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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 09:05
Le concert de Radu Mihaileanu

 A l’époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d’orchestre d’Union soviétique et dirigeait le célèbre orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais... comme homme de ménage.


Un soir, alors qu’Andrei est resté très tard pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé au directeur : il s’agit d’une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l’orchestre du Bolchoï à venir jouer à Paris... Soudain, Andrei a une idée de folie : pourquoi ne pas réunir ses anciens copains musiciens, qui vivent aujourd’hui de petits boulots, et les emmener à Paris, en les faisant passer pour le Bolchoï ? L’occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche...

 

A partir de ce scénario, Radu Mihaileanu nous convie à partager un véritable hymne à la musique où, malgré un certain manque d’unité dans le schéma initial, le résultat est que l’on  sort de la salle avec du baume au cœur, tant la présence permanente de la musique reste en mémoire. Après la tragi-comédie absurde de «  Train de vie » et le mélodrame bouleversant « Vas, vis et deviens », le cinéaste slave nous revient avec un film plus léger et mieux calibré, au ton de franche farce (du moins en apparence), qui a connu un succès bien mérité.



Mihaileanu reprend à son compte un motif typique de la comédie sociale : celui de la bande de ratés qui réalise son rêve à force d’acharnement, de solidarité et de péripéties rocambolesques. Comme « Les Virtuoses », il met ce schéma au service d’un thème fédérateur, la grande musique classique : ici, c’est un chef d’orchestre russe déchu par le régime staliniste (Alexei Guskov) qui part à la conquête de Paris, pour jouer du Tchaïkovski au théâtre du Châtelet, non sans l’aide de son « orchestre » composé de clochards magnifiques. L’occasion d’une galerie de portraits hilarante, jamais loin de la grosse caricature à la mode slave. Pour autant, on aurait tort de bouder son plaisir : après un démarrage un peu poussif, le spectacle prend son envol, enchaînant les situations burlesques et les dialogues les plus drôles sur un rythme trépidant. La première partie en Russie débute comme une fantaisie à la Kusturica, puis « Le concert » trouve une énergie nouvelle lorsque sa troupe de branquignols débarque à Paris : dès lors, Mihaileanu mêle humour et émotion en un savant dosage, se gaussant du choc des cultures et des clichés ethniques (la bouffe, la vodka, le communisme, la mafia) tout en dessinant en sourdine une ligne scénaristique plus grave (le mystère de la naissance d’Anne-Marie Jacquet/Mélanie Laurent, le sort des juifs sous la répression staliniste), le cinéaste roumain ne perdant jamais de vue les thèmes qui lui sont chers. C’est à l’occasion de cet opus que l’on a découvert la présence et le talent de Mélanie Laurent qui joue avec une émotion grave ce merveilleux concerto pour violon de Tchaïkovski, point d’orgue du film. A revoir et à réentendre sans aucun doute.

 

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 08:09
Le troisième homme de Carol ReedLe troisième homme de Carol Reed

 Holly Martins, écrivain sans le sou, est venu à Vienne pour retrouver son ami Harry Lime qui lui a promis un pont d’or. Mais il apprend par son gardien d’immeuble que celui-ci est mort après avoir été renversé par une voiture. Martins choisit alors de mener sa propre enquête pour démasquer les assassins de son ami. Rien ne l’a préparé à ce qu’il va découvrir...Car Lime n’est nullement l’ami qu’il croyait. Ce cynique individu, qui trafiquait la pénicilline causant ainsi la mort de nombreux enfants atteints de méningite, n’est qu’un escroc auquel les lendemains de la guerre offrent la possibilité de se livrer à son sinistre trafic. A travers le personnage d’Anna, la femme qui l’a aimé, Holly Martins va remonter à la source et découvrir que son ami n’est nullement mort et passe d’un secteur à l’autre, la ville de Vienne étant alors divisée en plusieurs quartiers, les uns aux mains des Russes, les autres des Alliés américains et britanniques.

