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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 09:38
Le pont des espions de Steven Spielberg

 

En 1957, la CIA arrête sur le territoire américain un espion soviétique qui se fait appeler Rudolf Abel et se nomme en réalité William Fisher. Il a transmis, grâce à son réseau d’agents, les secrets de la bombe atomique à l’URSS, il est donc promis à la chaise électrique. Comme les Américains tiennent à faire les choses dans les règles – la campagne internationale en faveur des Rosenberg, finalement exécutés en 1953, a laissé des traces - ils offrent à leur prisonnier un avocat d’office, James Donovan, plutôt spécialisé dans les assurances. Intelligent et malin, ce dernier sait qu’il va se mettre à dos l’Amérique bien  pensante qui n’accepte pas qu’on défende un espion communiste. Mais Donovan a aussi une haute idée de son métier d’avocat et ira  jusqu’à la Cour suprême pour sauver son client. Cet homme est un visionnaire. Il a anticipé l’épisode haut en couleur qui se déroulera quelques années plus tard. Quand l’avion U-2 du pilote Francis Gary Powers, qui photographiait l’URSS du haut du ciel, est abattu en 1960, le gouvernement américain est bien content de pouvoir échanger son pilote avec l’espion qui n’a pas été exécuté grâce à la formidable anticipation de James Donovan (1916-1970). L’échange aura lieu sur le pont de Glinicke, entre Berlin et Postdam, surnommé le pont des espions.

 

 

Eclairée de quelques traits d’humour, l’histoire est inspirée de faits réels et se déroule  à une époque où les Etats-Unis tenaient à afficher, à la face du monde, et contrairement à leurs rivaux soviétiques, qu’ils étaient un Etat de droit. Ce qui n’était pas prévu, c’est que l’avocat James Donovan allait tenir son rôle si magistralement qu’il parviendra à éviter à son encombrant client la chaise électrique, ce, à la grande fureur de l’opinion américaine qui le lui fera savoir par un attentat  à son domicile en présence de sa femme et de ses enfants. Son opiniâtreté et sa compétence le désigneront néanmoins à négocier, peu de temps après, l’échange de l’espion russe contre le pilote américain de l’avion espion U-2 abattu au-dessus de l’Union soviétique et retenu dans les geôles  sordides de l’URSS. Une fois encore, Donovan ne fera rien comme les autorités américaines l’envisageaient puisque, à rebours de leurs instructions, il informera ses interlocuteurs russes et est-allemands que l’échange ne pourra se dérouler que s’il inclut, en plus du pilote de chasse, un étudiant américain arrêté à Berlin-Est au moment où il tentait de franchir le fameux mur dont la construction venait à peine de se terminer.

 

 

Cette histoire captivante, qui voit un homme seul, étranger à ce monde de l’espionnage, manœuvrer avec une telle maestria et un esprit visionnaire pour sauver la force du droit, l’honneur de son pays et également la solidarité inconditionnelle entre compatriotes, méritait que le célèbre metteur en scène  nous la conte avec cette rigueur, cette limpidité, ce sens  du rythme et de l’alternance et une reconstitution de l’esprit et de l’ambiance de l’époque absolument remarquables. Par ailleurs, Spielberg a su s’entourer de scénaristes de talent, les frères Cohen et Matt Charman qui nous ont concocté un scénario et des dialogues d’une qualité irréprochable. Avec eux, c’est l’attention portée aux personnes et un humour discrètement sarcastique qu’ils privilégient. S’ajoutent  l’interprétation de Mark Rylance dans le rôle de Rudolf Abel, peintre à ses heures et d’une parfaite rigueur professionnelle, espion couleur passe muraille à l’apparente banalité contredite par un humour désabusé et une intelligence supérieure, et celle, tout aussi sobre et convaincante de Tom Hanks dans celui de James Donovan, homme debout, si seul dans son combat, mais qui ne restera pas moins fidèle, envers et contre tout, à sa conviction que chaque individu mérite une défense équitable. Servi par de belles images dont certains regretteront l’académisme trop formel mais que j’ai appréciées pour l’atmosphère qu’elles parviennent à créer, ce portrait contrasté de l’Amérique d’alors et des tensions qui régnaient entre les deux blocs m’apparait comme une grande réussite. 

 

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 14:39

 

 

MAL DE PIERRES de NICOLE GARCIA

 

LA PHILO VAGABONDE de YOHAN LAFFORT

 

JUSTE LA FIN DU MONDE de XAVIER DOLAN
 

LE FILS DE JEAN de PHILIPPE LIORET

 

CEZANNE ET MOI de DANIELE THOMPSON

 

LE SEPTIEME JURE de GEORGES LAUTNER

 

RETOUR CHEZ MA MERE d'ERIC LAVAINE

 

EPERDUMENT de PIERRE  GODEAU

 

CHOCOLAT de ROSCHDY ZEM

 

L'HERMINE de CHRISTIAN VINCENT

 

UN TAXI POUR TOBROUK de DENYS de la PATELLIERE

 

PREMIERS CRUS de JEROME LE MAIRE
 

MARGUERITE de XAVIER GIANNOLI

 

TROIS SOUVENIRS DE MA JEUNESSE d'ARNAUD DUPLESCHIN

 

LE JOUR SE LEVE de MARCEL CARNE

 

UN HOMME IDEAL de YANN GOZLAN

 

LE DERNIER LOUP de JEAN-JACQUES ANNAUD

 

LA BETE HUMAINE de JEAN RENOIR

 

QUAI DES BRUMES de MARCEL CARNE

 

LES SOUVENIRS de JEAN-PAUL ROUVE

 

LA FAMILLE BELIER de ERIC LARTIGAU
 

RESPIRE de MELANIE LAURENT
 

ELLE L'ADORE de JEANNE HERRY
 

BON RETABLISSEMENT de JEAN BECKER
 

GEMMA BOVERY d'ANNE FONTAINE

 

