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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 16:22

 

 

Le cinéma ne serait pas ce qu'il est sans les acteurs. Ce fut souvent la qualité de leur interprétation qui fit le succès d'un film et combien de ces films doivent à leur personnalité, leur sensibilité, leur cocasserie d'avoir vu le jour... La beauté énigmatique de Delphine Seyrig a beaucoup apporté à "L'année dernière à Marienbad", ainsi que la présence troublante de Jeanne Moreau à "Jules et Jim" et aux "Amants".


 

                                Delphine Seyrig et Fernando Rey. Studio Canal  Jean-Claude Brialy, Bernadette Lafont et Gérard Blain. Collection Christophe L.

     Jean-Pierre Léaud et Dani. Swashbuckler Films

 

L'ironie distante de Maurice Ronet reste inoubliable dans "Raphaël ou le débauché", "Le feu Follet" et "Ascenseur pour l'échafaud"  et on ne peut pas passer sous silence le style tout en désinvolture et gouaille de Belmondo qui, avec "A bout de souffle" et "Pierrot le fou" de Godard, devint le symbole masculin de l'époque, ivre de liberté et d'amour, affronté tragiquement à la matérialité d'un monde régi par l'argent.
 

Jean-Claude Brialy et Bernadette Lafont. Collection Christophe L.    
               Jean-Claude Brialy et Bernadette Lafont    

                                                  

L'intrigue assez facile de "Un homme et une femme" n'aurait pas suffi à sa notoriété sans le magnétisme dégagé par Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant et "Les demoiselles de Rochefort" n'auraient pas fait cette carrière sans le délicieux duo formé par Catherine Deneuve et sa soeur Françoise Dorléac.


Anouk Aimée pratiquait un jeu décalé, cette sorte d'absence et d'aura mystérieuse qu'elle cultivait un peu de la même façon que Delphine Seyrig, que l'on voit dans "L'année dernière à Marienbad", se déplacer en diva éthérée, précieuse, superbement artificielle et fémininement vraie. Toutes deux donneront une version personnelle de la femme inaccessible avec juste la pointe d'humour nécessaire.


Jean Seberg, partenaire de Belmondo dans "A bout de souffle", jeune vedette américaine découverte par Otto Preminger, introduisit dans le cinéma français, et bien avant Romy, le charme de son accent étranger et une modernité plaisante et enfantine. Autre comédienne étrangère, Anna Karina. A elle seule, elle illuminera sept films - soit la période la plus inspirée de Godard. A son corps gracieux de danseuse, elle ajoutait une beauté intérieure qui pouvait, tour à tour, éclairer ou assombrir la pellicule, si bien qu'après Godard, elle poursuivra sa carrière avec d'autres metteurs en scène, et non des moindres, sensibles eux aussi au paysage fascinant de son visage : Rivette, Deville, Delvaux, Visconti, Ruiz.

 

Collection Christophe L.   Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg. Ciné Classic Jean-Pierre Léaud et François Truffaut. Swashbuckler Films
 

Jean-Pierre Léaud, découvert par Truffaut incarnera son double dans le personnage d'Antoine Doinel. Ses apparitions le désignent comme un acteur instinctif, imprévisible et saccadé que, personnellement, je n'aimais guère, lui reprochant de parler faux. Stéphane Audran, révélée par Chabrol, dont elle fut l'épouse et la vedette dans plus de 10 films, a habité la pellicule de son allure altière, un peu froide, mais néanmoins juste, avec cette retenue qui conférait à ses personnages une ambiguïté troublante. Brialy, quant à lui, nous charmait par son élégante désinvolture, parfois son cynisme, tandis qu'une Bernadette Lafont, coquine et moqueuse, intelligente et sensuelle, savait parfaitement incarner la fille libre et anti-conformiste des années 60, voie déjà ouverte par la Brigitte Bardot de "Et Dieu créa la femme".

Maurice Ronet, dont j'ai parlé déjà, était insaisissable. Il sortait du conservatoire comme Jeanne Moreau et fut un dandy séduisant au détachement feint, dissimulant sous une apparence classique, voire même conventionnelle, un pessimisme grinçant. Malheureusement cette attitude distante et amusée détournera de lui de grands réalisateurs. Seuls Astruc et Chabrol surent l'utiliser au mieux de ses qualités. Il était saisissant dans "La femme infidèle" face à Michel Bouquet.

Deneuve, qui débuta également avec les réalisateurs de la Nouvelle Vague, devint, on le sait, la star emblématique du cinéma français, alors que sa soeur Françoise Dorléac disparut trop tôt pour assumer le portrait jeune et moderne, primesautier et charmant d'une femme de sa génération.


Jean-Louis Trintignant inspira - contrairement à Delon qui ne fut pas employé par les auteurs de la N.V. - depuis "Et Dieu créa la femme" de Vadim, nombre d'entre eux. De Franju à Lelouch, en passant par Astruc, Rohmer, Chabrol, Truffaut, Demy, Téchiné, Doniol-Valcroze, ce comédien a promené de film en film une nonchalance énigmatique, sans effet ni trucage, avec un naturel impressionnant.


