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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 10:26

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Soeur aînée de Warren Beatty, née en Virginie le 24 avril 1934, Shirley MacLaine a su, dès ses débuts, imposer au public américain et bientôt international, son minois rieur et ses taches de rousseur, à une époque où la beauté hollywoodienne était incarnée par la blonde Marilyn Monroe et la rousse et flamboyante Rita Hayworth. Elle fait ses débuts en 1955 avec Alfred Hitchcock qui utilise au mieux son charme primesautier dans "Mais qui a tué Harry ?". Ensuite viendra une succession de films dont "Deux sur la balaçoire"  ( 1962 ) de Robert Wise, "Irma la douce" ( 1963 ) de Billy Wilder, "Sept fois femme" ( 1967 ) de Vittorio de Sica, "Sierra torride" ( 1970 ) de Don Siegel et "Valentine's Day" de Garry Marshall en 2010, pas moins d'une cinquantaine de longs métrages, parfois trois ou quatre tournés la même année. Er cela sans compter les livres écrits dont un sur la réincarnation et les nombreuses apparitions à la télévision.

 

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Partenaire de Clint Eastwood ou de Jack Nicholson et interprète de grands réalisateurs comme Billy Wilder et Alfred Hitchcock auquel elle dit tout devoir alors que, jeune danseuse à Broadway, il l'engage et lui ouvre par la même occasion l'avenir et  la carrière que l'on sait, elle déplore qu'aujourd'hui le cinéma américain soit avant tout une affaire de marketing.
 

Je crois - dite-elle - que l'époque des histoires audacieuses, qui faisaient réfléchir, qui apportaient un peu de fraîcheur est vraiment révolue. Il s'agit seulement d'utiliser le dernier outil technologique. (... ) J'en ai marre d'aller m'asseoir dans une salle pour voir quel est le dernier objet qui va me sauter à la figure avec le 3D. L'âge d'or du cinéma était celui des histoires qui éveillait  la conscience des spectateurs. On n'est plus là-dedans.

Malgré cela Shirley a su conserver son goût des studios et vient d'achever une comédie de Richard Linklater " Rock Academy" malgré ou grâce à ses 77 printemps. Après Deauville, qui vient de la recevoir avec faste dans le cadre de  son 37e Festival du Cinéma Américain, la France lui a remis récemment la Légion d'honneur et la cinémathèque s'apprête à lui consacrer une rétrospective. Longue vie Shirley !

 

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 18:00

Bruno Crémer. Bac Films


Une carrure d'athlète, une voix grave, une intériorité tantôt rassurante, tantôt inquiétante, un souffle perceptible comme celui d'un animal continuellement en alerte, tels étaient quelques-uns des traits caractéristiques de Bruno Cremer, décédé d'un cancer le 9 août 2010, à l'âge de 80 ans. De père français et de mère flamande, cet épicurien amateur de bonne chair, de bons vins et de gros cigares, pudique et discret, était né à Saint-Mandé le 6 octobre 1929. Peu désireux de poursuivre des études, il décide de devenir comédien et présente le concours d'entrée au Conservatoire, où il échoue. C'est alors qu'il tombe gravement malade et reste plus d'un mois entre la vie et la mort. Une fois guéri, il représente le concours et, cette fois, avec succès. Après 4 années au Conservatoire où il aura pour professeurs Madame Dussane et Maurice Escande, il en sort avec le deuxième prix pour sa prestation dans Horace de Corneille.
Sa carrière au théâtre commence avec le rôle de Henry dans Richard III de Shakespeare. Elle sera interrompue par son service militaire et piétinera un moment jusqu'à ce que le jeune acteur fasse une rencontre providentielle avec Jean Anouilh, qui l'engage pour interpréter le rôle de Thomas Becket dans Becket ou l'Honneur de Dieu. Ce sera un triomphe.