LA DELICATESSE de STEPHANE & DAVID FOENKINOS

 

BORSALINO de JACQUES DERAY

 

ON A FAILLI ETRE AMIES de ANNE LE NY

 

PAS SON GENRE de LUCAS BELVAUX

 

DANS LA COUR de PIERRE SALVADORI

 

QU'EST-CE QU'ON A FAIT AU BON DIEU ? de PHILIPPE de CHAUVERON

 

SALAUD,ON T'AIME de CLAUDE LELOUCH 
 

LA GRANDE ILLUSION de JEAN RENOIR 

 

PRET A TOUT de NICOLAS CUCHE 

 

SUZANNE de KATELL QUILLEVERE 

 

YVES SAINT LAURENT de JALIL LESPERT 

 

LA VENUS A LA FOURRURE de ROMAN POLANSKI 

 

LES GARCONS ET GUILLAUME A TABLE ! de GUILLAUME GALLIENNE 

 

9 MOIS FERME d'ALBERT DUPONTEL 

 

QUAI d'ORSAY de BERTRAND TAVERNIER 

 

SUR LE CHEMIN DE L'ECOLE DE PASCAL PLISSON

 

LE SAMOURAI de JEAN-PIERRE MELVILLE 

 

JEUNE ET JOLIE de FRANCOIS OZON 

 

POUR UNE FEMME de DIANE KURYS 

 

LES BEAUX JOURS de MARION VERNOUX 

 

AMITIES SINCERES 

 

ALCESTE A BICYCLETTE de PHILIPPE LE GUAY 

 

VOUS N'AVEZ ENCORE RIEN VU d'ALAIN RESNAIS 

 

DANS LA MAISON de FRANCOIS OZON 

 

LES SAVEURS DU PALAIS de Chistian VINCENT 

 

BOWLING de MARIE-CASTILLE MENTION-SCHAAR   

 

JULES ET JIM de FRANCOIS TRUFFAUT   

 

DE ROUILLE ET D'OS de JACQUES AUDIARD 

 

LES ADIEUX A LA REINE de BENOIT JACQUOT 

 

GARDE A VUE de CLAUDE MILLER 

 

MINCE ALORS ! de CHARLOTTE de TURCHKEIM 

 

LES ADOPTES de MELANIE LAURENT   

 

LA SOURCE des FEMMES de Radu MIHAILEANU 

 

INTOUCHABLES de ERIC TOLEDANO          

 

POLISSE de MAIWENN   

 

THE ARTIST de MICHEL HAZANAVICIUS  

                          

LA GUERRE EST DECLAREE de VALERIE DONZELLI      
     

LES FEMMES DU 6e ETAGE de PHILIPPE LE GUAY      

 

MA PART DU GATEAU de CEDRIC KLAPISCH         

 

LES EMOTIFS ANONYMES de JEAN-PIERRE AMERIS 

 

A BOUT PORTANT de FRED CAVAYE         POTICHE de FRANCOIS OZON     


LA PRINCESSE de MONTPENSIER de BERTRAND TAVERNIER    

 

ELLE S'APPELAIT SARAH de GILLES PAQUET-BRENNER      

 

DES HOMMES ET DES DIEUX de XAVIER BEAUVOIS

 

LA TETE EN FRICHE de JEAN BECKER 



LES DIMANCHES de VILLE d'AVRAY de SERGE BOURGUIGNON    
 


OCEANS de JACQUES PERRIN et JACQUES CLUZAUD     

 

LE GENOU DE CLAIRE d'ERIC ROHMER 

 

HADEWIJCH de BRUNO DUMONT OU LE 7e ART EN QUETE DE SACRE 



LES HERBES FOLLES d' ALAIN RESNAIS         

 

UN PROPHETE de JACQUES AUDIARD 



COMMENT J'AI TUE MON PERE d'ANNE FONTAINE      

 

LE VIEUX FUSIL de ROBERT ENRICO 



JE L'AIMAIS de ZABOU BREITMAN          

 

COCO AVANT CHANEL d'ANNE FONTAINE 



VILLA AMALIA de BENOIT JACQUOT       

      
COUP DE TORCHON de BERTRAND TAVERNIER 



LA JOURNEE DE LA JUPE de JEAN-LOUP LILIENFELD         

 

LA MARCHE DE L'EMPEREUR de LUC JACQUET 



LE BEAU SERGE de CHABROL OU LE MANIFESTE DE LA NOUVELLE VAGUE 



LA REGLE DU JEU de JEAN RENOIR          

 

L'HISTOIRE d'ADELE H de FRANCOIS TRUFFAUT 



LE CRIME EST NOTRE AFFAIRE de PASCAL THOMAS   

 

MON PETIT DOIGT M'A DIT de PASCAL THOMAS      

 

TABARLY de PIERRE MARCEL 



PLEIN SOLEIL de RENE CLEMENT         

 

QUE LA BETE MEURE de CLAUDE CHABROL 



LA NUIT AMERICAINE de FRANCOIS TRUFFAUT               

 

PEAU D'ANE de JACQUES DEMY 



PIERROT LE FOU de JEAN-LUC GODARD           

 

LA PISCINE de JACQUES DERAY 



UN BAISER S'IL VOUS PLAIT d'EMMANUEL MOURET              

 

LE RENARD ET L'ENFANT DE LUC JACQUET 



LES AMOURS d'ASTREE ET DE CELADON d'ERIC ROHMER        

 

L'HEURE ZERO de PASCAL THOMAS 



SANS MOI d'OLIVIER PANCHOT       CEUX QUI RESTENT d'ANNE LE NY          

 

LA FILLE COUPEE EN DEUX de CLAUDE CHABROL        

 