Il faut encore nommer des acteurs singuliers comme Laurent Terzieff et Michael Lonsdale qui ont fait des carrières intelligentes, davantage sur les planches qu'à l'écran, pour souligner à quel point la Nouvelle Vague fut un vivier extraordinaire de talents.


Michel Bouquet. Collection Christophe L. Isabelle Adjani. Collection Christophe L.

 

Je pourrais continuer longtemps, en citant encore Michel Bouquet que sut si bien utiliser Chabrol, Isabelle Adjani, bouleversante Adèle H. dans le film de François Truffaut, la douceur attachante de Marie-Christine Barrault dans "Ma nuit chez Maud" de Rohmer, la présence faussement détachée d'un Jean Rochefort, l'expression partagée entre le désenchantement et la convoitise d'un Charles Denner ou la grâce juvénile de la délicieuse Claude Jade.

 

 

 

ARP Sélection  Corbis Sygma Les Films du Losange imagesCARMJHED

 

Saluons les tous pour avoir honoré le cinéma et marqué nos mémoires. Ils ont contribué à faire de la Nouvelle Vague une extraordinaire explosion d'activité créatrice et  aidé à renouveler un 7ème Art que guettaient la sclérose et le rabâchage. Et ce n'est pas un mince mérite... 

 

Pour consulter la liste complète des articles de la rubrique  ACTEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES ARTICLES - acteurs du 7e Art 

 


Et pour lire l'article consacré aux auteurs de la N.V., cliquer sur son titre : 

 

LA NOUVELLE VAGUE ET SES JEUNES TURCS 
 

 

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Jean-Claude Brialy et Jeanne Moreau. Collection Christophe L.  Jean-Paul Belmondo. Ciné Classic

 

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 17:55

StudioCanal             VIDEO


Conte surréaliste qui traite avec subtilité des égarements de la mémoire ( ou de la raison ) et des enchaînements imprévus du hasard,  Alain Resnais  nous offre un film qui s'inscrit parfaitement dans la lignée des précédents et semble conclure - sans jamais appuyer le trait - une oeuvre qui se plaît à osciller, avec virtuosité, entre comédie et drame, onirisme et inventivité, fantaisie et expérimentation.


" Nous nous regardons tous, nous nous soupesons mais nous ne connaissons pas vraiment nos vraies motivations, ni l'origine de nos pulsions" - a t-il déclaré lors de la présentation des herbes folles   au dernier Festival de Cannes.

Poursuivant :


" Dans mes films, je laisse parler l'inconscient. Quand une image s'impose à moi, je ne la mets pas en question. Je la tourne et je la colle. Depuis cinquante ans que je fais du cinéma, j'ai toujours été étonné que mes films soient acceptés ".

A 87 ans, le pari est tenu et le cinéaste a prouvé, si besoin était, qu'il restait un éternel jeune homme, ne craignait nullement les exercices de haute voltige et n'avait rien perdu de son talent innovateur. Tiré d'un roman de Christian Gailly " L'incident",  Les herbes folles , parées d'une certaine grâce poétique, semblent balancer au gré du souffle primesautier qui les fait ployer selon ses caprices.


L'histoire est celle de Georges Pallet, campé par André Dussolier, qui ramasse par inadvertance, dans le parking où il gare sa voiture, le sac d'une femme inconnue dont il découvre sur le passeport l'identité et la photographie avant d'aller remettre le tout aux objets trouvés. Bien ou mal lui a pris de tomber sur cet objet qui va être à l'origine d'une aventure inattendue et pour le moins riche en rebondissements. Car notre héros s'ennuie dans son pavillon de banlieue auprès d'une femme popote et son esprit va dès lors gamberger et fantasmer tout à loisir sur cette femme dont le visage lui rappelle celui d'une aviatrice célèbre. Elle s'appelle Marguerite Muir ( clin d'oeil de Resnais au film de Mankiewicz  "L'aventure de Mme Muir" dont vous pouvez lire ma critique dans la rubrique CINEMA AMERICAIN & CANADIEN ), est dentiste de profession et abandonne facilement la roulette dentaire pour les voltiges aériennes, ce qui ne peut manquer de séduire Monsieur Pallet, lui-même accro d'aviation. Tout semble donc les rapprocher et, désormais, le banlieusard n'aura plus de cesse que de poursuivre, voire de harceler, cette femme en une suite de rendez-vous manqués et de saynètes pétillantes de drôlerie qui nous font toucher du doigt les ratés du destin avec autant d'humour que d'intelligence et d'imagination. Pour ce faire, le cinéaste use de toutes les ressources techniques de la caméra en une débauche de plans étourdissants et parfois fastidieux. C'est le reproche que je ferai à ce film de susciter davantage l'admiration que l'émotion.


Alain Resnais. StudioCanal


Dans le rôle de Marguerite Muir, Sabine Azéma, que je n'ai jamais beaucoup aimée, à l'exception de deux ou trois films, est assez agaçante face à un André Dussolier égal à lui-même, aussi Jean de la lune que possible, ce qui convient parfaitement à un personnage qui passe sans transition de l'espièglerie à la névrose. Dans leurs seconds rôles, Anne Consigny, Mathieu Almaric et Emmanuelle Devos sont parfaits ; quant à la mise en scène pointilleuse, très inventive, faite de surprises et de loufoquerie, elle nous révèle un cinéma français en pleine forme et nous conforte sur la valeur excellente de la cuvée 2009.