 

 

Ce film, tourné à Vienne en 1948 dans les décors sinistres d’une ville laminée par les bombardements, grand prix à Cannes l’année suivante, est un petit chef-d’œuvre de mise en scène grâce aux photos magnifiques, rehaussées encore par le noir et blanc, de Robert Krasker dans un expressionisme allemand d’une grande beauté visuelle et d’un raffinement subtil qui n’est pas sans rappeler le cinéma de Fritz Lang et de Josef von Sternberg par ses jeux d’ombre et de lumière, le rythme de l’action et le montage destiné à intensifier la tension. Ces images contribuent à la force indéniable de certaines scènes et lui ajoutent un charme ténébreux, d’autant que la musique répétitive et entêtante y est également pour beaucoup, musique composée et interprétée à la cithare par Anton Karas, un tube qui, par la suite, fera le tour du monde. Ce policier britannique, écrit d’après un ouvrage de Graham Greene par Carol Reed, dont c’est la meilleure réalisation cinématographique, jouit également d’une parfaite interprétation, celle de la très belle Alida Valli dans le rôle d’Anna qui reste fidèle à son amour pour Harry Lime, de Joseph Cotten dans celui de Holly Martins, un homme revenu de beaucoup de déceptions et qui s’éprend de la belle et fragile Anna, et de Trevor Howard dans celui du major Calloway, l’homme qui ouvre les yeux de Holly et lui propose de contribuer à ses côtés à la filature de ce troisième homme dont les traits sont ceux d’Orson Welles, homme fantôme qui hante les égouts de la capitale autrichienne. Krasker a profité de Vienne avec brio grâce à son utilisation de la profondeur de champ et des lumières vives ou glauques au plus près de l’expressionisme mais cédant parfois à des afféteries inutiles. Bien sûr, la présence d’Orson Welles, dont la réapparition soudaine est l’un des grands moments du film, contribue à son magnétisme qui semble bien traverser le temps et n’est autre qu’un constat amer de l’état du monde au sortir d’une guerre.

 

 

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Le troisième homme de Carol Reed
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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 09:01
Premiers crus de Jérôme Le Maire

 Fils de viticulteur, Charlie Maréchal (Jalil Lespert) a quitté la Bourgogne pour devenir un œnologue parisien réputé, auteur d’un guide à succès dont les notes font chaque année trembler tous les vignobles. Mais en Côte-d’Or, son père François Maréchal (Gérard Lanvin) a perdu le goût du vin et ses errements précipitent l’exploitation viticole familiale vers la faillite. D’abord réticent, Charlie revient en Bourgogne. Il doit rechausser ses bottes et remonter ses manches, devenir viticulteur et se confronter à un métier qu’il ne connait pas, sous le regard dubitatif de son père. Entre une météo capricieuse et un cépage délicat, Charlie va devoir prouver à son père qu’il est digne de ce terroir transmis de génération en génération dans leur famille. Il est facile de noter un vin, mais comment fait-on un grand vin ?

 

 

Sur les bases d’un scénario simple, Jérôme Le Maire nous offre un film plaisant dont les deux atouts principaux sont le jeu d’acteurs convaincus et la beauté des paysages bourguignons et ce n’est pas si mal. Bien sûr les clichés abondent et font grincer les dents de quelques grincheux, bien sûr on envisage asses vite le final mais qu’importe si ce vin est un peu court en bouche et ne vous enivre pas, il vous fera passer deux heures agréables, vous visiterez la Bourgogne et ses vignes, verrez rougir les cépages et tomber les pluies orageuses qui sont la hantise de ces gens du cru qui ont l’amour de leur terre et des cales aux mains. De plus, cela vous assure un  bol d’air revigorant, alors ne boudons pas notre plaisir.

 

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 08:56
Marguerite de Xavier Giannoli

Le Paris des années 20. Marguerite Dumont est une femme fortunée, passionnée de musique et d’opéra, qui a épousé un aristocrate ( excellent André Marcon ) sans le sous. Celui-ci  vit agréablement à ses dépens et la trompe sans vergogne. Depuis des années, Marguerite, malheureuse en amour, chante  devant son cercle d’habitués, mais elle chante tragiquement faux et personne ne le lui a jamais dit. Son mari et ses proches l’ont toujours entretenue dans ses illusions par intérêt et amusement, sa générosité lui valant le triste privilège d’être encensée par ce petit monde de nantis et par ceux, moins nantis, que son argent incite à une complicité cynique. Les choses se compliquent le jour où elle se met en tête de se produire devant un vrai public à l’Opéra.

 

 

