Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 10:58
KATE WINSLET

 
Actrice britannique née a Reading dans le Berkshire le 5 octobre 1975, Kate Winslet sera propulsée d'un coup au sommet de la notoriété à l'âge de 22 ans, grâce au cinéaste James Cameron qui l'engage pour être avec Leonardo DiCaprio l'une des  figures de proue de son film "Titanic" ( 1997 ). Film le plus cher  jamais réalisé, mais comptant aussi parmi les plus grands succès, il cumule les records et gère avec justesse effets et sentiments. Ici, l'histoire d'amour l'emporte sur le déluge technologique. Réalisé avec souffle, malgré une musique un peu trop envahissante, l'histoire est celle du paquebot mythique et des amours impossibles entre une aristocrate fortunée et un jeune artiste sans le sou qui feront beaucoup sanglotter dans les chaumières. Il n'en reste pas moins que "Titanic" est une belle réalisation qui aura eu, entre autre mérite, celui de faire sortir du quasi anonymat deux acteurs de tout premier plan : Kate et Leonardo devenus, depuis lors, des figures emblématiques du 7e Art.

 

Les débuts de Kate se feront à la télévision dans une série de science-fiction avant qu'elle n'obtienne un rôle dans "Raison et sentiments" ( 1995 ), un film de Ang Lee aux côtés d'Hugh Grant et d'Emma Thompson. Et, pour la première fois d'une longue série, elle sera nominée aux Oscars dans la catégorie "Meilleur second rôle féminin". Très à l'aise dans les films d'époque, Kate campe Ophélie dans l'Hamlet de Kenneth Branagh en 1996, mais c'est évidemment dans celui de Rose, jeune femme éprise de liberté, qu'elle s'impose l'année suivante sous la direction de Cameron. Aimant les défis, l'actrice, dès 2003, va changer de registre  et accepter de jouer dans La vie de David Gale d'Alan Parker, un film sur la peine de mort, puis elle sera saluée en 2004 pour sa prestation dans "Eternel Sunshine of the Spotless Mind" du réalisateur français Michel Goudry, qui lui méritera sa quatrième nomination aux Oscars. Elle jouera également dans "Romance and Cigarettes" en 2005 et dans un drame politique "Les fous du roi " de Steven Zailliau où elle a pour partenaires Sean Penn, Jude Law et Anthony Hopkins. Enfin, dans le drame "Little Children" ( 2006 ) de Todd Field, elle récolte une cinquième nomination.

 

Ce sera douze ans après "Titanic" que ce prestigieux trophée, souvent proposé et jamais gagné, couronne enfin son interprétation bouleversante de Hanna Schmitz dans "The Reader " de Stephen Daldry, face à Ralph Fiennes. Pour ce rôle qu'elle joue avec finesse et un mélange subtil de froideur et de gravité, elle reçoit les deux Golden Globes de la catégorie féminine, ainsi que le Bafta de la meilleure actrice dans un rôle principal et enfin l'Oscar de la Meilleure actrice. Consécration suprême pour une remarquable actrice et une jeune carrière conduite avec intelligence et discernement. On l'a vue récemment dans "Carnage" de Roman Polanski, donnant la réplique à Jodie Foster, Christophe Waltz et John C. Reilly d'après la pièce de Yasmina Reza, huis-clos où deux familles s'affrontent en un véritable règlement de compte à la suite des disputes intervenues entre leurs enfants respectifs et que je trouve, personnellement, très décevant. Enfin Kate Winslet prête son joli visage à la marque Lancôme et celle de haute couture St John. Mais elle est avant tout une actrice de race qui, à l'écran, ne peut laisser indifférent aucun spectateur, tant chacune de ses composition est empreinte de naturel et de force. Mariée au metteur en scène Sam Mendes qui lui donnera un beau rôle dans "Les noces rebelles" auprès de son ami Leonardo, elle est mère de deux enfants et partage aujourd'hui sa vie avec Ned Roknroll. Nous la verrons en 2013 dans "Labor Day" de Jason Reitman. Sa carrière est actuellement à son apogée.

 

 Pour consulter la liste de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES ARTICLES - ACTEURS DU 7e ART

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

 

  pubKateWinslet3Hiv0910.jpg

 

 

KATE WINSLET
KATE WINSLET
Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 10:20
ROBERT de NIRO - PORTRAIT

                                                                                    

Robert de Niro, d'origine italienne, est né à New-York le 17 août 1943 et s'est orienté, dès l'âge de 16 ans, vers une carrière d'acteur qui le conduira du Dramatic Workshop au célèbre Actors'studio. Il jouera en tournée dans "Cyrano de Bergerac" de Rostand, "Tchin Tchin" de François Billetdoux et "One night stands of a Noisy passenger" de Shelley Winters, avant de se tourner vers le 7e Art où il se fait tout de suite remarquer dans  "Bloody Mama"  de Roger Corman, avant de remporte le New-York Film Critics Award du meilleur second rôle dans  "Bang the drum slowly"  de John Hancock et  "Mean Streets"  de Martin Scorsese. Sa carrière démarre en flèche et ne cessera plus de s'affirmer avec éclat.

 

 

                    Robert De Niro. Warner Bros. France


 

En 1974, son interprétation dans  "Le Parrain 2"  lui vaudra une nouvelle consécration, l'Oscar du meilleur second rôle, auquel s'ajouteront l'Oscar et le Golden Globe du meilleur acteur pour sa fulgurante apparition dans "Ragging Bull", ensuite une citation à l'Oscar et au Golden Globe pour  "Taxi Driver",  enfin un certain nombre d'autres citations tout aussi  prestigieuses, ce qui prouve que, dans chacun de ses rôles, cet acteur d'envergure frappe par la force qu'il insuffle à ses personnages, par sa virilité et son ironie. En effet, ses apparitions sur grand écran ne passent jamais inaperçues, d'autant qu'il sait choisir ses metteurs en scène et ne participe qu'à des films de qualité indiscutable. Perfectionniste et secret, de Niro se plaît aux métamorphoses et n'hésite pas à se placer en retrait des autres comédiens, de manière à donner plus de relief à ses interprétations et à les porter à un paroxysme de crédibilité et d'excellence.