3-e-toiles

Pour accéder à la liste des articles consacrés au  CINEMA FRANCAIS,  cliquer  sur le lien ci-dessous :


LISTE DES FILMS DU CINEMA FRANCAIS

 


Sabine Azéma et Alain Resnais. StudioCanal 

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 08:36

Carlotta Films Carlotta Films        


"Douze hommes en colère"  ( 1957 ), premier long métrage et coup d'essai de  Sidney Lumet,  produit par Henry Fonda très attaché à ce projet, se révélera être un coup de maître, une adaptation réussie d'une pièce de théâtre écrite par Réginald Rose ( qui participera bien entendu à l'élaboration du scénario ), couronné par l'Ours d'Or du Festival de Berlin la même année. Dans la chambre de délibération d'un tribunal new-yorkais, par une journée de grosse chaleur qui rend l'atmosphère écrasante, 12 hommes, 12 jurés sont chargés de statuer sur le sort d'un jeune  hispano-américain de 18 ans, accusé d'avoir tué son père d'un coup de couteau en plein coeur. Pour 11 d'entre eux, la culpabilité de l'adolescent est incontestable et ils votent " coupable" au premier tour de table, alors que pour le douzième, le numéro 8, un architecte admirablement campé par Henry Fonda confondant de dignité et de détermination, trop de points restent obscurs et laissent planer un doute, aussi se refuse-t-il à voter " coupable" avant qu'une délibération approfondie n'ait eu lieu. La force et l'originalité de ce film résident dans l'optique choisie de faire du spectateur le juge de ces 12 jurés, dont le comportement va nous éclairer sur les facettes multiples et les infinies complexités de la nature humaine. Nous sommes là en présence de gens ordinaires, de milieux divers, mais sans relief particulier, à l'exception de cet architecte qui est le seul conscient de sa responsabilité morale. Au moment d'envoyer un gamin à la chaise électrique, il semble que les autres ne mesurent pas la gravité terrible de leur verdict, occupés qu'ils sont par leurs soucis personnels, leurs engagements sportifs, leurs désirs immédiats. Nous découvrons alors, à travers leurs échanges, leurs lâchetés, leurs faiblesses, leur inconséquence, leurs aveuglements, leur irréflexion, leurs légèreté, leurs étourderies. Et c'est accablant. Chaque juré est en effet représentatif d'un type de comportement, en même temps qu'il est la victime de ses préjugés. Tous sont probablement des gens honnêtes mais aveuglés par leurs préoccupations, leurs routines de pensée et d'action. La remise en cause de leurs certitudes va les ébranler à tour de rôle et la confrontation osciller entre banalité, amusement, ironie, voire même colère, en quelque sorte balancer entre abattement et délivrance.

 


Henry Fonda. Carlotta Films


 

Le juré n° 8, l'architecte, va user des arguments dont il dispose avec conviction et lucidité, car l'accusation ne repose, en définitive, que sur deux témoignages sujets à être remis en question pour diverses raisons. Pour l'un d'eux, un homme âgé et handicapé, ce sera le facteur temps, pour une femme qui aurait assisté au meurtre à travers les vitres de plusieurs wagons de métro en marche, le facteur vue. Enfin l'arme du crime, soi-disant pièce unique, a pu être acheté dans un bazar par ce juré qui la brandit devant les autres, subitement confondus.  Si bien, qu'à chaque tour de table, la balance penche de plus en plus vers l'acquittement, cet avocat bénévole et soucieux d'exercer son mandat avec une scrupuleuse loyauté et un véritable sens de l'équité, gagnant à sa cause les autres jurés les uns après les autres. En libérant l'accusé, on sent qu'ils se libèrent eux-mêmes de leur propre emprisonnement. A l'évidence, l'intérêt principal du film est la réflexion qu'il instaure sur la crédibilité des faits supposés et la remise en cause de la bonne foi de chacun et, s'il n'y a pas à proprement parler d'innovations cinématographiques, ce huit-clos en noir et blanc n'en dégage pas moins une force indiscutable. A ce propos, le réalisateur a expliqué de façon claire son parti-pris de mise en scène :

" J'ai tourné le premier tiers du film au-dessus du niveau des yeux, le deuxième tiers à la hauteur des yeux, et le derniers en-dessous du niveau des yeux. Ainsi vers la fin du film, on commençait à voir le plafond. Les murs se rapprochaient et le plafond semblait s'abaisser. Cette sensation d'une claustrophobie grandissante m'a permis de maintenir la tension jusqu'à la fin où j'ai utilisé un angle large pour laisser le spectateur respirer ".

 

Enfin le choix des acteurs a été particulièrement judicieux ; tous nous étonnent par leur capacité d'expression, de naturel, de spontanéité. J'ai déjà parlé de la remarquable prestation d'Henry Fonda, magnifique dans ce rôle de commandeur, si juste, si convaincant et honnête, mais chacun mériterait d'être cité : Martin Balsam ( juré n°1 ) l'entraîneur de base-ball universitaire, John Fiedler ( juré n° 2 ) l'employé modeste, Jack Warden ( juré n° 7 ) le commercial fan de base-ball, etc. Bien sûr ce long métrage n'échappe pas à quelques facilités, mais elles sont rares, et l'ensemble de la construction, la pertinence des dialogues concourent à parachever ce petit chef-d'oeuvre d'intelligence, concentré analytique de la nature humaine. A voir et à revoir pour en apprécier les finesses et le réalisme psychologique.