SMOKING/NO SMOKING d'ALAIN RESNAIS 



MA SAISON PREFEREE d'ANDRE TECHINE         INDOCHINE de REGIS WARGNIER 



VAN GOGH de MAURICE PIALAT          

 

TOUS LES MATINS DU MONDE d'ALAIN CORNEAU 



MORTELLE RANDONNEE de CLAUDE MILLER            

 

DIALOGUE AVEC MON JARDINIER de JEAN BECKER 



LADY CHATTERLEY de PASCALE FERRAN       

 

LA BELLE NOISEUSE de JACQUES RIVETTE 



LE NOM DE LA ROSE de JEAN-JACQUES ANNAUD         

 

LE GRAND BLEU de LUC BESSON 



LES NUITS DE LA PLEINE LUNE d'ERIC ROHMER         

 

DIVA de JEAN-JACQUES BEINEIX 



LES BRONZES de PATRICE LECONTE         

 

LA VEUVE DE SAINT-PIERRE de PATRICE LECONTE

 

INDIA SONG de MARGUERITE DURAS 



UNE HISTOIRE SIMPLE de CLAUDE SAUTET          LES CHOSES DE LA VIE de SAUTET 

 

NELLY ET Mr ARNAUD de CLAUDE SAUTET

 

UN COEUR EN HIVER de CLAUDE SAUTET

 

LES DOIGTS DANS LA TETE de JACQUES DOILLON 



NE TOUCHEZ PAS LA HACHE de JACQUES RIVETTE          

 

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 14:36

 

Cette liste se divise en deux parties : les WESTERNS et les AUTRES FILMS :

 

 

LES WESTERNS  :

 

 

 LA FLECHE BRISEE de DELMER DAVES      

 

LES SEPT MERCENAIRES de JOHN STURGES 

   

 LE DERNIER DES GEANTS de DON SIEGEL      

 

L'HOMME DES HAUTES PLAINES de CLINT EASTWOOD       

 

JEREMIAH JOHNSON de SYDNEY POLLACK     

 

LES PROFESSIONNELS de RICHARD BROOKS 


L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE de JOHN FORD 



ALAMO de JOHN WAYNE         RIO BRAVO de HOWARD HAWKS 



LA PRISONNIERE DU DESERT de JOHN FORD        

 

VERA CRUZ de ROBERT ALDRICH 

 

L'APPAT d' ANTHONY MANN        LA PORTE DU DIABLE d'ANTHONY MANN 

 

LA RIVIERE ROUGE de HOWARD HAWKS           LA POURSUITE INFERNALE de JOHN FORD 

 

LA CHARGE FANTASTIQUE de RAOUL WALSH       LE GRAND PASSAGE de KING VIDOR 


PALE RIDER de CLINT EASTWOOD 

 

 

 

LES AUTRES FILMS :

 

 

 

ORGUEIL ET PREJUGES de JOE WRIGHT

 

LA LA LAND de DAMIEN CHAZELLE

 

SULLY de CLINT EASTWOOD

 

EYES WIDE SHUT de STANLEY KUBRICK

 

GENIUS de MICHAEL GRANDAGE

 

LA LISTE DE SCHINDLER de STEVEN SPIELBERG

 

LE PONT DES ESPIONS de STEVEN SPIELBERG

 

TAXI DRIVER de MARTIN SCORSESE

 

NEW-YORK, NEW-YORK de MARTIN SCORSESE

 

LE NOUVEAU STAGIAIRE de NANCY MEYERS

 

L'HOMME IRRATIONNEL de WOODY ALLEN      CAFE SOCIETY de WOODY ALLEN

 

MOGAMBO de JOHN FORD

 

LE PATIENT ANGLAIS d'ANTHONY MINGHELLA

 

MATCH POINT de WOODY ALLEN

 

THE TREE OF LIFE de TERRENCE MALICK


MAGIC IN THE MOONLIGHT de WOODY ALLEN

 

GONE GIRL de DAVID FINCHER

 

LES RECETTES DU BONHEUR de LASSE HALLSTROM

 

MOMMY de XAVIER DOLAN       JUSTE LA FIN DU MONDE de XAVIER DOLAN

 

BASIC INSTINCT de PAUL VERHOEVEN

 

JERSEY BOYS de CLINT EASTWOOD

 

DROLE DE FRIMOUSSE  deTANLEY DONEN

 

DIAMANTS SUR CANAPE de BLAKE EDWARDS 

 

NEW-YORK MELODY de JOHN CARNEY 

 

LE JOUR LE PLUS LONG de DARRYL ZANUCK

 

JOE de DAVID GORDON GREEN 

 

LE DICTATEUR de CHARLIE CHAPLIN 

 

LES LUMIERES DE LA VILLE de CHAPLIN       

 

LIMELIGHT de CHARLIE CHAPLIN 

 

LES TEMPS MODERNES de CHARLIE CHAPLIN 

 

APPRENTI GIGOLO de JOHN TURTURRO 

 

UN ETE A OSAGE COUNTY de JOHN WELLS 

 

TITANIC de JAMES CAMERON 

 

LE MAJORDOME de LEE DANIELS           BLUE JASMINE de WOODY ALLEN 

 

LE PONT de la RIVIERE KWAI de DAVID LEAN   

 

 LA FILLE DE RYAN de DAVID LEAN       

 

 COUP DE FOUDRE A NOTTING HILL de ROGER MICHELL

 

Ariane de Billy WILDER           SABRINA de BILLY WILDER

 

BOULEVARD DU CREPUSCULE de BILLY WILDER

 

LA FUREUR DE VIVRE de NICHOLAS RAY 

 

GATSBY LE MAGNIFIQUE de BAZ LUHRMANN 

 