 


                  Robert De Niro. Warner Bros. France James Franco et Robert De Niro. Quinta Communications


 

C'est ainsi qu'on l'a vu dans  "Mission" et  "Il était une fois en Amérique" où il est prodigieux dans des oeuvres qui le sont tout autant,  dans "Casino",  "Voyage au bout de l'enfer",  "Blessures secrètes",  "Les nerfs à vif",  etc.  En 1988, avec Jane Rosenthal et la Société Tribeca Productions, il réalise son premier long métrage : " Il était une fois le Bronx"  qui sera suivi d'une quinzaine d'autres, dont  "Des hommes d'influence et Mafia Blues".  Il a également présenté, toujours avec Jane Rosenthal, en mai 2002, le premier Tribeca Film Festival, une manifestation destinée à relancer la vie culturelle de Manhattan après les attaques terroristes du 11 septembre 2001. En 2011, il présida le jury du Festival de Cannes et ne transigea pas davantage avec son souci permanent d'exigence. Récemment, on l'a vu dans un film inattendu qui traite des relations entre générations "Le nouveau stagiaire" où il était époustouflant de charme et de naturel.

 

 

Pour consulter les articles où figure l'acteur dont Mission et Casino, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

                      

 

 

                

 


            Carlotta Films Quinta Communications Warner Bros. 

 

 


 

Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 08:57

 

Rezo Films Pathé Distribution Pathé Distribution UGC

                                   

 
                                                          


Catherine Frot s'est installée lentement et sûrement au firmament du cinéma français, dont elle est devenue l'une des personnalités incontournables, une actrice capable, avec la même aisance et la même force de persuasion, de passer du comique au tragique, d'endosser les personnages les plus paradoxaux et, cela, sans céder jamais au cabotinage.

Née le 1er mai 1956 d'un père ingénieur et d'une mère professeur de mathématiques, sa vocation pour la comédie s'affirme très tôt et, dès l'âge de 17 ans, elle entre à l'école de la rue Blanche, puis au Conservatoire. A 21 ans, elle devient la co-fondatrice de la compagnie du "Chapeau Rouge", lieu où elle fera la connaissance de Jean-Pierre Daroussin. Sa vocation première est le théâtre où elle s'épanouit pleinement dans des rôles classiques, mais elle est bientôt remarquée par le monde du cinéma et décroche son premier rôle dans "Mon oncle d'Amérique" de Resnais. En 1986, elle sera nominée au César du meilleur second rôle pour sa prestation dans le film "Escalier C" de Jean-Charles Tacchella. Sa carrière est dès lors lancée et en 1985 elle obtient un triomphe dans le spectacle de Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui "Un air de famille". C'est à cette occasion que le grand public la découvre vraiment, d'autant mieux qu'elle obtient le Molière du meilleur second rôle et que Cedric Klapisch décide d'adapter la pièce à l'écran et que le succès est de nouveau au rendez-vous avec, pour Catherine Frot, le César en 1997. Désormais, les films ne vont plus cesser de s'enchaîner. Ce seront :

 

Le dîner de cons
La dilettante
7 ans de mariage
Vipère au poing
Mon petit doigt m'a dit
Le passager de l'été
La tourneuse de page
Odette Toulemonde
L'empreinte de l'ange
Les saveurs du palais

et dernièrement Marguerite

 

Sans compter sa carrière théâtrale tout aussi brillante. A chacune de ses apparitions, son talent, son naturel ne cessent de nous séduire. Elle peut tout jouer, être touchante, austère, drôle, sans sombrer dans la caricature et révèle ainsi une personnalité à multiples facettes qui subjugue les cinéphiles les plus exigeants. Pas vraiment belle, mieux que cela intéressante et expressive, elle fait preuve d'une présence inouïe. Par ailleurs, héroïne d'oeuvres qui revisitent le patrimoine national ( "Vipère au poing", "Boudu" ), elle est devenue très populaire et touche un public de plus en plus large. Elle sait articuler autour de sa personnalité les représentations les plus diverses de la femme, ce qui fait d'elle une actrice en mesure de se glisser dans les contradictions les plus surprenantes sans jamais paraître décalée ou  invraisemblable. C'est dire quel boulevard s'ouvre encore devant elle, si elle reste cohérente dans ses choix. 

 

Récemment, elle est apparue dans des films qui n'étaient pas des chefs-d'oeuvre "Bowling" et "Associés contre le crime", tous deux de 2012, ce qui prouve combien l'actrice est sollicitée, mais a pris sa revanche avec "Les saveurs du palais", mis en boîte en 2012 également, où elle retrouve un rôle à sa mesure. Une nouvelle réussite à son actif. Aujourd'hui, elle nous surprend et nous captive dans "Marguerite" où elle est tour à tour ridicule et poignante, risible d'inconscience et admirable d'audace, frôlant le génie à force d'ingénuité. Catherine Frot rend ce personnage incroyablement émouvant, d'autant qu'il est le seul de l'histoire à être sincère au centre d'un tableau corrosif et drôlatique de l'hypocrisie sociale. Elle est sans nul doute notre plus grande actrice française, en mesure  de tout aborder avec intelligence, humour, conviction, émotion et panache. Une valeur sûre.



Pour prendre connaissance des films où apparait Catherine Frot, cliquer sur le lien ci-dessous :

  

LISTE DES FILMS DU CINEMA FRANCAIS

 

Et pour consulter la liste des articles de la rubrique LES ACTEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES ARTICLES - acteurs du 7e Art
 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

106983.jpg catherine-frot-414852.jpg

Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 09:44
PAUL NEWMAN

  

                                                   1925 - 2008

 


Il était le dernier des grands acteurs de l'après-guerre, une belle gueule qui avait enflammé la pellicule et contribué grandement à la légende hollywoodienne. Son regard bleu sans concession, sa détermination, son sérieux avaient vite fait de le placer au sommet de l'affiche, dont d'ailleurs il ne redescendra jamais. Paul Newman, c'était d'abord une présence et, dans l'action, quelqu'un de ferme,  d'inaltérable comme  l'acier. Avec lui, on ne tergiversait pas : on sentait d'emblée un homme décidé à aller au bout des choses... absolument.

 

Ce beau gosse du cinéma américain avait dans ses veines un heureux mélange de sang juif, hongrois, polonais et slovaque. Son père, tenant un magasin d'articles de sport à Cleveland, espérait que son fils prendrait sa suite. Mais le sort allait en décider autrement. En 1943, le jeune homme s'engage comme radio/mitrailleur lors de la guerre du Pacifique. Blessé, cet accident le rend désormais inapte au sport, l'incitant à se consacrer au théâtre. Entré à l'Acto's Studio, il monte sur scène à Broadway dans "Picnic" en 1953 et, deux ans plus tard, comme l'un des interprètes de "The disperate hours" où il séduit le public et se voit proposer un rôle au cinéma dans "Le calice d'argent" du réalisateur Victor Saville, sa première prestation à l'écran.