 

Vous pouvez prendre connaissance de mon article sur Henry Fonda en cliquant  sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES ARTICLES - acteurs du 7e Art

 

Et pour accéder à la liste complète des articles de la rubrique CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN, cliquer sur celui-ci :

 

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN

 

 

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Henry Fonda, E.G. Marshall, Ed Begley, Jack Warden, John Fiedler et Martin Balsam. Carlotta Films


 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 11:32

Affiche américaine. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr Affiche américaine.


Si l'espionnage était déjà présent dans la Bible, chez Homère et Virgile, c'est au XIXe siècle qu'il a fait sa véritable apparition et s'est institutionnalisé. Nous devons à l'américain Fenimore Cooper le premier texte consacré à l'espionnage. En 1821, l'auteur du "Dernier des Mohicans" publie "L'espion" qui a pour cadre la guerre d'indépendance des Etats-Unis. Nous sommes encore loin des gadgets de James Bond et des tortures de SAS mais le combattant de l'ombre trouve pour la première fois sa légitimité dans l'imaginaire littéraire.

D'une manière générale, l'espionnage est une spécialité anglo-saxonne, voire anglaise. On ne pourrait cependant pas le réduire à la seule Angleterre, malgré les grandes réussites de cette dernière en ce domaine. La France eut aussi ses romanesques espions. ainsi le Rouletabille de Gaston Leroux ou l'espionne des Balkans de L. Solard. La seconde guerre mondiale sera à son tour une source quasi inépuisable pour romanciers et cinéastes, et plus encore la guerre froide qui suivra entre Russie et Amérique et verra fleurir OSS117 créé par Jean Bruce ou le fameux James Bond inventé par Ian Fleming. La figure de l'espion est celle d'un loup solitaire, charmeur et violent. De Docteur No ( 1962 ) à Quantum of Solace ( 2008 ), de Sean Connery à Daniel Craig, quelle métamorphose ? De l'anglais raffiné et séducteur, on est passé à la machine à tuer. Le James Bond du IIIe millénaire est un espion plus crédible, prêt à affronter le monde de Ben Laden, des menaces biologiques et des guerres terroristes. C'est que la chute du mur de Berlin a définitivement changé la donne. Dorénavant l'ennemi est partout et il change de visage comme d'accent.

 

Jack Lord et Sean Connery. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr       Daniel Craig et Olga Kurylenko. Sony Pictures Releasing France

 

A la télévision, la série Alias  illustre bien cette multiplication des ennemis. Engagée dans une filiale secrète de la CIA, une jeune femme combat un ennemi différent à chaque épisode. Anciens soviétiques, terroristes islamistes, scientifiques chinois, tortionnaires africains, tout y passe. Mais impossible de parler de film d'espionnage sans évoquer le maître du suspense : Alfred Hitchcock. Toute sa carrière, le réalisateur de Psychose illustrera un genre dont il dressera une partie des codes visuels. De  L'homme qui en savait trop aux  Enchaînés,  il a exploré avec génie la filière des anciens nazis réfugiés en Amérique du Sud.

 

    Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr


Aujourd'hui soulignons que le film d'espionnage se fonde moins sur les peurs contemporaines que sur la nostalgie de peurs historiques. Par le biais d'une intrigue, on ne cherche plus à effrayer le public, on lui donne une leçon d'histoire. Ainsi  L'affaire Farewell  à propos du complot destiné à attenter à la vie d'Hitler ou le Munich de Steven Spielberg ( 2006 ) sur l'activité des services secrets israéliens au début des années 1970. On en arrive également à une récupération du genre par le cinéma d'auteur. Je n'en veux pour preuve que La Sentinelle ( 1992 ) d'Arnaud Dupleschin, l'un des meilleurs films d'espionnage français. On peut citer également Demonlover ( 2002 ) d'Olivier Assayas. On s'aperçoit que le cinéma tente de faire une synthèse intelligente entre le film d'espionnage intello et le film d'action à la Hitchcock. Son avenir n'est donc pas en péril. Comme les espions eux-mêmes, cette fiction change juste de visage et resurgit où on l'attend le moins. C'est de bonne guerre...

 

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LISTE DE MES BILANS CINEMATOGRAPHIQUES


 

 

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 08:29

                     Charlton Heston. Collection Christophe L.

