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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 09:17
LETTRE D'UNE INCONNUE de MAX OPHULS

 

 

Un pianiste séduisant et débauché, qui a sacrifié sa carrière à ses conquêtes, reçoit un jour une lettre d’une femme inconnue, Lisa Berndle. Celle-ci lui retrace l’amour qu’elle a éprouvé secrètement pour lui depuis son adolescence. Elle évoque les rares étreintes que ce volage amant a partagées avec elle et dont un enfant est né, un petit garçon mort du typhus au cours d’un voyage. Cette femme belle et délicate  a épousé un diplomate qui lui a offert l’aisance et la sécurité. Mais un soir, au théâtre, elle revoie l’homme qui n’a jamais cessé de la hanter et rompt avec son époux afin d’aller le retrouver. Malheureusement celui-ci ne la reconnait pas et la jeune femme comprend qu’elle a été abusée. Malade et désespérée, elle est recueillie par des religieuses et rédige sur son lit d’hôpital une lettre que les religieuses se feront un devoir d’expédier à son destinataire. Le pianiste comprend alors pourquoi un diplomate viennois l’a provoqué en duel la veille...

 

 

 "Lettre d’une inconnue" inspirée d’une nouvelle de Stefan Zweig marque l’apogée de la carrière américaine de Max Ophuls, avant son retour en France. D’un esthétisme raffiné, le cinéaste impose, dès les premières images, son style et son univers qui imprégneront tout le récit. C’est d’abord un tournage en studio qui reconstitue admirablement un pan de l’atmosphère de la capitale impériale, la Vienne des années 1900, sans que le cinéaste nous laisse dupe sur les artifices de la transposition (la scène du voyage imaginaire au Prater). C’est aussi une œuvre sur le mouvement, celui des véhicules mais aussi des hommes, filmé le plus souvent en de savants travellings chargés de symboliser les déambulations de Lisa dans la ville, en quête de son amant, auxquelles répondent, en écho, les déplacements du concertiste entre Vienne et Milan et ceux du jeune fils qui fera un voyage sans retour ; ces mouvements  traduisant l’instabilité des personnages et la force irréversible du destin. On connait, par ailleurs, le goût de Ophuls pour les films à costumes avec décors raffinés qui,  loin de figer ses œuvres, leur offrent une dimension intemporelle. Les rues embrumées ou enneigées, le caractère nostalgique d'un monde évanoui donnent au récit une tendresse infinie, d'autant plus que la caméra ne cesse de filmer avec grâce une femme délicieuse en proie à un amour impossible.

 

 

L’héroïne de « Lettre d’une inconnue »pourrait être ainsi une jeune femme moderne imprégnée de tragédie antique, assumant sa passion jusqu’à perdre sa respectabilité, bravant les bonnes moeurs (comme Lola Montès) et trouvant dans la mort sa rédemption, à l’instar de Phèdre ou de  Madame de. Joan Fontaine incarne à merveille cette amoureuse frémissante et masochiste, agissant comme une adolescente et sacrifiant sa vie  pour un homme qui ne la reconnait même pas à chacune de leurs retrouvailles : là encore, un parallèle peut s’établir avec ce mélange de futilité et de gravité qui rendent le personnage si émouvant, comme le seront par la suite les héroïnes de "Madame de" et de "Lola Montès". Face à elle, Louis Jourdan, French lover ayant connu une honorable carrière internationale, interprète là son rôle le plus emblématique avec une hauteur détachée. Ophuls, amoureux des auteurs, donne ainsi une dimension nouvelle à un matériau littéraire de première grandeur, comme il le fera en France avec ceux de Arthur Schnitzler (La ronde) et de Guy de Maupassant (Le plaisir). La question n’est pas tant de savoir si Ophuls a été fidèle ou non à Zweig mais de se demander si le passage des mots aux images en a altéré la portée. Ma réponse est non, bien entendu. Au contraire, cette transcription est une pure merveille car traitée dans un style qui correspond absolument à celui de l’écrivain et le magnifie  de façon magistrale et poétique.

