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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 12:23

Collection Christophe L. Haut et Court Collection Christophe L. Studio Canal



MICHELE MORGAN     GERARD PHILIPE    

 

 INGRID BERGMAN - PORTRAIT   

  

DANIELLE DARRIEUX

 

JEAN GABIN      SIMONE SIGNORET       BOURVIL        ANNIE GIRARDOT         

 

BERNARD BLIER

 

JEAN-CLAUDE BRIALY - PORTRAIT     ROMY SCHNEIDER - PORTRAIT    

 

 HENRY FONDA - PORTRAIT

 

GARY COOPER - PORTRAIT         JOHN WAYNE       GRACE KELLY    

 

JAMES STEWART - PORTRAIT        YUL BRYNNER       

 

CARY GRANT OU L'ART DE SEDUIRE

 

ARLETTY, LA VOIX DES FAUBOURGS




Rezo Films Columbia Pictures  Mars Distribution Pathé Distribution


      

GONG LI - PORTRAIT        BURT LANCASTER - PORTRAIT        

 

NATALIE WOOD - PORTRAIT

 

AUDREY HEPBURN - PORTRAIT      VITTORIO GASSMAN     

 

JEANNE MOREAU

 

GIULIETTA MASINA          CATHERINE DENEUVE - PORTRAIT  

 

 SEAN PENN - PORTRAIT          CLINT EASTWOOD - PORTRAIT    



MERYL STREEP - PORTRAIT       TONY LEUNG CHIU WAI     

 

VIVIEN LEIGH     LOUIS DE FUNES        EMMA THOMPSON          

 

JEAN-LOUIS TRINTIGNANT           

 

STEPHANE AUDRAN - PORTRAIT     

 

ISABELLE HUPPERT - PORTRAIT



JEAN-PAUL BELMONDO        DUSTIN HOFFMAN            

 

PHILIPPE NOIRET - PORTRAIT

       

MICHELLE PFEIFFER - PORTRAIT             

 

PENELOPE CRUZ - PORTRAIT               

 

 JEAN-PIERRE CASSEL - PORTRAIT          JULIE CHRISTIE             

 

ANDY GARCIA - PORTRAIT   



HARRISON FORD - PORTRAIT           CHARLTON HESTON  

 

 

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LAURENT TERZIEFF : UNE VOIX S'EST TUE          BRUNO CREMER       

 

 SHIRLEY MACLAINE - PORTRAIT         NAOMI WATTS - PORTRAIT

 

LEONARDO DICAPRIO - PORTRAIT               

 

MARILYN MONROE - UNE ETOILE PERSISTANTE      

 

AVA GARDNER, LA FLAMBOYANTE

 

GENE TIERNEY, L'ATTENDRISSANTE      

 

ELISABETH TAYLOR, L'ENSORCELEUSE

 

RITA HAYWORTH, DEESSE DE L'ECRAN       HARVEY KEITEL - PORTRAIT

 

PAUL NEWMAN         CATHERINE FROT        ROBERT de NIRO - PORTRAIT

 

KATE WINSLET         DANIEL DAY-LEWIS - PORTRAIT      

 

KATHARINE HEPBURN,L'INSOUMISE


INTERVIEW de UGGIE, LE CHIEN de "THE ARTIST"   


BERNADETTE LAFONT, LE SOURIRE de la NOUVELLE VAGUE        

 

CATE BLANCHETT - PORTRAIT

 

MAURICE RONET, L'ETERNEL FEU FOLLET

 

NIELS ARESTRUP, UN LOUP SOLITAIRE

 

NICOLE KIDMAN - PORTRAIT


LAUREN BACALL, LE PLUS BEAU REGARD D'HOLLYWOOD S'EST ETEINT

 

FABRICE LUCHINI, LE CROQUEUR DE MOTS

 

MARIE DUBOIS, LA LUMINEUSE

 

KEIRA KNIGHTLEY - PORTRAIT

 

COLIN FIRTH            OMAR SHARIF        MAGGIE SMITH - PORTRAIT

 

ROBERT REDFORD - PORTRAIT

 

MELANIE LAURENT, UNE VIE DEVANT ET DERRIERE LA CAMERA

 

MARION COTILLARD - PORTRAIT          EMMA  STONE

 

JESSICA CHASTAIN OU L'AUDACE EN PRIME TIME

 

Les Films du Losange Pathé Distribution Collection Christophe L. Mars Distribution


 

FESTIVAL DE CANNES - CES FEMMES QUI ENFLAMMENT LA CROISETTE


HITCHCOCK ET SES STARS      LES ACTRICES ET ACTEURS DE LA NOUVELLE VAGUE

 

