DIEUX de XAVIER BEAUVOIS

 

LA TETE EN FRICHE de JEAN BECKER 



LES DIMANCHES de VILLE d'AVRAY de SERGE BOURGUIGNON    
 


OCEANS de JACQUES PERRIN et JACQUES CLUZAUD     

 

LE GENOU DE CLAIRE d'ERIC ROHMER 

 

HADEWIJCH de BRUNO DUMONT OU LE 7e ART EN QUETE DE SACRE 



LES HERBES FOLLES d' ALAIN RESNAIS         

 

UN PROPHETE de JACQUES AUDIARD 



COMMENT J'AI TUE MON PERE d'ANNE FONTAINE      

 

LE VIEUX FUSIL de ROBERT ENRICO 



JE L'AIMAIS de ZABOU BREITMAN          

 

COCO AVANT CHANEL d'ANNE FONTAINE 



VILLA AMALIA de BENOIT JACQUOT       

      
COUP DE TORCHON de BERTRAND TAVERNIER 



LA JOURNEE DE LA JUPE de JEAN-LOUP LILIENFELD         

 

LA MARCHE DE L'EMPEREUR de LUC JACQUET 



LE BEAU SERGE de CHABROL OU LE MANIFESTE DE LA NOUVELLE VAGUE 



LA REGLE DU JEU de JEAN RENOIR          

 

L'HISTOIRE d'ADELE H de FRANCOIS TRUFFAUT 



LE CRIME EST NOTRE AFFAIRE de PASCAL THOMAS   

 

MON PETIT DOIGT M'A DIT de PASCAL THOMAS      

 

TABARLY de PIERRE MARCEL 



PLEIN SOLEIL de RENE CLEMENT         

 

QUE LA BETE MEURE de CLAUDE CHABROL 



LA NUIT AMERICAINE de FRANCOIS TRUFFAUT               

 

PEAU D'ANE de JACQUES DEMY 



PIERROT LE FOU de JEAN-LUC GODARD           

 

LA PISCINE de JACQUES DERAY 



UN BAISER S'IL VOUS PLAIT d'EMMANUEL MOURET              

 

LE RENARD ET L'ENFANT DE LUC JACQUET 



LES AMOURS d'ASTREE ET DE CELADON d'ERIC ROHMER        

 

L'HEURE ZERO de PASCAL THOMAS 



SANS MOI d'OLIVIER PANCHOT       CEUX QUI RESTENT d'ANNE LE NY          

 

LA FILLE COUPEE EN DEUX de CLAUDE CHABROL        

 

SMOKING/NO SMOKING d'ALAIN RESNAIS 



MA SAISON PREFEREE d'ANDRE TECHINE         INDOCHINE de REGIS WARGNIER 



VAN GOGH de MAURICE PIALAT          

 

TOUS LES MATINS DU MONDE d'ALAIN CORNEAU 



MORTELLE RANDONNEE de CLAUDE MILLER            

 

DIALOGUE AVEC MON JARDINIER de JEAN BECKER 



LADY CHATTERLEY de PASCALE FERRAN       

 

LA BELLE NOISEUSE de JACQUES RIVETTE 



LE NOM DE LA ROSE de JEAN-JACQUES ANNAUD  

 

MON ONCLE de JACQUES TATI       

 

LE GRAND BLEU de LUC BESSON 



LES NUITS DE LA PLEINE LUNE d'ERIC ROHMER         

 

DIVA de JEAN-JACQUES BEINEIX 



LES BRONZES de PATRICE LECONTE         

 

LA VEUVE DE SAINT-PIERRE de PATRICE LECONTE

 

INDIA SONG de MARGUERITE DURAS 



UNE HISTOIRE SIMPLE de CLAUDE SAUTET          LES CHOSES DE LA VIE de SAUTET 

 

NELLY ET Mr ARNAUD de CLAUDE SAUTET

 

UN COEUR EN HIVER de CLAUDE SAUTET

 

LES DOIGTS DANS LA TETE de JACQUES DOILLON 



NE TOUCHEZ PAS LA HACHE de JACQUES RIVETTE          

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 11:03
Moi, Daniel Blake de Kenneth Loach