                                                           VIDEO HOMMAGE


Il fut le conducteur de char dans Ben-Hur, il a été Moïse dans Les dix Commandements et quelques autres héros épiques, dernière figure légendaire d'une époque révolue : - J'ai une tête qui appartient à un autre siècle - se plaisait-il à dire. Charlton Heston,  mort à Los Angeles le 5 avril 2008, aura marqué de sa présence quelques-unes des plus belles fresques historiques de Hollywood, où son visage carré, ses yeux bleus, sa stature l'imposaient d'emblée comme l'homme juste, le héros sans peur et sans reproche. Il avait commencé à suivre des cours d'art dramatique à la North Western University avant de servir pendant trois ans dans les îles Aléoutiennes. A son retour, il est metteur en scène de la troupe du Thomas Wolfe Memorial Theatre d'Asheville en Caroline du nord. Il joue à Broadway Antoine et Cléopatre qu'il filmera plus tard. Il fait de la télévision, puis est engagé par Hal Wallis pour Paramount. Pour cette firme prestigieuse, il sera successivement Marc-Antoine, Michel-Ange, Saint Jean-Baptiste et a laissé le souvenir d'un acteur généreux qui avait une haute idée de son métier et le faisait en artisan soucieux d'être à la hauteur des êtres mythiques qu'il avait à charge d'incarner. Mais il restait avant tout un homme de théâtre et trouvait plus gratifiant encore de jouer du Shakespeare que d'être le partenaire d'Ava Gardner ou de Sophia Loren. Néanmoins, il eut le souci de mener de front ces deux carrières avec équité : celle qui le promouvait sur l'écran en personnage invincible et celle plus complexe, plus intériorisée, des héros du théâtre classique. Sans oublier qu'il a été à six reprises le Président du Syndicat des acteurs et également à la tête de l'American film Institute et qu'il prit des positions courageuses et controversées contre la détention d'armes aux Etats-Unis, étant un homme de conviction et d'engagement.

 

 

 

                     Stephen Boyd et Charlton Heston. Metro Goldwyn Mayer (MGM)


Fils de meunier, Charlton Heston était né le 4 octobre 1923 à Evanston dans l'Illinois et avait fait ses débuts à la radio et au théâtre, avant de servir dans l'armée de l'air durant la Seconde guerre mondiale. En 1945, il tente sa chance à Broadway et enchaîne avec un rôle dans l'adaptation de Jules César à la télévision. Cecil B. deMille le remarque et l'engage pour jouer dans Sous le plus grand chapiteau du monde qui remportera l'Oscar du Meilleur film et propulsera l'acteur sur le devant de l'écran. Après avoir collaboré à des westerns, où sa carrure d'athlète faisait merveille et à des films fantastiques ou de science-fiction, dont La planète des singes, il revient à ses premiers amours et remonte sur les planches. Plus tard, il sera tenté par la réalisation et mettra en scène Antoine et Cléopâtre en 1972, ainsi que La fièvre de l'or  en 1982, film de qualité où il tient un double rôle, acteur et metteur en scène, avec beaucoup d'entrain et de conviction. Marié à Lydia Clarke, il s'est éteint auprès d'elle après 64 années de vie conjugale, un beau record. Charlton Heston a été le lauréat d'un Oscar en 1959 pour son interprétation dans  Ben-Hur,  qui en a reçu 11 au total, et a été décoré, en 2003, de la médaille présidentielle de la Liberté, l'une des plus hautes décorations civiles aux Etats-Unis.

 

                    Charlton Heston. Collection Christophe L.



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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 09:29

Pathé Distribution          


Enfin un film où il n'est question que de femmes, mais où celles-ci ne se crêpent pas le chignon, ni ne se jalousent, ni ne s'invectivent, des femmes qui, au contraire, s'entraident, se pardonnent, s'unissent pour mieux résister au mauvais sort. C'est assez sympathique pour être souligné de trois traits rouges. En général, les hommes ont des femmes entre elles une vision négative ;  Pedro Almodovar  a cela d'unique qu'il aime non seulement les femmes mais les comprend et sait les mettre en scène avec tendresse, humour et sympathie, un peu comme le faisait, avec une résonance plus tragique, Ingmar Bergman. "Volver"  m'a emballée pour cette raison ; ses actrices filmées avec tellement d'égard et de complicité sont sensationnelles, naturelles, magnifiquement humaines et vivantes.


Penélope Cruz. Paula Ardizzoni / Emilio Pereda


 

Film sur la filiation - puisque Volver signifie " revenir " -  Almodovar prend pour thème le retour au passé, aux racines, au surgissement d'entre les morts d'être aimés et, ce, dans une permanence ponctuée de drames et de joies. Dès la première scène au cimetière, les veuves et les orphelines sont à l'honneur. Mais veuve non seulement d'un mari, d'un amant ; surtout veuve et orpheline d'un amour sacrifié, d'une illusion perdue, d'une passion usurpée. "Volver " est à ce titre le rêve d'une fille qui a perdu sa mère et s'offre le miracle de l'étreindre à nouveau. D'où la magie de ce long métrage partagé entre douleur et bonheur, colère et optimisme. Un concentré de sentiments que le cinéaste traite d'une image sobre et pudique, servi par des actrices qu'il connait bien et sait utiliser au mieux de leur personnalité et de leur nature : Carmen Maura qui a accompagné ses débuts, Lola Duenas toute en interrogation et Penélope  Cruz, sa dernière égérie, dans le rôle de Raimonda qu'elle empoigne avec une vigueur farouche emplie de sensibilité, de révolte et de fragilité, imposant sa présence et son charisme. Ici trois générations de femmes nous parlent de pardon, de transmission et de solidarité. Toutes sont habitées par des secrets honteux qui les rongent et les ont éloignées un moment les unes des autres, tissant un réseau désespérant d'incompréhensions et de méfiance.