 

Pour consulter l'article consacré à Max Ophuls, cliquer sur son titre :

 

MAX OPHULS & LE CINEMA BAROQUE

 

 

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LETTRE D'UNE INCONNUE de MAX OPHULS
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 11:04
NATURE de PATRICK MORRIS et NEIL NIGHTINGALE

 

Des entrailles de la terre aux déserts brûlants, des profondeurs de l’océan aux cimes montagneuses que le froid transforme momentanément en un monde de cristal, voilà un documentaire qui nous découvre une nature peuplée de créatures extraordinaires et souvent plus fascinantes que ce que nous supposions connaître.  

 

 

 

Nouvelle collaboration des studios Evergreen et BBC Earth, après l’incursion ratée dans le monde des dinosaures  (Sur la route des dinosaures, co-réalisée par Neil Nightingale, également copilote de Nature), ce documentaire en 3D nous garantit une heure trente de grand plaisir visuel et nous invite à partager une odyssée attrayante au cœur d’une nature grandiose.

 

 

 

Premier film de l’année 2015,  « Nature » est une révélation visuelle qui nous promène à travers les somptueux paysages de l’Afrique, terre qui semble à l’origine du monde par sa faune, sa flore, son immensité, sa diversité et sa magnificence. Les caméras la survolent des sommets du mont Kenya aux chutes Victoria, passant du monde aquatique et de ses profondeurs insondables à celui des insectes comme ce lézard de Namibie qui, pour refroidir ses pattes chauffées par les sables du désert, exécute une danse burlesque fort amusante et inattendue, au monde des grands fauves, des singes et des éléphants, un peuple qui ne cesse de nomadiser en quête des points d’eau. De même que l’on reste confondu par la splendeur des images de laves en fusion, par la danse nuptiale des flamands roses au-dessus des lacs salés de la vallée du Grand Rift, ou encore par les crocodiles, monstres préhistoriques, qui guettent les malheureux gnous venus se désaltérer au bord des étangs, sentinelles terrifiantes qui les engloutiront d’un seul coup de dent.


Mais malgré ses qualités dues aux progrès immenses de la technique, « Nature » n’évite pas quelques maladresses pédagogiques, ainsi cette scène d’ouverture où, pour nous assurer de son omniprésence  au cœur même de la vie urbaine, on nous afflige d’une scène d’enfants pataugeant niaisement dans les flaques d’eau d’un jardin public…Scène totalement inutile qui circonscrit d’entrée  ce magnifique documentaire dans le registre des films pour enfants, alors qu’il s’adresse à chacun de nous de 7 à 107 ans et nous propose un spectacle de toute beauté qui ne peut que réveiller en nous des sensations et des émotions assoupies.

A voir en famille pour les qualités que je viens d’énumérer et ce retour aux sources bienfaisant.

 

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CINEMA EUROPEEN

 

 

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NATURE de PATRICK MORRIS et NEIL NIGHTINGALE
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 09:31
TIMBUKTU d' ABDERRAHMANE SISSAKO

 

 

Comment est-il possible que le dernier jury du festival de Cannes ait pu laisser passer ce film sans le couvrir de lauriers à une époque où les grands films se font rares. Et celui-ci en est un à plus d’un titre. D’autant que c’était l’occasion de faire entrer dans la cour des grands un réalisateur africain visiblement inspiré… Timbuktu est en effet un film exceptionnel digne de faire figurer Abderrahmane Sissako dans la longue liste qui réunit les Scorcese, Kusturica, Altman,Coppola, Polanski, Haneke et quelques autres, parmi ceux qui ont marqué à tout jamais le 7e Art de leur style et de leur influence. Timbuktu est un film du genre à vous hanter pendant des jours, à revenir en boucle dans votre esprit. Mille images de cette tragédie, filmée avec une poésie incomparable comme un long poème de larmes et de sang, ne cessent plus d’affluer une fois que nous sommes revenus à nos habituelles occupations d’Occidentaux, encore éloignés, mais pour combien de temps,  du pavillon noir des djihadistes.

 

Résumer Tmbuktu est inutile. Il s’agit de ces milices armées et d’une cruauté redoutable qui patrouillent dans un village malien, kalachnikov dans une main, mégaphone dans l’autre, pour rappeler que tout est interdit aux habitants désormais : jouer au foot, écouter de la musique, chanter, sortir tête et mains nues pour les femmes, pantalon non retroussé pour les hommes s’ils ne veulent pas risquer de perdre la vie. Ce barbichu enturbanné mitraillant sauvagement une touffe d’herbe qui a osé pousser sans autorisation sur une dune de sable montre la psychose dans laquelle ont sombré ces fanatiques… On assiste également au procès expéditif qui condamne à 40 coups de fouet une femme qui partageait la même pièce qu’un homme qui n’était pas son époux, à des tentatives de mariage forcé et à une courte scène de lapidation ; vie infligée par des barbares à un peuple aux mille couleurs qui tente vainement et avec bravoure de tenir tête à leurs bourreaux, venus de partout et de nulle part.

