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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 09:31
My Lady de Richard Eyre

Faut-il obliger un adolescent mineur à recevoir la transfusion qui pourrait le sauver ? Fiona Maye, juge  à la Haute Cour britannique, familièrement appelée My Lady par ses confrères et consoeurs,  décide de lui rendre visite à l’hôpital avant de prononcer son jugement. Cette rencontre va bouleverser le cours des choses.

 

Inspiré de son roman sur la responsabilité individuelle, l’écrivain Ian McEwan a adapté pour l’écran ce sujet poignant, mis en scène par Richard Eyre, d’une femme confrontée, à l’aube de ses 60 ans, à l’une des décisions les plus difficiles de sa longue carrière de juge spécialisée dans les affaires familiales. Alors que son mari insiste pour qu’elle l’accompagne lors du prochain week-end dans les environs de Londres avec l'espoir de renouer des liens affectifs en voie d’extinction, un médecin demande de toute urgence au barreau à pratiquer une transfusion, seule en mesure de sauver un jeune adolescent victime d’une leucémie qui, influencé en cela par ses parents, tous deux Témoins de Jéhovah, s'y refuse. Fiona, saisie par la gravité de la situation, renonce à ce week-end pour s'investir totalement dans cette nouvelle affaire, alors même que son couple se porte au plus mal et que, lassé d’attendre, son mari quitte le foyer pour prendre le large et s’offrir une aventure amoureuse, ne serait-ce que pour remettre un peu de sel dans sa vie.

 

Traité avec intelligence et conviction, ce film démontre la difficulté de s’immiscer dans les drames humains de cette ampleur où les convictions spirituelles entrent en conflit avec la vie elle-même et où un enfant mineur est l’enjeu d’un drame d’ordre  moral. Le débat est d’autant plus saisissant que chacune des parties s’exprime, les parents prêts à accepter la mort de leur enfant, le médecin chargé de sauver ce jeune Adam et enfin le juge pris en tenaille entre  l’humain et le divin, en l’occurrence la foi de cette famille. Aussi, avant de trancher, Fiona Maye se rend-elle au chevet d’Adam, un jeune garçon d’une vive intelligence qui est soudain captivé par la présence de cette juge qui sait lui parler comme à un adulte et pose les questions qui choquent et réveillent. Si bien qu’Adam cède et accepte, contre la volonté de ses parents, cette transfusion. Sauvé, il va tout tenter pour se rapprocher de cette femme qui le subjugue par sa force et sa détermination, jusqu'à ce que tout bascule.

 

Dans le rôle difficile de Fiona Maye, Emma Thompson est simplement sublime. Belle, déterminée, forte, parfois même dure, elle donne à son personnage une densité rare, une ampleur magistrale, une bouleversante intensité. Il y a longtemps que nous ne l’avions vue dans un rôle aussi complet où elle fait vibrer toutes les facettes d’un personnage en proie au doute, à l’incompréhension, à la distance que lui impose sa position professionnelle. Et une fois de plus, elle sait faire cela avec infiniment de talent. Face à elle, qui domine le film de bout en bout, le jeune et talentueux Fionn Whitehead est émouvant et juste.

 

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My Lady de Richard Eyre
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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 08:50

                 Emma Thompson. Merchant-Ivory Productions

 

                                                                              
Cette actrice inclassable, parmi les interprètes les plus douées et les plus subtiles de sa génération, est née à Londres le 15 avril 1959 d'un père producteur et metteur en scène et d'une mère actrice de théâtre. Enfant de la balle, bercée dès son plus jeune âge dans le monde du spectacle, elle fait preuve d'une vocation précoce et suit l'exemple parental en jouant à l'université dans la troupe de théâtre de Cambridge Footligts. Sa première expérience à la télévision se fait aux côtés de deux membres de sa troupe : Stephen Fry et Hugh Laurie, ce dernier ayant été l'un de ses " boy friend ".


