Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 11:14
Arletty, la voix des faubourgs

Elle était gavroche et insolente, aujourd’hui elle figure comme une des légendes du 7e Art français pour avoir tenu la vedette dans quelques-uns de nos plus grands chefs-d’œuvre : « Hôtel du Nord », « Les visiteurs du soir », « L’assassin habite au 21 » et surtout « Les enfants du paradis ». Si au-delà des aléas de sa vie et de sa carrière, elle parvint à marquer les esprits, c’est parce qu’elle a eu – comme Henri Jeanson, son dialoguiste préféré – le sens de la répartie et la verve des filles du faubourg qui apprennent la vie sur le tas et ont l’élégance de ne jamais renier leurs origines. « La vie m’a détachée du peloton, mais je n’oublie pas que je viens de ce peloton » - disait-elle avec cet instinct indéfectible de la liberté de ton et d’expression qui la caractérisait.

 

Pour incarner une population, ou plutôt un peuple, rien ne vaut d’en avoir traversé les strates sociales et d’avoir évolué du plus bas au plus haut sans se renier, de conserver envers et contre tout cet esprit français que l’actrice brandissait comme un drapeau et qui lui collait à la peau. Frondeuse et volontiers anarchiste, Arletty était née Léonie Bathiat le 15 mai 1898 à Courbevoie : Courbevoie, patrie des blanchisseuses-repasseuses, repasseuses à l’argot savoureux, souligne-t-elle dans ses souvenirs. Sa mère est d’ailleurs blanchisseuse et son père ajusteur, puis chef d’équipe, chez l’ancêtre de la RATP. Son premier amoureux, baptisé « Ciel », tombera au champ d’honneur le 15 août 1914 et, désespérée, elle écrira : « C’est décidé, je ne me marierai jamais ; je n’aurai pas d’enfant. Ni veuve de guerre, ni mère de soldat ». Deux ans plus tard, son père décède, écrasé par un tramway. Il lui faut désormais travailler. Très belle, elle devient mannequin chez Poiret jusqu’à ce que, lassée de jouer les belles de jour, elle démissionne, d’autant que l’un de ses admirateurs lui a remis une lettre de recommandation à l’adresse des directeurs de théâtre. Passant devant celui des Capucines, elle entre, chante un refrain, est embauchée d’emblée et prend le nom de scène d’Arletty dans une revue parfaitement idiote, soulignera-t-elle, toujours lucide. Mais dans la salle, il y a des personnalités prestigieuses : Colette et Willy, Anna de Noailles, Boni de Castellane, Robert de Flers qui la remarquent, aussi va-t-elle multiplier les rôles avec un succès croissant car elle est intelligente et a l’art de capter l’attention par son physique, sa voix et sa gouaille. Elle débute ainsi en 1930 et tourne dans 25 premiers films dont « Pension Mimosas » de Feyder, « Faisons un rêve », « Désiré » et « Les perles de la couronne » de Guitry. En 1938, Marcel Carné lui offre sa chance  en lui proposant le rôle de Mme Raymonde, la prostituée au verbe haut de « Hôtel du Nord ». Son duo avec Louis Jouvet et la célèbre réplique « atmosphère » emportent l’adhésion du public. Dès lors, elle accède à la tête d’affiche dans « Fric-Frac », « Le jour se lève » de Carné/Prévert où elle forme un couple mythique avec Jean Gabin. Elle devient même l’actrice la mieux payée du cinéma français et déplace des foules dans les salles obscures.

 

Mais l’occupation sera son chant du cygne. Après avoir tourné « Madame Sans-Gêne », « Les visiteurs du soir » et « Les enfants du paradis » où elle prête sa silhouette  à l’inoubliable Garance, elle commet l’erreur fatale de tomber amoureuse d’un officier allemand et ne s’en cache pas, s’affichant à son bras dans les endroits où il ferait bon ne pas être vue. A un indiscret qui lui demande si elle est gaulliste, elle répond tout à trac : « Non gauloise ». Enceinte de son bel officier, elle se fait avorter mais ne reniera jamais cette romance douloureuse qui sera certainement son plus grand amour. En août 1944, son nom figure sur la liste des condamnés à mort diffusée par la BBC. Elle refuse cependant de fuir en Allemagne et se fait arrêter. A un enquêteur qui lui demande comment elle se sent, elle rétorque : « Pas très résistante ». Après un an d’assignation à résidence et deux ans de procédure, elle s’en sort avec un blâme mais sa carrière en subira fatalement les conséquences. Heureusement elle revient au théâtre dès 1949 dans « Un tramway nommé désir » et jouera par la suite du Achard, du Tennessee Williams, du Félicien Marceau, du Cocteau, jusqu’à ce qu’une terrible épreuve la frappe : elle perd la vue. Garance est désormais plongée dans le noir et ne connaitra plus de 1966 à 1992, année de sa mort, que les séances de lecture et les promenades au bras de ses amis ou de sa dame de compagnie, toujours digne et pleine d’esprit car Arletty s’en tiendra à cette ironie et cette pudeur naturelle qui masquent la douleur et, ce, jusqu’à ses fins dernières.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE d'ACCUEIL

 

 