Tandis que dans le parc de la somptueuse propriété, le paon pousse son cri particulier, à l’intérieur de la demeure, la maîtresse des lieux pousse ses vocalises gutturales capables d’écorcher les oreilles les plus sensibles et de faire rire sous cape cette galerie de mondains qui ne craint nullement d’abuser de ses largesses. Cela parce qu’elle voudrait que son mari la regarde. Marguerite est simplement une femme amoureuse et délaissée qui s’est réfugiée dans la musique comme dans un songe. Heureusement son majordome noir Madelbos (parfait Denis Mpunga) la protège, l’accompagne au piano, la photographie, et entre plus volontiers dans son rêve que lui-même a quitté le sien par nécessité pécuniaire. Et sa maîtresse n'est-elle pas comme lui sensible à tout ce qui touche au merveilleux dans une société saisie par la débauche et les plaisirs faciles ? Cette femme à qui tout se refuse, l’amour et le talent, porte néanmoins une sorte de génie de l’authenticité jusque dans son ridicule. Au milieu de ce monde de tricheurs et d’arnaqueurs, elle est la vérité sans fard, le naturel sans subterfuge, la sincérité sans ruse, qui étonne et pose sur un monde futile son interrogation. Par son jeu tout en subtilité, Catherine Frot nous bouleverse, oscillant entre la mégalomanie et la fragilité. Elle est étonnante, inoubliable. Un personnage qui me laisse songeuse – avoue-t-elle, avant de poursuivre -  il y a une notion mystique, à la fin, un sacrifice d’amour. Le film contient des paradoxes à l’infini et, en même temps, il est très simple.

 

 

Ce personnage est inspiré de la vie de Florence Foster Jenkins, une excentrique milliardaire américaine, née en Pennsylvanie en 1868. En 1909, s’étant autoproclamée chanteuse lyrique, elle mit à profit son riche héritage pour organiser des concerts suivis de dîners de gala au Ritz Carlton. Elle louera par la suite le Carnegie Hall pour donner un récital devant une salle comble et hilare. Impassible, elle subodore que ces rires sont ceux de ses rivales. Mais hélas, elle n’échappera pas aux critiques assassines que les journaux du lendemain se feront un plaisir de publier, et  mourra cinq jours plus tard d’une crise cardiaque dans un magasin de musique où elle était venue acheter de nouvelles partitions. Destin pitoyable et tragique d’une femme qui se refuse au réel pour vivre dans un songe où elle se croit enfin admirée et aimée.

 

 

Xavier Giannoli a repris cette fable cruelle et nous l’offre dans une mise en scène qui n’est pas sans rappeler celle du Max Ophuls de « Lola Montès » ou de « Madame de ». Les années folles y sont admirablement rendues dans une débauche d’images superbement baroques, royaume où les apparences sont en efflorescence dans des décors couleur sépia saisis par des éclairs de magnésium. On y voit surgir un monde que les cruautés de la guerre ont rendu ivre de plaisirs, une petite société que sollicite toutes les folies. Nous sommes en plein essor du surréalisme, du marxisme, du jazz, en ces années où les femmes prennent enfin du galon ou aspirent à en prendre. C’est le cas de Marguerite qui se veut libre mais n’en est pas moins victime de ses sentiments, de ses aspirations, de ses déboires conjugaux et de sa fraîche naïveté. Elle ne mange que du blanc, dit-elle, tant son désir de pureté est grand, oui du poulet, du riz, des poireaux, ainsi son rêve est-il paré des ailes d’un cygne. Un cygne qui navigue sur les eaux saumâtres d’une époque sans complaisance et en mourra, victime de ses chimères et de ses délires.

 

 

L’originalité du thème, la magnifique interprétation de tous les acteurs, la richesse de la mise en scène font de cet opus une rareté dans la production actuelle  trop souvent banale et complaisante. Sans doute le plus beau film français de l’année, habité par une Catherine Frot prodigieuse et divinement bien accompagnée. Une très grande réussite.

 

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Marguerite de Xavier Giannoli
Marguerite de Xavier GiannoliMarguerite de Xavier Giannoli
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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 09:47
Cary Grant ou l'art de séduire

3Il était le séducteur par excellence avec ce qu’il faut de malice dans le regard et d’élégante désinvolture pour que cela ne devienne pas insupportable. La nature l’avait gâté au-delà du possible : grand (1m87), mince, altier, il avait l’œil de velours et la fossette au menton qui le rendait irrésistible et, pour compléter ce dithyrambe, un indiscutable talent d’acteur. Oui, Cary Grant était né pour plaire et charmer. Et il le fit avec intelligence et discernement.