Kenneth Loach, on le sait, est un fervent défenseur des causes perdues, au point que chez lui la mise en scène s’efface devant les personnages qui, pour la plupart, sont les victimes  d’une société en crise, confrontée à un chômage constant et agissant avec une implacable dureté à l’égard des plus faibles. Ce dernier opus  ne change pas de registre et se présente comme un film social où les hommes et les femmes sont broyés inexorablement par des institutions qui les considèrent comme les exclus du système. Cela, sans que Kenneth ne triche lors de cette démonstration avec le respect du réel, la distance critique et son engagement personnel, entre son excellente direction d’acteurs et sa rigueur narrative comme il nous le prouve une nouvelle fois avec « Moi, Daniel Blake », film qui a obtenu la Palme d’or au dernier Festival de Cannes.

 

Le Britannique y brosse le portrait poignant d’un menuisier de 59 ans en lutte avec  l’administration pour toucher une pension d’invalidité à la suite d’un grave problème cardiaque. Malgré son âge, Kenneth Loach n’a rien perdu de sa fougue, de sa rigueur et de son humour et surtout de son militantisme empli de compassion envers les êtres laissés au bord du chemin dans un dénuement tragique. Le film séduit d’abord par sa cocasserie de ton, la qualité de ses interprètes, dont Dave John, remarquable dans le rôle de Daniel Blake, ainsi que la recréation de l’Angleterre des années 1980 placée sous le signe du néoréalisme.

 

Néanmoins, le film ne séduit pas entièrement pour la simple raison qu’il est traité à la façon d’un documentaire et ne nous fait grâce d’aucuns détails sur les innombrables démêlés que vont devoir affronter les protagonistes avec les divers bureaux sociaux, ce qui entrave notre immersion dans ce parcours du combattant et c’est dommage. Le témoignage devient un peu trop formaliste et ce cinéma social un peu trop démonstratif pour pleinement susciter notre émotion. On se contente de suivre Daniel Blake dans le cadre de ces démarches administratives kafkaïennes et de ces formalités innombrables qui réduisent l’homme à sa part la plus étroite. Ce dernier opus de Kenneth Loach s’inscrit toutefois dans une démarche cinéphile d’une admirable homogénéité et aucun spectateur ne peut rester insensible à cette voix qui crie dans un désert.

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 09:43
MARION COTILLARD - PORTRAIT

 

 

Pour sa remarquable interprétation d'Edith Piaf dans le film "La môme", et après les Globes d'or, Marion Cotillard allait s'offrir un doublé historique en recevant, coup sur coup, le César et l'Oscar de la meilleure actrice, portée aux nues comme jamais comédienne ne l'avait été auparavant, au point qu'à son sujet on a parlé d'un sacre plus encore que d'une consécration. " Merci l'amour, merci la vie... C'est vrai qu'il y a des anges dans cette ville de Los Angeles" - s'était-elle exclamée en anglais, bouleversée sous les vivats des 3.400 spectateurs du théâtre Kodak situé dans le quartier historique du 7e Art, quarante-huit ans après que Simone Signoret ait reçu la statuette pour "Les chemins de la haute ville".

Née en 1975 à Paris, fille de deux comédiens et professeurs d'art dramatique, bercée dès son plus jeune âge dans le monde du spectacle, Marion Cotillard prend très vite goût à l'interprétation et décide de suivre la voie ouverte par sa famille. L'adolescente entre au conservatoire d'art dramatique d'Orléans où son père sera son professeur et puise dans ce creuset son goût pour le théâtre qui va la sortir d'un mutisme qui, très tôt, l'avait incité au repliement sur soi. Le théâtre joue ainsi le rôle d'une thérapie et la pousse à entrer dans la peau de personnages divers afin d'échapper à ses propres angoisses existentielles. "Le théâtre m'a aidée à retrouver les mots qui m'avaient tellement manqué, à m'ouvrir." - avouera-t-elle. Elle fera ses premières armes chez Arnaud Desplechin et Coline Serreau, mais elle atteint une certaine notoriété grâce au rôle de Lilly, fiancée excédée par les absences trop fréquentes de son petit ami Samy Naceri, chauffeur dans un certain "Taxi 2"  ( 1999 ). Elle se voit alors nommée pour le César du meilleur espoir féminin. Sa voie est dès lors tracée. Les dix millions d'entrées que totalise le film lui assurent une popularité qui ne va cesser de s'amplifier lorsqu'elle incarne les rôles des soeurs jumelles dans  "Les jolies choses"  ( 2000 ), d'après le roman de Virginie Despentes. Ce rôle difficile se voit récompensé par une nouvelle nomination au César du meilleur espoir féminin. L'année 2002 est particulièrement chargée pour cette comédienne travailleuse et talentueuse qui sera à l'affiche de trois films dont  "Taxi 3",  "Jeux d'enfants"  face à Guillaume Canet et "Big Fish" sous la direction de Tim Burton, déjà un succès américain...