 

La beauté sublime des images, la poésie qui baigne de nombreuses scènes, la lumière extraordinaire, blonde et dorée saisie par la caméra de Sofian El Fani, la sobriété des dialogues toujours justes, l’expressionnisme des comédiens dont les visages sont plus éloquents que les mots, le lyrisme de la mise en scène, la musique envoûtante, rien n’a été oublié de l’art cinématographique quand il est porté à ce degré et qu’il nous bouleverse. Voilà une forme de résistance qui touche au cœur et à l’esprit : celle de l’art quand il se met au service d’une tragédie humaine.

 

Heureusement les Césars sont venus compenser le manque de discernement des jurés de Cannes, en attribuant 7 Césars à ce film magnifique dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur scénario, de la meilleure bande sonore, de la meilleure photo et du meilleur son. Bravo à ces jurés qui ont réparé ains un coupable aveuglement.

 

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TIMBUKTU d' ABDERRAHMANE SISSAKO
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TIMBUKTU d' ABDERRAHMANE SISSAKO
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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 10:20
LA FAMILLE BELIER de ERIC LARTIGAU

 

 Dans la famille Bélier, tout le monde est sourd sauf Paula, 16 ans. Elle est une interprète indispensable à ses parents au quotidien, notamment pour l’exploitation de la ferme familiale. Un jour, poussée par son professeur de musique, qui lui a découvert un don pour le chant, elle décide de préparer le concours de Radio France. Un choix de vie qui signifie pour elle l’éloignement de sa famille et un passage inévitable à l’âge adulte.

 

 Louane Emera aime les défis, la jeune femme de 18 ans s’était faite remarquée sur les plateaux de  « The Voice » et aujourd’hui elle est le seul atout de ce film décevant, plat, sans saveur, que l’on présente comme le film événement de cette fin d’année. C’est dire à quel niveau de déculturation nous sommes tombés.


Quant à  Eric Lartigau, cinéaste à la carrière étrange ( des comédies absurdes comme "Mais qui a tué Pamela Rose", une romcom avec "Prête-moi ta main" et un thriller, "L’homme qui voulait vivre sa vie" ), il ne remonte guère le niveau de sa production avec cet opus qui pêche par son manque de tout : d’inventivité, de charme, de drôlerie, de direction d’acteurs, au point que Karin Viard est détestable dans ce rôle de sourde-muette qui gesticule lamentablement auprès d’un François Damiens qui ne fait là qu’une pâle figuration ( tous deux ne nous rendent guère émouvant ce handicap et je comprends que des sourds-muets aient été choqués par ce spectacle affligeant de la mutité ). Il n’y a vraiment, pour sauver du naufrage  cette comédie, que la jeune et charmante Louane Emera et Eric Elmosnino qui donne à ce professeur de chant un peu de crédibilité, et la dernière scène où la jeune fille se présente au concours après bien des tergiversations. Il y a là un moment délicat et touchant mais vous aurez vu aussi bien, sinon mieux, si vous avez regardé tranquillement chez vous « The Voice » sans avoir eu à supporter les errements très au-dessous de la ceinture de cette pauvre famille Bélier.

 

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LA FAMILLE BELIER de ERIC LARTIGAULA FAMILLE BELIER de ERIC LARTIGAU
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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 10:19
RESPIRE de MELANIE LAURENT

 