 

 

Archibald Alexander Leach, qui devait prendre le pseudonyme de Cary Grant, était né le 18 janvier 1904 à Bristol en Angleterre et commença sa jeune carrière, après une enfance difficile, en chantant dans des comédies musicales aux Etats-Unis où son accent britannique amusait le public et où il avait été entraîné par le « Bob Pender stage troupe » à laquelle il avait adhéré dès 1919. A la fin de cette tournée, puisque rien ne le retenait en Angleterre, ses parents s’étant séparés et croyant sa mère morte, il se fixe en Amérique et décide d’y poursuivre sa carrière scénique. Après quelques succès à Broadway, il gagne Hollywood en 1931. Après des participations et un premier rôle face à Marlène Dietrich dans « Blonde Venus », il va enfin connaître le succès          avec « Lady Lou » et « Je ne suis pas un ange » qui furent des succès financiers et auront entre autre mérite de sauver la Paramount de la banqueroute et d’assurer la notoriété de Cary. Souhaitant devenir un acteur indépendant en mesure de choisir ses réalisateurs et ses films, Cary quitte la Paramount et débute une carrière en solo qui collectionne très vite les succès : ce seront « L’impossible Monsieur Bébé » avec Katharine Hepburn, « Arsenic et vieilles dentelles » avec Priscilla Lane, « Chérie, je me sens rajeunir » avec Ginger Rogers et Marilyn Monroe, « Cette sacrée vérité » avec Irène Dunne qui vont asseoir définitivement sa réputation de charmeur et d’acteur volontiers farfelu et loufoque qu’il affectionne et endosse avec bonhommie. Ainsi Cary Grant sera-t-il une valeur sûre de l’âge d’or du cinéma américain durant plusieurs décennies.

 

 

 

Hitchcock, dont l’œil sait détecter les talents, ne pouvait laisser passer un acteur de cette trempe qu'il a rencontré sur "Soupçons" en 1941. Il saura d’ailleurs l’utiliser au mieux de ses capacités et de sa séduction dans plusieurs films, alliant à son charme viril celui tout aussi irrésistible de ses actrices préférées, Ingrid Bergman et Grace Kelly, et en lui confiant des rôles plus complexes, plus ambigus qui dévoilent des ressources insoupçonnées dont il était sans le savoir le dépositaire. D’ailleurs Hitchcock, qui avait la réputation de ne pas aimer les acteurs, confiera que Cary Grant était le seul qu’il eût aimé toute sa vie. Sous sa direction, Cary tournera dans trois chefs-d'oeuvre : "Les Enchainés" en  1946, où l'intrigue d'espionnage palpitante masque une bouleversante histoire d'amour, l'un des sommets de l'oeuvre hitchcokienne, puis "La main au collet" en 1955 et "La mort aux trousses" en 1959.

 

 

Au milieu des années 50, l’acteur crée sa propre maison de production « Grantley Productions » qui produira des opus comme « Opération jupons », tandis qu’il joue auprès d’Audrey Hepburn dans « Charade ». Cet électron libre sait contrôler chaque aspect de sa carrière et ne jamais se spécialiser dans un seul genre. Nommé deux fois aux Oscars, il n’en obtiendra aucun sinon un Oscar d’honneur en 1970 pour saluer sa carrière exceptionnelle.

 

 

Ayant su s’éloigner à temps des caméras, il acceptera un poste dans le comité de direction de Fabergé, fonction qu’il assumera pleinement, de même qu’il entreprend des tournées aux Etats-Unis appelées « Une conversation avec Cary Grant » qu’il animera avec bonne humeur, s’investissant dans les débats autour de sa carrière et de ses films. Marié à cinq reprises, il n’aura qu’une fille, Jennifer, avec la jeune actrice Dyan Cannon et sera probablement meilleur père que bon mari. Il est l’un des acteurs qui a le plus tourné et le plus souvent dans des films de qualité et de nombreux chefs-d’œuvre. Pas moins de 74 films à son actif. Cary Grant, en nous quittant en 1986 à l’âge de 82 ans, aura pleinement rempli son contrat. Il reste un acteur phare du 7e Art et brille aujourd’hui encore d’un éclat particulier dans le panthéon des stars internationales.

 

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Cary Grant ou l'art de séduire
Cary Grant ou l'art de séduire
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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 13:35

 

 

LION de GARTH DAVIS

 

MOI, DANIEL BLAKE de KENNETH LOACH

 

FRANTZ de FRANCOIS OZON

 

LOVE & FRIENSHIP de WHIT STILLMAN

 

TESS de ROMAN POLANSKI

 

THE LADY IN THE VAN de NICHOLAS HYTNER

 

LE CONCERT de RADU MIHAILEANU

 

LE TROISIEME HOMME de CAROL REED

 

MY OLD LADY d'ISRAËL HOROVITZ

 

LOIN DE LA FOULE DECHAINEE de THOMAS VINTERBERG

 

TAXI TEHERAN de JAFAR PANAHI


UNE BELLE FIN DE UBERTO PASOLINI

 

INDIAN PALACE - SUITE ROYALE de JOHN MADDEN

 

KINGSMAN de MATTHEW VAUGHN

 

THE THEORY OF EVERYTHING de JAMES MARSH

 

LETTRE D'UNE INCONNUE de MAX OPHULS

 