 

Sa notoriété ne se fera pas attendre longtemps, grâce à deux films qui font date dans la filmographie hollywoodienne : "Le gaucher" d'Arthur Penn en 1957 et "La chatte sur un toit brûlant" en 1958 où il s'impose face à l'irrésistible Elisabeth Taylor, les plus beaux yeux violets du 7e Art. Dorénavant, il ne tournera plus qu'avec les très grands. Ce seront successivement  "Exodus" ( 1960 ), "L'Arnaqueur" ( 1961 ), "Bush Cassidy" et le "Kid" ( 1969 ), "L'arnaque" ( 1973 ), "Le verdict" ( 1982 ). En 1958, il avait épousé en secondes noces l'actrice Joanne Woodward qu'il avait rencontrée lors du tournage de "Les feux de l'été" et avec laquelle il battra un record : celui du couple marié à Las Vegas qui a la plus longue existence matrimoniale, puisque seule la mort les séparera et avec laquelle il aura 3 filles après avoir eu 3 autres enfants de sa première épouse Jacquie White. Son fils aîné Scott décédera en 1978 d'une overdose.



paul-newman-dies.jpg

 

Trente neuf fois nominé aux Golden Globe Award, il sera couronné par l'Oscar pour son rôle dans "La couleur de l'argent" de Martin Scorsese en 1986. L'acteur est également connu pour son implication dans le sport automobile à la suite du film "Virages", où il tenait le rôle d'un pilote tentant de concilier sa vie sentimentale et sa carrière. Ne pouvant plus viser les sommets pour raison d'âge, il parvient néanmoins à décrocher une seconde place aux Vingt-Quatre heures du Mans sur une porsche 935 en 1979. Et, par la suite, il créera une écurie de CanAm puis de CART/champ Car en partenariat avec Carl Haas, une figure bien connue du milieu automobile.

 

Parallèlement à sa carrière d'acteur, Paul Newman s'investie dans les actions caritatives auprès des enfants cancéreux pour lesquels il organise des camps de vacances et sera généreux, d'autre part, pour financer des Centres de désintoxication. Avec son épouse, il crée la fondation "Scott Newman" en souvenir de son fils dont le but est bien entendu de lutter contre la drogue et ses conséquences. Atteint d'un cancer du poumon, il annonce en mai 2007 la fin de sa carrière cinématographique et meurt à l'âge de 83 ans le 26 septembre 2008 à Westport dans le Connecticut.

"Je ne suis plus capable de travailler - avait-il dit - au niveau que je souhaite. Quand on commence à perdre la mémoire, la confiance, sa capacité d'invention, il vaut lieux tout arrêter."

 

Acteur de grand talent et homme de grand coeur, Paul Newman ne défrayait la chronique que pour les bonnes causes et a su, au travers de 63 longs métrages, imposer un regard,  une présence qui était tout simplement magnétique. Lui-même réalisa 5 films : en 1968 "Rachel, Rachel" ; en 1971 "Le clan des irréductibles" ; en 1972 "De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites" ; en 1983 "L'affrontement" et en 1987 "La ménagerie de verre".

 

Connu et respecté pour sa discrétion, il n'en a pas moins, et à juste raison, critiqué les dérives d'Hollywood et de l'Amérique en général. Pour nous, qui ne l'avons pas quitté, revoir ses films sera toujours un immense plaisir. Son regard bleu continuera longtemps à hanter la pellicule, parce qu'il avait, en plus de la perspicacité, de l'exigence, de la rigueur et une infinie élégance morale.

 

Pour consulter la critique du film La chatte sur un toit brûlant, cliquer sur son titre :

 

LA CHATTE SUR UN TOIT BRULANT de RICHARD BROOKS

 

Et pour prendre connaissance des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES ARTICLES - ACTEURS DU 7e ART

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

PAUL NEWMAN
Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 10:22

300_keitel_harvey_lc_090110.jpg

 


Visage taillé à la serpe, chevelure blanche, l'acteur Harvey Keitel, l'inoubliable interprète de " Mean Streets " de Scorsese ( 1973 ), de " La leçon de piano " de Jane Campion ( 1993 ) et de " Pulp Fiction " de Quentin Tarantino ( 1994 ) était à Deauville pour le week-end où le 38ème Festival du film américain lui rendait hommage. Que pense-t-il du 7e Art de son pays, lui qui fut tour à tour acteur et producteur - qu'il s'infantilise - avoue-t-il - et sur une grande échelle. La culture s'effronde et c'est un phénomène mondial qui s'est développé pour toutes sortes de raison : politiques, économiques, religieuses. Et surtout par avidité et cupidité. Quand l'argent parle, c'est la culture qui déguste !  L'esprit d'aventure, de découverte ne souffle plus dans ce business. Autrefois, les jeunes n'avaient pas de budget, ils tournaient les week-ends parce qu'il fallait bien travailler durant la semaine pour payer le loyer ! A l'époque, on se rencontrait dans la rue ; j'ai connu Martin Scorsese alors qu'il était étudiant. J'étais moi-même sténo au tribunal de Manhattan. Plus tard, j'ai fait la connaissance de Quentin Tarantino par l'intermédiaire d'une amie de l'Actors Studio. Lorsque j'ai lu le scénario de " Réservoir dogs ", j'ai vu tout de suite l'étendue de son talent et j'ai co-produit le film, en même temps que j'entrais dans la peau de l'implacable M. White.

 

Alors aujourd'hui, à l'exception de quelques-uns comme Spielberg, on dicte ce que l'on veut faire. Les enjeux économiques interfèrent dangereusement avec l'art. Et les séries télévisées ne valent pas mieux. Certaines comme " Mad Men " sont épatantes. Mais le reste du temps, je les trouve pathétiques. J'en sais quelque chose ! J'ai joué dans " Life on Mars " avec des équipes talentueuses, malheusement dirigées par des gens guidés par le profit. Mon parcours a été effectué comme un long cheminement, souvent difficile, parsemé de chutes et de moments de grâce. Avec une étape marquante, l'Actors Studio, où j'ai eu le privilège d'apprendre auprès des plus grands comme Elia Kazan. Je n'oublie pas non plus une autre expérience fondamentale : mon engagement dans les marines à 17 ans. Je suis issu d'un milieu pauvre et je voulais être le héros de ma propre vie. J'ai bourlingué pendant trois ans pour finalement rentrer au bercail parce que ma mère me manquait. C'est chez les marines que j'ai lu mon premier livre "Dear and glorious physician " de Taylor Caldwell !