Avec ce second opus, dont le titre est malheureusement peu attrayant, Mélanie Laurent, déjà remarquée lors de sa première expérience de mise en scène avec « Les adoptés » où elle révélait un sens aigu du récit et une sensibilité audiovisuelle évidente, passe à la vitesse supérieure et nous assure, malgré son jeune âge, qu’elle sait parfaitement maîtriser un sujet difficile qui pouvait très vite sombrer dans les débordements mélodramatiques, ce qui n’est certes pas le cas ici. Son professionnalisme s’affirme avec éclat tout au long de l’histoire de deux adolescentes aux prises avec des disfonctionnements familiaux graves et un mal de vivre et de s’assurer dans une société en pleine mutation. Charlie (Joséphine Japy ) et Sarah ( Lou de Laäge ) vont être attirées l’une vers l’autre, sans doute parce qu’elles sont à l’opposé l’une de l’autre comme les deux faces d’une jeunesse complexe et agitée. Charlie est une taiseuse au beau visage de madone, rendue quelque peu autiste par un père flambeur et irresponsable et une jeune mère ( Isabelle Carré ),  infantile malgré sa trentaine. Charlie se sent donc investie d’une sorte de gravité évanescente face à ce couple qui ne cesse de se déchirer et de se quitter.

 

Sarah est son contraire, plutôt mégalomane, une fille sensuelle et culottée qui se plaît à travestir la réalité et à provoquer pour mieux dissimuler une mère alcoolique et quasi folle et se la joue en s'attribuant une existence de funambule qui joue à chaque seconde son va-tout. Entre elles deux va naître une amitié tendre, non sans ambiguïté à un âge où la part qui revient à l’amitié et l’autre à l’amour n'est pas totalement clarifiée. Mais l’incompréhension s’installe bientôt, faute d’altruisme, d’écoute, de générosité affective. Les adolescentes sont encore sous le règne tout puissant de l’égo où chacune prend davantage qu’elle ne donne, tout en croyant donner. C’est ce don refusé qui les conduira au drame, elles qui traînent déjà deux fractures douloureuses : parentale et sociétale.

 

Bien écrit, bien conduit et surtout fabuleusement interprété par deux comédiennes remarquables, l’opus se tend au fur et à mesure comme un arc jusqu’à la conclusion, ne nous laissant nullement distraire jusqu’à son implacable conclusion. Ici et là, on relève bien quelques faiblesses, le recours trop systématique à la cigarette qui fera hurler les associations anti-tabagisme car on se croirait revenu, dans ce nuage de fumée, aux films des années 60, des dialogues souvent trop bavards et sans grande saveur mais, en contrepartie, de beaux moments de contemplation face à un coucher de soleil, à un visage qui se clôt, à un nuage qui s’attarde, à une mer soudainement immobile. Un film qui laisse son empreinte parce qu’il affirme la difficulté d’être, d’aimer, de s’accorder avec soi-même, qu’il dit encore et encore combien malaisée est l’adolescence, douloureuses les amitiés trahies, et étouffante ( Respire ! ) la solitude intérieure.

 

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CINEMA FRANCAIS

 

 

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RESPIRE de MELANIE LAURENT
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 10:16

 

 

Cette œuvre de Malick de par son ambition à revisiter le monde et le mystère de la création n’est pas sans rappeler une expérience assez proche, celle de Stanley Kubrick et de son film « 2001 - L’odyssée de l’espace ».  Rétif à l’usage des mots, peu enclin aux explicitations philosophiques, bien qu’il ait été professeur dans cette discipline, Terrence Malick aime traiter de l’universel à travers l’expérience de quelques personnages. Ici le réalisateur de « La ligne rouge » relate le deuil difficile d’une famille qui perd l’un de ses fils. Mais, quelques minutes après l’annonce de la mort du jeune homme, le réalisateur ose le retour en arrière ultime, un flashback qui n’éclaire pas seulement la vie de la victime, mais, au-delà, remonte jusqu’à la création de l’univers et de l'apparition de la vie sur la terre. Des atomes aux dinosaures, il n’y a qu’un pas que la caméra de Malick n’hésite pas à franchir. Certains considéreront que l’audace est présomptueuse et insuffisamment convaincante; personnellement j’en trouve l’approche intéressante, de l’ordre de l’expérience totale et à haut risque à l’instar du chef d’oeuvre de Kubrick. Audace payante, selon moi, qui place cette œuvre parmi les grands films et, ce,  malgré ses innombrables défauts.