HAPPINESS THERAPY de DAVID O. RUSSEL 

 

TEMOIN A CHARGE de BILLY WILDER 

 

VACANCES ROMAINES de WILLIAM WYLER 

 

SKYFALL de SAM MENDES 

 

ARGO de BEN AFFLECK   

 

FORREST GUMP de ROBERT ZEMECKIS 

 

TOUS LES ESPOIRS SONT PERMIS de DAVID FRANKEL 

 

MONSIEUR LAZHAR de PHILIPPE FALARDEAU 

 

TO ROME WITH LOVE de WOODY ALLEN   

 

 LE TITANIC, DE LA REALITE A LA LEGENDE         ULYSSE de MARIO CAMERINI 

 

 TOOTSIE de SYDNEY POLLACK         MILLION DOLLAR BABY de CLINT EASTWOOD 

 

 LES FELINS de KEITH SCHOLEY           J.EDGAR de CLINT EASTWOOD 

 

MINUIT A PARIS de WOODY ALLEN       

 

BLACK SWAN de DARREN ARONOFSKY 

 

LES CHEMINS DE LA LIBERTE de PETER WEIR         

 

AU-DELA de CLINT EASTWOOD           

 

VOUS ALLEZ RENCONTRER UN BEL ET SOMBRE INCONNU de WOODY ALLEN 

 

INCEPTION de CHRISTOPHER NOLAN      

 

ON ACHEVE BIEN LES CHEVAUX de SYDNEY POLLACK 

 

RAISON ET SENTIMENTS de ANG LEE        RAISONS d'ETAT de ROBERT DE NIRO 

 

BRIGHT STAR de JANE CAMPION        THE AFRICAN QUEEN de JOHN HUSTON 

 

DOUZE HOMMES EN COLERE de SIDNEY LUMET         JULIE&JULIA de NORA EPHRON 

 

SEPT ANS DE REFLEXION de BILLY WILDER       

 

LA PROPOSITION de LESLI LINKA GLATTER 

 

SPARTACUS de STANLEY KUBRICK         WHATEVER WORKS de WOODY ALLEN 

 

ADIEU CUBA de ANDY GARCIA         L'IMPOSSIBLE MONSIEUR BEBE de HOWARD HAWKS 

 

LAST CHANCE FOR LOVE de JOEL HOPKINS         

 

GRAN TORINO de CLINT EASTWOOD 

 

INTO THE WILD de SEAN PENN             LA FAILLE de GREGORY HOBLIT 

 

L'ETRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON de DAVID FINCHER 

 

AUSTRALIA de BAZ LUHRMANN         HIGH SOCIETY        LOIN D'ELLE de SARAH POLLEY 

 

L'ECHANGE DE CLINT EASTWOOD             QUANTUM OF SOLACE de MARC FORSTER 

 

VICKY CRISTINA BARCELONA de WOODY ALLEN       APPALOOSA de Ed. HARRIS 

 

WALL.E de ANDREW STANTON             KUNG FU PANDA de OSBORNE et STEVENSON 

 

BROKEN ENGLISH de ZOE CASSAVETES        A CASA DE ALICE de CHICO TEIXEIRA 

 

GRACE IS GONE de JAMES STROUSE         BONNIE AND CLYDE d'ARTHUR PENN 

 

CASINO de MARTIN SCORSESE        THE DEAD GIRL de KAREN MONCRIEFF  

 

MASTER AND COMMANDER de PETER WEIR          

 

GONE, BABY, GONE de BEN AFFLECK 

 

MISSION de ROLAND JOFFE         AMADEUS DE MILOS FORMAN 

 

NEVER FOREVER de GINA KIM        MICHAEL CLAYTON de TONY GILROY 

 

JOYEUSES FUNERAILLES de FRANK OZ      

 

FACTORY GIRL de GEORGE HICKENLOOPER 

 

LA VENGEANCE DANS LA PEAU de PAUL GREENGRASS       

 

BLOOD DIAMOND D'EDWARD ZWICK 

 

L'ASSASSINAT DE JESSE JAMES de ANDREW DOMINIK   

 

FOR YOUR CONSIDERATION de CHRISTOPHER GUEST 

 

REBECCA d'ALFRED HITCHCOCK      LA CORDE d'ALFRED HITCHCOCK

 

PAS DE PRINTEMPS POUR MARNY d'ALFRED HITCHCOCK

 

LES OISEAUX d'ALFRED HITCHCOCK       

 

LA MORT AUX TROUSSES d'Alfred HITCHCOCK    

 

SUEURS FROIDES d'Alfred HITCHCOCK       

 

MAIS QUI A TUE HARRY ? d'Alfred HITCHCOCK   

 

LA MAIN AU COLLET d'ALFRED HITCHCOCK      

 FENETRE SUR COUR d'Alfred HITCHCOCK 

 

LE CRIME ETAIT PRESQUE PARFAIT d'Alfred HITCHCOCK 

 

L'INCONNU DU NORD-EXPRESS d'Alfred HITCHCOCK    

 PSYCHOSE d'ALFRED HICTHCOCK 

 

LES ENCHAINES d'ALFRED HITCHCOCK         FRENZY d'ALFRED HITCHCOCK  

 

LE CERCLE DES POETES DISPARUS de PETER WEIR          

 

SUR LA ROUTE DE MADISON de Clint EASTWOOD       LE REBELLE de KING VIDOR 

 

LA CHATTE SUR UN TOIT BRULANT de RICHARD BROOKS 

 

LA DAME DE SHANGHAI d'ORSON WELLES       LA REINE CHRISTINE de ROUBEN MAMOULIAN 

 

LE TEMPS DE L'INNOCENCE de MARTIN SCORSESE        PANDORA d'ALBERT LEWIN 

 