     

 

Mais si le théâtre constitue pour le comédien l'art majeur, il ne boudera pas le cinéma qui l'aidera à vivre et lui offrira des rôles intéressants comme dans  La 317e section ( 1964 ) de Pierre Schoendoerffer, où il y campe une magnifique figure de soldat durant la guerre d'Indochine, l'adjudant Willsdorff, homme intelligent et charismatique, doué d'une grande finesse psychologique. Viennent ensuite des rôles de qualité dans 5 films d'Yves Boisset : Cran d'arrêt ( 1970 ), L'attentat ( 1972 ), R.A.S. ( 1973 ), Espion , lève-toi ( 1981 ) et Le prix du danger ( 1983 ). Son talent ne cesse de s'affirmer également dans des régistres très différents, comme dans Une histoire simple ( 1978 ) de Claude Sautet, ou Anthracite d'Edouard Niermans. Puis il renoue avec Schoendoerffer et tourne sous sa direction L'honneur d'un capitaine en 1982, ce qui est pour lui l'occasion d'être à nouveau le partenaire de Jacques Perrin, et enchaîne, dans la foulée, deux polars honorables : dans l'un il incarne un personnage violent, c'est A coups de crosse ( 1984 ) de Vincente Aranda avec Fanny Cottençon, dans l'autre, il est protecteur, c'est  Effraction de Daniel Duval, où il donne la réplique à Marlène Jobert et Jacques Villeret.


     


Suivront 3 films de Jean-Claude Brisseau : Un jeu brutal ( 1983 ), De bruit et de fureur ( 1988 ) et bien sûr Noce blanche ( 1989 ) auprès de Vanessa Paradis. Sa carrière cinématographique se clôturera par le fantasmatique Sous le sable ( 2000 ) de François Ozon avec Charlotte Rampling et le bouleversant dernier film de José Giovanni  Mon père, il m'a sauvé la vie ( 2001 ), ultime témoignage d'un metteur en scène en pleine possession de ses moyens.

Mais c'est grâce à la télévision et au personnage de Maigret que Bruno Cremer deviendra véritablement populaire auprès du grand public. Pas moins de 54 épisodes seront tournés en quatorze ans. Il y campe un Maigret fidèle à l'esprit de Georges Simenon, d'une rondeur légèrement bourrue, évitant tout effet de style et d'une présence qui rappelait celle d'un Jean Gabin. Son physique aux traits lourds et marqués dégageait néanmoins un charme lumineux. Alchimie emblématique des acteurs de grande race, comme il y en a eu peu. Toujours juste, toujours sobre, il aura mené sa carrière avec autant de nonchalance que de professionnalisme. Il laisse un vide d'autant plus grand qu'il n'y a pas, dans le paysage cinématographique actuel, de gueule pour le remplacer. Mais est-il seulement remplaçable ? Le plaisir, qu'il nous reste, est celui de revoir ses films et de nous imprégner de cette présence, toute ensemble rugueuse et sensible.
" Cet homme était un mystère, quelque chose d'étrange. Il faisait rarement voir l'affection qu'il éprouvait pour certains êtres. C'était un prince. Je pense que c'était le plus grand de nous tous, très honnêtement " - dira Jean Rochefort lors de ses obsèques.

 


Bruno Cremer. Ciné Classic   Florence Darel et Bruno Cremer. Vision Distribution

Vision Distribution

 



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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 11:05

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C'était d'abord une voix, ensuite un regard intense, douloureux, qui dévorait de son feu un visage émacié. Longue silhouette osseuse, d'où tout le superflu avait disparu, Laurent Terzieff mort à l'âge de 75 ans en 2010 occupait une place à part dans l'art théâtral, celle si rare d'un homme qui tente de nommer les choses et surtout de dire véritablement ce qu'elles sont. De nous spectateurs, il demandait l'écoute, de lui acteur, il exigeait l'excellence, parce qu'on ne se fait pas impunément l'écho des profondeurs, le chantre de quelques-uns des plus beaux textes de la littérature.


D'origine russe, né en 1935, il était arrivé en France à l'âge de 9 ans, marqué par les horreurs de la guerre et déjà sensible à ce qui dans l'homme s'acharne à se perdre. C'est le cinéaste Marcel Carné qui lui offrira sa première chance en lui proposant l'un des rôles-titres dans son film   Les Tricheurs  en 1958, où il campe un étudiant bohème et cynique, salué par la critique unanime comme l'un des jeunes premiers les plus prometteurs de sa génération. Par la suite, il tournera avec Bunuel, Pasolini, sans que pour autant le 7e Art donne satisfaction à sa quête personnelle, telle qu'il la concevait, privilégiant  le texte à l'image et donnant voix à des auteurs comme Pirandello,  Ibsen,  Carol Bernstein,  Claudel,  Adamov,  Bretch, ainsi qu'aux poètes qu'il appréciait par-dessus tout : Oscar Milosz et Rainer Maria Rilke.