 

          

 

Pour avoir incarné l'ange noir dans "Un long dimanche de fiançailles" de Jean-Pierre Jeunet, elle remporte le César de la meilleure actrice pour un second rôle et son ascension ne cesse de s'affirmer avec le drame "Cavalcade", la comédie romantique "Ma vie en l'air", son rôle dans "Mary" d'Abel Ferrara face à Juliette Binoche, autre oscarisée, le thriller "La boite noire" et enfin  "Une grande année" avec Ridley Scott, odyssée vinicole, tous films de qualité qui lui permettront d'obtenir le rôle d'Edith Piaf dans "La môme" sous la direction éclairée d'Olivier Dahan, dont on regrette que le film n'ait même pas été couronné par la France, alors qu'il avait été plébiscité par 5 millions de spectateurs français et 10 millions d'américains, portant haut les couleurs du cinéma français sur le plan international.

 

 

                       Affiche américaine.

 

Piaf aura été le bon ange de Marion Cotillard qui, pour sa part, sut faire revivre de façon juste et vraie l'inoubliable chanteuse, au point que les spectateurs, comme les jurés, ne s'y sont pas trompés. " La première chose dont j'ai rêvé " - a dit la jeune actrice lors d'une de ses interviews - c'était d'avoir de grands rôles et celui-là, était immense, ma première composition digne de ce nom". Un avenir américain s'ouvrait pour elle tant sa performance avait été appréciée Outre-Atlantique. Ce triomphe international lui octroie une médiatisation qui ne sera pas de tout repos. En effet, des déclarations maladroites l'obligeront à exprimer publiquement des regrets et écorneront momentanément sa réputation. Cela ne l'empêche nullement d'entamer une carrière aux Etats-Unis où elle tourne "Inception" de Christophe Nolan au côté de Leonardo DiCaprio, puis "Nine", un remake musical du film "Huit et demi". Je dois avouer avoir été déçue par sa prestation dans "Inception" - une oeuvre absconse qui fait la part belle aux effets spéciaux  et où le talent de la jeune femme semble se figer à force d'être si peu sollicité. Heureusement, elle nous revenait bientôt avec un film "De rouille et d'os" ( 2012 ) qui la remettait en selle dans une composition à nouveau complexe et difficile comme elle sait le faire, prouvant que nous avions vu juste en décelant en elle un tempérament et un vrai talent qui  ne demandaient qu'à être mis en danger pour donner le meilleur.

 

En 2013, elle nous bouleverse à nouveau dans "Deux jours, une nuit" des frères Dardenne "où elle se coule avec infiniment de sensibilité dans la peau d'une jeune femme acculée au chômage. Personnellement je pense qu'elle excelle dans des personnages vibrants, tout en dualité psychique, ce qui lui donne l'occasion de livrer une multiplicité de sentiments qui  se partagent entre force et faiblesse, doute et conviction. Cette jeune actrice possède d'étonnantes ressources qui ne demandent qu'à s'exprimer, aussi serait-il dommage de la réduire à des rôles caricaturaux ou trop formatés comme c'était le cas dans "Inception" et "Minuit à Paris" de Woody Allen où elle était, à mon grand regret, une femme fatale sans consistance. L'actrice se plaît à prêter sa voix à des documentaires animaliers comme "Terre des ours" réalisé par Guillaume Vincent ou un dessin animé comme "Avril et le monde truqué" de Franck Ekinsi et Christian Desmares. Elle double par ailleurs la Rose dans l'adaptation américaine du "Petit Prince" de Saint-Exupéry et également la voix de Scarlet Overkill dans la version française de "Les Minions". Enfin elle est Jeanne dans l'Oratorio "Jeanne d'Arc au bûcher" d'Arthur Honegger sur le livret de Paul Claudel et sera sacrée "Femme de l'année" en 2013 par l'Université de Harvard. Voilà un parcours d'exception qui ne cesse de s'actualiser, puisque Marion Cotillard vient encore de nous bouleverser dans le dernier opus de Nicole Garcia "Mal de pierres" où elle est une femme  en mal de passion amoureuse, égarée par ses propres fantasmes. 