NATURE de PATRICK MORRIS & NEIL NIGHTINGALE

 

TIMBUKTU d'ABDERRAHMANE SISSAKO

 

L'HOMME DU PEUPLE d'ANDRZEJ WAJDA

 

MELANCHOLIA de LARS von TRIER

 

UN HOMME  TRES RECHERCHE de ANTON CORBIJN

 

PORTRAIT DE FEMME de JANE CAMPION

 

DEUX JOURS, UNE NUIT de JEAN-PIERRE ET LUC DARDENNE

 

LE PASSE de ASGHAR FARHADI

 

LA SEPARATION de ASGHAR FARHADI

 

PHILOMENA de STEPHEN FREARS

 

LES AMANTS PASSAGERS de PEDRO ALMODOVAR

 

RAISON ET SENTIMENTS de ANG LEE

 

LES LIAISONS DANGEREUSES de STEPHEN FREARS  

 

ROYAL AFFAIR de NIKOLAJ ARCEL 

 

IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE de SERGIO LEONE

 

ANNA KARENINE de JOE WRIGHT

 

BARBARA de CHRISTIAN PETZOLD

 

VIOLENCE ET PASSION de LUCHINO VISCONTI

 

LA DAME de FER de PHYLLIDA LLOYD            

 

LA TAUPE de TOMAS ALFREDSON  

 

ET SI ON VIVAIT TOUS ENSEMBLE ? de STEPHANE ROBELIN

 

LE TEMPS RETROUVE de RAOUL RUIZ           

 

LE DISCOURS D'UN ROI de TOM HOOPER

 

TAMARA DREWE de STEPHEN FREARS          

 

LAWRENCE D'ARABIE, DE LA REALITE A LA LEGENDE    

 

 TSAR de PAVEL LOUNGUINE



VOLVER de PEDRO ALMODOVAR       

 

THE READER de STEPHEN DALDRY     

       

DIVORCE A L'ITALIENNE de PIETRO GERMI           

 

ETREINTES BRISEES de PEDRO ALMODOVAR   

 

UN MARIAGE DE REVE de STEPHAN ELLIOT         

 

CHERI de STEPHEN FREARS

 

LE PONT DE LA RIVIERE KWAI de DAVID LEAN



VALSE AVEC BACHIR de ARI FOLMAN               

 

PARFUM DE FEMME de DINO RISI



LOLA MONTES de MAX OPHULS        

 

THE DUCHESS de SAUL DIBB



 

 

 

 

     

 

 

LUDWIG de LUCHINO VISCONTI        

 

 AMARCORD de FELLINI   

 

RETOUR A HOWARDS END de JAMES IVORY      

 

 MAURICE de JAMES IVORY  

 

LES VESTIGES DU JOUR de JAMES IVORY



QUAND PASSENT LES CIGOGNES de MIKHAIL KALATOZOV



LES FRAISES SAUVAGES d'INGMAR BERGMAN          

 

REC ET LE CINEMA IBERIQUE D'AUJOUR'HUI



MONGOL de SERGEI BODROV        BELLE DE JOUR de LUIS BUNUEL



LA STRADA de FEDERICO FELLINI   

 

POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS de SERGIO LEONE   

 

IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST de SERGIO LEONE



4 MINUTES de CHRIS KRAUS OU LA NOUVELLE VAGUE ALLEMANDE



REVIENS-MOI de JOE WRIGHT       ACTRICES de VALERIA BRUNI TEDESCHI



M LE MAUDIT DE FRITZ LANG         LE PIANISTE de ROMAN POLANSKI



BARRY LYNDON de STANLEY KUBRICK       CARAMEL de NADINE LABAKI



LE JARDIN DES FINZI CONTINI de VITTORIO DE SICA   

 

PERSEPOLIS de MARJANE SATRAPI          



LA VIE DES AUTRES de FLORIAN HENCKEL             

 

LA VIE EST BELLE de ROBERTO BENIGNI



CINEMA PARADISO DE GIUSEPPE TORNATORE           

 

 LA MESSE EST FINIE DE NANNI MORETTI



1900 de BERNARDO BERTOLUCCI             

 

NOUS NOUS SOMMES TANT AIMES d' ETTORE SCOLA



THEOREME de Pier Paolo PASOLINI            

 

LE GUEPARD DE LUCHINO VISCONTI  

 

L'AVVENTURA DE MICHELANGELO ANTONIONI          

 

LA DOLCE VITA de FEDERICO FELLINI



SENSO de LUCHINO VISCONTI             

 