Avec sa compagne Pascale de Boysson, il créait en 1961 la compagnie de théâtre Laurent Terzieff, seul moyen de s'assurer une complète liberté et la possibilité de mettre en scène et de choisir les rôles qui correspondaient  le mieux à ses interrogations. Passionné, il s'engageait à fond dans ce qu'il faisait, prêtant à ses personnages une intensité rare. A chaque apparition, il semblait se mettre lui-même en péril, comme si sa vie en dépendait, comme s'il était habité par la Parole ... des autres. " L'écran peut mentir, pas la scène " - se plaisait-il à dire. Et cette phrase le révèle. Lui, qui avait commencé sa carrière d'acteur par un film dont le titre était les tricheurs, était l'homme qui ne trichait pas, ni dans sa vie, ni dans sa profession qu'il assumait à la manière d'un sacerdoce. Parce que c'est de vérité intérieure dont il s'agissait. De cette vérité qui tient l'homme vertical, tel qu'il l'était lui-même. Mieux encore qu'un grand seigneur de la scène, comme certains se sont plus à le qualifier, à juste titre d'ailleurs, c'est un homme sans compromissions dont je me plais à évoquer le beau visage ravagé par l'exigence.

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 09:10
HOLLYWOOD ET SES STARS
HOLLYWOOD ET SES STARS
HOLLYWOOD ET SES STARS

Metropolitan FilmExport  

 

Les actrices et acteurs américains contribuent  à faire tourner l'usine à rêves qu'est le 7e Art. Mais le temps des mythes est définitivement révolu, remplacé par le box-office qui veut que les stars soient davantage tributaires des recettes que de leur talent. A eux de savoir durer en choisissant de figurer dans des films qui ont quelque chose à dire ou à démontrer. Ils doivent s'investir afin de transmettre des messages lisibles, à l'intention du public le plus large possible. La capacité d'un Jack Nicholson à s'autoparodier ou à prendre des risques lui a assuré une longévité impressionnante. C'est aussi le cas de Dustin Hoffman qui des Hommes du président à Tootsie en passant par Ray Man a effectué un parcours sans faute. Le cas également de Meryl Streep, remarquée dès son apparition dans Voyage au bout de l'enfer en 1978, et qui est devenue la valeur sûre de sa génération, s'imposant avec subtilité à chacune de ses apparitions. Kim Basinger et Sigourney Weaver eurent moins de chance. Toutes deux ont connu des revers injustes au regard de leur talent et peinent à trouver un second souffle. Née de parents comédiens Julia Roberts incarne à la perfection l'image que le public se fait de la jeune femme moderne. Tour à tour Cendrillon dans Pretty Woman, amoureuse romantique dupée dans Tout le monde dit I love you de Woody Allen ou militante dans le rôle d'une avocate écologiste qui lui vaudra l'Oscar de la meilleure actrice dans Erin Brockovitch, elle séduit et convainc avec une grâce désarmante. De même qu'il aura suffi d'une scène pour imposer une femme comme Sharon Stone et en faire une icône de la beauté à travers le monde. Mais malgré le succès de Casino, où elle était éblouissante, aucun grand rôle ne lui a été proposé. Dommage, car elle a tout pour elle, présence et talent. Autre valeur sûre,  Robert de Niro, tour à tour acteur, réalisateur et producteur ; il s'est illustré dans de nombreux films depuis Trois chambres à Manhattan de Marcel Carné, dont Taxi driver, New York, New York, Casino, auprès de Sharon Stone, Des hommes d'influence, Raging Bull, Heat, Le parrain - 2e partie, Mission, interprétant plus volontiers des personnages instables, voire névrosés, cela avec un engagement total de grand perfectionniste qui a fait de lui un acteur majeur du cinéma américain de ces 40 dernières années.