 

Pour prendre connaissance des critiques des films interprétés par l'actrice, dont La môme, Inception,  Minuit à ParisDe rouille et d'os, Deux jours, une nuit, Mal de pierres" cliquer sur les liens ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA FRANCAIS     

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN 

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 09:08
Mal de pierres de Nicole Garcia

 

Gabrielle (Marion Cotillard) a grandi dans la petite bourgeoisie agricole où son rêve d’une passion absolue fait scandale et où les aspects exaltés, que prend celle-ci, prêtent aux sarcasmes. À une époque, où l’on destine d’abord les femmes au mariage, Gabrielle dérange et on finit par la croire folle. Sa mère (Brigitte Roüan) la donne à José (Alex Brendemülh), un ouvrier saisonnier qui a fui l’Espagne de Franco, et le charge de faire d’elle une femme respectable, en aidant financièrement le jeune homme à installer sa petite entreprise de bâtiment. Gabrielle dit ne pas l’aimer et se refuse, dans un premier temps, à toute étreinte physique. Lorsqu’on l’envoie en cure thermale pour soigner ses calculs rénaux, son mal de pierres, un lieutenant blessé dans la guerre d’Indochine, André Sauvage (Louis Garrel), fait renaître en elle cette urgence d’aimer. C’est alors que le désir se change en illusion, que l’âpreté de la passion et sa fulgurance se transforment en un fantasme qui finira par l’ouvrir à l’âge adulte.


Adapté du roman de Milena Agu "Mal di pietre" (Éditions Liana Levi), ce film sensible et émouvant est réalisé avec élégance par Nicole Garcia qui a misé avec discernement  sur l’extraordinaire écran sensible qu’est le beau visage de l’actrice Marion Cotillard. C’est sur sa grâce réceptive que repose cette version romanesque d’un amour transfiguré par l’imaginaire, quête aveugle et désespérée d’une illusion tragique, un mal de pierres d’un cœur et d’un corps malade de volupté et d’inquiétude. La structure en flash-backs, bien que peu novatrice, aide à mieux cerner les motivations de cette jeune femme prise au piège de ses sentiments et des préjugés d’une époque où le mariage a le pouvoir de sécuriser et stabiliser le rôle féminin. Folle, ou perçue comme telle par la petite communauté qui la stigmatise, Gabrielle ne renonce pas à ses espérances et montrera un bel acharnement à poursuivre ses fantasmes amoureux.

 

 

"Ce destin de femme incarne pour moi la forme de l'imaginaire, la puissance créatrice dont nous sommes tous capables lorsque nos aspirations, nos sentiments nous conduisent aux extrémités de nous-mêmes, à notre propre dépassement" - a déclaré Nicole Garcia, qui s’est appropriée le matériau initial du roman, tout en le réinterprétant selon son inspiration, sans en trahir l’esprit. Il en résulte un récit qui unit la simplicité narrative à la complexité psychologique des personnages et flirte un moment avec le fantastique mais sans s’y frotter véritablement. Sans doute est-ce dommage car le final aurait mérité davantage de mystère et une plongée plus totale dans l’insécurité psychologique.  

 

 

  

Malgré ces quelques réserves, Nicole Garcia nous offre un opus bien construit qui doit beaucoup à l’équipe artistique et technique ainsi qu’à l’interprétation. La photographie raffinée de Christophe Beaucarne joue habilement des contrastes ville/campagne  et nous procure de belles échappées sur la vie rurale, sur la Provence parfumée des années 50. Quant aux acteurs, ils sont tous excellents mais la palme revient à Marion Cotillard admirable de sensibilité, véritable stradivarius dont les expressions font de son personnage une poignante symphonie féminine de révolte et de tendresse, de fureur et d’abandon, de délicatesse et de violence, son regard étant à lui seul l’alpha et l’oméga de cette tragédie des sentiments, parfois un peu artificielle. Un film qui ouvre des perspectives sur les infinies variations du cœur féminin sans les rendre suffisamment crédibles.