L'AVENTURE DE Mme MUIR de JOSEPH MANKIEWICZ        LAURA de OTTO PREMINGER 

 

CASABLANCA de MICHAEL CURTIZ 

 

VACANCES ROMAINES de WILLIAM WYLER           OUT OF AFRICA DE SYDNEY POLLACK 

 

AUTANT EN EMPORTE LE VENT de VICTOR FLEMING        

 

UN VIOLON SUR LE TOIT de NORMAN JEWISON      

 

MADAME BOVARY de VINCENTE MINNELLI 

 

WEST SIDE STORY              MY FAIR LADY de GEORGE CUKOR    
 

CHANTONS SOUS LA PLUIE de STANLEY DONEN 

 

CITIZEN KANE d'ORSON WELLES          

 

ENTRONS DANS LA DANSE de CHARLES WALTERS    

 

UN AMERICAIN A PARIS de VINCENTE MINNELLI 


LE PORT DE L'ANGOISSE de HOWARD HAWKS

 

 

 

 

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 10:20
L'Hermine de Christian Vincent

Michel Racine est un Président de cour d’assises redouté. Aussi dur avec lui qu’avec les autres, on l’appelle " le Président à deux chiffres ". Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Malade au début de ce nouveau procès, quitté par une épouse plus riche que lui, Racine couche désormais à l’hôtel en traînant sa petite valise. Tout bascule le jour où il retrouve Ditte Lorensen-Coteret. Elle fait partie du jury qui va devoir juger un homme accusé d’infanticide. Six ans auparavant, Racine a aimé cette femme. Presque en secret. Médecin anesthésiste, elle l’a arraché à la mort physique lors d’une grave opération. Retrouvée par hasard et connue par hasard, elle va, au cours de cette audience, le sauver d’une nouvelle mort, la mort morale.

 

 

Ainsi la guérison de cet homme passe-t-elle par un procès dont l’intérêt principal réside dans le rôle des jurés, tous très différents, qui sont mis en présence d’un cas d’autant plus douloureux qu’il s’agit de la mort d’un enfant. Les témoins défilent sans apporter de notables éclaircissements. Qui juge qui, au final ? A un moment donné le président malmène l’un des policiers qui a découvert la mort de ce bébé de 7 mois. A chacun sa vérité, celle de ce policier honnête n’est pas plus certaine que celle du père qui attend le verdict dans le box des accusés. Michel Racine, touché par la présence de Ditte, leur rappelle qu’il faut accepter de ne pas savoir… Ainsi l’irruption de la douceur et de la tendresse dans sa vie bancale et solitaire est-elle le début d’une véritable rédemption, rédemption qui lui révèle une autre vérité : si un procès change le cours des choses, c’est peut-être d’abord vis-à-vis de soi. Nous voyons que les sentiments ont le droit de siéger dans l’enceinte stricte d’un tribunal.

 

 

Sidse Babeth Knudsen, qui interprète le rôle de Ditte, a été choisie par Christian Vincent à la suite de son visionnage de la série « Borgen » où il l’avait beaucoup appréciée. Et, il est vrai, qu’elle illumine le film de son rayonnement où s’allient en un dosage idéal la beauté et l’intelligence. Quant à Fabrice Luchini, qui a reçu pour le rôle de Michel Racine le prix d’interprétation à la Mostra de Venise, il est remarquable de sobriété et de naturel, homme intransigeant, droit dans ses bottes en apparence, mais plus vulnérable qu’il n’y parait, proie de toutes les perplexités de la conscience et de la vie. Sa soudaine guérison est celle du doute sur l’évidence intérieure, ce qui est vraisemblable n’étant pas obligatoirement certain. Un film qui suggère plus qu’il ne démontre et laisse à chacun son interprétation personnelle.

 

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L'Hermine de Christian Vincent
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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 12:23

Collection Christophe L. Haut et Court Collection Christophe L. Studio Canal



MICHELE MORGAN     GERARD PHILIPE    

 

 INGRID BERGMAN - PORTRAIT   

  

DANIELLE DARRIEUX

 

JEAN GABIN      SIMONE SIGNORET       BOURVIL        ANNIE GIRARDOT         

 

BERNARD BLIER

 

JEAN-CLAUDE BRIALY - PORTRAIT     ROMY SCHNEIDER - PORTRAIT    

 

 HENRY FONDA - PORTRAIT

 

GARY COOPER - PORTRAIT         JOHN WAYNE       GRACE KELLY    

 

JAMES STEWART - PORTRAIT        YUL BRYNNER       

 

CARY GRANT OU L'ART DE SEDUIRE

 

ARLETTY, LA VOIX DES FAUBOURGS




Rezo Films Columbia Pictures  Mars Distribution Pathé Distribution


      

GONG LI - PORTRAIT        BURT LANCASTER - PORTRAIT        

 

NATALIE WOOD - PORTRAIT

 

AUDREY HEPBURN - PORTRAIT      VITTORIO GASSMAN     

 

JEANNE MOREAU

 

GIULIETTA MASINA          CATHERINE DENEUVE - PORTRAIT  

 

 SEAN PENN - PORTRAIT          CLINT EASTWOOD - PORTRAIT    



MERYL STREEP - PORTRAIT       TONY LEUNG CHIU WAI     

 

VIVIEN LEIGH     LOUIS DE FUNES        EMMA THOMPSON          

 

JEAN-LOUIS TRINTIGNANT           

 

STEPHANE AUDRAN - PORTRAIT     

 

ISABELLE HUPPERT - PORTRAIT



JEAN-PAUL BELMONDO        DUSTIN HOFFMAN            

 

PHILIPPE NOIRET - PORTRAIT

       

MICHELLE PFEIFFER - PORTRAIT             

 

PENELOPE CRUZ - PORTRAIT               

 