 


Paramount Pictures AlloCiné AlloCiné AlloCiné
AlloCiné Les Films du Safran Sony/Columbia United International Pictures (UIP)


 

Dans la catégorie " Monsieur Muscle " Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger personnifient une certaine idée du rêve américain, alors qu'un acteur comme Mel Gibson a su évoluer vers des interprétations plus complexes et durables comme dans Braveheart et une version controversée, mais troisième au box-office, Passion du Christ. Quant à Harrison Ford, il est à lui seul le héros d'une galaxie de renommée mondiale et une star particulièrement appréciée des spectateurs avec le personnage d'Indiana Jones qui rebondit d'opus en opus et alourdit inopinément le portefeuille des producteurs. Vedette de la télévision et fils d'une star du grand écran, Michael Douglas rafle la mise du cinéma d'aventure avec A la poursuite du diamant vert et Le diamant du Nil, tandis que Bruce Willis frappe fort en monsieur tout-le-monde obligé de se transformer en homme d'action dans Piège de Cristal, puis Cinquante-huit minutes pour vivre, et, plus encore, dans le rôle d'obsédé de Sixième sens. Passé derrière la caméra, Robert Redford est parvenu avec aisance à négocier entre l'exigence de l'acteur à celle du metteur en scène et prouvé sa remarquable adaptabilité, ayant réussi cette conversion d'évoluer sans se renier. Quant au talent de Tom Hanks, il n'a cessé de se confirmer dans le choix de ses producteurs : malade du sida dans Philadelphia, simple d'esprit dans Forrest Gump, capitaine dans Il faut sauver le soldat Ryan, il impose sa présence sans effets inutiles, misant sur la rigueur et la discrétion. Leonardo Di Caprio, qui triompha en début de carrière en héros romantique, a su varier ses prestations et choisir des rôles diamétralement opposés avec le même succès, n'hésitant pas à prendre des kilos pour mieux camper un personnage. Comme Johnny Depp, qui bénéficie d'une aura sans tache grâce aux films de quelques cinéastes culte, tel que Tim Burton, et à la série très populaire des Pirates des Caraïbes.

 

 

   Sharon Stone. Océan Films

           Julia Roberts                                 Sharon Stone

 

La fin des années 1980 a marqué l'époque des "success stories". Nicole Kidman, associée un moment à la célébrité de son mari Tom Cruise, notamment dans Eyes Wide Shut, vole dorénavant de ses propres ailes auprès de réalisateurs aussi différents que Baz Luhrmann pour Moulin-Rouge, d'Alejandro Amenabar pour Les Autres ou de Lars von Trier pour Dogville. Sa carrière ne semble pas marquer de temps mort et elle a su également se sacraliser en devenant l'égérie d'une griffe célébrissime dans le monde entier, ouvrant la voie à des actrices comme Sharon Stone plus populaire aujourd'hui sur les pages de publicité que sous la plume des critiques cinématographiques. Elle a également reçu l'Oscar de la meilleure actrice pour sa composition de l'écrivain Virginia Woolf dans The Hours de Stephen Daldry en 2001.

 

 AlloCiné AlloCiné Pathé Distribution AlloCiné


 

Aujourd'hui les caméras sont particulièrement braquées sur deux fringants quadragénaires George Clooney et Brad Pitt associés à un fougueux trentenaire Matt Damon, tous trois surfant sur la vague hollywoodienne qui déferle sur nos écrans avec pas mal de succès, il faut le reconnaitre. Des visages de femmes sont apparus eux aussi, dotés d'un indéniable charisme : celui de Catherine Zeta-Jones a fait les beaux jours de Chicago, Hilary Swank sait affronter sans sourciller le vétéran Clint Eastwood qui lui donne la réplique et la dirige dans Million Dollar Baby ( 2005 ), Scarlett Johanson plaît tant à Woody Allen qu'il en fait l'héroïne américaine de son très british Match Point et inspire la prometteuse Sofia Coppola qui l'a engagée pour Lost in Translation ou Uma Thurman qui s'est révélée un véritable concentré de vengeance dans les Kill Bill 1 et 2.

 

Catherine Zeta-Jones. TFM Distribution   Scarlett Johansson. TFM Distribution

 Zeta-Jones dans Chicago     Scarlett Johanson dans Match Point

 

Enfin les juvéniles Ewan McGregor et Natalie Portman profitent du succès planétaire de la nouvelle trilogie Star Wars pour envoûter un public junior, voire senior, et ces nouveaux et nouvelles venus nous rassurent sur le bon état de santé du 7e Art.  Natalie Portman semble appeler à un brillant avenir  tant elle était impressionnante dans le rôle de la petite Mathilda du film de Luc Besson : Léon. Son jeu d'une intensité rare, sa formidable photogénie, sa présence l'ont déjà mise en orbite et l'ont vu couronnée par un Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle. On l'attend prochainement dans Black Swan, film où elle est une danseuse étoile aux prises avec une rivale et rôle qui a nécessité, de sa part, 5 à 8 heures de travail quotidien pendant un an. Tout cela pour notre plus grand plaisir, car tant qu'il y aura des stars, il y aura des films, et les salles obscures n'auront pas fini de nous faire vivre des nuits blanches...