Arletty, la voix des faubourgs
Arletty, la voix des faubourgs
Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 09:48
Mélanie Laurent, une vie devant et derrière la caméra

Mélanie Laurent est une actrice et une réalisatrice qui m’intéresse depuis ses débuts. Elle dégage quelque chose de positif et de déterminé malgré sa fragilité apparente et sa grâce naturelle. De son regard profond et interrogatif, elle contemple le monde avec autant d’intérêt que d’incertitude. Elle me plaît. Sous ses traits délicats, finement ciselés, se cache une personnalité authentique et forte, force qu’elle a prouvée en passant très vite derrière la caméra afin d’être plus créative encore que devant et de réaliser des films qu’elle écrit elle-même selon sa sensibilité et ses convictions. Car des convictions, elle en a et entend les partager.

 

Mélanie Laurent est née à Paris en 1983 d’une mère professeur de danse et d’un père comédien spécialisé dans le doublage et a suivi sa scolarité à Vincennes au lycée Hector Berlioz. C’est Gérard Depardieu qui la remarquera alors qu’elle accompagne une amie sur le tournage d’ « Astérix et Obélix contre César » et lui fait jouer un petit rôle dans « Un pont entre deux rives » face à Carole Bouquet et Charles Berling. Ce seront ensuite « Embrassez qui vous voudrez » de Michel Blanc, puis le téléfilm « Jean Moulin, une affaire française » réalisé par Pierre Aknine.

 

Mais c’est dans « Le concert » de Radu Mihaileanu  qu’elle est vraiment consacrée en tant qu’actrice dans le très beau rôle de la violoniste qu’elle tient avec infiniment de sensibilité. En 2010 commence sa carrière de chanteuse et en 2011 elle est nommée maîtresse de cérémonie au Festival de Cannes. La même année sort son premier long métrage comme réalisatrice « Les adoptés » - ( voir ma critique en cliquant  ICI ) où elle fait déjà preuve d’une étonnante maturité. Ses engagements pour l’écologie vont suivre et elle ne tarde pas à rejoindre la campagne Fish Fight contre les rejets de poissons en mer. En 2013, elle s’éloigne des grandes productions cinématographiques pour le cinéma d’auteur où vont ses préférences et réalise son second long métrage « Respire » - ( lire mon article en cliquent  LA ) où sa maitrise s’affirme avec brio autant comme scénariste que comme directrice d’acteurs. En 2015, elle est à l’affiche de « By the sea », écrit et réalisé par Angelina Joly et d’ « Eternité » de Tran Anh Hung où elle donne la réplique à Bérénice Béjo et Audrey Tautou. Enfin, toujours la même année, elle participe avec Cyril Dion au documentaire qui dépassera le million d’entrées en France : « Demain » et sera primé au Festival de Cannes comme meilleur documentaire. Ce film se compose de cinq volets thématiques et propose des solutions concrètes aux innombrables problèmes que nous rencontrons sur le plan social et environnemental, avec des exemples positifs dans dix pays qui tentent, à titre expérimental, des solutions appropriées. Un film qui confirme les engagements de cette jeune femme exigeante et attentive aux difficultés récurrentes de notre temps.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

Mélanie Laurent, une vie devant et derrière la caméra
Mélanie Laurent, une vie devant et derrière la caméra
Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 10:43
Les couples immortels du 7e Art

La vie privée des stars enflamme l’imagination du public, surtout si l’écran propose un écrin privilégié à leurs amours, réelles ou supposées.

 

Ce n’est qu’une image ! Celle d’un homme et d’une femme dansant à l’unisson. La minute d’avant, la discussion n’aboutissait pas et là, soudain, alors que la musique s’élève et qu’il attrape sa main, la magie opère. L’amour, le partage, la joyeuse harmonie de la vie à deux éclaboussent l’écran. Fred Astaire et Ginger Rogers, partenaires de dix comédies musicales ont, mieux que quiconque, personnifié cette perfection amoureuse. Il suffit de voir « Carioca », « La grande farandole » ou « Le danseur du dessus » pour se convaincre de la subtilité de leur entente. Leur romance à l’écran – toujours discrète, faite d’effleurements et de baisers sur la main – ne se poursuivait pas au dehors, ne se déclinait pas dans la vie courante et pourtant ! Ginger et Fred sont, dans l’esprit des spectateurs du monde entier, l’image du couple par excellence.

 

Sources : Laurent Delmas

Les couples immortels du 7e Art

Entre Spencer Tracy et Katharine Hepburn, réunis dans « La femme de l’année » en 1942, le coup de foudre est immédiat. Elle était anguleuse, excentrique, aventureuse et rousse. Lorsqu’ils se croisèrent, Katharine vit aussitôt le regard désapprobateur de Spencer sur ses éternels pantalons d’homme. Elle lança aussitôt du haut de ses semelles compensées : « Monsieur Tracy, vous êtes plutôt petit ! » Joseph Mankiewicz, le producteur du film, qui assistait à la scène, répliqua : « N’ayez crainte, il vous mettra à sa taille ! » Ils avaient en commun un bon mètre quatre-vingt. Suivirent vingt-sept années d’une vie à deux et huit autres films. L’alchimie entre eux culmine dans « Madame porte la culotte » en 1949. Leur histoire ne fut jamais la proie des feuilles à scandales – il avait sept ans de plus qu’elle et était marié. Comme si la très puritaine Amérique ne pouvait s’offusquer devant tant d’amour vécu avec la force de l’évidence.