 JEAN-PIERRE CASSEL - PORTRAIT          JULIE CHRISTIE             

 

ANDY GARCIA - PORTRAIT   



HARRISON FORD - PORTRAIT           CHARLTON HESTON  

 

 

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LAURENT TERZIEFF : UNE VOIX S'EST TUE          BRUNO CREMER       

 

 SHIRLEY MACLAINE - PORTRAIT         NAOMI WATTS - PORTRAIT

 

LEONARDO DICAPRIO - PORTRAIT               

 

MARILYN MONROE - UNE ETOILE PERSISTANTE      

 

AVA GARDNER, LA FLAMBOYANTE

 

GENE TIERNEY, L'ATTENDRISSANTE      

 

ELISABETH TAYLOR, L'ENSORCELEUSE

 

RITA HAYWORTH, DEESSE DE L'ECRAN       HARVEY KEITEL - PORTRAIT

 

PAUL NEWMAN         CATHERINE FROT        ROBERT de NIRO - PORTRAIT

 

KATE WINSLET         DANIEL DAY-LEWIS - PORTRAIT      

 

KATHARINE HEPBURN,L'INSOUMISE


INTERVIEW de UGGIE, LE CHIEN de "THE ARTIST"   


BERNADETTE LAFONT, LE SOURIRE de la NOUVELLE VAGUE        

 

CATE BLANCHETT - PORTRAIT

 

MAURICE RONET, L'ETERNEL FEU FOLLET

 

NIELS ARESTRUP, UN LOUP SOLITAIRE

 

NICOLE KIDMAN - PORTRAIT


LAUREN BACALL, LE PLUS BEAU REGARD D'HOLLYWOOD S'EST ETEINT

 

FABRICE LUCHINI, LE CROQUEUR DE MOTS

 

MARIE DUBOIS, LA LUMINEUSE

 

KEIRA KNIGHTLEY - PORTRAIT

 

COLIN FIRTH            OMAR SHARIF        MAGGIE SMITH - PORTRAIT

 

ROBERT REDFORD - PORTRAIT

 

MELANIE LAURENT, UNE VIE DEVANT ET DERRIERE LA CAMERA

 

MARION COTILLARD - PORTRAIT          EMMA  STONE

 

JESSICA CHASTAIN OU L'AUDACE EN PRIME TIME

 

Les Films du Losange Pathé Distribution Collection Christophe L. Mars Distribution


 

FESTIVAL DE CANNES - CES FEMMES QUI ENFLAMMENT LA CROISETTE


HITCHCOCK ET SES STARS      LES ACTRICES ET ACTEURS DE LA NOUVELLE VAGUE

 

LES ACTEURS DU CINEMA ITALIEN            LES ACTRICES DU CINEMA ITALIEN     

 

HOLLYWOOD ET SES STARS            LA CROISETTE 2012       

 

CANNES 2012 - BERENICE BEJO MAITRESSE de CEREMONIE

 

LES COUPLES IMMORTELS DU 7e ART


La Fabrique de Films EuropaCorp Distribution  Bac Films Daniel%20Day%20Lewis-1731146

 


 

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 10:28
Le nouveau stagiaire de Nancy Meyers

Depuis la mort de sa femme, Ben Whittaker se sent seul et la retraite n'a rien arrangé. Afin de donner du piment à sa vie, il décide de postuler à un stage pour un site Internet de mode. Contre toute attente, il est pris. Jules Ostin, la patronne de l'entreprise, est d'abord surprise de sa présence et charge ses confrères de s’occuper de lui car elle estime très mal gérer les personnes âgées, mais s'apercevra bientôt que cette nouvelle et atypique recrue sait se faire apprécier de son équipe. Et pour cause, Ben est un homme chaleureux qui prodigue de judicieux conseils. Jules finira par se prendre d'amitié pour lui et le présentera à sa famille, si bien que le septuagénaire devient une figure quasi paternelle,  très vite incontournable...

 

 

La réalisatrice de Ce que veulent les femmes (2000) consacre sa nouvelle comédie à illustrer la collaboration d'une jeune patronne de start-up et d'un retraité de 70 ans, engagé comme stagiaire dans le cadre d'une expérience intergénérationnelle, qui se révèlera parfaitement efficace, malgré les handicaps supposés de son âge. Avec habileté et une bonne dose d’optimisme, Nancy Meyers tente d’échapper aux conventions et de donner une tournure joyeuse et positive à une actualité pétrie de bons sentiments. Et si les personnes du troisième âge avaient toujours un rôle à jouer et une expérience à apporter à la société déboussolée qui est la nôtre, engagée dans une constante course contre la montre où toutes les valeurs sécurisantes volent en éclats ? Oui, si la sagesse, le bons sens, la générosité, l’indulgence étaient encore de mise et pouvaient servir de béquille à certains jeunes chefs d’entreprise que leurs emplois du temps surchargés et anxiogènes mènent au désastre ? Car Jules est bien sur la voie de la dépression et de l’épuisement à tenter de mener de front vie privée et vie professionnelle. La réalisatrice a su doser avec finesse les divers éléments qui font qu’une jeune femme pleine de courage et de compétence  peut soudain perdre pied, se laisser gagner par le découragement et voir sombrer en peu de temps ce qu’elle a édifié avec talent et opportunité. Cette comédie plaisante a le mérite de nous immerger dans une atmosphère où le meilleur l’emporte sur le pire et, sans rien  cacher des obstacles inhérents à la situation, de les régler avec une tendresse amusée et bienveillante.  