Emma enchaîne ensuite sur les planches avec la comédie musicale Me an My girl, où elle donne la réplique à Robert Lindsay. En 1988, son travail dans Tutti Frutti et Fortunes of war est récompensé par un British Academy Award et lui offre l'occasion de rencontrer le réalisateur Kenneth Branagh. En 1989, ce dernier lui propose d'être la reine Catherine de France dans une adaptation de Shakespeare et peu après le couple se marie. Emma, désormais, participe plus activement aux tournages de son mari ( 3 films en 3 ans ) et apparaît en parallèle à la télévision dans la série Cheers auprès de Ted Danson. C'est dans "Retour à Howards End"   (1991) - qui lui vaudra l'Oscar de la meilleure actrice -  et "Les vestiges du jour" ((1994), deux longs métrages de James Ivory avec pour partenaire Anthony Hopkins, qu'elle peut montrer toute l'étendue de son talent. Elle s'y impose comme l'actrice phare du cinéma britannique.
 

               Anthony Hopkins et Emma Thompson. Merchant-Ivory Productions


En 1995, Ang Lee lui demande d'incarner le personnage d'Elénor Dashwood dans la comédie romantique "Raison et sentiments", adaptée d'un roman de Jane Austeen avec pour partenaire Hugh Grant, où elle campe une fois encore une femme amoureuse et fière avec justesse et sensibilité. Rôle très différent en 1998 dans "Primary Colors" où elle est l'épouse d'un candidat aux dents longues auprès de John Travolta  et affiche un caractère bien trempé, à l'opposé de son interprétation précédente.


    

 

Séparée de son mari Kenneth Branagh, elle épouse en secondes noces l'acteur Greg Wise avec lequel elle aura une fille Gaia Romilly, née le 4 décembre 1999. On la verra en 2003 dans une nouvelle comédie romantique "Love Actually" de Richard Curtis auprès de Hugh Grant puis, la même année, dans la série de Mike Nichols "Angels in America" qui relate le difficile "coming out" des homosexuels atteints du sida durant les années 80, série de 6 épisodes à laquelle participent également Al Pacino et Meryl Streep. En 2007, elle endosse le rôle de l'excentrique professeur Trelawney de Harry Potter et l'ordre du phénix et en 2007, elle est présente dans  "Je suis une légende", film de science fiction où elle est le Dr Alice Kriffin, une spécialiste de la santé, rescapée du cancer.

A cette filmographie variée, il faut ajouter une comédie charmante au côté de Dustin Hoffman,  "Last chance for love" qui  prouve, si besoin était, les ressources d'une actrice aussi complète qu'Emma Thompson qui peut, tour à tour, jouer comédie ou tragédie  avec un égal pouvoir de conviction et une semblable aisance. Et sans compter avec sa remarquable interprétation d'une femme juriste dans "My Lady"  (2017)  de Richard Eyre  et  son personnage au réalisme vigoureux dans "Late Night" (2019) de Nisha Ganatra. Elle est avec Meryl Streep et Catherine Frot, ma préférée parmi les actrices d'aujourd'hui.

 

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EMMA THOMPSON
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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 08:53
Le scaphandre et le papillon de Julian Schnabel

 

Tout s’écroule pour Jean-Dominique Baudy (Mathieu Amalric) lorsqu’il se réveille sur son lit d’hôpital après un accident vasculaire. Au sortir du coma, il n’est plus qu’un corps inerte, soumis au locked-in syndrome : il ne peut plus parler, bouger ou même respirer sans assistance. Commence alors un combat de tous les instants pour la vie. Son seul œil mobile va être la clé de sa libération...

 

Après avoir été un livre bouleversant de Dominique Bauby écrit à l'aide de sa paupière, seul moyen dont il disposait encore pour s'exprimer, "Le scaphandre et le papillon" est devenu un film tout aussi émouvant. Ce carnet de voyage immobile est un poignant hymne à la vie et ne fait nullement l'impasse sur la profondeur de la réflexion qui l'a inspiré. "Etais-je aveugle et sourd ou bien faut-il nécessairement la lumière d'un malheur pour éclairer un homme sous son vrai jour" -écrivait-il. Cette enfermement soudain qui libère étrangement les ressources de l'esprit et rompt les amarres trop humaines est merveilleusement rendu par le cinéaste américain qui fait en sorte que cette vie prisonnière jette ses feux à travers les effets de caméra subjective, de voix off et de flash-back. Mathieu Almaric, dans ce rôle difficile, est remarquable de tendresse, de dérision et n'en fait jamais trop ; quant à son regard il est impressionnant de vérité. Il est entouré d'une pléiade d'acteurs talentueux dont Emmanuelle Seigner, Anne Consigny et Max von Sydow qui se penchent avec attention au-dessus de cette conscience virtuelle et tellement troublante. Schnabel a su éviter les risques et ne sombre jamais dans le piège du mélo larmoyant. Sur le plan narratif, il a choisi le montage alterné où sont évoquées les principales étapes de l'existence de Bauby jusqu'à son accident cérébral. Si bien que le film ne se contente pas de provoquer l'émotion mais se révèle être - comme le livre - une formidable leçon d'espoir : celle que le papillon de l'esprit parvient toujours à rejoindre la lumière.