LES ACTEURS DU CINEMA ITALIEN            LES ACTRICES DU CINEMA ITALIEN     

 

HOLLYWOOD ET SES STARS                 

 

LES COUPLES IMMORTELS DU 7e ART


La Fabrique de Films EuropaCorp Distribution  Bac Films Daniel%20Day%20Lewis-1731146

 


 

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 08:12
Cary Grant ou l'art de séduire

Il était le séducteur par excellence avec ce qu’il faut de malice dans le regard et d’élégante désinvolture pour que cela ne devienne pas insupportable. La nature l’avait gâté au-delà du possible : grand (1m87), mince, altier, il avait l’œil de velours et la fossette au menton qui le rendait irrésistible et, pour compléter ce dithyrambe, un indiscutable talent d’acteur. Oui, Cary Grant était né pour plaire et charmer. Et il le fit avec intelligence et discernement.

 

 

Archibald Alexander Leach, qui devait prendre le pseudonyme de Cary Grant, était né le 18 janvier 1904 à Bristol en Angleterre et commença sa jeune carrière, après une enfance difficile, en chantant dans des comédies musicales aux Etats-Unis où son accent britannique amusait le public et où il avait été entraîné par le « Bob Pender stage troupe » à laquelle il avait adhéré dès 1919. A la fin de cette tournée, puisque rien ne le retenait en Angleterre, ses parents s’étant séparés et croyant sa mère morte, il se fixe en Amérique et décide d’y poursuivre sa carrière scénique. Après quelques succès à Broadway, il gagne Hollywood en 1931. Après des participations et un premier rôle face à Marlène Dietrich dans « Blonde Venus », il va enfin connaître le succès          avec « Lady Lou » et « Je ne suis pas un ange » qui furent des succès financiers et auront entre autre mérite de sauver la Paramount de la banqueroute et d’assurer la notoriété de Cary. Souhaitant devenir un acteur indépendant en mesure de choisir ses réalisateurs et ses films, Cary quitte la Paramount et débute une carrière en solo qui collectionne très vite les succès : ce seront « L’impossible Monsieur Bébé » avec Katharine Hepburn, « Arsenic et vieilles dentelles » avec Priscilla Lane, « Chérie, je me sens rajeunir » avec Ginger Rogers et Marilyn Monroe, « Cette sacrée vérité » avec Irène Dunne qui vont asseoir définitivement sa réputation de charmeur et d’acteur volontiers farfelu et loufoque qu’il affectionne et endosse avec bonhommie. Ainsi Cary Grant sera-t-il une valeur sûre de l’âge d’or du cinéma américain durant plusieurs décennies.

 

 

 

Hitchcock, dont l’œil sait détecter les talents, ne pouvait laisser passer un acteur de cette trempe qu'il a rencontré sur "Soupçons" en 1941. Il saura d’ailleurs l’utiliser au mieux de ses capacités et de sa séduction dans plusieurs films, alliant à son charme viril celui tout aussi irrésistible de ses actrices préférées, Ingrid Bergman et Grace Kelly, et en lui confiant des rôles plus complexes, plus ambigus qui dévoilent des ressources insoupçonnées dont il était sans le savoir le dépositaire. D’ailleurs Hitchcock, qui avait la réputation de ne pas aimer les acteurs, confiera que Cary Grant était le seul qu’il eût aimé toute sa vie. Sous sa direction, Cary tournera dans trois chefs-d'oeuvre : "Les Enchainés" en  1946, où l'intrigue d'espionnage palpitante masque une bouleversante histoire d'amour, l'un des sommets de l'oeuvre hitchcokienne, puis "La main au collet" en 1955 et "La mort aux trousses" en 1959.

 

 

Au milieu des années 50, l’acteur crée sa propre maison de production « Grantley Productions » qui produira des opus comme « Opération jupons », tandis qu’il joue auprès d’Audrey Hepburn dans « Charade ». Cet électron libre sait contrôler chaque aspect de sa carrière et ne jamais se spécialiser dans un seul genre. Nommé deux fois aux Oscars, il n’en obtiendra aucun sinon un Oscar d’honneur en 1970 pour saluer sa carrière exceptionnelle.

 

 

Ayant su s’éloigner à temps des caméras, il acceptera un poste dans le comité de direction de Fabergé, fonction qu’il assumera pleinement, de même qu’il entreprend des tournées aux Etats-Unis appelées « Une conversation avec Cary Grant » qu’il animera avec bonne humeur, s’investissant dans les débats autour de sa carrière et de ses films. Marié à cinq reprises, il n’aura qu’une fille, Jennifer, avec la jeune actrice Dyan Cannon et sera probablement meilleur père que bon mari. Il est l’un des acteurs qui a le plus tourné et le plus souvent dans des films de qualité et de nombreux chefs-d’œuvre. Pas moins de 74 films à son actif. Cary Grant, en nous quittant en 1986 à l’âge de 82 ans, aura pleinement rempli son contrat. Il reste un acteur phare du 7e Art et brille aujourd’hui encore d’un éclat particulier dans le panthéon des stars internationales.