Les couples immortels du 7e Art

 

Lorsque Clark Gable épouse Carole Lombard en 1939, ils n’avaient tourné qu’un film ensemble « Un mauvais garçon » en 1932. Il était en train de s’immortaliser en Rhett Butler dans « Autant en emporte le vent », elle était la blonde la plus sophistiquée et la plus drôle de Hollywood. Leur couple fut idolâtré par les foules pendant les trois années de leur union. Elle mourut dans le crash d’un avion alors qu’elle participait à l’effort de guerre, le 16 janvier 1942. Leur vie ressemblait à une comédie romantique, la tragédie authentique acheva de lui donner son lustre glamour.

Les couples immortels du 7e Art
Les couples immortels du 7e Art

 

La rencontre du dernier couple mythique de Hollywood a lieu en 1945. Elle avait vingt ans et lui vingt-cinq … de plus. Dès que Humphrey Bogart enserre la taille de Lauren Bacall dans « Le port de l’angoisse », c’est le grand frisson. Suivront un mariage, dès la fin du tournage, et douze années de vie commune stoppées par la mort de Bogart en 1957. L’amour qui flotte entre eux dans chaque plan des quatre films, qu’ils tournèrent ensemble, est palpable. Il arrive que l’art et la vie soient indissociables.

 

Pour consulter les articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

Les couples immortels du 7e Art
Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 10:31

 dicaprio02.jpg  Un petit côté James Dean

 

                                             

L'acteur doit son prénom à Léonard de Vinci, car sa mère le sentit bouger en elle pour la première fois alors qu'elle admirait une toile du peintre dans un musée italien. Le voilà donc intégré au monde artistique avant même d'avoir vu le jour à Hollywood ( autre clin d'oeil du destin )  le 11 novembre 1974 d'un père italien, réalisateur de bandes dessinées, et d'une mère bavaroise, secrétaire juridique. Ses parents divorceront un an après sa naissance et c'est sa mère Irmelin qui l'élèvera très librement à Los Angelès. Comme il n'aime pas l'école et qu'on ne lui impose rien, il suit des cours de comédie et court les castings où son visage expressif ne laisse pas indifférent, si bien qu'il se fait bientôt engager pour tenir un petit rôle dans une série télévisée  "Quoi de neuf docteur ?"  de Neal Marlens en 1991. Mais c'est le cinéma qui  le captive, aussi s'arrange-t-il pour y faire ses premiers pas dans un film d'horreur "Critters 3", mais qu'importe ! l'essentiel n'est-il pas d'être présent ? Et présent, il sait l'être ! Dès 1993, il tient un rôle plus important, celui d'un beau-fils maltraité au côté de Robert de Niro dans "Blessures secrètes", entrant ainsi de plein pied dans l'étroite circonférence des grosses pointures. Plus rien ne va désormais freiner son ascension qui sera, ni plus ni moins, stupéfiante. Le doit-il à son mélange de héros angélique et de gamin peu dupe ? Peut-être ! Toujours est-il qu'en 1995, il s'illustre dans plusieurs films dont "Rimbaud/Verlaine", tenant à merveille le rôle du poète révolté, puis dans "Basketball Diaries", adaptation du livre autobiographique du poète et musicien Jim Carrol, où il joue un jeune toxicomane, enchaîne avec un western "Mort ou vif" auprès de Sharon Stone et s'illustre enfin face à Meryl Streep, Diane Keaton et de nouveau Robert de Niro dans "Simples secrets". Mais c'est avec "Romeo+ Juliette"  de Baz Luhrmann qu'il accède à un statut de premier plan, avant d'atteindre la notoriété mondiale auprès de Kate Winslet dans "Titanic"  de James Cameron.

 

 

Depuis lors, sa carrière se maintient sur les cimes, grâce à des rôles difficiles où il ne craint ni de se vieillir, ni de s'enlaidir, entrant de force dans les personnages les plus inattendus, soit devant la caméra de Martin Scorsese avec lequel il tournera  à la suite les uns des autres "Gangs of New-York" ( 2002 ), "Aviator" ( 2005 ) et  "Les Infiltrés"  (2006), donnant la réplique à Daniel Day Lewis, Cameron Diaz, Matt Damon ou Jack Nicholson, ou celle de Steven Spielberg dans  "Arrête-toi si tu peux".  Puis il retrouve Kate Winslet en 2008, dix ans après "Titanic", dans "Les noces rebelles" de Sam Mendes et tourne la même année "Mensonges d'état" de Ridley Scott, film d'espionnage qui se déroule au Moyen-Orient. Sa collaboration avec Scorsese reprend pour un quatrième opus en 2010 "Shutter Island", adaptation d'un roman de Dennis Lehane où il s'impose comme un acteur très complet, et il a de nouveau crevé l'écran avec son interprétation de Edgar Hoover dans le film de Clint Eastwood "E. Edgar", metteur en scène avec lequel il travaillait pour la première fois. 