 

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Le scaphandre et le papillon de Julian Schnabel
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8 août 2018 3 08 /08 /août /2018 09:48
Le papillon de Philippe Muyl

 

Grand collectionneur, Julien part dans le Vercours à la recherche de l'Isabelle, un papillon de nuit dont la beauté n'a d'égale que la rareté. Il ne fera pas le voyage tout seul: Elsa, huit ans, délaissée par sa mère, est bien décidée à s'incruster.

 

Un film délicieux de Philippe Muyl, tourné dans le Vercors, où le cinéaste nous raconte l'histoire d'un amateur de papillons et d'une petite fille livrée à elle seule par une maman très occupée. Aussi le soir, quand sa mère n'est pas là, Elsa vient-elle rendre visite à Julien, auquel elle pose beaucoup de questions sur les papillons. Jusqu'au jour où, désireuse de partir avec lui à la découverte d'un spécimen rare l'"Isabel", elle se cache dans sa voiture, si bien que Julien réalisera trop tard de quelle passagère encombrante il s'est chargé involontairement... Dans ce voyage initiatique, les deux protagonistes finiront pas trouver ce qu'ils cherchaient : pour la petite fille, ce sera le papy dont elle rêvait ; pour le vieux collectionneur, le plus adorable des papillons. Ainsi ce qui aurait pu n'être qu'une banale bluette se transforme-t-il en un véritable petit chef-d'oeuvre de sensibilité et de tendresse. On peut s'étonner que les notables de la critique officielle aient jugé bon de bouder cette jolie parabole contée de façon ravissante, grâce, entre autres, à un jeu d'acteurs exemplaire et aux superbes paysages du Vercors. Michel Serrault est épatant en célibataire ronchon qui, peu à peu, se prend de sympathie pour cette fillette fondante, à l'effronterie primesautière, qu'interprète de façon remarquable la jeune Claire Bouanich. Celle-ci se révèle tour à tour séductrice, manipulatrice, ou tout bonnement authentique, avec un naturel désarmant. La poésie est au rendez-vous.

 

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Le papillon de Philippe Muyl
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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 09:48
Le cercle littéraire de Guernesey de Mike Newell

Adapté du roman éponyme à succès (écrit par Mary Ann Shaffer et Annie Barrow), ce film nous fait voyager dans le temps et nous renvoie directement en 1946, peu après la Seconde Guerre Mondiale. On y retrouve Juliet Ashton (Lily James), auteure et journaliste britannique en manque d’inspiration. Un jour, la jeune femme reçoit une lettre d’un homme, un certain Dawsey Adams, agriculteur et éleveur de cochons, interprété avec retenue et sensibilité par Michiel Huisman qui se dit membre d’un mystérieux club de lecture : le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates ! Curieuse d’en savoir plus à propos des gens qui y sont décrits, et espérant y trouver peut-être une nouvelle source d'inspiration, la jeune femme - qui vient de se fiancer à un riche américain - découvre un monde clos sur lui-même mais infiniment touchant et authentique, si bien que Juliet décide  d’aller à la rencontre de ces personnes et d'en apprendre davantage sur les épreuves qui les ont irrémédiablement marquées.

 

En apparence, et en apparence seulement, ces personnages singuliers n’ont rien en commun, mais la guerre de 39/45, l'occupation allemande, les exécution sommaires ont su les rassembler et en faire une famille soudée, d'autant que pour échapper à l'insupportable réalité, ils se sont réfugiés dans la lecture et imaginés ce club littéraire comme échappatoire aux pressions et surveillances que certains d'entre eux subissent. Un sombre mystère plane néanmoins sur le groupe. Mystère qui a bouleversé leurs vies et s'apprête à  bouleverser celle de Juliet.
 