 

Après je me suis lancé dans le cinéma et parce que je ne trouvais pas de bons rôles aux Etats-Unis, j'ai beaucoup tourné avec des cinéastes européens. C'est Bertrand Tavernier qui, le premier, a cru en moi. Après avoir vu  " L'horloger de Saint Paul ", j'avais dit à ma petite amie du moment combien j'aurais aimé tourner un film avec un tel réalisateur. Trois jours après, je recevais une proposition pour jouer dans " La mort en direct ". Une incroyable coïncidence et le début d'une grande aventure internationale avec Ettore Scola, Abel Ferrara, Jane Campion et qui, à ce jour  je l'espère, n'est pas terminée.

 

De père roumain et de mère polonaise, Harvey Keitel est né à New-York le 13 mai 1939. Dès le début de sa carrière, il a su se singlulariser en acceptant de s'engager avec des metteurs en scène débutants mais dont il avait deviné le potentiel de talent. C'est ainsi qu'il a tourné dans le premier film de Scorsese  Who's that knocking at my door ? , ainsi qu'avec Ridley Scott et James Toback. Son jeu, tout en intensité intérieure, le place parmi les plus grands acteurs du 7e Art et l'hommage rendu à Deauville était pleinement justifié.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES ARTICLES - ACTEURS DU 7e ART

 

 

 

Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 10:05

a8s81cldq1wdc1d8.jpg    

                                               1918 - 1987

 

Avec "Gilda", elle est devenue du jour au lendemain la femme fatale par excellence, l'atomic Gilda, la briseuse de coeur, la rousse au pouvoir d'attraction irrésistible avec un côté sombre exploité par la pellicule qui n'avait d'autre objectif que de l'entourer d'une aura de mystère et de diaboliser sa troublante sensualité. En effet, "Gilda" de Charles Vidor, qui sort sur les écrans à la fin de la guerre, dégage un érotisme brûlant qui atteint son paroxysme lors du numéro musical que la jeune femme interprète langoureusement en retirant ses gants au rythme de la musique. La pin-up, dont les G.I. avaient peint l'effigie sur la bombe atomique lancée sur l'atoll de Bikini, est consacrée pour l'éternité comme la vamp américaine. D'autant qu'elle enchaîne avec "La dame de Shanghai" d'Orson Welles, son mari, en 1946. L'affiche la montre en blonde platine, les cheveux courts, alors que le slogan précise : " Vous ne savez rien de la perversité ! " Le film étant, sans doute, destiné à nous l'apprendre. Il est vrai que ce personnage n'est rien moins que machiavélique et ternira un peu l'image de la femme pulpeuse chantant et dansant avec talent qu'elle affichait dans l'opus précédent. Si bien que l'on reprochera à Orson Welles de l'avoir chargée pour se venger de ses infidélités, ce qui est probablement injuste.

 

Gilda_trailer_hayworth1.jpg  Gilda

 

 Ainsi, après ces deux films, est-elle devenue un mythe, une icône rayonnant sur le 7e Art de son époque. Reine de beauté incontestable, elle fut élevée au rang suprême de déesse de l'amour, faisant la couverture des magazines les plus en vue et séduisant un public toujours plus large avec une comédie musicale comme "La reine de Broadway" avec Gene Kelly pour partenaire et de nouveau Charles Vidor comme réalisateur. Car la belle sait danser, formée dès l'enfance par son père Eduardo Cansino d'origine sévillanne et danseur professionnel. Sa mère Volga, née Haworth, était également danseuse et fille d'un acteur irlandais. La petite Rita est donc venue au monde dans le milieu du spectacle et fera ses premiers pas sur scène à l'âge de 4 ans avec éventail et castagnettes, lors d'un récital à Carnegie Hall.

 

Son père ne cessera d'exiger d'elle un travail intense, lui imposant des cours de danse astreignants, persuadé que l'avenir est aux comédies musicales. Si bien que, dans cette perspective, il créera une école de danse à Los Angeles, espérant poursuivre une carrière au cinéma qui semblait s'intéresser de plus en plus au monde de la danse. Douée de grâce et de charme, la petite Rita commence à retenir l'attention des quêteurs de talent, d'autant qu'elle est très belle : une chevelure somptueuse, un sourire éblouissant ; il suffira d'éclaircir ses cheveux, de la faire maigrir car elle est ronde, d'épiler ses cheveux afin d'agrandir son front et le tour sera joué... D'ailleurs elle dansera dès son premier film "L'enfer"  en 1935 aux côtés de Spencer Tracy et c'est son père qui en réglera la chorégraphie.

 

Mais la Fox a des soucis d'argent et la licencie. Par chance, de bonnes fées veillent sur elle et un homme d'affaires, qui a aussitôt évalué son potentiel, ne tarde pas à lui trouver des contrats avec des firmes moins prestigieuses mais qui ont le bon goût de la faire tourner. Elle épousera l'homme pour fuir son étouffante famille et se pliera à ses exigences en se teignant en rousse, en se faisant arracher plusieurs molaires afin de creuser ses joues et en changeant son nom de Cansino pour Hayworth. Ne répond-t-elle pas désormais aux critères des studios hollywoodiens ?  Certes, aussi apparaît-elle pour la première fois, à la suite de ces transformations, dans "Criminels de l'air"  en 1937 et entre-t-elle à la Colombia où son destin s'amorce. Ultérieurement, remarquée dans le film d'Howard Hawks "Seuls les anges ont des ailes"  auprès de Cary Grant et de Jean Arthur, elle emballe les critiques et le public masculin et voit ses émoluments se multiplier par dix au cours des années suivantes. Après plusieurs films mineurs, Rita tourne avec la 20th Century Fox dans "Arènes sanglantes"  de Darryl Zanuck, fasciné par sa gestuelle sensuelle et son éclat. Si bien qu'elle est définitivement lancée et jouit d'une popularité considérable auprès des G.I. engagés dans la Seconde Guerre mondiale.

 

gilda-1946-08-g.jpg

 

                                              Dans Gilda avec Glenn Ford

 

A la Columbia, l'actrice va avoir la chance de danser à deux reprises avec Fred Astaire dans "L'amour vient en dansant" et "O toi ma charmante". Lors de ce dernier, le couple explose littéralement  dans un pas de deux d'une grande sensualité. Fred Astaire écrira d'ailleurs qu'il prît beaucoup de plaisir à danser avec Rita et précisera que " chacun de ses mouvements épousaient les siens ". C'est l'époque où on lui prête des liaisons avec Victor Mature, David Niven et Howard Hugues, le collectionneur de conquêtes féminines. C'est aussi celle où elle se sépare de son mentor Edward Judson devenu jaloux et menaçant.