 

Ne s’agit-il pas d’une réflexion sur la difficulté d’exister dans un monde où il suffit souvent de paraître, de l’effort qu’implique celui de trouver sa place dans un univers démesuré où aucune victoire n’est gratuite, une place minuscule dans le cosmos, ce que la femme est mieux préparée à accepter que l’homme, entravé par son orgueil viril. Servi par des images fascinantes de beauté et parfois d’une grâce étonnante, le film vaut également pour son casting irréprochable assuré par des acteurs tenus à jouer à contre-emploi, ce qu’ils font avec un indéniable talent. Une mention spéciale pour Jessica Chastain, émouvante dans son rôle de mère parfaite auprès de ses trois fils. Il est vrai que ce film n’échappe pas à des longueurs et à  une insistance esthétique parfois pesante, mais on pardonne à un cinéaste qui allie la fougue créatrice à une vision très personnelle et inspirée de ses sujets et les exprime en une suite d’images d’une réelle  splendeur.

 

Pour consulter la liste des crtiques de la rubrique CINEMA AMERICAIN, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

CINEMA AMERICAIN & CANADIEN

 

Et pour consulter celui consacré au cinéaste, cliquer sur le titre suivant :

 

TERRENCE MALICK, POETE PANTHEISTE DU 7e ART

 

 

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THE TREE OF LIFE de TERRENCE MALICK
THE TREE OF LIFE de TERRENCE MALICK
THE TREE OF LIFE de TERRENCE MALICK
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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 11:28
L'HOMME DU PEUPLE d'ANDRZEJ WAJDA

 

 

 

Avec « L’homme du peuple » qui nous conte l’extraordinaire parcours du fondateur de Solidarnosc, Lech Walesa, Andrzej Wajda  conclut  une œuvre en grande partie vouée à l’histoire de la Pologne. Figure incontournable du XXe siècle, Walesa a déjà été présent à deux reprises dans la filmographie du cinéaste polonais. Tout d’abord dans « L’homme de marbre»  (1976), premier volet de cette trilogie consacrée par Wajda à la résistance de la classe ouvrière polonaise contre le communisme imposé par l’URSS, suivi en 1981 par « L’homme de fer », récit des grèves qui donnèrent naissance à Solidarnosc, syndicat indépendant du bloc communiste et principal artisan de sa chute. Walesa y apparaît à travers les documents de l’époque où il harangue les ouvriers, négocie avec les dirigeants et signe les accords de Gdansk. Trilogie qui s’achève aujourd’hui par « L’homme du peuple », où Wajda, âgé de 88 ans et hanté par la question de la mémoire collective, se livre à une réflexion inquiète et passionnée sur l’âme de son pays et son existence toujours menacée par les vicissitudes de l’histoire.

 

 

Convaincu que ce sont les hommes et non les masses qui en écrivent les pages essentielles, Wajda s’emploie à le démontrer. D’abord, parce que s’attachant aux pas de Walesa depuis le début des années 70, il souligne bien l’enchaînement des événements qui ont conduit le petit ouvrier électricien à prendre la tête de la résistance, David devant un Goliath apparemment invincible. Walesa est décrit comme un visionnaire, comprenant avec une intuition infaillible jusqu’où il peut aller trop loin dans son bras de fer héroïque avec le régime et comment un homme très ordinaire, comme lui, est poussé par la situation dramatique de son pays à devenir un héros.

 

 

Le Walesa incarné par l’acteur Robert Wieckiewicz est quelqu’un d’autoritaire, d’arrogant et de narcissique (mais l’authentique est en plein accord avec ce double et ne nie rien), déchiré entre sa famille nombreuse et la gravité de ses engagements, ce qui l’oblige à se montrer parfois cassant et cruel envers sa femme. C’est elle qui ira chercher son prix Nobel de la paix à Stockholm en 1983. Le film s’emploie à détailler comment il est possible à un homme déterminé de changer le monde, ce, au cours d’une lutte de longue durée à laquelle Lech Walesa a donné une ampleur inattendue et concluante mais qui fut préparée, durant deux décennies, par une succession d’hommes intrépides. D’autre part, l’opus ne cache pas le rôle déterminant du pape Jean-Paul II et du catholicisme, en reconstituant cette scène surréaliste où, pour protéger le chantier naval de l’irruption des forces de l’Ordre, Lech Walesa ne trouve rien de mieux que d’y organiser une vaste messe en plein air, réduisant à l’impuissance la police politique confrontée à des milliers d’hommes à genoux. Une scène magnifique, lourde de symbole et d’émotion et un personnage inspiré qui a rendu cette histoire possible. Ainsi sont-ce ces moments uniques de l’histoire de la Pologne que le réalisateur a souhaité graver dans le marbre.