Le cercle littéraire de Guernesey de Mike Newell

Si l’histoire d’amour naissante entre Juliet et Dawsey ne nous surprend guère, elle est vite relayée au second plan par l’intrigue centrale du film. En effet, les découvertes de plus en plus importantes, que l’héroïne est amenée à faire, nous attachent aux profils divers des protagonistes bien cadrés et d'une dimension très humaine, campés par des acteurs dont certains ont participé à la série de "Downton Abbey" dont Jessica Brown qui endosse une fois encore le rôle d'une jeune femme qu'aucun danger ne décourage, Penelope Wilton qui joue celui d'Amelia, la résidente qui a perdu sa fille, et Lily James elle-même qui interprète le rôle principal, la jeune auteure en quête de sujet, chacun d'eux sachant insuffler à son personnage un caractère authentique et touchant. Un film fondé, par ailleurs, sur l'importance des relations humaines et de la littérature - la meilleure des évasions à l'heure du numérique - contribuant à surmonter les pires épreuves de l'occupation et de la guerre, film qui surfe sur le sensible, le vrai et le tendre, ce qui n'est pas du goût de certains qui lui préfèrent la violence et le sexe et que ce film fait sourire. Une grande partie de la critique n'a-t-elle pas jugé ce dernier entaché de sensiblerie, le taxant de bluette mièvre et sans saveur, alors qu'il a su miser sur la vraie vie qui est celle du coeur et de l'altruisme, même s'il cède à d'indéniables facilités. Au scénario, fidèle au roman, et aux personnages sympathiques qui l'animent, j'ajouterai la beauté des paysages qui nous ouvre à des horizons tout aussi sympathiques et reflète une nature encore préservée des outrages infligés par ce que l'on qualifie volontiers de ... progrès.


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Le cercle littéraire de Guernesey de Mike Newell
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27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 09:44
La femme au tableau de Simon Curtis

Lorsqu’il fait la connaissance de Maria Altmann, un jeune avocat de Los Angeles est loin de se douter de ce qui l’attend… Cette septuagénaire excentrique lui confie une mission des plus sidérantes : l’aider à récupérer l’un des plus célèbres tableaux de Gustav Klimt, exposé au musée du Belvédère à Vienne, dont elle assure que celui-ci appartenait à sa famille ! D’abord sceptique, le jeune avocat se laisse convaincre par cette attachante vieille dame tandis que celle-ci lui raconte sa jeunesse tourmentée, l’invasion nazi, la spoliation des tableaux de sa famille jusqu’à sa fuite aux Etats-Unis avec son  mari musicien. Mais l’Autriche n’entend évidemment pas rendre la "Joconde autrichienne" à sa propriétaire légitime… Faute de recours, ils décident d’intenter un procès au gouvernement autrichien pour faire valoir leur droit et prendre une revanche sur l’Histoire.

 

Inspiré de cette histoire vraie, ce film, certes académique, n'en est pas moins passionnant et interprété de façon magistrale par l'éblouissante Helen Mirren. On suit cette histoire incroyable avec un intérêt qui ne se relâche pas, tant les événements sont replacés dans leur contexte avec une précision qui en font un véritable documentaire sur une époque tragique qui vit les juifs autrichiens poursuivis et massacrés sans pitié par le régime nazi. Fidèle à l'histoire, Simon Curtis nous conte  l'existence tourmentée de Maria Altmann, fille d'une riche famille, qui a fait fortune dans l'industrie du sucre, et se plaît à être la mécène des artistes de l'époque dont Gustav Klimt qui réalisera plusieurs portraits de la belle Adèle Bloch-Bauer dont le fameux "La femme en or" qui rappelle le portrait de l'impératrice Théodora de la basilique de Ravenne, ce tableau étant à l'évidence un hommage à la beauté féminine dans ce qu'elle a d'éternel et d'inaltérable. Cette oeuvre spoliée par l'armée allemande se trouvait dans le musée privé du führer jusqu'à ce que l'Allemagne le restitue à l' Autriche et qu'il figure comme "la Joconde autrichienne" au musée du Belvédère à Vienne jusqu'à ces toutes dernières décennies.