 

 

Quant à ses projets, ils sont toujours nombreux. Il a été et avec quelle subtilité le héros d'un remake en 3D du célèbre roman de Scott Fitzgerald "Gatsby le magnifique", puis il a tourné avec Tarantino dans un western sur fond d'esclavagisme et a racheté à Tom Cruise  les droits d'adaptation du roman " Le diable dans la ville blanche"  d'Erik Larson. Très engagé en faveur du développement durable, l'acteur entend vivre selon certains critères qui lui tiennent à coeur  au sujet de la défense de l'environnement, ainsi a-t-il fait poser des panneaux solaires sur sa résidence et roule-t-il de préférence avec des voitures écologiques. Ambitieux et exigeant, DiCaprio sait incarner les esprits les plus rebelles, traçant un parcours original qui se refuse à tout embrigadement et se place incontestablement comme l'un des plus grands acteurs de sa génération.

 

Aujourd'hui tout va pour le mieux dans sa carrière. Il est à l'affiche du "The Revenant" où son personnage est confronté à de terribles souffrances après avoir été abandonné pour mort au fin fond d'une forêt. L'Oscar est d'ailleurs en ligne de mire après le Golden Globes du meilleur acteur qui vient de lui être décerné pour ce rôle de composition dans une épique quête de survie et de vengeance où sa performance est si impressionnante que l'on ne voit pas comment la statuette pourrait lui échapper. Et si "Le Revenant" l'a mis à nouveau sous le feu des projecteurs, un nouveau film se profile déjà et fait beaucoup parler de lui. En effet, on vient de lui proposer de jouer le rôle de Lénine, mais certains anciens leaders du parti communiste russe ne son pas du tout d'accord pour qu'un américain interprète ce personnage historique.  Nous verrons bien si ce projet aboutira ou pas. DiCaprio se plaît, par ailleurs, à souligner combien il aime être immergé en pleine nature et dans des lieux sauvages. Il souhaite vraiment trouver davantage de films qui aient un message écologique à transmettre. Mais ce qui l'intéresse par dessus tout, ce sont les oeuvres qui le rapprochent de la condition humaine. Léonardo cherche en permanence à savoir ce que sont les hommes...

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES ARTICLES - acteurs du 7e Art

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

leonardo-dicaprio.jpg

 

 

Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 11:38
Robert Redford - portrait
Robert Redford - portrait

Robert Redford est né le 18 août 1936 à Santa Monica dans une famille modeste, son père, après avoir été laitier, avait décroché un poste de comptable. Passionné de peinture, il entre à l’Université du Colorado et, à l’âge de 19 ans, embarque pour un voyage en France et en Italie avec ses pinceaux, rêvant déjà de voir  ses toiles accrochées au Musée d’Orsay. Mais nenni, ce n’est pas sa voie et il bifurque bientôt en entrant à l’«American Academy dramatics arts» où il débute une carrière professionnelle au théâtre dans les années  50. Puis, il est choisi pour jouer dans des séries télévisées où il est vite remarqué, si bien qu’il passe sans difficulté de la petite lucarne au grand écran grâce, en partie, à son physique avantageux et sa gueule de beau gosse. On connait ses films emblématiques « Butch Cassidy et le Kid », « Les Hommes du Président », « L’Arnaque » qui lui méritera l’Oscar du Meilleur acteur en 1979, « Gatsby le magnifique », « Out of Africa » et « L’homme qui murmure à l’oreille des chevaux ». Avec de tels rôles, il devient une icône du cinéma hollywoodien, un acteur qui aura pratiquement incarné à lui seul toutes les Amériques : la corrompue, la sportive, la romantique, la puritaine, l’écologiste, Amérique fatalement rebelle et assurément séduisante. C’est en 1985 qu’il partage avec Meryl Streep la vedette du film aux 7 Oscars de Sydney Pollack « Out of Africa », ce dernier l’ayant dirigé à sept reprises et, entre autres, dans « Jeremiah Johnson », « Les 3 jours du Condor », « Nos plus belles années ».

 

 

Sa carrière cinématographique commence réellement avec  « La poursuite impitoyable » d’Arthur Penn en 1966 qui le révèle définitivement au public. Dès lors, il ne quittera plus la pellicule et abordera, avec un certain succès, une carrière de réalisateur amoureux des grands espaces, doté d'une vocation d'écologiste affirmée  avec « Des gens comme les autres » en 1980. Il décrochera, par ailleurs, un Golden Globe en tant que réalisateur pour « Quiz Show » en 1995.