 

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CINEMA EUROPEEN & MEDITERRANEEN

 

 

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L'HOMME DU PEUPLE d'ANDRZEJ WAJDAL'HOMME DU PEUPLE d'ANDRZEJ WAJDA
L'HOMME DU PEUPLE d'ANDRZEJ WAJDA
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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 10:26

 

 

 

Le réalisateur sud-coréen Lee Su-Jin nous propose avec  "A Cappella " un teaser dramatique primé d’ores et déjà, et à plusieurs reprises, au Festival du Film International de Rotterdam, à ceux de Marrakech et de Deauville. Cet opus raconte l’histoire de Han Gong-ju, interprétée par Chun Woo-hee, qui est envoyée dans un autre établissement alors qu’une enquête a lieu dans sa ville d’origine. Han Gong-ju pourra-t-elle surmonter son passé douloureux et obsédant ? En effet, la jeune adolescente, délaissée par ses parents, a été victime d’un viol collectif de la part de jeunes gens de son lycée et a dû quitter celui-ci pour un autre, alors que sa compagne, enceinte à la suite de ce viol, vient de se suicider. L’un de ses professeurs l’accompagne et la confie à sa mère qui, après l’avoir froidement accueillie, finit par s’attacher à elle. La jeune fille est d’autant plus discrète dans son comportement que l’enquête au sujet du viol n’est pas terminée et que son innocence n’est pas encore prouvée, car les agresseurs assurent qu'elle était consentante. La jeune fille ne fait pas moins son possible pour tenter de se réinsérer dans la vie et mener une existence normale auprès de ses nouvelles compagnes, dont l’une s’intéresse plus particulièrement à elle et l’encourage, ayant remarqué ses dons pour le chant, à venir les rejoindre dans leur chorale a cappella. Mais le passé est trop obsédant et l'adolescente ne trouve de vraie détente qu’à la piscine où elle s’entraine à faire des longueurs, persuadée que si elle est capable de nager bien et longtemps, elle s’en sortira et pourra ré-envisager sa vie normalement, car qui sait nager peut survivre.

 

Voilà un scénario qui ne manque pas de qualité et offre, malgré un contexte dramatique, une issue positive, un désir, ô combien louable pour une jeune fille blessée, de surmonter son épreuve et de se reconstruire mais, malheureusement, il manque de rigueur dans son narratif et oscille sans cesse entre passé et présent de façon brouillonne, ce qui prive le récit de cohésion. Dommage, car l’interprétation est bonne, la jeune Chun Woo-hee endosse ce rôle avec une gravité convaincante, n’en fait ni trop, ni pas assez, nous touche par sa retenue et sa pudeur et les scènes les plus pénibles sont filmées sans mélo excessif. Toutefois, il manque quelque chose à ce film : une vision peut-être plus intériorisée du cheminement psychologique de la victime. On reste en lisière, sans jamais aller au-delà de façon formelle, si bien que l’émotion ne survient pas autant que nécessaire alors que le sujet est une intéressante réflexion sur des pratiques de plus en plus courantes en Corée comme ailleurs. Il aurait fallu peu de chose pour que tout bascule mais, voilà, la caméra n’est pas suffisamment introspective pour nous bouleverser véritablement, on ne fait que constater que le mal-être de la jeunesse coréenne est très proche de celui de la jeunesse occidentale. Amer constat. Avec ce premier long métrage, Lee Sujin nous prouve néanmoins ses qualités de mise en scène, sa direction d’acteurs qui est remarquable et sans faille, son courage à s’attaquer à un sujet sensible et difficile avec une incontestable maîtrise de l’image et surtout de nous montrer sans concession les terribles ravages qu’une agression telle que celle-ci peut causer chez un être sans défense. Reste l’admirable courage de la victime qui entend se relever de cette indignité et faire face à nouveau  à l’avenir.