 

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Cary Grant ou l'art de séduire
Cary Grant ou l'art de séduire
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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 09:35
Maggie Smith - portrait

S'il fallait conserver une seule scène dans un film où elle apparaît, ce serait toujours celle où figure cette comédienne hors pair qui pourrait vous réciter le bottin sans vous ennuyer une seconde, tant ses expressions si variées, si pleines d'un panache idéalement aristocratique sont un régal à contempler. Aujourd'hui, âgée de 82 ans, sa carrière s'inscrit dans la durée et a fait d'elle, au fil des jours, une légende vivante et l'une des plus grandes actrices de tous les temps.

 

Certains disent que si elle était un animal, elle serait un hibou dont elle a les gros yeux outrés et la dignité emplumée. Il est vrai que l'on a rarement vu un regard aussi chargé d'une telle dérision et d'une telle malice impertinente. Sa mère, une presbytérienne froide comme un glaçon, avait, parait-il, l'habitude de lui répéter qu'elle n'irait pas bien loin avec une tête pareille. Cette tête-là a pourtant fait des miracles d'audience depuis plus de 60 ans ! L'auteur Julian Fellowes a écrit pour elle le rôle de Violet, comtesse douairière de la série télévisée "Downton Abbey", un monument de panache aristocratique et d'humour décapant. Violet, c'est l'acidité du citron plongée dans une tasse de Darjeeling, un hommage caustique et ému à la vieille Angleterre qui vous scotche devant le petit écran...

 

Née le 28 décembre 1934, Maggie ploie sous le nombre d'Oscars et de multiples récompenses dont ses carrières théâtrale et cinématographique ont été abondamment pourvues, jusqu'à son anoblissement par la reine, comme il se doit pour une actrice de cette envergure, qui a porté à un sommet l'art dramatique et la comédie, Maggie Smitch ayant su panacher sa carrière de films, de pièces et de séries télévisées, usant avec intelligence des ressources  que la scène, les écrans petit et grand offraient à son talent. 

 

Elle débute au théâtre avec Laurence Olivier qui constituait alors la fameuse troupe du "Royal National Theatre" et joue sur la scène "Hay Ferver" de Noël Coward ou "Beaucoup de bruit pour rien" de Shakespeare et bien d'autres encore, s'imposant très vite comme une des meilleures comédiennes. Au cinéma, elle fait ses débuts en 1958 et travaille avec les metteurs en scène les plus prestigieux comme Mankiewicz, George Cukor, Zeffirelli, Robert Altman, allant jusqu'à incarner le professeur Minerva McGonagall dans "Harry Potter à l'école des sorciers" en 2001.

 

A la télévision, elle apparaît plus tard dans plusieurs productions et accepte le rôle de Violet Crawley, comtesse douairière de Grantham, dans la série "Downton Abbey", saluée à juste titre par une critique enthousiaste, où elle est, une fois encore, prodigieuse. Comédienne unique, il semble qu'elle soit totalement intemporelle, jouant des ressorts les plus subtils de la nature humaine et saupoudrant d'un piment supplémentaire chacun de ses rôles. Auprès d'elle, redoutable dans tous les registres, il faut énormément d'énergie et de constance pour exister, d'autant qu'on lui sait un caractère entier et exigeant. Mariée à l'acteur Robert Stephens dont elle a eu deux enfants, elle se remarie ensuite avec le scénariste Beverley Cross, décédé en 1998. Maggie a  secrètement souffert d'un cancer et de la maladie de Basadow à laquelle elle doit un regard à jamais inoubliable.

 

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Maggie Smith - portrait
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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 10:38
OMAR SHARIF - HOMMAGE

 

On se souviendra de lui arrivant au galop de son étalon noir dans le désert rouge du Wadi Rum, beau et fier en prince oriental venant défier le colonel Lawrence  dont le rêve rejoignait le sien. On l’appréciera tout autant dans le rôle du docteur Jivago auprès de la belle Julie Christie, chassé de son domaine par les milices communistes  lors des premiers pas de l’URSS soviétique. Ce qui frappait chez lui, c’était probablement son regard, sa prestance, son romantisme, cette allure altière qui savait se faire proche, tendre et humaine. David Lean avait tout de suite mesuré son potentiel de séduction et lui confiera  deux rôles légendaires qui ont fait de lui un mythe, l’un de ses acteurs voués aux galaxies les plus  hautes et les plus inaccessibles.