VOYAGE EN ITALIE de Roberto ROSSELLINI



RIZ AMER de GIUSEPPE DE SANTIS            

 

LE VOLEUR DE BICYCLETTE de VITTORIO DE SICA



LE FESTIN DE BABETTE de GABRIEL AXEL              

 

CARMEN de FRANCESCO ROSI



DANCER IN THE DARK de LARS VON TRIER 2000              

 

ORFEU NEGRO de MARCEL CAMUS



LE DERNIER EMPEREUR de BERTOLUCCI            

 

MORT A VENISE de LUCHINO VISCONTI



L'INCOMPRIS de LUIGI COMENCINI          

 

LE SEPTIEME SCEAU d'INGMAR BERGMAN



IVAN LE TERRIBLE de S.M. EISENSTEIN             

 

JOUR DE COLERE de CARL DREYER

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 09:35
Maggie Smith - portrait

S'il fallait conserver une seule scène dans un film où elle apparaît, ce serait toujours celle où figure cette comédienne hors pair qui pourrait vous réciter le bottin sans vous ennuyer une seconde, tant ses expressions si variées, si pleines d'un panache idéalement aristocratique sont un régal à contempler. Aujourd'hui, âgée de 82 ans, sa carrière s'inscrit dans la durée et a fait d'elle, au fil des jours, une légende vivante et l'une des plus grandes actrices de tous les temps.

 

Certains disent que si elle était un animal, elle serait un hibou dont elle a les gros yeux outrés et la dignité emplumée. Il est vrai que l'on a rarement vu un regard aussi chargé d'une telle dérision et d'une telle malice impertinente. Sa mère, une presbytérienne froide comme un glaçon, avait, parait-il, l'habitude de lui répéter qu'elle n'irait pas bien loin avec une tête pareille. Cette tête-là a pourtant fait des miracles d'audience depuis plus de 60 ans ! L'auteur Julian Fellowes a écrit pour elle le rôle de Violet, comtesse douairière de la série télévisée "Downton Abbey", un monument de panache aristocratique et d'humour décapant. Violet, c'est l'acidité du citron plongée dans une tasse de Darjeeling, un hommage caustique et ému à la vieille Angleterre qui vous scotche devant le petit écran...

 

Née le 28 décembre 1934, Maggie ploie sous le nombre d'Oscars et de multiples récompenses dont ses carrières théâtrale et cinématographique ont été abondamment pourvues, jusqu'à son anoblissement par la reine, comme il se doit pour une actrice de cette envergure, qui a porté à un sommet l'art dramatique et la comédie, Maggie Smitch ayant su panacher sa carrière de films, de pièces et de séries télévisées, usant avec intelligence des ressources  que la scène, les écrans petit et grand offraient à son talent. 

 

Elle débute au théâtre avec Laurence Olivier qui constituait alors la fameuse troupe du "Royal National Theatre" et joue sur la scène "Hay Ferver" de Noël Coward ou "Beaucoup de bruit pour rien" de Shakespeare et bien d'autres encore, s'imposant très vite comme une des meilleures comédiennes. Au cinéma, elle fait ses débuts en 1958 et travaille avec les metteurs en scène les plus prestigieux comme Mankiewicz, George Cukor, Zeffirelli, Robert Altman, allant jusqu'à incarner le professeur Minerva McGonagall dans "Harry Potter à l'école des sorciers" en 2001.

 

A la télévision, elle apparaît plus tard dans plusieurs productions et accepte le rôle de Violet Crawley, comtesse douairière de Grantham, dans la série "Downton Abbey", saluée à juste titre par une critique enthousiaste, où elle est, une fois encore, prodigieuse. Comédienne unique, il semble qu'elle soit totalement intemporelle, jouant des ressorts les plus subtils de la nature humaine et saupoudrant d'un piment supplémentaire chacun de ses rôles. Auprès d'elle, redoutable dans tous les registres, il faut énormément d'énergie et de constance pour exister, d'autant qu'on lui sait un caractère entier et exigeant. Mariée à l'acteur Robert Stephens dont elle a eu deux enfants, elle se remarie ensuite avec le scénariste Beverley Cross, décédé en 1998. Maggie a  secrètement souffert d'un cancer et de la maladie de Basadow à laquelle elle doit un regard à jamais inoubliable.