 

 

Fondateur du Festival de Sundance, il se plaît aujourd’hui à donner leur chance à de jeunes cinéastes. Personnellement il aspire à un 7e Art de plus en plus indépendant et innovateur. D'autre part, et depuis un bon moment, il a passé la main à Brad Pitt, côté belle gueule, mais n’a pas réussi  le virage de Eastwood en tant que réalisateur. Son dernier film « All is Lost » en 2013  le voit interpréter, seul face à la caméra, un marin perdu en mer et luttant contre les éléments déchaînés. Ce qui prouve que les risques ne lui ont jamais fait peur…

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

Robert Redford - portrait
Robert Redford - portrait
Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 08:12
Cary Grant ou l'art de séduire

Il était le séducteur par excellence avec ce qu’il faut de malice dans le regard et d’élégante désinvolture pour que cela ne devienne pas insupportable. La nature l’avait gâté au-delà du possible : grand (1m87), mince, altier, il avait l’œil de velours et la fossette au menton qui le rendait irrésistible et, pour compléter ce dithyrambe, un indiscutable talent d’acteur. Oui, Cary Grant était né pour plaire et charmer. Et il le fit avec intelligence et discernement.

 

 

Archibald Alexander Leach, qui devait prendre le pseudonyme de Cary Grant, était né le 18 janvier 1904 à Bristol en Angleterre et commença sa jeune carrière, après une enfance difficile, en chantant dans des comédies musicales aux Etats-Unis où son accent britannique amusait le public et où il avait été entraîné par le « Bob Pender stage troupe » à laquelle il avait adhéré dès 1919. A la fin de cette tournée, puisque rien ne le retenait en Angleterre, ses parents s’étant séparés et croyant sa mère morte, il se fixe en Amérique et décide d’y poursuivre sa carrière scénique. Après quelques succès à Broadway, il gagne Hollywood en 1931. Après des participations et un premier rôle face à Marlène Dietrich dans « Blonde Venus », il va enfin connaître le succès          avec « Lady Lou » et « Je ne suis pas un ange » qui furent des succès financiers et auront entre autre mérite de sauver la Paramount de la banqueroute et d’assurer la notoriété de Cary. Souhaitant devenir un acteur indépendant en mesure de choisir ses réalisateurs et ses films, Cary quitte la Paramount et débute une carrière en solo qui collectionne très vite les succès : ce seront « L’impossible Monsieur Bébé » avec Katharine Hepburn, « Arsenic et vieilles dentelles » avec Priscilla Lane, « Chérie, je me sens rajeunir » avec Ginger Rogers et Marilyn Monroe, « Cette sacrée vérité » avec Irène Dunne qui vont asseoir définitivement sa réputation de charmeur et d’acteur volontiers farfelu et loufoque qu’il affectionne et endosse avec bonhommie. Ainsi Cary Grant sera-t-il une valeur sûre de l’âge d’or du cinéma américain durant plusieurs décennies.

 

 

 

Hitchcock, dont l’œil sait détecter les talents, ne pouvait laisser passer un acteur de cette trempe qu'il a rencontré sur "Soupçons" en 1941. Il saura d’ailleurs l’utiliser au mieux de ses capacités et de sa séduction dans plusieurs films, alliant à son charme viril celui tout aussi irrésistible de ses actrices préférées, Ingrid Bergman et Grace Kelly, et en lui confiant des rôles plus complexes, plus ambigus qui dévoilent des ressources insoupçonnées dont il était sans le savoir le dépositaire. D’ailleurs Hitchcock, qui avait la réputation de ne pas aimer les acteurs, confiera que Cary Grant était le seul qu’il eût aimé toute sa vie. Sous sa direction, Cary tournera dans trois chefs-d'oeuvre : "Les Enchainés" en  1946, où l'intrigue d'espionnage palpitante masque une bouleversante histoire d'amour, l'un des sommets de l'oeuvre hitchcokienne, puis "La main au collet" en 1955 et "La mort aux trousses" en 1959.

 

 

Au milieu des années 50, l’acteur crée sa propre maison de production « Grantley Productions » qui produira des opus comme « Opération jupons », tandis qu’il joue auprès d’Audrey Hepburn dans « Charade ». Cet électron libre sait contrôler chaque aspect de sa carrière et ne jamais se spécialiser dans un seul genre. Nommé deux fois aux Oscars, il n’en obtiendra aucun sinon un Oscar d’honneur en 1970 pour saluer sa carrière exceptionnelle.

 

 

Ayant su s’éloigner à temps des caméras, il acceptera un poste dans le comité de direction de Fabergé, fonction qu’il assumera pleinement, de même qu’il entreprend des tournées aux Etats-Unis appelées « Une conversation avec Cary Grant » qu’il animera avec bonne humeur, s’investissant dans les débats autour de sa carrière et de ses films. Marié à cinq reprises, il n’aura qu’une fille, Jennifer, avec la jeune actrice Dyan Cannon et sera probablement meilleur père que bon mari. Il est l’un des acteurs qui a le plus tourné et le plus souvent dans des films de qualité et de nombreux chefs-d’œuvre. Pas moins de 74 films à son actif. Cary Grant, en nous quittant en 1986 à l’âge de 82 ans, aura pleinement rempli son contrat. Il reste un acteur phare du 7e Art et brille aujourd’hui encore d’un éclat particulier dans le panthéon des stars internationales.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer  ICI

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

Cary Grant ou l'art de séduire
Cary Grant ou l'art de séduire
Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 09:35
Maggie Smith - portrait

S'il fallait conserver une seule scène dans un film où elle apparaît, ce serait toujours celle où figure cette comédienne hors pair qui pourrait vous réciter le bottin sans vous ennuyer une seconde, tant ses expressions si variées, si pleines d'un panache idéalement aristocratique sont un régal à contempler. Aujourd'hui, âgée de 82 ans, sa carrière s'inscrit dans la durée et a fait d'elle, au fil des jours, une légende vivante et l'une des plus grandes actrices de tous les temps.