 

La femme au tableau de Simon Curtis

Mais cela serait sans compter avec la détermination de Maria Altmann qui entend que les toiles, appartenant à sa famille, lui soient restituées de plein droit. Pour entreprendre un procès qu'elle sait long et difficile, elle choisit pour avocat le jeune Randol Shöenberg, petit-fils du compositeur et lui aussi d'origine juive et autrichienne, interprété sans éclat particulier par Ryan Reynolds. Ce procès au long cours, fait de rebondissements constants, durera près de soixante années avant que, s'inclinant devant l'inéluctable, l'Autriche restitue les oeuvres à leurs acquéreurs d'origine. Peu de temps avant sa mort, qui surviendra en 2011, Maria Altmann reprend possession du portrait de sa tante, morte sans descendance à l'âge de 43 ans d'une méningite, qu'elle mettra en vente et qui sera acquise par Ronalds Lauder, fils d'Estée Lauder, la créatrice des parfums et cosmétiques du même nom, pour la somme de 135 millions de dollars. Ce merveilleux tableau est exposé désormais à la Neue Galerie à New-York et, grâce à ce film, nous accompagnons une femme dans ces longs et courageux démêlées avec l'Histoire. Nous ne sommes pas ici en présence d'un opus innovant mais d'un récit qui ne peut laisser le spectateur indifférent, pour la simple raison qu'il nous remet en mémoire les méthodes dont certains gouvernements ont usées avec une lâcheté et une constance machiavéliques.

 

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La femme au tableau de Simon Curtis
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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 09:07
1932 - 2018

1932 - 2018

                                                           
Une de nos actrices les plus talentueuses, Stéphane Audran, qui vient de s'éteindre à l'âge de 85 ans, n'a jamais fait parler d'elle, sinon pour nous convaincre par son jeu sensible qu'elle était la digne continuatrice des grandes comédiennes d'avant-guerre.

 

Née le  8 novembre 1932 à Versailles d'un père médecin et d'une mère enseignante, Stéphane Audran, qui s'appelait encore Colette Suzanne Dacheville, une fois ses études secondaires achevées, devient l'élève de Charles Dullin, de Tania Balachova et de Michel Vitold, avant d'être découverte par Claude Chabrol qu'elle épousera en secondes noces, après son divorce d'avec Jean-Louis Trintignant. Sa carrière débute par un petit rôle dans Les Cousins (1959) que Chabrol, en découvreur de talent averti, lui confie avant de la révéler dans Les Bonnes Femmes (1960), puis de l'imposer en vedette dans une quinzaine de ses films ; on retiendra, tout particulièrement, ses prestations dans Les Biches (1968), La Femme infidèle (1969), Le Boucher (1969), Les Noces rouges (1973), Violette Nozière (1978), Le Sang des autres (1983), Poulet au vinaigre (1984) ou Betty (1992) où, grâce à la qualité de son jeu fait d'intelligence, d'une séduction un peu froide et d'une classe évidente, elle séduit  le public et devient une comédienne incontournable des années 60/80.  Elle obtiendra le César de la meilleure actrice en 1978 pour Violette Nozière où, curieusement, apparaît la nouvelle égérie de Chabrol : Isabelle Huppert. Le couple va se séparer en 1980 et la carrière de Stéphane Audran en souffrira fatalement. On la verra encore dans Le soleil en face (1980 ) de Kast, Coup de torchon ( 1981 ) de Tavernier,  dans l'inoubliable rôle de Babette dans Le Festin de Babette ( 1987 ) de Gabriel Axel qui est sans nul doute sa prestation la plus éblouissante, et, dernièrement,  dans La fille de Monaco ( 2008 ) auprès de Fabrice Luchini.

 

Michel Bouquet et Stéphane Audran. Collection Christophe L.

 

Dans La femme infidèle face à Michel Bouquet, dans Le boucher  face à Jean Yanne, dans Coup de torchon, et, davantage encore, dans son rôle de Babette, on se rappelle de la finesse, de l'élégance, de la subtilité de ses interprétations qui, toutes, frappent par l'intensité des expressions et une silencieuse et indiscutable présence. Pas d'effets, mais une interrogation permanente, quelque chose d'indicible et de pathétique dans le regard, une délicatesse dans les gestes, une économie étonnement efficace. Je compte cette merveilleuse actrice, qui avait su se retirer sans faire de vagues, parmi mes préférées.