Le 7 septembre 1943, elle épouse Orson Welles et rejoint le plateau de la comédie musicale "La Reine de Broadway", opus précurseur des films musicaux qui marqueront les années 50 et où elle révélera une fois encore ses qualités de danseuse. A sa sortie, en 1944, le film est un triomphe sans précédent qui assied définitivement la renommée internationale de l'actrice. Mais l'apothéose sera atteinte avec "Gilda", le film phare de sa carrière, prouvant s'il était encore nécessaire son pouvoir érotique, et la faisant entrer dans la légende des déesses hollywoodiennes. Cependant, et malgré la naissance d'une petite fille, son mariage avec Orson  bat de l'aile, en proie à des scènes de jalousie permanentes, d'un côté comme de l'autre. Pour cadeau de rupture, Welles offrira à Rita le rôle étrange et fascinant de "La dame de Shanghai", où le final est devenu un moment d'anthologie, celui où Elsa Bannister, l'héroïne interprétée par Rita, agonise au milieu d'un labyrinthe de miroirs qui multiplie à l'envi son reflet. Leur divorce sera prononcé peu après.

 

600full-ritad630-2627d.jpg

 

C'est alors que les désillusions commencent. Son mariage avec le prince Ali Khan fait d'elle une princesse non plus seulement à l'écran mais dans la vie civile, sans lui apporter d'autre bonheur que la naissance d'une seconde fille Yasmina. Le conte de fée sera de courte durée et son retour à Hollywood comme entaché de mélancolie. Elle tourne alors Salomé, un film biblique réalisé par Rouben Mamoulian, dont le résultat est criblé d'invraisemblances et d'un goût douteux, bien que Rita reste éblouissante et infiniment suggestive dans la célèbre scène de la danse des "sept voiles ". Contactée pour être "La comtesse aux pieds nus", elle abandonne le rôle à l'autre déesse d'Hollywood Ava Gardner, trop absorbée par les multiples difficultés et rebondissements de son divorce avec le prince Ali qui lui refuse la garde de leur enfant. Elle apparaît encore en 1957 dans "L'enfer des Tropiques" avec Robert Mitchum resté un ami fidèle, puis La blonde ou la rousse auprès de Frank Sinatra, et épouse en 1958 son cinquième mari James Hill, un producteur rencontré lors de ce dernier tournage.

Le déclin de Rita s'amorce durant les années 60. C'est l'apparition de la maladie d'Alzheimer qui l'emportera et dont on attribue à tort les symptômes à l'alcool. Bien qu'on lui propose toujours des rôles au cinéma et au théâtre, elle refuse la plupart  tant elle souffre d'épuisement et de graves troubles de mémoire. Elle fera encore une belle composition auprès de John Wayne dans "Le plus grand cirque du monde", puis dans "Sur la route de Salina" de George Lautner, où elle retrouve son partenaire et ami Glenn Ford. En 1981, placée sous tutelle, elle s'absente définitivement de la scène et de l'écran, veillée et soignée par sa fille Yasmina, et s'éteindra le 14 mai 1987 à New-York, laissant d'elle une impérissable image de beauté et de charme.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES ARTICLES - ACTEURS DU 7e ART

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

  529px-Rita_Hayworth_-1977-.jpg 

                      A 59 ans, en 1977, malade et encore si belle !

 

 

Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 09:07

01.jpg   

 

 

                                         1932 - 2011


Elle fut en même temps que la blonde Marilyn, la rousse Rita Hayworth, la sublime Ava Gardner, la légende ( brune ) d'Hollywood, à l'époque de son âge d'or et de ses femmes fatales, croqueuses d'hommes et de diamants, déesses à la séduction ravageuse pour lesquelles les superlatifs apparaissent désuets. Belle au delà de toute expression avec une peau diaphane, des yeux violets et une épaisse chevelure sombre, Elisabeth Taylor était une conquérante. Elle entendait que rien ne lui résistât, pas même la maladie qui, à plusieurs reprises, la conduira dans l'antichambre de la mort.

 

Elisabeth est née à Londres de parents américains le 27 février 1932. Son père dirigeait alors une galerie d'art et sa mère était actrice. Ses parents regagneront les Etats-Unis au début des hostilités entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne en avril 1939. La famille s'installe à Los Angeles, dont Mme Taylor est originaire et où le père s'empresse d'ouvrir une nouvelle galerie, bientôt fréquentée par de nombreuses célébrités hollywoodiennes, qui ne tarderont pas à remarquer l'exceptionnelle beauté de la petite fille. C'est ainsi que celle que l'on surnommera Liz entre tout enfant dans la  prestigieuse Mecque du 7e Art et sera choisie pour être l'héroïne de  La fidèle Lassie, puis de  Les quatre fille du docteur March. Dès lors, elle sera la petite fiancée de l'Amérique et  ne cessera plus de tourner et de défrayer la chronique, car son aura dépassera de beaucoup les étroites limites de l'écran.


Liz Taylor savait aussi bien jouer dans la fiction que dans la vie, au point que sa vie fut une incroyable fiction, où les maris et les amants se succédèrent mais également les maladies, les scandales et les cures de désintoxication, tant il est vrai que l'actrice ne savait pas faire les choses à moitié. Elle fut en toutes occasions une passionaria. C'est sans doute pourquoi son rôle dans La mégère apprivoisée, où elle donnait la réplique à Richard Burton, qu'elle épousa deux fois, est l'un des plus emblématiques.

Actrice dans une quarantaine de films, elle aimait interpréter des personnages extrêmes qui lui permettaient de libérer les pulsions de son tempérament porté naturellement vers le drame et la démesure. C'est ainsi qu'elle excellera dans La chatte sur un toit brûlant, Géant, Cérémonie secrète, Soudain l'été dernier et Qui a peur de Virginia Woolf, ce dernier opus lui méritant un second Oscar.


     


Son rôle dans Cléopâtre, où, à nouveau, elle se trouve face à Richard Burton marque l'apothéose hollywoodienne de sa carrière et un cachet fabuleux, sans doute l'un des plus lourds de l'histoire du cinéma,  mais ne rend pas vraiment compte de ses qualités d'actrice. On la préfère dans des interprétations plus subtiles où elle donnait tout d'elle-même avec une indéniable générosité.  