 

Né en avril 1932 à Alexandrie dans une famille d'origine libanaise, Michel Dimitri  Chalhoub est le fils de Joseph Chalhoub, marchand  de bois précieux, et de Claire Saada. Élevé dans le rite grec catholique, il se convertit à l’islam pour pouvoir épouser l'actrice égyptienne Faten Hamama, dont il a plus tard divorcé et dont il aura un fils Tarek.

 

Après de bonnes études au Collège britannique Victoria d’Alexandrie où il étudie les mathématiques et la physique ainsi que plusieurs langues dont le français, le grec, l’italien, l’anglais et le turc, il travaille quelques années dans l’entreprise de bois précieux de son père avant d’aller parfaire son métier d’acteur, pour lequel il se sent une vocation, à la prestigieuse Royal Académie of Dramatic Art de Londres. De retour en Egypte, il est découvert par son compatriote, le cinéaste Youssef Chahine qui le fait débuter dans « Le démon du désert », puis le fera jouer dans « Les eaux noires » auprès de la star égyptienne de l’époque Faten Hamama qu’il épousera en 1954. Devenu une vedette en Egypte, il y tournera 26 films sous le pseudonyme de Omar El Sharif qui, tous, ne seront pas des chefs-d’œuvre.

 

En 1962, il est remarqué et engagé par David Lean pour être le prince Ali Ibn Kharish dans son premier film occidental et international « Lawrence d’Arabie », au côté de Peter O’Toole, film pour lequel il prend son pseudonyme définitif d’Omar Sharif et qui  lui méritera une célébrité mondiale et un Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle, ainsi qu’une nomination pour l’Oscar du Meilleur Second Rôle 1963. C’est alors qu’il divorce, malgré des sentiments partagés  pour « incompatibilité de la vie de couple avec la vie d’acteur international »  et s’installe avec son fils à Hollywood, ayant signé un contrat de sept ans avec les studios « Colombia Pictures ».

 

En 1965, il récidive avec un triomphe mondial dans « Le docteur Jivago », une autre réalisation du cinéaste britannique David Lean pour lequel il obtiendra le Golden Globe du meilleur Acteur, consécration d’une carrière exceptionnelle. Par la suite, il jouera dans une soixantaine de films américains et français dont « Mayerling » de Terence Young,  auprès de Catherine Deneuve en 1968, « Funny Girl » de William Wyler en 1968 avec Barbra Streisand avec laquelle il aura une liaison, « Le Rendez-vous » de Sidney Lumet en 1969, « La case » d’Henri Verneuil en 1971,  « 588 rue Paradis » d’Henri Verneuil en 1992 auprès de Claudia Cardinale. En 2003, son rôle d’épicier philosophe dans « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » de François Dupeyron lui permet d’être récompensé par le César du meilleur acteur 2004.

 

Dans la vie, cet amateur de bridge et de chevaux se partage entre Le Caire et Deauville et mène une vie dilettante où il consacre  de nombreuses heures à hanter les  hippodromes et les salles de jeux. Il est l’un des joueurs de bridge les plus réputés du monde et sera vice- champion du monde en 1971 face à Pierre Jaïs et vice-champion d’Europe seniors en 1999 à Malte.

   

Atteint de la maladie d’Alzheimer, il entre dans une clinique privée au Caire où il meurt en ce mois de juillet 2015 d’une crise cardiaque. 

 

 

Pour prendre connaissance du film sur Lawrence d'Arabie ,ciquer sur son titre :

 

Lawrence d'Arabie, de la réalité à la légende

 

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 09:59
COLIN FIRTH

Colin Firth est né à Grayshott dans le Hampshire le 10 septembre 1960 au sein d’une famille d’universitaires et passera une partie de son enfance au Nigeria où ses parents sont enseignants, l’un en histoire, l’autre en religions comparées. Sa famille de retour dans la mère patrie, le jeune homme suit une formation classique au Drama Centre de Londres. Après des premiers pas dans une comédie en remplacement d’un acteur malade, il passe devant la caméra sous la direction de Milos Forman dans le rôle-titre de « Valmont ». A partir de là, il enchaîne les rôles et joue en 1997 dans un film culte « Le patient anglais » de Minghella où il interprète le mari de Katarine, second grand coup de chance de sa vie de jeune acteur. Si bien que sa carrière prend bientôt une orientation internationale, d’autant que ses choix sont judicieux et prouvent son discernement. En 1995, son interprétation de Darcy dans « Orgueil et préjugés » en fait une star incontournable du 7e Art britannique mais le personnage lui colle à la peau. Il s’en éloigne avec « La jeune fille à la perle », film qui sera lui aussi plusieurs fois couronné.