 

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Maggie Smith - portrait
Maggie Smith - portraitMaggie Smith - portrait
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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 10:38
OMAR SHARIF - HOMMAGE

 

On se souviendra de lui arrivant au galop de son étalon noir dans le désert rouge du Wadi Rum, beau et fier en prince oriental venant défier le colonel Lawrence  dont le rêve rejoignait le sien. On l’appréciera tout autant dans le rôle du docteur Jivago auprès de la belle Julie Christie, chassé de son domaine par les milices communistes  lors des premiers pas de l’URSS soviétique. Ce qui frappait chez lui, c’était probablement son regard, sa prestance, son romantisme, cette allure altière qui savait se faire proche, tendre et humaine. David Lean avait tout de suite mesuré son potentiel de séduction et lui confiera  deux rôles légendaires qui ont fait de lui un mythe, l’un de ses acteurs voués aux galaxies les plus  hautes et les plus inaccessibles.

 

Né en avril 1932 à Alexandrie dans une famille d'origine libanaise, Michel Dimitri  Chalhoub est le fils de Joseph Chalhoub, marchand  de bois précieux, et de Claire Saada. Élevé dans le rite grec catholique, il se convertit à l’islam pour pouvoir épouser l'actrice égyptienne Faten Hamama, dont il a plus tard divorcé et dont il aura un fils Tarek.

 

Après de bonnes études au Collège britannique Victoria d’Alexandrie où il étudie les mathématiques et la physique ainsi que plusieurs langues dont le français, le grec, l’italien, l’anglais et le turc, il travaille quelques années dans l’entreprise de bois précieux de son père avant d’aller parfaire son métier d’acteur, pour lequel il se sent une vocation, à la prestigieuse Royal Académie of Dramatic Art de Londres. De retour en Egypte, il est découvert par son compatriote, le cinéaste Youssef Chahine qui le fait débuter dans « Le démon du désert », puis le fera jouer dans « Les eaux noires » auprès de la star égyptienne de l’époque Faten Hamama qu’il épousera en 1954. Devenu une vedette en Egypte, il y tournera 26 films sous le pseudonyme de Omar El Sharif qui, tous, ne seront pas des chefs-d’œuvre.

 

En 1962, il est remarqué et engagé par David Lean pour être le prince Ali Ibn Kharish dans son premier film occidental et international « Lawrence d’Arabie », au côté de Peter O’Toole, film pour lequel il prend son pseudonyme définitif d’Omar Sharif et qui  lui méritera une célébrité mondiale et un Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle, ainsi qu’une nomination pour l’Oscar du Meilleur Second Rôle 1963. C’est alors qu’il divorce, malgré des sentiments partagés  pour « incompatibilité de la vie de couple avec la vie d’acteur international »  et s’installe avec son fils à Hollywood, ayant signé un contrat de sept ans avec les studios « Colombia Pictures ».

 

En 1965, il récidive avec un triomphe mondial dans « Le docteur Jivago », une autre réalisation du cinéaste britannique David Lean pour lequel il obtiendra le Golden Globe du meilleur Acteur, consécration d’une carrière exceptionnelle. Par la suite, il jouera dans une soixantaine de films américains et français dont « Mayerling » de Terence Young,  auprès de Catherine Deneuve en 1968, « Funny Girl » de William Wyler en 1968 avec Barbra Streisand avec laquelle il aura une liaison, « Le Rendez-vous » de Sidney Lumet en 1969, « La case » d’Henri Verneuil en 1971,  « 588 rue Paradis » d’Henri Verneuil en 1992 auprès de Claudia Cardinale. En 2003, son rôle d’épicier philosophe dans « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » de François Dupeyron lui permet d’être récompensé par le César du meilleur acteur 2004.

 

Dans la vie, cet amateur de bridge et de chevaux se partage entre Le Caire et Deauville et mène une vie dilettante où il consacre  de nombreuses heures à hanter les  hippodromes et les salles de jeux. Il est l’un des joueurs de bridge les plus réputés du monde et sera vice- champion du monde en 1971 face à Pierre Jaïs et vice-champion d’Europe seniors en 1999 à Malte.

   

Atteint de la maladie d’Alzheimer, il entre dans une clinique privée au Caire où il meurt en ce mois de juillet 2015 d’une crise cardiaque. 

 

 

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Lawrence d'Arabie, de la réalité à la légende

 

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 09:55
MY OLD LADY d'ISRAËL HOROVITZ

Mathias, la cinquantaine, un new-yorkais divorcé et sans ressources, débarque à Paris pour vendre la maison qu’il a héritée de son père. Il découvre alors que ce magnifique hôtel particulier du Marais est habité par une vieille dame de 92 ans, Mathilde et par sa fille Chloé. Un hôtel particulier que Mathilde avait cédé autrefois en viager à son père, coutume typiquement française que ne comprend évidemment pas cet Américain pragmatique, qui, non seulement se retrouve dans l’obligation de devoir payer une rente mais dans l’impossibilité de vendre son bien. L’argument de cette pièce du dramaturge Israël Horovitz est excellent mais le traduire ensuite, et pour son premier coup d’essai derrière une caméra, en film, est une autre affaire. Le résultat est un opus bavard et passablement ennuyeux que trois excellents comédiens ne parviennent pas à rendre vraiment ni attractif, ni émouvant.