 

 Le metteur en scène aborde également le rôle de la télévision racoleuse, exprimant symboliquement un voyeurisme malsain qui tranche d'autant plus et d'autant mieux avec son cinéma intimiste filmé à hauteur d'homme et habité d'un mysticisme païen vers lequel Almodovar semble évoluer. Cela donne lieu à des séquences d'une grâce touchante et d'une ferveur enjouée saisies dans le cadre romantique de la terre natale, avec pour finitude la dignité de ces femmes que le réalisateur immortalise avec gravité et émotion.


Pour lire les articles que j'ai consacrés à Pedro Almodovar et à Penélope Cruz, cliquer sur leurs titres :

 

PEDRO ALMODOVAR OU UN CINEMA ANTICONFORMISTE       

 

PENELOPE CRUZ - PORTRAIT

  

Et pour consulter la liste complète des articles de la rubrique CINEMA EUROPEEN ET MEDITERRANEEN, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA EUROPEEN ET MEDITERRANEEN

 

 

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Penélope Cruz et Lola Duenas. Paula Ardizzoni / Emilio Pereda

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:19

Jean-Luc Godard. Cupid Productions


Dès son plus jeune âge, Jean-Luc Godard, né le 3 décembre 1930 dans une famille de la bourgeoisie protestante, se singularise par son refus de toute discipline imposée et préférera toujours les salles obscures aux amphithéâtres des universités. Néanmoins, après des études partagées entre la Suisse et la France ( son père dirige une clinique helvétique ), il s'inscrit à la Sorbonne pour suivre des études d'ethnologie, mais appelé sous les drapeaux, il déserte et part faire le tour des deux Amériques durant deux années. En 1953, embauché comme ouvrier sur le barrage de la Grande-Dixence, il en profite pour tourner parallèlement son premier film : Opération béton. Il faudra attendre six ans avant qu'il se lance dans un manifeste qui lui ressemble et touche enfin le grand public : ce sera  A bout de souffle (1959 ). Lui ne l'est nullement et, à la suite de ce film de fiction d'une audace insolente et véritablement novateur, il va enchaîner quinze longs et sept courts métrages en moins de dix ans. Ainsi  Vivre sa vie ( 1962 ),  Le mépris ( 1963 ),  Alphaville  ( 1965 ),  Pierrot le fou ( 1965 ) menés à la hussarde pour arracher au réel, par surprise, des lambeaux de vérité sur la vanité des espoirs humains, sur l'abîme à combler entre les êtres et les illusions, sur le vertige de chacun de nous face au néant et à l'éternité, sur l'art enfin, seule lueur dans les ténèbres qui nous entourent. Ces films représentent la première partie de sa vie de réalisateur, sa première vague en quelque sorte, certainement la plus féconde et la plus riche sur le plan cinématographique, les années Karina, son épouse et son inspiratrice. Leur séparation coïncidera avec l'apparition, chez le metteur en scène, des idées politiques et générales et toujours abstraites qui occuperont le second volet de son existence et de son oeuvre.

 

Jean-Paul Belmondo et Anna Karina. Ciné Classic


Déjà avec  Deux ou trois choses que je sais d'elle  ( 1966 ) et  La chinoise  ( 1967 ), il privilégie le concept sur le vécu afin de mieux exprimer l'aliénation des individus pris dans l'engrenage de la consommation et prisonniers des structures conservatrices. Mai 68 va hâter l'évolution de Godard vers un cinéma militant et soumis lui aussi à des impératifs idéologiques, mais ceux-là puisés dans les écrits de Mao. Est venu le temps des certitudes qu'assènent une intelligentsia nourrie de sève marxiste et que s'instaure un politiquement correct qui nuira, ô combien, à la liberté d'expression.

 
Après les films des années Mao ( 1968 - 1974 ) demeurés pour la plupart invisibles, Jean-Luc Godard va renouer avec un cinéma plus commercial, des budgets importants et des acteurs prestigieux,  films qui seront accueillis avec curiosité et intérêt par un public séduit autrefois par ces premières grandes réalisations. Ceci peut paraître surprenant que la lecture de ses oeuvres nouvelles  Sauve qui peut la vie  ( 1979 ),  Je vous salue Marie  (1984 ),  Soigne ta droite  ( 1987 ) se révèlent de plus en plus difficiles et que les propos de l'auteur se complaisent à être de plus en plus abscons. Mais Godard a ceci de particulier que des éclairs de génie viennent parfois  déchirer les nuées où il semble s'être retiré, trop loin des hommes pour perpétuer l'émotion de jadis.