 

Il est vrai que Colin Firth est un habitué des trophées. C’est ainsi qu’en 2009 à la Mostra de Venise, il remporte la coupe Volpi du meilleur acteur pour son interprétation de George Falconer dans « A single Man » de Tom Ford. Mais « Le discours d’un roi » va conforter encore son aura et lui vaudra le Golden Globe 2011, le Bafta Award et l’Oscar, un triplé rare. Ce rôle du roi Georges VI prouve à quel point il ne craint pas ceux à contre-emploi et ce personnage de bègue, confronté soudain à d’immenses responsabilités, est certainement l’une de ses interprétations les plus émouvantes. Sachant conserver son élégance et son flegme british, l’acteur se glisse à merveille  dans la peau d’êtres aussi divers que possible, parfois drôles, parfois dramatiques, dont il épouse les inquiétudes avec subtilité et les travers avec un humour jamais pris à défaut. D’autant plus que son charme, son style font de lui un rival de Hugh Grant avec qui il partage une séduction irrésistible et une certaine fausse désinvolture. On l’a vu ainsi quelque peu déjanté dans « Magic in the moonlight » de Woody Allen et rajeuni avec une stature inhabituelle dans « Kingsman » de Matthew Vaughn, où son rôle est beaucoup plus physique que d’habitude et marque un tournant de sa carrière. Il avoue volontiers que jouer « un dur à cuire » est rarement ce que l’on propose à un acteur qui a dépassé la cinquantaine. Aussi a-t-il dû travailler avec un entraineur chevronné pour apprendre à maîtriser les parties de son corps rarement sollicitées. Mais rien ne rebute Colin qui entend assumer ses rôles avec le maximum de réalisme et de conviction. A chaque fois, il touche juste, ne craignant nullement de s’engager à fond pour rendre parfaitement crédibles ses personnages et se plaisant à en varier les facettes. Ce qui semble lui réussir et enchante ses fans, dont je suis. Et ce n'est pas sa prestation dans "Genius" de Michael Grandage. qui démentira  cette conviction.

 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 12:02
KEIRA KNIGHTLEY - PORTRAIT

Née le 26 mars 1985, Keira Knightley n’a pas tardé à se faire un nom dans l’univers cinématographique qui était déjà celui de ses parents, son père l’acteur anglais Will Knightley et sa mère une scénariste écossaise. Si bien que la petite fille apparaît dès l’âge de 10 ans dans une série télévisée « The  Bill » (1995), puis dans plusieurs autres avant d’être choisie pour tenir le rôle de Sabé dans la superproduction « Star Wars », épisode «  La menace fantôme »  en 1999.

 

Son premier rôle important devant une caméra de cinéma sera celui de Juliette dans « Joue-la comme Beckham » qui sera un succès commercial au Royaume-Uni en août 2002. C’est à la suite de ce succès qu’on propose à cette jeune actrice au visage mutin et à l’expression volontiers têtue, un rôle dans une grande production « Pirates des Caraïbes », épisode «  La malédiction du Black Pearl », au côté de John Deep. Le film sera un succès au box-office, faisant connaître le nom de Keira mondialement. Elle sera d’ailleurs élue la star adolescente la plus prometteuse par le journal "Hello". Aussi continue-t-elle à jouer dans l’épisode suivant des Pirates, soit dans « Le secret du coffre maudit » en 2006.

 

Actrice de théâtre, Keira interprétera plusieurs grands rôles à Londres dans « The Children’s Hour », puis participera au « Red Nose Day 2011 », avec Ruper Grint, Tom Felton et Paul McCartney.

 

Mais ce sera dans « Orgueil et préjugés » de Joe Wright qu’elle s’impose vraiment dans le personnage d'Elisabeth Bennet, puis dans « Reviens-moi », toujours de Joe Wright, d’après le roman éponyme de Ian McEwan où elle travaille de nouveau avec Brenda Blethyn. Son interprétation lui méritera une nomination aux Bafta et aux Golden Globes 2011.

 

En 2011 toujours, elle est choisie pour un nouveau grand rôle ; celui de la psychanalyste  russe Sabina Spielrein dans « A dangerous method » réalisé par David Cronenberg, film qui sera présenté au Festival de Venise et verra les critiques se partager sur son interprétation. En 2012, Keira est choisie pour une version magnifique  d’Anna Karénine  d’après Tolstoï par le metteur en scène Joe Wright et y laissera un souvenir prenant. (Voir ma critique en cliquant ICI ), tandis que 2014 sera une année riche pour cette jeune actrice  avec « New-York melody » de John Carney et « The imitation game »  de Alain Turing qui obtiendra le prix du Public et une ovation des critiques au Festival de Toronto. Par ailleurs, la beauté délicate de Keira a fait d’elle l’égérie des parfums Chanel.