 

Certains disent que si elle était un animal, elle serait un hibou dont elle a les gros yeux outrés et la dignité emplumée. Il est vrai que l'on a rarement vu un regard aussi chargé d'une telle dérision et d'une telle malice impertinente. Sa mère, une presbytérienne froide comme un glaçon, avait, parait-il, l'habitude de lui répéter qu'elle n'irait pas bien loin avec une tête pareille. Cette tête-là a pourtant fait des miracles d'audience depuis plus de 60 ans ! L'auteur Julian Fellowes a écrit pour elle le rôle de Violet, comtesse douairière de la série télévisée "Downton Abbey", un monument de panache aristocratique et d'humour décapant. Violet, c'est l'acidité du citron plongée dans une tasse de Darjeeling, un hommage caustique et ému à la vieille Angleterre qui vous scotche devant le petit écran...

 

Née le 28 décembre 1934, Maggie ploie sous le nombre d'Oscars et de multiples récompenses dont ses carrières théâtrale et cinématographique ont été abondamment pourvues, jusqu'à son anoblissement par la reine, comme il se doit pour une actrice de cette envergure, qui a porté à un sommet l'art dramatique et la comédie, Maggie Smitch ayant su panacher sa carrière de films, de pièces et de séries télévisées, usant avec intelligence des ressources  que la scène, les écrans petit et grand offraient à son talent. 

 

Elle débute au théâtre avec Laurence Olivier qui constituait alors la fameuse troupe du "Royal National Theatre" et joue sur la scène "Hay Ferver" de Noël Coward ou "Beaucoup de bruit pour rien" de Shakespeare et bien d'autres encore, s'imposant très vite comme une des meilleures comédiennes. Au cinéma, elle fait ses débuts en 1958 et travaille avec les metteurs en scène les plus prestigieux comme Mankiewicz, George Cukor, Zeffirelli, Robert Altman, allant jusqu'à incarner le professeur Minerva McGonagall dans "Harry Potter à l'école des sorciers" en 2001.

 

A la télévision, elle apparaît plus tard dans plusieurs productions et accepte le rôle de Violet Crawley, comtesse douairière de Grantham, dans la série "Downton Abbey", saluée à juste titre par une critique enthousiaste, où elle est, une fois encore, prodigieuse. Comédienne unique, il semble qu'elle soit totalement intemporelle, jouant des ressorts les plus subtils de la nature humaine et saupoudrant d'un piment supplémentaire chacun de ses rôles. Auprès d'elle, redoutable dans tous les registres, il faut énormément d'énergie et de constance pour exister, d'autant qu'on lui sait un caractère entier et exigeant. Mariée à l'acteur Robert Stephens dont elle a eu deux enfants, elle se remarie ensuite avec le scénariste Beverley Cross, décédé en 1998. Maggie a  secrètement souffert d'un cancer et de la maladie de Basadow à laquelle elle doit un regard à jamais inoubliable.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

Maggie Smith - portrait
Maggie Smith - portraitMaggie Smith - portrait
Maggie Smith - portrait
Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 10:38
OMAR SHARIF - HOMMAGE

 

On se souviendra de lui arrivant au galop de son étalon noir dans le désert rouge du Wadi Rum, beau et fier en prince oriental venant défier le colonel Lawrence  dont le rêve rejoignait le sien. On l’appréciera tout autant dans le rôle du docteur Jivago auprès de la belle Julie Christie, chassé de son domaine par les milices communistes  lors des premiers pas de l’URSS soviétique. Ce qui frappait chez lui, c’était probablement son regard, sa prestance, son romantisme, cette allure altière qui savait se faire proche, tendre et humaine. David Lean avait tout de suite mesuré son potentiel de séduction et lui confiera  deux rôles légendaires qui ont fait de lui un mythe, l’un de ses acteurs voués aux galaxies les plus  hautes et les plus inaccessibles.

 

Né en avril 1932 à Alexandrie dans une famille d'origine libanaise, Michel Dimitri  Chalhoub est le fils de Joseph Chalhoub, marchand  de bois précieux, et de Claire Saada. Élevé dans le rite grec catholique, il se convertit à l’islam pour pouvoir épouser l'actrice égyptienne Faten Hamama, dont il a plus tard divorcé et dont il aura un fils Tarek.

 

Après de bonnes études au Collège britannique Victoria d’Alexandrie où il étudie les mathématiques et la physique ainsi que plusieurs langues dont le français, le grec, l’italien, l’anglais et le turc, il travaille quelques années dans l’entreprise de bois précieux de son père avant d’aller parfaire son métier d’acteur, pour lequel il se sent une vocation, à la prestigieuse Royal Académie of Dramatic Art de Londres. De retour en Egypte, il est découvert par son compatriote, le cinéaste Youssef Chahine qui le fait débuter dans « Le démon du désert », puis le fera jouer dans « Les eaux noires » auprès de la star égyptienne de l’époque Faten Hamama qu’il épousera en 1954. Devenu une vedette en Egypte, il y tournera 26 films sous le pseudonyme de Omar El Sharif qui, tous, ne seront pas des chefs-d’œuvre.