 

Pour lire les articles consacrés à Jean-Paul Belmondo, aux acteurs de la N.V. et aux Réalisateurs, cliquer sur leurs titres :


JEAN-PAUL BELMONDO       LES ACTRICES ET ACTEURS DE LA NOUVELLE VAGUE     

                          
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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 10:15

Sony Pictures Releasing France    


Un peu long ce repas, cococté par Nora Ephron, qui est sensé nous mettre l'eau à la bouche et exciter nos papilles et y parvient si peu. Malgré la présence d'une  Meryl Streep, qui ne cessera de nous surprendre et de nous séduire dans un rôle tellement inattendu d'une Jean-Pierre Coffe en jupon, le film traîne en longueur sans atteindre son but qui était, je le suppose, de nous rendre la vie plus gourmande. Il est vrai que le scénario est mince et inutilement alambiqué, soit l'histoire de Julia Child qui, en son temps, changea la façon de cuisiner de l'Amérique, devenant par la même occasion une véritable institution nationale, en important, non sans flair, les saveurs de la cuisine française. Ayant accompagné son mari diplomate à Paris, Julia prit goût à cette gastronomie mijotée avec amour par les grands chefs autant que par les simples cordons bleus et se prit de passion pour les recettes françaises qu'elle décida de faire connaître Outre-Atlantique en rédigeant quelques 524 fiches à l'usage de ses compatriotes. Cinquante ans plus tard, alors qu'elle traverse une période difficile, Julie Powell se lance à son tour un défi : elle se donne un an pour cuisiner les 524 recettes de Julia et crée un blog pour relater cette expérience.

 


Meryl Streep. Sony Pictures Releasing France


Avouons-le, le livret, à défaut de faire saliver, ne fait même pas palpiter et, malgré l'immense talent de Meryl Streep, qui tente de donner un peu de densité, de chaleur, d'attrait à son personnage, la mitonnade reste insipide. Néanmoins, on ne peut s'empêcher de sourire devant sa communicative joie de vivre et l'entrain qu'elle déploie en oeuvrant devant ses fourneaux. Oui, le film ne vaut que par elle et pour elle et mes 2 étoiles vont à la merveilleuse actrice et non à la réalisatrice qui n'a pas vraiment su nous mijoter le film espéré avec cet ingrédient de choix ...

 

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MERYL STREEP - PORTRAIT

 

 

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Meryl Streep. Sony Pictures Releasing France

Meryl Streep. Sony Pictures Releasing France

 


 

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 08:53

Harrison Ford. Paramount Pictures


Né à Chicago dans l'Illinois le 13 juillet 1942, Harrison Ford commence à jouer la comédie dans son collège du Wisconsin et lors de tournées estivales. Après ses études, il s'établit en Californie et poursuit ses activités théâtrales sur la scène du " Laguna Beach Playhouse ". Pris sous contrat à la Columbia, il fait quelques apparitions au cinéma, notamment dans  Un truand  de Bernard Girard en 1966 face à James Coburn ou dans  Luv  de Clive Donner en 1967. Mais cela ne nourrit pas son homme, aussi travaille-t-il pour la télévision dans des séries comme  L'homme de fer, Sur la piste du crime et Dynasty. Après avoir obtenu un rôle secondaire dans Campus de Richard Rush en 1970, l'acteur, découragé, décide de cesser des activités qui ne lui permettent pas de donner sa mesure. Dans l'attente de décrocher le rôle qui lui conviendra enfin, il trouve plus honorable de devenir charpentier que d'accepter n'importe quelle proposition pour des raisons financières. Trois ans plus tard, la chance lui sourit  grâce à la proposition de George Lucas qui fait appel à lui pour American Graffiti. Le film remportera un succès critique et commercial tel que l'acteur est enfin lancé. L'année suivante, il tient un rôle secondaire important dans Conversation secrète  de Francis Ford Coppola, la palme d'Or de 1974. Puis en 1977, ce sera le triomphe du premier volet de la trilogie  La guerre des étoiles  de George Lucas, suivi en 1981 de celui des  Aventuriers de l'arche perdue  de Steven Spielberg. Avec Blade Runner de Ridley Scott ( 1982 ), il ajoute une dimension quasi mythique à son métier d'acteur - dira Steven Spielberg. Grâce à ces films, qui pulvérisent les records d'audience, il figure dans les années 80 comme un acteur incontournable Outre-Atlantique. Peter Weir fait appel à lui en 1985 pour Witness long métrage dans lequel il incarne un inspecteur de police obligé de se fondre dans une communauté Amish afin de résoudre un meurtre. Il est nommé pour ce rôle à l'Oscar et au Golden Globe du meilleur acteur. En 1986, il retrouve Peter Weir sur  Mosquito Coast,  interprétant un père de famille luttant contre les méfaits de la jungle d'Amérique Centrale. L'année suivante, il tourne à Paris sous la direction de Roman Polanski un thriller d'inspiration hitchcockienne  Frantic et, en 1988, Mike Nichols le dirige aux côtés de Sigourney Weaver et Melanie Griffith dans la comédie romantique  Working Girl. L'année suivante, il endosse pour la trosième fois sa tenue d'aventurier dans  Indiana Jones et la dernière croisade  de Steven Spielberg avant de tourner dans  Présumé innocent  ( 1990 ) un thriller réalisé par Alan J. Pakula.