 

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KEIRA KNIGHTLEY - PORTRAIT
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 10:35

1920 - 1985

 

Yul Brynner relève désormais de la légende hollywoodienne, car il est devenu indiscutablement un mythe du 7e Art. Né en Russie, il en avait le caractère indomptable, celui des immensités sauvages, et une insoumission quasi biologique. Fier et indépendant, il vit à Paris de 1934 à 1941 et en profite pour étudier, mais il quitte rapidement l'école pour jouer de la guitare dans un orchestre gitan qui se produit dans les boîtes de nuit à la mode. Il intègre ensuite la troupe du Cirque d'hiver en tant que trapéziste et rencontre Georges et Ludmilla Pitoëff qui l'engagent au théâtre des Mathurins comme machiniste. Il y sera acteur à l'occasion.

 

Quand la Seconde guerre mondiale éclate, il part pour Londres où il se lie à Michael Tchekhov. L'auteur l'engage en 1941 pour participer à la tournée américaine de l'adaptation de La Nuit des rois de Shakespeare. Pendant la guerre, Yul Brynner anime les émissions en français de la station The Voice of America. Son premier succès sur scène date de 1945 à Broadway dans  Lute Song au côté de Mary Martin.

 

Yul Brynner revient en France pour faire ses débuts au cinéma dans La Brigade des stupéfiants de Laslo Benedek en 1949. Dans ce rôle de gangster, il arbore déjà un regard étonnement intense. De retour aux Etats-Unis en 1951, il monte au théâtre de Broadway Le Roi et moi. La comédie musicale de Rodgers et Hammerstein remporte un énorme succès. Yul Brynner  se rase le crâne pour la première fois et joue la pièce plus de quatre mille fois. Connu par l'Amérique entière grâce à ces nombreuses représentations, il devient une célébrité mondiale et remporte l'Oscar du Meilleur Acteur pour son rôle dans l'adaptation cinématographique de la pièce réalisée en 1956 par Walter Lang. De ce rôle du roi Siam, il dit : "J'étais complètement amoureux du roi après avoir lu le script". Dès lors, son image restera attachée à ce monarque au crâne rasé, à la voix grave et au regard profond.

 

Ce succès lui permet d'être choisi pour des rôles à sa mesure. Il incarne les personnages de Ramsès dans Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille en 1956, de Salomon dans Salomon et la reine de Saba de King VIdor en 1959 et de Tarass Boulba dans le film Taras Bulba de J. Lee Thompson en 1962. Son deuxième succès mondial vient avec Les Sept Mercenaires de John Sturges en 1960. Sa carrière semble devoir prendre un nouvel essor, mais on ne lui confie plus de rôles importants. Il se tourne alors vers son premier amour : le théâtre. Outre Le Roi et moi, il joue dans de nombreuses pièces à Broadway, dont L'Odyssée dans les années 1960. En 1960 également, il revient en France pour coproduire le dernier film de Jean Cocteau Le Testament d'Orphée dans lequel il joue.

 

Généreux de nature, il transmet son talent en donnant des cours d'art dramatique. Il s'engage aussi aux côtés de réfugiés et milite à l'ONU, organisme mondial pour lequel il tourne des documentaires et écrit le livre Bring Forth the Children. Témoin privilégié de la création du Festival du Cinéma Américain de Deauville - il y viendra en 1977 - Yul Brynner a reçu cette année 2014 un vibrant hommage de la part des organisateurs que le public a partagé avec enthousiasme. Il mourra à l'âge de 65 ans, laissant l'image indélébile d'un acteur hors normes d'une incroyable présence et photogénie.

 

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YUL BRYNNER - PORTRAIT
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 10:28
MARIE DUBOIS,  LA LUMINEUSE

Elle m’avait toujours touchée par sa fraîcheur, ses yeux d’un bleu transparent emplis de mélancolie, avec quelque chose, dans la délicatesse de ses traits, d’une Blanche Neige égarée au XXe siècle. Elle avait tout pour plaire : la beauté, la grâce, la gentillesse, la modestie, l'apparence lumineuse d’une éternelle jeune fille qui semblait  devoir attendrir les cœurs les plus endurcis. Je l’avais beaucoup aimée dans « La maison des bories » de Jacques Doniol-Valcroze en 1970, tant elle était à l’unisson de ce paysage sauvage et pur, de cette vie simple qui lui allait comme un gant. Cette femme, dont on ne parlait plus dans les gazettes, est partie de ce monde sur la pointe des pieds dans sa maison de retraite de Lescar près de Pau le 15 octobre 2014  à l’âge de 77 ans, après avoir longtemps souffert d’une sclérose en plaques qui s’était déclarée très tôt, ce qui explique son progressif effacement dès la fin des années 1970.