 

En 1962, il est remarqué et engagé par David Lean pour être le prince Ali Ibn Kharish dans son premier film occidental et international « Lawrence d’Arabie », au côté de Peter O’Toole, film pour lequel il prend son pseudonyme définitif d’Omar Sharif et qui  lui méritera une célébrité mondiale et un Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle, ainsi qu’une nomination pour l’Oscar du Meilleur Second Rôle 1963. C’est alors qu’il divorce, malgré des sentiments partagés  pour « incompatibilité de la vie de couple avec la vie d’acteur international »  et s’installe avec son fils à Hollywood, ayant signé un contrat de sept ans avec les studios « Colombia Pictures ».

 

En 1965, il récidive avec un triomphe mondial dans « Le docteur Jivago », une autre réalisation du cinéaste britannique David Lean pour lequel il obtiendra le Golden Globe du meilleur Acteur, consécration d’une carrière exceptionnelle. Par la suite, il jouera dans une soixantaine de films américains et français dont « Mayerling » de Terence Young,  auprès de Catherine Deneuve en 1968, « Funny Girl » de William Wyler en 1968 avec Barbra Streisand avec laquelle il aura une liaison, « Le Rendez-vous » de Sidney Lumet en 1969, « La case » d’Henri Verneuil en 1971,  « 588 rue Paradis » d’Henri Verneuil en 1992 auprès de Claudia Cardinale. En 2003, son rôle d’épicier philosophe dans « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » de François Dupeyron lui permet d’être récompensé par le César du meilleur acteur 2004.

 

Dans la vie, cet amateur de bridge et de chevaux se partage entre Le Caire et Deauville et mène une vie dilettante où il consacre  de nombreuses heures à hanter les  hippodromes et les salles de jeux. Il est l’un des joueurs de bridge les plus réputés du monde et sera vice- champion du monde en 1971 face à Pierre Jaïs et vice-champion d’Europe seniors en 1999 à Malte.

   

Atteint de la maladie d’Alzheimer, il entre dans une clinique privée au Caire où il meurt en ce mois de juillet 2015 d’une crise cardiaque. 

 

 

Pour prendre connaissance du film sur Lawrence d'Arabie ,ciquer sur son titre :

 

Lawrence d'Arabie, de la réalité à la légende

 

Et pour consulter les articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

OMAR SHARIF - HOMMAGEOMAR SHARIF - HOMMAGE
OMAR SHARIF - HOMMAGE
Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 09:59
COLIN FIRTH

Colin Firth est né à Grayshott dans le Hampshire le 10 septembre 1960 au sein d’une famille d’universitaires et passera une partie de son enfance au Nigeria où ses parents sont enseignants, l’un en histoire, l’autre en religions comparées. Sa famille de retour dans la mère patrie, le jeune homme suit une formation classique au Drama Centre de Londres. Après des premiers pas dans une comédie en remplacement d’un acteur malade, il passe devant la caméra sous la direction de Milos Forman dans le rôle-titre de « Valmont ». A partir de là, il enchaîne les rôles et joue en 1997 dans un film culte « Le patient anglais » de Minghella où il interprète le mari de Katarine, second grand coup de chance de sa vie de jeune acteur. Si bien que sa carrière prend bientôt une orientation internationale, d’autant que ses choix sont judicieux et prouvent son discernement. En 1995, son interprétation de Darcy dans « Orgueil et préjugés » en fait une star incontournable du 7e Art britannique mais le personnage lui colle à la peau. Il s’en éloigne avec « La jeune fille à la perle », film qui sera lui aussi plusieurs fois couronné.

 

Il est vrai que Colin Firth est un habitué des trophées. C’est ainsi qu’en 2009 à la Mostra de Venise, il remporte la coupe Volpi du meilleur acteur pour son interprétation de George Falconer dans « A single Man » de Tom Ford. Mais « Le discours d’un roi » va conforter encore son aura et lui vaudra le Golden Globe 2011, le Bafta Award et l’Oscar, un triplé rare. Ce rôle du roi Georges VI prouve à quel point il ne craint pas ceux à contre-emploi et ce personnage de bègue, confronté soudain à d’immenses responsabilités, est certainement l’une de ses interprétations les plus émouvantes. Sachant conserver son élégance et son flegme british, l’acteur se glisse à merveille  dans la peau d’êtres aussi divers que possible, parfois drôles, parfois dramatiques, dont il épouse les inquiétudes avec subtilité et les travers avec un humour jamais pris à défaut. D’autant plus que son charme, son style font de lui un rival de Hugh Grant avec qui il partage une séduction irrésistible et une certaine fausse désinvolture. On l’a vu ainsi quelque peu déjanté dans « Magic in the moonlight » de Woody Allen et rajeuni avec une stature inhabituelle dans « Kingsman » de Matthew Vaughn, où son rôle est beaucoup plus physique que d’habitude et marque un tournant de sa carrière. Il avoue volontiers que jouer « un dur à cuire » est rarement ce que l’on propose à un acteur qui a dépassé la cinquantaine. Aussi a-t-il dû travailler avec un entraineur chevronné pour apprendre à maîtriser les parties de son corps rarement sollicitées. Mais rien ne rebute Colin qui entend assumer ses rôles avec le maximum de réalisme et de conviction. A chaque fois, il touche juste, ne craignant nullement de s’engager à fond pour rendre parfaitement crédibles ses personnages et se plaisant à en varier les facettes. Ce qui semble lui réussir et enchante ses fans, dont je suis. Et ce n'est pas sa prestation dans "Genius" de Michael Grandage. qui démentira  cette conviction.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer  ICI