 


 40479-elizabeth_taylor.jpg


La fin de sa vie sera triste, car la beauté n'a pas le droit de vieillir et qu'elle en était l'une des représentations les plus accomplies. D'où l'insécurité dont elle souffrira toujours et la raison qui la fit se marier huit fois avec seulement sept maris, puisqu'elle épousa l'un d'eux à deux reprises, de même que les excès qui ne cessèrent de jalonner son périple terrestre. Elle avait écrit dans son livre-confession "Elisabeth dit tout", publié en 1988 : " L'une des rares fois où j'ai été vraiment heureuse est lorsque j'étais enfant, avant que je commence à tourner". Tout est dit du faux bonheur des stars.

 

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

 

LISTE DES ARTICLES - ACTEURS DU 7e ART

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

 

taylor_perles.jpg

elizabeth-taylor-et-richard-burton.jpg

 

 

 

Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 08:55

120-1255438991-ss2.jpg       

 

                                        1920 - 1991


D'elle, on peut dire qu'elle représentait la féminité dans sa douceur et sa finesse les plus extrêmes. C'était une femme dont le regard vous attendrissait et que tout homme devait avoir le désir de protéger. Des traits délicats, une chevelure châtain, des yeux d'un bleu presque transparent, Gene Tierney est naturellement émouvante et inspire la tendresse. Il y a en elle une mélancolie profonde, quelque chose qui vous fait penser que cette femme-là est faite pour souffrir, qu'elle est comme une apparition, à la fois irréelle et brisée.

 

Née à New-York dans une famille aisée, son père était courtier en assurances et sa mère professeur de gymnastique, elle aimait tout enfant rédiger des poèmes et l'écriture sera souvent un refuge au cours de sa vie, d'autant qu'elle fait de bonnes études et passe deux ans en Europe dans une école privée de Lausanne, ce qui explique qu'elle parlait couramment français. Ebloui par sa beauté, alors que revenue aux Etat-Unis la jeune Gene visite les studios de la Warner Bros, Anatole Litvak l'encourage à devenir actrice. Mais ses parents se montrent réticents, considérant ce monde comme celui de la perdition, où l'on gagne très mal sa vie. Mais Gene supplie, s'entête et auditionne à l'American Academy of Dramatic Arts où elle est acceptée. Parmi les talents notoires de l'époque figurent Lauren Bacall, Grace Kelly, Katherine Hepburn et Spencer Tracy. Engagée par la Fox, la jeune femme deviendra très vite l'une des principales stars  de la firme. C'est Fritz Lang qui la fera débuter dans un western avec Henri Fonda pour partenaire, mais son premier rôle important ne viendra qu'un peu plus tard et lui sera offert par Sternberg dans "Shanghaï Gesture" en 1941.

 

 

gene-tierney-p02.jpg

 

Puis, ce sera "Le chevalier de la vengeance" en 1942 auprès de Tyrone Power, "Le ciel peut attendre" l'année suivante de Ernst Lubitsch où elle impose sa beauté délicate et juvénile. Mais son rôle le plus mythique reste incontestablement celui que lui proposera Otto Preminger dans "Laura", de même que "L'aventure de Mme Muir" avec Rex Harrison, aventure sentimentale et fantastique qui comptent comme les deux films les plus marquants de sa carrière. En effet, dès 1950, ses essais dans la comédie s'avèrent peu concluants. D'autant que de graves ennuis de santé l'éloignent momentanément des studios. Elle sera même internée pour des problèmes mentaux à la suite des malheurs qui la frappent. Mariée deux fois, une première avec le costumier et styliste Oleg Cassini qui l'abandonne, une seconde avec un baron du pétrole texan qui la laissera veuve. Elle aura deux filles dont l'une naît prématurément aveugle, sourde et retardée mentalement. Le désarroi de la jeune mère sera la cause d'un état maniaco-dépressif que ses échecs sentimentaux successifs ne feront qu'aggraver.  Elle mourra dix ans après son second époux d'emphysème et est enterrée à Houston au Texas où elle vécut plus de 30 ans.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES ARTICLES - ACTEURS DU 7e ART

 

Et pour prendre connaissance de ma critique de "L'aventure de Mme Muir", cliquer sur son titre :

 

L'AVENTURE DE Mme MUIR de JOSEPH MANKIEWICZ

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

tierney10b.jpg gt3muir.jpg

 

Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 08:38

ava-gardner.jpg    

 


Elle n'avait ni le charme d'Audrey Hepburn, ni la délicate élégance de Grace Kelly, ni le talent d'Elisabeth Taylor, ni la vulnérabilité de Marilyn Monroe, elle était seulement, et sans doute pour son malheur, d'une beauté stupéfiante et a probablement été la plus belle femme qui soit, d'une splendeur qui l'apparentait aux déesses de l'Olympe et à leur sombre destin, une somptueuse panthère noire faite pour rugir. D'autant qu'elle ne se contentait pas d'être parfaite, elle possédait le regard, la gestuelle, la sensualité qui faisaient que les autres femmes pâlissaient toutes face à elle et que les hommes ont été probablement effrayés par le magnétisme sensuel qu'elle dégageait et par le désir qu'elle ne cessait d'inspirer. Trois mariages et un grand nombre de liaisons et d'aventures la laisseront seule et désespérée, d'autant qu'elle-même ne s'aimait pas et portait au plus profond du coeur un désarroi inguérissable. Née le 14 décembre 1922 dans une famille d'exploitants agricoles ( plantations de tabac ), elle est la dernière de 7 enfants et ne pourra pas faire d'études, seulement apprendre la sténo-dactylo afin de devenir secrétaire et souffrira toute sa vie de ne pas être cultivée. Si celle-ci était à refaire - écrivait-elle dans ses mémoires - ce serait l'instruction que je placerai en priorité. Le mari de sa soeur aînée, photographe professionnel, va être très tôt subjugué par sa beauté. Alors qu'elle n'a que 17 ans, il la choisit pour modèle et prend des dizaines de photos qu'il s'empresse de placer dans sa vitrine et qu'un employé de la MGM, qui passait par là, remarquera. Si bien que la jeune Ava est convoquée pour des bouts d'essai et qu'elle signe un contrat de 7 ans avec la firme pour 50 dollars par semaine. Mais ses débuts ne seront guère brillants, d'abord parce qu'elle n'a pas la vocation de comédienne, qu'on l'affuble de petits rôles peu exaltants et qu'elle ne parvient pas à se débarrasser d'un redoutable accent du terroir. Son nom n'apparaîtra dans un générique qu'en 1944 dans Trois hommes en blanc