 

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CINEMA ASIATIQUE

 

 

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A CAPPELLA de LEE SUJIN
A CAPPELLA de LEE SUJIN
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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 09:52

 

Justine vit l'un des plus beaux moments de sa vie. Tout a été fait pour que son mariage soit une réussite : le cadre tout d'abord, une immense demeure entourée d'un parc que des illuminations viendront embellir, les invités ensuite, la famille et les amis du couple. La fête bat son plein. Pourtant, la nuit venue, Justine se sent lentement envahie par des doutes sans fondement, un vague à l'âme, une mélancolie étrange. Parallèlement, avec son télescope, un enfant découvre un corps céleste inconnu dans l'espace. Une planète massive, dont la route pourrait croiser celle de la Terre. Au fur et à mesure que la planète s'approche, le moral de Justine se dégrade. Sa soeur, au tempérament apparemment opposé, essaie de la raisonner...

 

Trier n’a cessé de bousculer un cinéma qu’il a toujours jugé en perpétuel danger d’assoupissement. En témoigne la grande diversité formelle de ses opus dont on doute parfois qu’ils soient l’œuvre d’un même auteur. C’est que chacun est un nouveau défi aussi bien technique qu’esthétique et narratif. Lars von Trier va toujours au bout de ses audaces, tant il se plaît à la subversion, se moquant bien de ce que penseront les spectateurs. Son souci est de secouer le conformisme quel qu’il soit et de faire grincer quelques dents. Si bien que son extrémisme peut jouer sur l’humour et le second degré en décrivant une décomposition à la fois physique et morale  ( The element of crime ) ou mimer une enquête sur l’hypnose ( Epidemic ). De même "Breaking the Waves", film caractérisé par son lyrisme, illustre cette esthétique de l’expérience-limite avec une héroïne qui se donne aux hommes pour contenter un mari devenu impotent. Ce refus de l’illusion peut être provisoire mais donne lieu à des contes cruels comme "Dogville et Manderlay" et à une recherche permanente vite taxée d’anti-humaniste qui finit par établir un rapport nouveau entre le spectateur et l’écran.

 

Avec "Melancholia", l’une de ses œuvres les plus abouties, nous sommes en butte à la « bile noire », soit à la dépression, au spleen, selon l’origine étymologique des Grecs anciens, allégorie d’une fin annoncée et d’une persistance irrationnelle qui met brusquement à nu les cœurs et les esprits. Un narratif lent, soutenu par la musique de Wagner et des images d’un parfait esthétisme, une interprétation qui joue une fine partition sur les contraires, la rose et pulpeuse Justine ( Kirsten Dunst ) qui méprise le bonheur et l’a à tout jamais chassé de son existence, sentant venir l’inéluctable, et Claire ( Charlotte Gainsbourg ), sa sœur, sèche et pâle, qui voudrait tellement s’installer à tout jamais dans un bonheur factice et cédera à la terreur lorsque la réalité se chargera de briser ses espérances. Cet opus est une remise en question du monde, de sa finalité et des hypocrisies de la société. En effet, "Melancholia" propulse une lumière particulière sur la dérision qu’inspire un monde en train de se défaire, tout en l’enrichissant d’une poésie indéniable, proche du romantisme allemand ou d’un Gérard de Nerval.

 

Dans la première partie, sobrement intitulée « Justine », nous assistons à un mariage qui est la plus implacable manifestation des fissures profondes qui affectent la société et une famille en pleine déroute affective et morale, victime de ses propres aveuglements et de sa malveillance. Tous les codes semblent voler en éclats devant une jeune mariée qui a depuis longtemps remisé l’optimisme et la joie de vivre dans les coulisses de l’histoire. Ainsi sommes-nous en présence d’une femme belle comme le jour, dans la fraîcheur de sa robe d’épousée, mais dont le cœur et l’esprit sont déjà absorbés par la mélancolie la plus noire et le désespoir le plus profond, car ce monde, pense-t-elle, ce monde, le seul habité de l’univers, est mauvais et doit disparaître. Le film est en quelque sorte une mise au tombeau wagnérienne. Seules, dans les lointains du ciel, subsistent quelques étoiles, symboles de la magie de l’imagination. Le neveu de Justine, fils de sa sœur Claire, âgé d’une dizaine d’années, partage avec sa tante le pouvoir de transgresser le monde  par l’imaginaire et construira avec elle la tente magique où ils se réfugieront pour guetter cette fin du monde.

 

La seconde partie, intitulée tout aussi sobrement « Claire » n’est qu’une suite de catastrophes et de fuites dans le décor somptueux d’un château baroque et d’un parc ouvert sur l’océan, qui incite à l’évasion, pire à la déroute. On regrette un peu que le narratif ne soit pas plus tendu, plus explicite mais, il est vrai, que le réalisateur se plaît à laisser un peu de champ libre à ses spectateurs et qu’il sollicite leur participation tout en leur proposant plusieurs schèmes, plusieurs pistes.