 

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 11:01
ANDRZEJ  WAJDA

Andrzej Wajda, qui vient de mourir d’une insuffisance respiratoire à l’âge de 90 ans, est le chef de file de l’école de cinéma polonaise qui s’est affirmée à partir de 1956 à la faveur d’un renouveau artistique et d’une relative libéralisation politique. Sa filmographie reflète d’ailleurs les aléas constants qui ont frappé l’évolution du pays, ainsi que l’illustrent les titres de ses opus successifs : « Cendres et diamants » en 1958, « L’homme de marbre » en 1977, « L’homme de fer » en 1981, « Korczak » en 1990, réalisations en prise directe avec l’actualité du pays. Cinéaste soucieux du moindre détail, Wajda a souvent eu recours à des formes baroques et n’a cessé de s’interroger sur l’histoire singulière et dramatique de la Pologne. Aussi le thème national a-t-il été abordé par lui de manière sensible et romantique sans pour autant que la critique, parfois même virulente, en soit absente. Ainsi fait-il la part belle à tous les actes de résistance qui ont eu lieu durant l’occupation allemande, puis sous l’occupation de l’armée rouge, résistance ignorée ou déformée par les discours officiels ou, pire, par la propagande de cette politique dominatrice qui étouffait en permanence les forces vives de la nation polonaise. Evoquant l’année 1945, « Cendres et diamants » met aux prises des opposants issus de la Résistance intérieure qui vont organiser l’assassinat d’un vétéran communiste, représentant du nouveau régime dictatorial. Portrait complexe des contradictions du moment, cette analyse poignante bénéficie d’une interprétation remarquable et promulgue l’acteur Zbigniew Cybulski  en véritable icône de la jeunesse. Sa mort prématurée sera à l’origine d’un film que Wajda lui dédie « Tout est à vendre », récit d’un tournage et approche de la création,  qu’il reprendra et approfondira plus tard dans son film « Chef d’orchestre » (1980).

 

 

Malgré la surveillance exercée par le pouvoir en place sur ses scénariis, Wajda s’applique à décrire les anachronismes de la Pologne d’avant-guerre avec sa célèbre charge de cavalerie contre les divisions blindées allemandes dans « Lotna », opus qui lui attire bien des critiques et exerce un inconfort évident sur sa volonté de scruter d’un œil neuf et impartial l’histoire réelle de son pays. Avec « Cendres », pour lequel il obtient de plus gros moyens financiers, il se livre à une large fresque sur le pays au lendemain de l’épisode napoléonien, puis aborde le temps des croisades avec « La croisade maudite » en 1968. Plus dramatique et personnel sera « Paysage après la bataille » qui évoque le destin des rescapés polonais des camps nazis, tandis que « Les noces », en 1973, dépeint  la nostalgie d’un passé où les héros de tous ordres s’illustraient avec force et panache. Par la suite, l’évolution politique de son pays l’incite à un engagement encore plus formel, cela au prix d’une lutte incessante. Ce sera le grand moment de « L’homme de marbre » (1977), un retour sur une époque de lutte incessante pour l’édification d’un socialisme à marche forcée,  film construit comme une enquête où le réalisateur restitue parfaitement le climat de propagande et l’obsession du sabotage des années staliniennes. Les événements ne cessant de s’accélérer avec les grèves de Gdansk et l’émergence du syndicat indépendant de Solidarnosc, il réalise sans plus tarder, et dans l’urgence, « L’homme de fer », où il met en scène le fils de l’Homme de marbre, mais également un journaliste mouchard. Ce film aura une réelle répercussion dans le monde entier et fera connaître le nom de Wajda, ce qui lui permettra dès lors de tourner à l’étranger sans être brimé par la censure polonaise marxiste. C’est ainsi qu’il produit « Danton » en France en 1983 avec, dans le rôle-titre, Gérard Depardieu, film où il s’implique dans des considérations sur le pouvoir et la révolution. Enfin avec des films comme « La semaine sainte » (1995) ou « Miss Nobody » (1996), Wajda médite sur la Pologne post-communiste et les changements survenus, confirmant haut et fort  ses critiques morales à l’intention d’un pays où le cinéma désormais n’est plus la proie des mêmes enjeux  politiques. 

 

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ANDRZEJ  WAJDA
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  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


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