 


Ava_gardner_i.jpg

 

C'est à cette époque qu'elle croise dans les couloirs de la MGM un acteur en vogue et très populaire, à défaut d'être grand et beau : Mickey Rooney. Il lui fait une cour assidue et elle finit par l'épouser le 10 janvier 1942. Mais la cour est une chose, la vie maritale une autre et il semble bien que Mickey n'ait aucune idée de ce que doit être un mari attentif et fidèle. Ils divorceront un an plus tard pour "cruauté mentale". Restée sans argent, l'impétueuse, le coeur chaviré, balade pour 100 dollars la semaine son regard de braise et son corps de déesse dans 17 mélos qui ne feront rien pour l'imposer comme actrice au firmament hollywoodien. John Huston lui fait la cour à son tour et tente de l'hypnotiser, mais la belle n'entend pas se laisser asservir en un lieu où tout est illusion et mensonge. Howard Hugues, producteur outrancier et paranoïaque, prendra la relève sans plus de succès mais la poursuivra durant vingt ans de son assiduité, la faisant suivre et mettre sur écoutes, en proie à une tyrannie sans bornes. Après un mariage éclair avec Artie Shaw qu'elle aimera mais qui la méprisera, ce qui la blesse affreusement, elle rencontre Frank Sinatra. Envoûté par sa beauté et bien que marié à Nancy, il va conquérir le coeur de la rebelle en lui chantant des mélodies de sa voix de crooner, mais là encore leur passion ne sera pas un long fleuve tranquille. Ces deux-là sont jaloux et leur chambre va très vite devenir un ring  où ils ne cessent de s'affronter et de se réconcilier et où les injures et les coups pleuvent, au point que Sinatra feindra le suicide et qu'Ava ira se consoler dans les bras de Mario Cabré, un acteur sans scrupule qui profitera de l'aubaine et entourera leur brève liaison d'une publicité flatteuse pour lui seul. Entre temps, Sinatra a divorcé de Nancy ; il est à nouveau un homme disponible qu'Ava, qui n'a pas encore guéri de lui, accepte d'épouser pour le meilleur et pour le pire... Leur lune de miel ou de fiel se passera dans l'île de Cuba, alors sous l'autorité très permissive de Baptista, casino et lupanar tout ensemble où les "people américains" de l'époque aimaient à  faire la fête.

 

ava-gardner2.jpg

 

Le film Mogambo en 1953 ( après Pandora en 1951 ) qu'Ava tourne avec Grace Kelly et Clark Gable rehausse sa côte au box office au point que l'Académie des Oscars nomine enfin l'actrice. Impressionné par sa présence à l'écran, Joseph Mankiewicz  va lui cococter un rôle à sa mesure. Ce sera  La comtesse aux pieds nus, où elle peut enfin donner la mesure de son tempérament dans une Espagne ardente, la chaleur de ses nuits, et qu'elle séduit, dans la foulée, un mythe vivant : le torero Luis Miguel Dominguin. Mais ce dernier, poursuivi par les vindictes de Howard Hugues, préférera épouser la plus reposante et ravissante actrice italienne Lucia Bosè. Il semble bien que les hommes, qui ont croisé sa route, aient tous été paniqués par le désir qu'elle ne cessait de susciter. Désir, mais point amour, passion mais point tendresse. La torride et sensuelle Ava sera certes désirée mais pas aimée et de cela elle mourra à petit feu. Les années passent. L'actrice s'est réfugiée en Angleterre, à Londres, après que Madrid lui ait réclamé un arriéré astronomique d'impôts. Elle semble y mener une vie assez sage, s'étant éloignée du feu des projecteurs et de leurs fatales désillusions pour l'ombre plus propre à l'apaisement. Elle meurt d'une pneumonie le 25 janvier 1990. Elle n'a que 67 ans mais a tout vécu trop vite et trop intensément, âme subversive et tourmentée, rongée par le doute et le scepticisme. Ses films les plus marquants seront Pandora ( 1951), Les neiges du Kilimandjaro ( 1952),  Mogambo (1953), La comtesse aux pieds nus (1954), La croisée des destins ( 1956) et La nuit de l'iguane (1964).

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES ARTICLES - ACTEURS DU 7e ART

 

Et pour prendre connaissance de ma critique de Pandora, cliquer    ICI

 

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL 

 

 

cpavfupl.jpg 

 

 

Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 08:38

imagesCAVY7KCA tumblr_luaik39dma1r4y12xo1_400.jpg


                                                       


Pour l'état civil, elle fut Norma Jean Baker Mortenson. Pour le monde entier, Marilyn Monroe devint le mythe absolu de la féminité et de la sensualité sur grand écran avec cette fragilité qui plaisait aux hommes et attendrissait les femmes. Une parfaite cible mouvante pour la grande machine hollywoodienne qui contribuera à la broyer.

 

"Voilà une pauvre fille qui devient tout à coup une vedette célèbre. Alors, ces gens viennent lui dire qu'elle doit devenir une grande actrice. C'est comme un homme qui ferait une chanson idiote : le Toutou à la fenêtre - ça fait un succès, et il faut qu'il écrive des symphonies pour Toscanini ! Ils veulent essayer d'élever Marilyn où elle ne peut exister."

Cette charge d'une cruauté absolue, c'est Billy Wilder qui la prononce et la signe l'année même de Sept ans de réflexion en 1955. Dans son outrance, elle reflète parfaitement une partie de l'opinion hollywoodienne à l'égard d'une star féminine qui refusa jusqu'au bout de se plier totalement aux usages en vigueur dans cette usine à rêves qui pouvait si facilement devenir une usine à cauchemars. Cette attitude du milieu hollywoodien à son égard sera pour Marilyn une blessure qui ne se refermera jamais et s'ajoutera à son enfance de petite fille abusée sexuellement et abandonnée par sa mère malade. Un passé qui a inscrit dans ses gênes une dépression permanente, une paranoïa dont aucun homme, aucun psychiatre ne parviendront à la guérir et, qui plus est, à la sauver.