 

 

Les acteurs sont pour beaucoup dans le charme de cette comédie légère et bien conduite et en premier lieu Robert de Niro, incroyablement séduisant dans le rôle du septuagénaire qui entend vieillir avec intelligence et altruisme et qui, soudain, se prend d’affection pour cette jeunesse courageuse et un brin déboussolée. Quant à la ravissante Anne Hathaway, elle est délicieuse de naturel et de spontanéité en chef d’entreprise dépassée par les événements et bousculée par sa soudaine notoriété dans le monde des affaires. Monde des affaires qui ne craint pas de broyer les plus performants. Voilà un film excellent pour le moral et si réconfortant que le public de la salle a applaudi, sans doute parce qu’un opus sans violence est suffisamment rare pour qu’on l’apprécie et le savoure. Certains parlent de guimauve, de mièvrerie, de sentimentalisme désuet, pas moi.

 

 

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 08:40
L'homme irrationnel de Woody Allen

18Une fois encore, avec son dernier opus, mené au rythme d’un scénario serré, accompagné de dialogues ciselés, Woody Allen fait mouche, malgré les grimaces presque habituelles des critiques cinématographiques qui, depuis quelques décennies, n’en finissent pas de dédaigner le maître d’hier. Oui, une fois encore, l’habile réalisateur séduit. S’ajoute le jeu d’acteurs qui s’investissent pleinement dans leur rôle comme Emma Stone, que j’avais trouvée falote dans « Magic in the moonlight », et qui s’affirme dans « L’homme irrationnel » avec assurance dans son personnage de jeune étudiante subjuguée par son professeur de philosophie, dépressif et alcoolique, qui semble accablé par la stérilité de la pensée spéculative. Cela, jusqu’à ce qu’il surprenne une inconnue en train de se plaindre d’un juge dont l’obstination réduit sa vie à une peau de chagrin et que ce récit le sorte de sa torpeur, au point  que sa raison, en pleine dérive, lui fasse envisager un plan machiavélique propre à rompre le dernier barrage de la lucidité. Persuadé qu’il a trouvé un sens à sa vie, il va accomplir l’irréparable et agir de façon à délivrer une malheureuse victime de son supposé bourreau.

 

 

Mais peut-on trouver le bonheur dans le crime ? La question avait déjà été posée par Barbey d’Aurevilly et analysée dans le détail par un Dostoïevski ou une Hannah Arendt. Nous savons qu’elle fascine depuis longtemps Woody Allen qui en a fait le thème de plusieurs de ses films dont « Crimes et délits », « Le rêve de Cassandre » et l’admirable « Match Point ». Puisque la philosophie semble impuissante à donner sens à sa vie, Abe, non content de séduire sa jeune élève et convaincu de la désespérante impuissance du bien, se laisser aller à la tentation de choisir la voie opposée. Cette dérive est menée avec la maestria habituelle de Allen qui sait jouer des thématiques les plus contradictoires et des subversions les plus cyniques au point de les rendre presqu'acceptables. On s'amuse de le voir jongler avec les registres et les genres, le mal se savourant avec plus de gourmandise que le bien…

 

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 09:50
Taxi driver de Martin Scorsese

 

De retour du Vietnam, Travis Bickle (Robert de Niro) est engagé dans une compagnie de taxi new-yorkaise. Mais l’ennui, l’angoisse et la mélancolie gagnent. Ses aventures nocturnes ratées par maladresse et la violence quotidienne dont il est le témoin lui font peu à peu perdre la tête. Sa rencontre avec une jeune prostituée de 14 ans (Jodie Foster) va tout faire basculer. Torturé par une obsession politique et sociale de "propreté", il s’assigne la tâche de redresser une humanité qu’il perçoit décadente et de protéger la jeune femme livrée aux sinistres obsessions de pourvoyeurs obscènes.

 

 


« Taxi driver » est tout d’abord une terrifiante entrée dans le froid processus de la folie paranoïaque et dans la lente progression d’un être fruste qui s’enfonce dans les ténèbres. La descente aux enfers de Travis Bickle est proprement saisissante. De Niro est époustouflant dans ce personnage gagné par la détresse et la peur au cœur d'une mythologie urbaine qui le cerne. Malgré un narratif déprimant, l’acteur a le mérite de nous subjuguer dans le rôle de ce justicier de la ville, victime d’une humanité livrée à ses pulsions les plus abjectes.

 

 


Le monde criminel, la mafia, la cité représentent l’enfer dans la vision pessimiste de Scorsese. Les êtres sont faits pour se perdre dans des dédales qui ne mènent nulle part et où les voix de la justice sont couvertes par le bruit. Pas une seule image de la lumière, de la clarté du jour, d’un arbre, d’une fleur, toutes évoquent une nuit sinistre envahie de lueurs artificielles, de flashs rougeoyants et aveuglants qui dissolvent le réel. New-York n’est autre qu’une jungle qui réveille chez Travis les traumatismes de la guerre et les obsessions les plus funestes. Scorsese peint à merveille le glauque de ces nuits subies par cet homme qui se dit poursuivi par la solitude et l'adversité et vit dans une perpétuelle psychose où nul sourire, nulle clarté ne sont là pour l’éclairer et l’humaniser ; oui, une nuit où les repères éclatent et où les codes se bousculent à jamais. Un film éminemment désespéré qui tend tout entier vers sa scène finale et sa tragédie illustrée par une imagerie lancinante et hallucinatoire. Un film qui n’a pas pris une ride tant il s’inscrit dans une démarche culturelle et historique qui lui confère un sens universel.