 

Pour consulter les critiques de films intérprétés par l'actrice, dont La femme infidèle et Le festin de Babette, cliquer sur les liens ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA FRANCAIS        

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA EUROPEEN ET MEDITERRANEEN

 

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STEPHANE AUDRAN
STEPHANE AUDRAN
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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 10:06
Blue de Keith Scholey

Blue, le nouveau film Disney Nature, est une plongée au cœur de l’Océan pour découvrir, comprendre, aimer un monde encore mystérieux et surprenant. Un monde où la nature invente des couleurs, des formes et des sons étonnants. L'Océan est unique, seuls les hommes le mettent au pluriel. Il est partout, recouvre  plus de 70% de la Terre et donne à notre maison sa couleur et son nom: la planète bleue. Dans cet environnement somptueux et fragile, les dauphins ont été choisis comme guides privilégiés afin de conter cette belle histoire de l'Océan qui est, ni plus, ni moins, celle de nos origines et de notre avenir, si, toutefois, nous lui en accordons un. Une histoire universelle qu’il est urgent de faire résonner en chacun de nous.

 

 

 

Comme les films précédents de Disney Nature, Blue a fait l’objet d’un scénario plausible mais voué à se transformer au fil du temps car avec les animaux, rien n’est joué d’avance. Le cinéaste est en permanence voué à l’improvisation. « J’ai l’expérience des fonds marins et cela n’a aucun intérêt d’écrire une histoire infaisable » - note Keith Scholey, coréalisateur anglais venu de la BBC. Il a fallu en permanence s’adapter aux conditions de tournage toujours aléatoires. Aussi le scénario a-t-il évolué selon les prises. Avec cette particularité que « tout est beaucoup plus compliqué dans l’océan parce que l’équipe doit d’abord réussir à rester en vie » - explique Keith Scholey. « Sous l’eau, les humains sont si lents et la visibilité si mauvaise qu’il faut constamment s’adapter aux circonstances. Si le dauphin que nous filmons s’en va, on ne peut pas le suivre ».

 

 

Dans le film, le personnage de Blue est en réalité incarné par plusieurs dauphins rencontrés au gré des séquences. Et une fois l’animal trouvé, rien n’est acquis. « Un dauphin qui voit un plongeur vient jouer, taper dans la caméra » - raconte Denis Lagrange. « Mais il faut des images où il ne s’occupe pas de l’objectif. Cela implique de rester longtemps, pour qu’il nous oublie, avec le risque que, tout à coup, il file. » Filmer la mer et ses habitants est donc un casse-tête. Pour Blue, les techniciens ont utilisé des jet-skis ou encore une caméra montée sur une perche et immergée sous la surface depuis un bateau. Les équipes ont posé des trépieds au fond de l’eau, pour les plans fixes, et un bras mécanique, pour des travellings. En Polynésie, Denis Lagrange plonge avec des caméras de cinéma enfermées dans des caissons étanches, construits sur mesure par une entreprise suisse. Un câble permet de faire la mise au point de l’image à distance : un deuxième plongeur, équipé d’un écran, s’en charge ou un assistant resté sur le bateau.  En revanche, pas d’inquiétude pour le son, il sera ajouté ensuite en post-production. Plutôt que des bouteilles, les techniciens utilisent des « recycleurs », qui permettent de plonger plusieurs heures et de ne pas rejeter de bulles, perçues comme une menace par la faune marine. Pour repérer les baleines, Denis Lagrange a compté sur ses amis installés à Tahiti et Moorea. Ils le préviennent quand ils en aperçoivent dans le lagon. Une fois sur place, il faut prendre des précautions. Un nageur avec un masque et un tuba va d’abord vérifier qu’elles sont calmes. Dans ce cas, Denis plonge avec sa caméra pour s’approcher au plus près de ces mastodontes gros comme des bus. Moins il y a d’eau entre l’objectif et la baleine, plus l’image est nette. Quant aux requins, ils ont été filmés près de l’atoll de Fakarava, à 300 kilomètres de Tahiti. Des centaines de requins gris chassent la nuit dans ce récif coralien, saturant l’eau de leurs corps massifs.
 


 

Voilà comment, après des mois de travail, s’est élaboré ce documentaire qui rend grâce à la beauté des profondeurs, aux océans que l’homme met en permanence en danger, univers d’une beauté et d’une intensité de vie stupéfiant. Le message n’a certes pas la force de celui d’ « Océans » qui, il y a quelques années, avait mis le doigt sur les monstruosités perpétrées avec une inconscience coupable et qui, d’ici une quarantaine d’années, auront pratiquement anéanti un tiers de la vie sous-marine, désastre écologique  irréversible. Ce film est une immersion dans un monde en voie de disparition avancée dont la beauté, la puissance, la diversité, la splendeur rendent d’autant plus tragiques les inconséquences de l’homme et tentent de lui faire prendre conscience de ce qu’il est en train de sacrifier, cela malgré un texte un peu faible à mon goût, étant donné la gravité  des faits.