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

 

COLIN FIRTHCOLIN FIRTH
COLIN FIRTH
Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 12:02
KEIRA KNIGHTLEY - PORTRAIT

Née le 26 mars 1985, Keira Knightley n’a pas tardé à se faire un nom dans l’univers cinématographique qui était déjà celui de ses parents, son père l’acteur anglais Will Knightley et sa mère une scénariste écossaise. Si bien que la petite fille apparaît dès l’âge de 10 ans dans une série télévisée « The  Bill » (1995), puis dans plusieurs autres avant d’être choisie pour tenir le rôle de Sabé dans la superproduction « Star Wars », épisode «  La menace fantôme »  en 1999.

 

Son premier rôle important devant une caméra de cinéma sera celui de Juliette dans « Joue-la comme Beckham » qui sera un succès commercial au Royaume-Uni en août 2002. C’est à la suite de ce succès qu’on propose à cette jeune actrice au visage mutin et à l’expression volontiers têtue, un rôle dans une grande production « Pirates des Caraïbes », épisode «  La malédiction du Black Pearl », au côté de John Deep. Le film sera un succès au box-office, faisant connaître le nom de Keira mondialement. Elle sera d’ailleurs élue la star adolescente la plus prometteuse par le journal "Hello". Aussi continue-t-elle à jouer dans l’épisode suivant des Pirates, soit dans « Le secret du coffre maudit » en 2006.

 

Actrice de théâtre, Keira interprétera plusieurs grands rôles à Londres dans « The Children’s Hour », puis participera au « Red Nose Day 2011 », avec Ruper Grint, Tom Felton et Paul McCartney.

 

Mais ce sera dans « Orgueil et préjugés » de Joe Wright qu’elle s’impose vraiment dans le personnage d'Elisabeth Bennet, puis dans « Reviens-moi », toujours de Joe Wright, d’après le roman éponyme de Ian McEwan où elle travaille de nouveau avec Brenda Blethyn. Son interprétation lui méritera une nomination aux Bafta et aux Golden Globes 2011.

 

En 2011 toujours, elle est choisie pour un nouveau grand rôle ; celui de la psychanalyste  russe Sabina Spielrein dans « A dangerous method » réalisé par David Cronenberg, film qui sera présenté au Festival de Venise et verra les critiques se partager sur son interprétation. En 2012, Keira est choisie pour une version magnifique  d’Anna Karénine  d’après Tolstoï par le metteur en scène Joe Wright et y laissera un souvenir prenant. (Voir ma critique en cliquant ICI ), tandis que 2014 sera une année riche pour cette jeune actrice  avec « New-York melody » de John Carney et « The imitation game »  de Alain Turing qui obtiendra le prix du Public et une ovation des critiques au Festival de Toronto. Par ailleurs, la beauté délicate de Keira a fait d’elle l’égérie des parfums Chanel.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer  ICI

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

KEIRA KNIGHTLEY - PORTRAIT
KEIRA KNIGHTLEY - PORTRAIT
Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article

Présentation

  • : LA PLUME ET L'IMAGE
  • LA PLUME ET L'IMAGE
  • : Ce blog n'a d'autre souhait que de partager avec vous les meilleurs moments du 7e Art et quelques-uns des bons moments de la vie.
  • Contact

Profil

  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.

Texte Libre

Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

Stanley Kubrick

 

 

ET SI VOUS PREFEREZ L'EVASION PAR LES MOTS, LA LITTERATURE ET LES VOYAGES, RENDEZ-VOUS SUR MON AUTRE BLOG :  INTERLIGNE

 

poesie-est-lendroit-silence-michel-camus-L-1 

 

Les derniers films vus et critiqués : 
 
  yves-saint-laurent-le-film-de-jalil-lespert (1) PHILOMENA UK POSTER STEVE COOGAN JUDI DENCH (1) un-max-boublil-pret-a-tout-dans-la-comedie-romantique-de-ni

Mes coups de coeur    

 

4-e-toiles


affiche-I-Wish-225x300

   

 

The-Artist-MIchel-Hazanavicius

 

Million Dollar Baby French front 

 

5-etoiles

 

critique-la-grande-illusion-renoir4

 

claudiaotguepard 

 

affiche-pouses-et-concubines 

 

 

MES FESTIVALS

 


12e-festival-film-asiatique-deauville-L-1

 

 13e-FFA-20111

 

deauville-copie-1 


15-festival-du-film-asiatique-de-deauville

 

 

Recherche