 

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Taxi driver de Martin Scorsese
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 09:42
"New-York, New-York" de Martin Scorsese"New-York, New-York" de Martin Scorsese

New York, 1945, l'Amérique fête la fin de la guerre. A cette époque-là, Jimmy Doyle, un saxophoniste, fait la connaissance de Francine, une chanteuse. Ils tombent amoureux, non sans que Jimmy ait dû multiplier les tentatives de séduction avec un culot teinté de malice. Bientôt le jeune musicien obtient un job auprès de sa conquête, dans l'orchestre où elle chante, et ils partent en tournée ensemble. Le talent de Jimmy lui vaut une rapide promotion. Bientôt, Jimmy et Francine se marient et ont un enfant. Mais la vie les sépare de plus en plus car leurs ambitions ne sont pas les mêmes. Si Jimmy tient à rester le saxophoniste bohème de ses débuts qui se produit dans des sous-sols de boîtes enfumées avec un orchestre fait de bric et de broc, Francine entame une carrière brillante qui la pousse vers Hollywood et veut élever son fils dans de bonnes conditions, sans être constamment sur les routes ...

 

 

Par ailleurs, c’est un peu l’histoire du film qui se projette sur le tournage. Scorsese s’enlise dans cette grosse production envisagée comme un hommage aux films des années 40 et 50. Une histoire d’amour qui va mal finir. Francine, la chanteuse (Liza Minnelli) et Jimmy, le saxophoniste (Robert De Niro) vont s’aimer, se produire ensemble dans des cabarets, mais peu à peu les divergences artistiques auront raison de leur couple. Dépassement de budget et de planning, décors trop oppressants, psychologie trop douloureuse, Scorsese n’arrivera pas, selon lui, à donner assez d’espace à ses rôles principaux. Et cependant, les scènes intimistes entre les deux protagonistes sont puissantes ! Le mal de vivre est constamment présent entre deux êtres totalement opposés et une rivalité d’artistes qui enflamme les esprits.

 


Comédie musicale ou drame en musique reflétant les angoisses d’un jeune cinéaste souffrant à l’idée d’être adulte et abandonné par l’art et l’amour, » New York, New York » est paradoxalement l’une des plus belles déclarations à la vie, au cinéma et à la musique qui se soit imprimée sur l’écran. Le chant d’amour d’un cinéaste vénérant l’art avec une foi profonde. Et la question posée à la fin du film (lorsque Francine décide de ne pas prendre la porte de sortie pour rejoindre Jimmy) est peut-être celle-ci : un artiste doit-il sacrifier son art aux dépens de l’amour ? La beauté du film et ses clins d’œil amoureux (à Vincente Minnelli, Michael Powell ou Stanley Donen) semblent y répondre par une autre question : servir son art ne serait-ce pas déjà l’amour ? D'autre part, au coeur du chaos psychologique de ses personnages, le cinéaste se plaît à faire progresser un être fruste vers la lumière. Ce sera le cas de Jimmy. Scorsese a toujours été un visionnaire qui s'est appliqué à saisir l'homme de son temps pour l'inscrire dans une perspective culturelle et historique qui lui conférera un sens universel.

 

 

Dans « New-York, New-York », si peu aimé du réalisateur, les acteurs donnent la pleine mesure de leur talent et acceptent de se rendre parfaitement malléables à l'invention de leur metteur en scène, prêtant à cet opus une émotion incroyable : Robert de Niro est l’acteur exceptionnel qui ne fera que s’affirmer de film en film, d’une conviction et d’une subtilité rares ; Liza Minelli, fille de Judy Garland et de Vincente, prouve que bon sang ne saurait mentir. Un film attachant qui laisse une longue empreinte dans la mémoire. 

 

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 09:11
Un taxi pour Tobrouk de Denys de la Patellière

 

En 1942, à Tobrouk, un commando français fait sauter des dépôts d’essence allemands. Quatre soldats parviennent à s’enfuir et se retrouvent bientôt perdus en plein désert. Après une journée de marche harassante, ils repèrent une automitrailleuse allemande et ses cinq occupants. Un seul échappe à la mort et est fait prisonnier. C’est le début d’une aventure étonnante où, face au danger, chacun découvrira l’entraide pour sortit vivant d’un tel guêpier.

 


Denys de La Patellière, auteur d’un certain nombre de comédies légères, souhaitait en ce début des années 60 évoquer l’absurdité d’une guerre qui avait emporté plusieurs membres de sa famille. Il réunit alors le scénariste René Havard et le dialoguiste Michel Audiard pour construire une histoire se déroulant durant la campagne de 1942 en Libye et mettant en scène un groupe de soldats perdus dans le désert. Grâce à Michel Audiard, le scénario va se doter d’un ton ironique qui transforme progressivement le film en une comédie féroce sur l’imbécilité de tout conflit armé. Sublimé par ses dialogues savoureux, « Un taxi pour Tobrouk » évoque sur le ton de la plaisanterie des thèmes délicats comme l’obéissance aveugle à une autorité supérieure, la fraternité entre les peuples, tout en se moquant ouvertement des règles et usages imposés par l’armée, cela de façon absolument iconoclaste.

 



Opus au budget limité, il sera tourné à Almeria en Espagne (l’Afrique du Nord en pleine décolonisation était trop risquée pour les assureurs) afin de profiter d’espaces désertiques sans sortir de l’Europe. Malgré ces moyens réduits, l’équipe parvient à un résultat convaincant jusque dans les séquences de combat, cela grâce au jeu des acteurs, tous d’un naturel désarmant, c’est le cas de le dire, et d’une franche liberté de ton. Conscient des limites formelles imposées par la production, Denys de la Patellière s’est concentré sur ses personnages et les liens qui les unissent. Glissant au passage quelques vérités sur la France de la collaboration, sur l’attentisme d’une large partie de la population ou encore sur l’héroïsme de pacotille mis en avant au moment de la Libération. Aussi le film heurta-t-il quelques personnalités choquées par cet antimilitarisme, mais reçu un accueil bon enfant du public. La présence de Lino Ventura, à l’époque très populaire, y est aussi pour quelque chose. Un film qui garde aujourd’hui encore son côté burlesque et cocasse et son cynisme de bon aloi.

 

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  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Texte Libre

Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

Stanley Kubrick

 

 

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