 

Bien que ce narratif soit un peu faible, ne ratez pas le documentaire et la plongée dans ces eaux matricielles et initiatrices, là où la vie est sans doute la plus imaginative et la plus féconde, étant donné les couleurs, les formes, les comportements de cette multitude de vivants. Le spectacle ravit  les yeux et donne à méditer sur nos comportements de prédateurs aveugles, insoucieux et imprévoyants qui ne semblent pas avoir  pris la mesure ... du désastre programmé.

 

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Blue de Keith Scholey
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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 10:18
Tout le monde debout de Franck Dubosc

 

Jocelyn, homme d’affaire en pleine réussite, est un dragueur et un menteur invétéré. Lassé d’être lui-même, il se retrouve malgré lui à séduire une jeune et jolie femme en se faisant passer pour un handicapé. Jusqu’au jour où elle lui présente sa sœur elle-même handicapée...

 

Je l’avoue, je n’ai jamais été fan de Frank Dubosc et, si je suis allée voir ce film, c’est pour la seule présence d’une actrice que j’apprécie beaucoup, Alexandra Lamy. Mais je dois avouer que ce film a été pour moi, et probablement pour quelques autres car il y avait beaucoup de monde dans la salle, une bonne surprise. D’une part, parce que Alexandra Lamy irradie littéralement la pellicule et, d’autre part, parce que l’histoire est habilement troussée. Bien que le sujet puisse inquiéter à juste raison, il est traité avec suffisamment de recul et de tact pour ne provoquer aucun agacement, cela grâce à un narratif  qui a su trouver le ton juste et la parole équilibrée.


Deux personnages, à l’opposé l’un de l’autre, se rencontrent par la grâce d’un énorme mensonge, avant de s’aimer et de devoir faire face à la réalité. Jocelyn, cet homme apparemment dénué de tout scrupule, se retrouve - par un concours de circonstances assez peu crédible au départ mais qui rebondit de façon astucieuse  - à faire croire qu’il est handicapé moteur. Malheureusement, le voilà face à  une femme qui l’est réellement et  l’oblige à mentir au-delà de ce qu’il avait envisagé au départ. Ce qui n’était, dans un premier temps, que farce et attrape, devient un piège redoutable dont il ne maîtrise plus les tenants et les aboutissants. Comment, dès lors, avouer la vérité à celle qu’il aime et qu’il risque de perdre à tout jamais ? On voit assez rapidement ce qui a séduit Franck Dubosc dans ce sujet où il aborde de manière frontale des thèmes déjà largement développés dans ses sketchs sur scène. On pense notamment à la drague, ce besoin quasiment maladif de plaire aux autres, quitte à leur mentir. On retrouve également une métaphore évidente du métier d’acteur, ces menteurs et bluffeurs professionnels qui jouent des personnages pour mieux se cacher aux autres… et à eux-mêmes.


Néanmoins, le thème du handicap est traité sans faux-semblant et avec suffisamment de tact et de justesse pour que le plus à plaindre ne soit certes pas celui que l’on croit. Si la situation  reste plaisante, c’est grâce à la façon dont elle est abordée sans fadeur et de façon dynamique par le personnage interprété par Alexandra Lamy, éclatante de justesse et de lucidité. Quant à Franck Dubosc, il conduit son affaire avec ce qu’il faut de subtilité pour n’en faire ni trop, ni pas assez. Il évolue dans ce personnage d’homme sans scrupule avec finesse et nous offre une prestation sensible qui n’était pas, jusqu’alors, sa spécificité. Bien entendu, nous avons tout de même droit à quelques scènes paillardes et parfaitement inutiles, dont on se serait bien passé, mais qui sont en partie sauvées par la prestation de Gérard Darmon en docteur et ami qui tente de remettre Jocelyn sur le droit chemin tout en soignant ses dérangements intestinaux …


Voilà un film plaisant sans autre prétention que celle de nous distraire, sans autre message à transmettre que celui  « du cœur a ses raisons que la raison ne connait pas » et, pour conclusion, de nous rappeler qu'une comédie pleine de bons sentiments peut éviter de sombrer  dans le mélo.