 

Quant à la fin, elle est déjà dans le commencement, fête illusoire, artifices vains, conditionnés par le système social. Avant que n’entre dans la danse de la mort, celle des astres qui se profilent et menacent un monde déclinant et épuisé, jouant avec les lueurs saturniennes, les éclairages fantasmagoriques et les visages en proie à la suffocante réalité d’une nuit définitive.

 

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MELANCHOLIA de LARS von TRIER
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Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA EUROPEEN & MEDITERRANEEN
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 10:35

1920 - 1985

 

Yul Brynner relève désormais de la légende hollywoodienne, car il est devenu indiscutablement un mythe du 7e Art. Né en Russie, il en avait le caractère indomptable, celui des immensités sauvages, et une insoumission quasi biologique. Fier et indépendant, il vit à Paris de 1934 à 1941 et en profite pour étudier, mais il quitte rapidement l'école pour jouer de la guitare dans un orchestre gitan qui se produit dans les boîtes de nuit à la mode. Il intègre ensuite la troupe du Cirque d'hiver en tant que trapéziste et rencontre Georges et Ludmilla Pitoëff qui l'engagent au théâtre des Mathurins comme machiniste. Il y sera acteur à l'occasion.

 

Quand la Seconde guerre mondiale éclate, il part pour Londres où il se lie à Michael Tchekhov. L'auteur l'engage en 1941 pour participer à la tournée américaine de l'adaptation de La Nuit des rois de Shakespeare. Pendant la guerre, Yul Brynner anime les émissions en français de la station The Voice of America. Son premier succès sur scène date de 1945 à Broadway dans  Lute Song au côté de Mary Martin.

 

Yul Brynner revient en France pour faire ses débuts au cinéma dans La Brigade des stupéfiants de Laslo Benedek en 1949. Dans ce rôle de gangster, il arbore déjà un regard étonnement intense. De retour aux Etats-Unis en 1951, il monte au théâtre de Broadway Le Roi et moi. La comédie musicale de Rodgers et Hammerstein remporte un énorme succès. Yul Brynner  se rase le crâne pour la première fois et joue la pièce plus de quatre mille fois. Connu par l'Amérique entière grâce à ces nombreuses représentations, il devient une célébrité mondiale et remporte l'Oscar du Meilleur Acteur pour son rôle dans l'adaptation cinématographique de la pièce réalisée en 1956 par Walter Lang. De ce rôle du roi Siam, il dit : "J'étais complètement amoureux du roi après avoir lu le script". Dès lors, son image restera attachée à ce monarque au crâne rasé, à la voix grave et au regard profond.

 

Ce succès lui permet d'être choisi pour des rôles à sa mesure. Il incarne les personnages de Ramsès dans Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille en 1956, de Salomon dans Salomon et la reine de Saba de King VIdor en 1959 et de Tarass Boulba dans le film Taras Bulba de J. Lee Thompson en 1962. Son deuxième succès mondial vient avec Les Sept Mercenaires de John Sturges en 1960. Sa carrière semble devoir prendre un nouvel essor, mais on ne lui confie plus de rôles importants. Il se tourne alors vers son premier amour : le théâtre. Outre Le Roi et moi, il joue dans de nombreuses pièces à Broadway, dont L'Odyssée dans les années 1960. En 1960 également, il revient en France pour coproduire le dernier film de Jean Cocteau Le Testament d'Orphée dans lequel il joue.

 

Généreux de nature, il transmet son talent en donnant des cours d'art dramatique. Il s'engage aussi aux côtés de réfugiés et milite à l'ONU, organisme mondial pour lequel il tourne des documentaires et écrit le livre Bring Forth the Children. Témoin privilégié de la création du Festival du Cinéma Américain de Deauville - il y viendra en 1977 - Yul Brynner a reçu cette année 2014 un vibrant hommage de la part des organisateurs que le public a partagé avec enthousiasme. Il mourra à l'âge de 65 ans, laissant l'image indélébile d'un acteur hors normes d'une incroyable présence et photogénie.

 

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YUL BRYNNER - PORTRAIT
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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


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