 

 Affiche américaine. Warner Bros. Affiche américaine. Paramount Pictures Affiche américaine. Paramount Pictures 


Dans les années 90, Harrison Ford est à l'affiche de nombreux films d'action comme  Jeux de guerre de Phillip Noyce ( 1992 ),  Le fugitif de Andrew Davis ( 1993 ),  Danger immédiat  toujours de Phillip Noyce ( 1994 ). Il s'intéresse aussi à la comédie, ce qui le change de ses rôles habituels, avec  Sabrina  de Sydney Pollack ( 1995 ) et  Six jours, sept nuits  de Ivan Reitman ( 1998 ) Il retrouvera Sydney Pollack en 1999 pour  L'ombre d'un soupçon,  excellent film, avant d'incarner le mari criminel de Michelle Pfeiffer dans  Apparences  de Robert Zemeckis en 2000. En 2002, le Festival du cinéma américain de Deauville lui rend hommage en présentant  K19 - le piège des profondeurs de Kathryn Bigelow. L'année suivante il joue aux côtés de Josh Hartnett dans  Hollywood Homicide  de Ron Shelton. Après avoir tourné dans  Firewall  de Richard Loncraine ( 2004 ), l'acteur se glisse pour la quatrième fois dans la peau d'Indiana Jones dans  Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal  de Steven Spielberg ( 2008 ).
En 2009, le 35e Festival du Cinéma américain de Deauville lui rendra un nouvel hommage en sa présence. Par ailleurs, l'acteur, sensibilisé aux problèmes de la nature, a mis sa notoriété au service de la préservation de l'environnement et à la lutte contre la déforestation des forêts tropicales.

 

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Harrison Ford. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr


 

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 10:37

Andy Garcia. Rezo Films


Né à la Havane le 12 avril 1956, Andy Garcia suit sa famille qui fuit le castrisme, cinq ans plus tard à Miami, gardant un souvenir nostalgique de son île, sentiment que l'on retrouvera dans certains de ses films comme  Adieu Cuba  ( 2004 ) et dans sa musique fortement imprégnée des rythmes cubains. Après des études de théâtre à la Floride International University, il monte sur scène dans divers théâtres nationaux avant de partir à Los Angeles, à la fin des années 70, y poursuivre une carrière d'acteur sur scène et au cinéma. Il obtient son premier rôle en 1981 dans la série télivisée Hill Street Blues. Après des débuts remarqués au cinéma, notamment dans Huit millions de façons de mourir  de Hal Ashby en 1986, Andy Garcia obtient une reconnaissance internationale en 1987 avec  Les incorruptibles  de Brian De Palma, film dont il partage la vedette avec Kevin Costner et Sean Connery. Dès lors, il va enchaîner les tournages et confirmer son aisance dans le genre policier, au point que certains voient en lui un nouveau Al Pacino. Se succèdent des films comme  Dead again  de Kenneth Branagh ( 1991 ),  Héros malgré lui  de Stephen Frears  en 1992,  Dans l'ombre de Manhattan  de Sidney Lumet en 1997. En 1991, il est nommé à l'Oscar et au Golden Globe du meilleur second rôle dans  Le parrain 3  de Francis Ford Coppola. Deux ans plus tard, il fait ses débuts de rélisateur et de producteur avec le documentaire  Cachao...Como Su Ritmo No Hay Dos  sur la vie du bassiste Israel Lopez et incarne, par la suite, le poète espagnol Federico Garcia Lorca dans  The Disappearance of Garcia Lorca  de Marcos Zurinaga en 1997, puis Lucky Luciano dans  Les seigneurs de Harlem  de Bill Duke en 1997. Il est encore à l'affiche dans  Sous le silence  de Tom McLoughlin en 2001, de Confidence de James Foley en 2003 et d' Instincts meurtriers  de Philip Kaufman, tandis que Steven Soderberg le dirige à trois rerpises dans  Ocean's ElevenOcean's Twelve et  Ocean's Thirteen  en 2001, 2004 et 2007.


Andy Garcia et Hippolyte Girardot. Limelight Distribution


En 2000, Andy Garcia tient le rôle principal du téléfilm à succès For love or Country : The Arturo Sandoval Story de Joseph Sargent sur la vie du trompettiste cubain pour lequel il est nommé une nouvelle fois au Golden Globe et également à l'Emmy Award du meilleur acteur. L'année suivante, sous la bannière de sa société de production Cineson Productions, il réalise et interprète  The Man from Elysian Fields  de George Hickenlooper et incarne en 2003  le peintre Amedeo Modigliani dans  Modigliani  de Mick Davis, film qui ne sera pas un succès.


Limelight Distribution SND

 

C'est en 2004 que Andy Garcia se lance en tant que producteur, réalisateur et interprète dans un film ambitieux qui raconte l'histoire de son île lors de la révolution qui va porter au pouvoir Fidel Castro Adieu Cuba, projet qu'il porte en lui depuis longtemps et pour lequel il obtiendra le Prix du meilleur réalisateur et celui du Meilleur Film aux Imagen Awards 2006. A tous ces talents, Andy Garcia ajoute celui de musicien et compositeur pour des films comme celui consacré à Lorca ou  Faux frères, vrais jumeaux  de Andrew Davis en 1995  et Gary et Linda de Richard Wenk et a, bien entendu, composé la bande sonore de Adieu Cuba. Il sera prochainement à l'affiche de  City Island  de Raymond de Felitta et n'a sans doute pas fini de nous surprendre de par la diversité de ses dons.

 

Vous pouvez lire ma critique de Adieu Cuba en cliquant sue le lien ci-dessous :

 

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Andy Garcia. Walt Disney Studios Motion Pictures France

 



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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Texte Libre

Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

Stanley Kubrick

 

 

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