 

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Tout le monde debout de Franck Dubosc
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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 10:54
Lady Bird de Greta Gerwig

Sur les affiches françaises de Lady Bird, on peut lire que le film est nommé à l’Oscar du meilleur réalisateur. C’est pourtant bien une femme qui a dirigé ce portrait d’ado sensible et rebelle, incarnée par Saoirse Ronan. Greta Gerwig, 34 ans, icône du jeune cinéma indépendant américain a, pour ses débuts derrière la caméra, rejoint d’emblée le club très fermé des rares femmes à accéder à une reconnaissance immédiate grâce à un film personnel, à la fois drôle, fantasque et touchant.

 

Si Lady Bird a fait l’unanimité de la critique, il n’a rien glané aux Oscars 2018 mais qu’importe ! ce long métrage bien maîtrisé révèle une jeune metteur en scène qui sait traiter les sujets difficiles d’une caméra légère et néanmoins très sure.  Mais également parce que Greta Gerwig symbolise, à elle seule, le combat des femmes pour s’imposer dans une industrie où elles étaient à peine 4% à diriger l’un des 100 plus gros succès au box-office l’an dernier. En janvier, son absence dans la liste des nommés au Golden Globe du meilleur réalisateur avait fait grincer des dents, tant cette toute jeune réalisatrice a déjà obtenu le plus difficile : l’adhésion du public et des médias.

 

Née comme son personnage à Sacramento, Greta Gerwig a écrit  et réalisé un film très personnel et a su confier le rôle principal à une jeune actrice épatante Saoirse Ronan qui crève l’écran dès les premières répliques  et prête à son personnage d’adolescente, en plein apprentissage de la vie et à cette croisée des chemins où se profile déjà son avenir, une incroyable aisance et un réalisme teinté d’une extrême sensibilité. Tout y est des nuances infinies  de cette jeunesse en quête de soi, de cette adolescente à la croisée de multiples chemins, ceux de l’amitié, de l’amour, des études, des relations familiales, autant de choix palpitants et d’adieux anticipés. Christine, qui se fait appeler Lady Bird, est une jeune fille douée, intelligente et rebelle, un peu honteuse de sa famille qui tire le diable par la queue, de son père qui ne s’affirme pas assez et souffre constamment de dépression et d’une mère aimante, certes, mais qui, dans le souci de son éducation, ne cesse de lui rappeler des obligations désuètes et de lui seriner les sacrifices  consentis pour son éducation. Car Lady Bird est ambitieuse  et rêve d’accéder à l’une des universités de la côte Est qui serait  fatalement plus prestigieuse que celles de la côte Ouest. En quelque sorte, l’adolescente ne rêve que d’ailleurs, si bien que ce désir, sans cesse réitéré, n’est ni plus ni moins qu’un reniement des origines. Mais les choses changeront bientôt car les lendemains qui déchantent se profilent et la jeune fille comprendra les valeurs de l’éducation parentale et celles de son collège catholique où se nouaient des amitiés si fortes, où  l’on s’initiait au chant et au théâtre, où l’on vivait en quelque sorte en famille.

 

Greta Gerwig a le grand mérite de renouveler un thème maintes fois traité au cinéma comme au théâtre et de lui insuffler une fraîcheur et une tendresse qui en font tout le charme. A cela s’ajoute une belle dimension comique nourrie par un réel sens de l’observation, une véracité jamais lourde ou excessive, l’ensemble étant à la fois réaliste mais ciselé avec tact et finesse. Greta ne juge aucun de ses personnages, pas plus le curé maître de chant que la religieuse chargée de l'orientation professionnelle, elle leur laisse la bride sur le cou et plonge l’ensemble dans une atmosphère de bienveillance sans céder jamais au pathos ou au à un quelconque souci de moralisme. Ainsi confère-t-elle à son récit intelligence du cœur et intelligence de l’esprit. Pour un coup d’essai, un coup de maître.

 

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Lady Bird de Greta Gerwig
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  • : LA PLUME ET L'IMAGE
  • : Ce blog n'a d'autre souhait que de partager avec vous les meilleurs moments du 7e Art et quelques-uns des bons moments de la vie.
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  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.

Texte Libre

Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

Stanley Kubrick

 

 

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