 

Le Paris décrit est celui d’un touriste lambda sans grande imagination et surtout le scénario manque de rebondissements et se déroule selon un narratif trop linéaire qui aurait mérité quelques  flash-backs pour y gagner un sursaut d’animation. Là, il s’agit simplement d’une pièce filmée, d’un quasi huis clos où chacun des protagonistes dévoile ses douleurs secrètes, ses ratages, son mal de vivre et ses désillusions. Et cela est long, assez terne dans le narratif. On y voit, pour nous convaincre de sa douleur, un Kevin Kline monologuant une bouteille de vin rouge à la main pendant d'interminables tirades qui sont trop banales pour susciter une véritable adhésion. Cependant, les trois acteurs ne manquent pas de talent et sauvent le film du désastre grâce à la finesse de leurs expressions, à une sorte de dévoilement qui parfois se teinte d’une lichette d’ironie. Il y a Kristin Scott Thomas, coincée entre une enfance triste et une maturité bancale, sans éclat et sans passion, une Maggie Smith comme toujours merveilleuse de présence et d’expressivité, surtout lorsqu'elle laisse deviner qu'elle est en train de dire le contraire de ce qu'elle pense - et qui, nous lisant le code pénal, parviendrait encore à nous faire sourire et à nous séduire, et Kevin Kline, dans le rôle de Mathias, qui se débat dans une suite de situations où il prend simplement la mesure de lui-même et de ses échecs, résultat d’une enfance désastreuse où il a vu sa mère, délaissée par un mari volage, faire plusieurs tentatives de suicide jusqu’à ce que la dernière l’emporte définitivement ad patres. Mais ces longs monologues, bien que non dénués d’intérêt tant ils expriment la douleur des enfants face aux  inconséquences de leurs parents, à leur inconscience et à leur égoïsme, méritaient d’être illustrés par des images, n’est-ce pas la vocation du cinéma d’imager un propos, et c’est bien pourquoi le bât blesse : Horovitz filme sa pièce sans l’adapter aux exigences du 7e Art.

 

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 08:27
LOIN DE LA FOULE DECHAINEE de THOMAS VINTERBERG

Dans une Angleterre rurale et victorienne vit Bathsheba Everdene (Carey Mulligan), une orpheline sans le sou, mais non sans éducation, ni beauté. Décidée à préserver sa liberté, elle méprise les jeunes femmes éblouies par la première moustache conquérante. Un héritage fait d’elle la propriétaire d’une ferme qui assure son indépendance et qu’elle dirige avec autorité. Trois soupirants gravitent cependant autour d’elle: le fidèle Gabriel Oak (Matthias  Schoenaerts), berger de son état qui deviendra son régisseur et a renoncé à toute prétention sur elle, le pathétique M. Boldwood ( Michael Sheen ), un riche fermier voisin, et le séduisant Sergent Frank Troy (Tom Sturridge). Libre de toute obligation, Bathsheba va mener sa propre éducation sentimentale, semée d’innombrables coups du sort, et perdre parfois force et clairvoyance.

 

 

Cette adaptation du roman de Thomas Hardy, à laquelle certains critiques ont reproché son académisme, offre, selon moi, un romanesque à l’ancienne plein de charme, délicieusement classique, certes, mais superbement filmé dans les décors naturels des paysages britanniques. Michael Sheen est parfait dans son rôle de soupirant douloureux dont les événements vont contrarier les aspirations, tandis que Tom Sturridge interprète le parfait séducteur, sûr de lui et hypocrite à souhait. Voilà un film délicat et attrayant qui renoue avec la tradition des films d’époque et les suites de tableaux d’amours malheureux et d’impératifs de vie qui mettent en danger les sentiments les plus authentiques. On voit aussi combien les conditions sociales peuvent laisser une forte  empreinte au plus profond des cœurs. En effet, rien ne se résoudra comme on le souhaiterait, tant la société et ses impératifs conditionnent trop souvent la vie amoureuse. Cet opus a pour autre mérite de composer un beau portrait de femme, femme de caractère parfaitement campée par Carey Mulligan qui lui prête sa grâce, sa fragilité et sa détermination, confirmant le jeu à fleur de peau d’une comédienne de tout premier plan.

 

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  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

Stanley Kubrick

 

 

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