 

L'histoire de sa vie ressemble à un conte qui très vite tournerait mal ou, mieux encore, à un film plus noir que rose, bien que les premières années furent la concrétisation parfaite de ce que Gladys Baker, sa mère, avait espéré pour sa fille : Marilyn devenue une star mondialement admirée pour son éclatante beauté. En 1947, âgée de 21 ans, elle obtient un premier rôle dans une production de la Fox Dangerous Years d'Arthur Pierson ; ainsi a-t-elle déjà forcé la porte de la Mecque du 7e art, même si le film ne vaut pas tripette. Car ses apparitions, mêmes secondaires et fugaces, sont remarquées, si bien qu'en 1950 elle tourne dans deux films : La pêche au trésor  des Marx Brothers qui ne fera pas date dans les annales et Quand la ville dort de John Huston qui marque son entrée officielle au box office. Deux ans plus tard, elle est déjà en tête du très officiel classement des " étoiles de demain", tandis qu'avec Chérie, je me sens rajeunir, elle se voit confier par Howard Hawks son premier emploi de vedette aux côtés de Ginger Rogers et Cary Grant. L'année suivante, c'est la consécration définitive avec le rôle principal d'un nouvel Howard Hawks Les hommes préfèrent les blondes auprès de la brune Jane Russell. Elle incarne Lorelei, une chanteuse de cabaret, à laquelle elle prête sa voix délicieuse. Marilyn fait merveille dans ce rôle de jeune femme intéressée et quelque peu frigide, mais dotée d'une ingénuité qui fait tout passer, y compris auprès du public féminin. Cet instinct des êtres et des choses qu'elle possède au plus haut degré lui permet d'être toujours juste dans ses gestes et ses expressions. Oui, il n'y  plus de doute : Marilyn jouit d'un étonnant magnétisme.

 

Désormais, le personnage de la blonde sexy, pulpeuse, gentiment séductrice, avec une mouche sur le visage, un sourire radieux et des lèvres parées d'un rouge éclatant, sachant danser et chanter, s'impose à tous. Le magazine Photoplay la sacre alors " meilleure actrice populaire de l'année " et les financiers d'Hollywood, toujours à l'affût, se frottent les mains à la seule pensée de la manne dont ils vont bénéficier grâce au charisme de cette femme à la séduction irrésistible. En effet, au cours des années 1953 - 54 et 56, M. M. figure parmi les dix vedettes qui rapportent le plus de dollars. C'est bien entendu l'époque où elle enchaînera les tournages les plus marquants de sa carrière : Niagara, Comment épouser un millionnaire, Rivière sans retour, La joyeuse parade, Sept ans de réflexion et Bus Stop.

 

imagesCA11B0KM.jpg imagesCA94AZNW.jpg

 

Au fur et à mesure que s'amplifie le mythe Monroe, Marilyn, qui n'est pas dupe, mesure la vacuité du star-system cynique et dénué d'humanité. Son mariage avec le prestigieux écrivain Arthur Miller, en 1956, sonne comme un défi aux a priori de certains : " La beauté de Marilyn rayonne parce que son âme se montre à tout moment " - écrira-t-il, mais leur couple finira par se défaire, l'écrivain s'inquiétant que la jeune femme l'entraîne irrémédiablement dans sa perte. Or, il entend se ressaisir. Le choc de leur séparation la rendra définitivement vulnérable et transformera ses dernières années en une lente descente aux enfers. Dans Certains l'aiment chaud de Billy Wilder en 1959, le metteur en scène qui la considère toujours avec une nuance d'apitoiement, elle est une fois encore une chanteuse face à Tony Curtis et Jack Lemmon en musiciennes d'orchestre. Dans cet opus d'un comique savoureux, Marilyn dévoile un formidable potentiel comique et une sensualité torride, mais Wilder l'a  tout de même circonscrite dans un personnage de ravissante idiote. En 1959, alors qu'elle tourne Le milliardaire de Georges Cukor, elle a une courte liaison avec son partenaire Yves Montand qui la laissera une nouvelle fois désemparée. Puis ce seront des liaisons dangereuses avec le Président des Etats-Unis John Kennedy et son frère Bob, un tournage difficile avec The Misfits, film réalisé par John Huston d'après un scénario d'Arthur Miller qui met en scène leur propre histoire, l'abus de substances nocives, son isolement progressif et un film inachevé qui fait apparaître l'envers du décor et un pathétique appel au secours qui ne semble pas avoir été entendu. Au bout de ce tunnel, l'actrice la plus célèbre du monde mais, probablement la moins bien aimée, choisira de se donner la mort le 5 août 1962, il y a un demi siècle de cela, dans sa villa de Brentwood à Los Angeles. Cette étoile à la trajectoire si brève - elle n'avait que 36 ans lors de sa disparition - n'en reste pas moins une étoile persistante au firmament du 7e Art.

 

Pour consulter la liste des articles de la rubrique ACTEURS DU 7e ART, cliquer  ICI

 

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

 

MARILYN MONROE - UNE ETOILE PERSISTANTE
MARILYN MONROE - UNE ETOILE PERSISTANTE
MARILYN MONROE - UNE ETOILE PERSISTANTE
MARILYN MONROE - UNE ETOILE PERSISTANTE
MARILYN MONROE - UNE ETOILE PERSISTANTE
MARILYN MONROE - UNE ETOILE PERSISTANTE
MARILYN MONROE - UNE ETOILE PERSISTANTE
Repost 0
Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans ACTEURS DU 7e ART
commenter cet article

Présentation

  • : LA PLUME ET L'IMAGE
  • LA PLUME ET L'IMAGE
  • : Ce blog n'a d'autre souhait que de partager avec vous les meilleurs moments du 7e Art et quelques-uns des bons moments de la vie.
  • Contact

Profil

  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.

Texte Libre

Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

Stanley Kubrick

 

 

ET SI VOUS PREFEREZ L'EVASION PAR LES MOTS, LA LITTERATURE ET LES VOYAGES, RENDEZ-VOUS SUR MON AUTRE BLOG :  INTERLIGNE

 

poesie-est-lendroit-silence-michel-camus-L-1 

 

Les derniers films vus et critiqués : 
 
  yves-saint-laurent-le-film-de-jalil-lespert (1) PHILOMENA UK POSTER STEVE COOGAN JUDI DENCH (1) un-max-boublil-pret-a-tout-dans-la-comedie-romantique-de-ni

Mes coups de coeur    

 

4-e-toiles


affiche-I-Wish-225x300

   

 

The-Artist-MIchel-Hazanavicius

 

Million Dollar Baby French front 

 

5-etoiles

 

critique-la-grande-illusion-renoir4

 

claudiaotguepard 

 

affiche-pouses-et-concubines 

 

 

MES FESTIVALS

 


12e-festival-film-asiatique-deauville-L-1

 

 13e-FFA-20111

 

deauville-copie-1 


15-festival-du-film-asiatique-de-deauville

 

 

Recherche