 

Elle s'en expliquait ainsi sur le site Doctissimo, dans un entretien datant du 25 février 2003 : « J'avais 23 ans lorsque la maladie s'est déclarée. C'était après le tournage du film de François Truffaut « Tirez sur le pianiste ». Heureusement, cette première alerte n'a pas été trop sévère et je me suis empressée de l'oublier ; mais la maladie, elle, ne m'a pas oubliée Elle m'a rattrapée après le tournage de « La menace », avec Alain Corneau, quelques vingt ans plus tard. Ces années de répit m'ont permis de mener à bien ma carrière sans que la maladie ne soit omniprésente. »

 

 

Elle était née Claudine Lucie Pauline Huzé, le 12 janvier 1937, à Paris. Son adoubement cinématographique correspondra à celui de la Nouvelle Vague et sa première et brève apparition à l'écran aura lieu dans un film d'Eric Rohmer "Le signe du lion" en 1959. On la retrouve ensuite chez Jean-Luc Godard, au côté d'Anna Karina, dans « Une femme est une femme » en 1961. Mais son véritable Pygmalion se nomme François Truffaut. C'est lui qui la remarque à la télévision, lui qui la torture dans un casting où il la pousse, vainement, à l'insulter, lui qui choisit enfin son nom de scène. Celui-ci est emprunté à un roman de Jacques Audiberti, intitulé Marie Dubois, publié en 1952. L'histoire d'un policier obsédé par les femmes mais qui, ne pouvant en posséder aucune, finit par tomber amoureux d'une morte qui les incarne toutes.

 

Ces motifs si truffaldiens annoncent en même temps, avec une intuition renversante, son destin d'actrice, sa douceur, sa malléabilité, sa discrétion, sa propension au  registre dramatique de la souffrance. Après «  Tirez sur le pianiste » (1960) et « Jules et Jim » (1962), elle part vers d'autres horizons, alternant les films grand public comme  « Les grandes gueules » de Robert Enrico en 1964 et «  La Grande vadrouille » de Gérard Oury  en 1966, avec des films plus singuliers : « Le voleur »  de Louis Malle en 1966, « Vincent, François Paul et les autres » de Claude Sautet en 1974, «  Mon oncle d'Amérique » d'Alain Resnais en 1980. 

 

Par la suite, victime de sa maladie, elle n’aura que rarement l'occasion de mettre son talent au premier plan, mais il sera néanmoins récompensé par un César de la meilleure actrice dans un second rôle pour son incarnation surprenante de femme jalouse et machiavélique dans « La Menace » d'Alain Corneau (1977). Immobilisée désormais dans un fauteuil roulant, elle consacrera son temps à lutter pour une meilleure connaissance de cette maladie et écrira un livre de souvenir publié chez Plon   "Je n’ai pas menti, mais je n’ai pas tout dit". Elle avait eu la douleur de perdre son mari Serge Rousseau en 2007, agent et acteur de cinéma et père de sa fille Dominique, qui avait toujours été auprès d'elle dans les moments d'épreuve. Elle repose aujourd'hui à Ville-d'Avray auprès de lui.

 

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MARIE DUBOIS,  LA LUMINEUSE
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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 10:16
FABRICE LUCHINI, LE CROQUEUR DE MOTS

 

Les gens se vengent des services qu’on leur rend.

Un public est constitué d’une multitude de solitudes.

La presse, c’est la fausse alerte permanente.

 

Voilà trois pensées d’un acteur qui, à l’évidence, sort des sentiers battus et a imposé, au théâtre comme au cinéma, une personnalité en tous points exceptionnelle.
Au commencement étaient les mots, les mots que Luchini, le plus littéraire de nos acteurs, croque avec une volupté et une gourmandise non dissimulées. Car c’est bien l’amour du verbe, la passion des mots qui dominent sa vie et ont décidé de son destin. Rien ne disposait, en effet, Robert Luchini, né en 1951 à Montmartre où son père, fils d’immigré italien, vendait des fruits et légumes tandis que sa femme faisait des ménages, à devenir le comédien que l’on sait. Peu doué pour les études, son père le place comme apprenti-coiffeur dans un salon de l’avenue Montaigne où, découvrant dans ce milieu chic le pouvoir des mots, sa capacité à faire rire les clientes le fait renvoyer par le patron qu'exaspèrent  les numéros de cet histrion. C’est alors qu’il croise la route de Philippe Labro dans une discothèque d'Angoulême. Ebloui par sa tchatche, ce dernier lui confie un premier rôle au cinéma. Nous sommes en 1969, le film a un titre prémonitoire : Tout peut arriver.

 

L’autre bonne fée de Luchini s’appelle Eric Rohmer, autre grand littéraire. Intéressé par un jeune homme qui a à ce point l'amour des textes, il lui confie un petit rôle dans "Le genou de Claire" en 1970, puis le fera jouer dans cinq autres de ses films. Malheureusement, sa performance dans "Perceval le Gallois" en 1978 l’enferme dans une image d’acteur bizarre, au physique asexué et à la voix flûté. Il ne se sortira de ce piège que grâce à son opiniâtreté, ne rechignant ni devant les petits rôles, ni devant les navets et vivant le reste du temps d’emplois de coursier et autres petits boulots. Peu après, l’autodidacte découvre Freud, Nietzsche et Céline et retourne à l’école du spectacle sous la férule de Jean-Laurent Cochet. Il y apprend que le savoir peut être gai, à commencer par le goût de la rigueur et du travail.

 

Tout change pour lui en 1990 avec "La discrète" de Christian Vincent où il crève l’écran en séducteur littéraire et hâbleur qui tourne la tête d’une jeune fille choisie au hasard, à force de théories paradoxales. Luchini prend du galon et devient une vedette à part entière, alternant films d’auteurs et succès populaires. Il obtiendra un César pour un second rôle dans "Beaumarchais l’insolent" en 1996, puis on le verra successivement dans "Le Bossu"  (1997),  "Les Femmes du 6e étage", "Potiche" ou "Alceste à bicyclette". S’il peut tout jouer, il compose le plus souvent, d’opus en opus, un personnage qui lui ressemble, irrésistible bavard, raisonneur et fantasque, misanthrope et observateur passionné par la nature humaine. A l’heure du marmonnage triomphant, il se plaît à rappeler que l’essentiel du métier d’acteur est dans la diction. La sienne est unique, d'une précision chirurgicale, détachant chaque syllabe, mais sans que l'émotion ne cesse d'être prégnante.

 

Pessimiste à l’égard d’une époque soumise aux lieux communs et à la dérision, Luchini a à cœur de remettre sur le devant de la scène les valeurs de la culture auxquelles il tient, sans tomber néanmoins dans la délectation morose. Comme Muray ou Cioran, il sait rendre ses dégoûts drolatiques et ses hauts de cœur jubilatoires. Plus Philinte qu’Alceste, il n’oublie jamais la joie qu’il a à faire ce métier et sa mission de le transmettre : « C’est le seul métier où c’est un devoir. Tu transmets ton état d’esprit, et si tu n’as pas une joie, une passion, il faut arrêter. Un individu qui monte sur une scène ne vient faire qu’une chose : communiquer l’amour qu’il a de la chose dont il a la charge ». Peut-on espérer une définition plus ambitieuse du métier de baladin ?

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 09:37

 

 

 

L'actrice américaine aurait été terrassée par "un accident cardio-vasculaire", selon le site dédié à la vie des célébrités TMZ, qui avait initialement donné l'information sur son décès. L'hebdomadaire Variety précise qu'elle est décédée dans son domicile de l'immeuble Dakota à New York.

 

Une voix et des yeux. Lauren Bacall a envoûté le cinéma hollywoodien par sa voix grave, sa longue silhouette et son regard bleu glacé pendant plus de 60 ans de carrière. Née le 16 septembre 1924 à New York, Betty Joan Perske de son vrai nom, est la fille unique d'immigrants juifs roumano-polonais, de la famille de l'ancien président israélien Shimon Peres.

 

Un couple mythique avec Bogart. Elle a été révélée au grand public dans "Le port de l'angoisse", de Howard Hawks, à l'âge de 19 ans, en 1944, aux côtés d'Humphrey Bogart, avec qui elle formera un couple mythique au cinéma et à la ville. Elle a été son épouse pendant 12 ans jusqu'au décès de l'acteur en 1957. C'est de nouveau à côté de Bogart qu'elle jouera dans un autre film culte, "Le grand sommeil", deux ans plus tard. On la verra également dans La femme aux chimères ( 1950) de Curtiz, Comment épouser un millionnaire (1953) de Negulesco, La femme modèle (1957) de Minnelli, Le crime de l'Orient-Express (1974)  de Lumet, Le dernier des géants (1976) de Siegel, Prêt-à-porter (1994) de Altman et Dogville (2004) de von Trier.

 

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LAUREN BACALL, LE PLUS BEAU REGARD D'HOLLYWOOD S'EST ETEINT
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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Texte Libre

Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

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