 

27/05/2010

 

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ACTEURS DU 7e ART

 

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Bac Films  


Natalie Portman

Angelina Jolie et Nicole Kidman
Angelina Jolie et Nicole Kidman

Angelina Jolie et Nicole Kidman

Scarlett Johansson

Scarlett Johansson

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 16:22

 

 

Le cinéma ne serait pas ce qu'il est sans les acteurs. Ce fut souvent la qualité de leur interprétation qui fit le succès d'un film et combien de ces films doivent à leur personnalité, leur sensibilité, leur cocasserie d'avoir vu le jour... La beauté énigmatique de Delphine Seyrig a beaucoup apporté à "L'année dernière à Marienbad", ainsi que la présence troublante de Jeanne Moreau à "Jules et Jim" et aux "Amants".


 

                                Delphine Seyrig et Fernando Rey. Studio Canal  Jean-Claude Brialy, Bernadette Lafont et Gérard Blain. Collection Christophe L.

     Jean-Pierre Léaud et Dani. Swashbuckler Films

 

L'ironie distante de Maurice Ronet reste inoubliable dans "Raphaël ou le débauché", "Le feu Follet" et "Ascenseur pour l'échafaud"  et on ne peut pas passer sous silence le style tout en désinvolture et gouaille de Belmondo qui, avec "A bout de souffle" et "Pierrot le fou" de Godard, devint le symbole masculin de l'époque, ivre de liberté et d'amour, affronté tragiquement à la matérialité d'un monde régi par l'argent.
 

Jean-Claude Brialy et Bernadette Lafont. Collection Christophe L.    
               Jean-Claude Brialy et Bernadette Lafont    

                                                  

L'intrigue assez facile de "Un homme et une femme" n'aurait pas suffi à sa notoriété sans le magnétisme dégagé par Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant et "Les demoiselles de Rochefort" n'auraient pas fait cette carrière sans le délicieux duo formé par Catherine Deneuve et sa soeur Françoise Dorléac.


Anouk Aimée pratiquait un jeu décalé, cette sorte d'absence et d'aura mystérieuse qu'elle cultivait un peu de la même façon que Delphine Seyrig, que l'on voit dans "L'année dernière à Marienbad", se déplacer en diva éthérée, précieuse, superbement artificielle et fémininement vraie. Toutes deux donneront une version personnelle de la femme inaccessible avec juste la pointe d'humour nécessaire.


Jean Seberg, partenaire de Belmondo dans "A bout de souffle", jeune vedette américaine découverte par Otto Preminger, introduisit dans le cinéma français, et bien avant Romy, le charme de son accent étranger et une modernité plaisante et enfantine. Autre comédienne étrangère, Anna Karina. A elle seule, elle illuminera sept films - soit la période la plus inspirée de Godard. A son corps gracieux de danseuse, elle ajoutait une beauté intérieure qui pouvait, tour à tour, éclairer ou assombrir la pellicule, si bien qu'après Godard, elle poursuivra sa carrière avec d'autres metteurs en scène, et non des moindres, sensibles eux aussi au paysage fascinant de son visage : Rivette, Deville, Delvaux, Visconti, Ruiz.

 

Collection Christophe L.   Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg. Ciné Classic Jean-Pierre Léaud et François Truffaut. Swashbuckler Films
 

Jean-Pierre Léaud, découvert par Truffaut incarnera son double dans le personnage d'Antoine Doinel. Ses apparitions le désignent comme un acteur instinctif, imprévisible et saccadé que, personnellement, je n'aimais guère, lui reprochant de parler faux. Stéphane Audran, révélée par Chabrol, dont elle fut l'épouse et la vedette dans plus de 10 films, a habité la pellicule de son allure altière, un peu froide, mais néanmoins juste, avec cette retenue qui conférait à ses personnages une ambiguïté troublante. Brialy, quant à lui, nous charmait par son élégante désinvolture, parfois son cynisme, tandis qu'une Bernadette Lafont, coquine et moqueuse, intelligente et sensuelle, savait parfaitement incarner la fille libre et anti-conformiste des années 60, voie déjà ouverte par la Brigitte Bardot de "Et Dieu créa la femme".

Maurice Ronet, dont j'ai parlé déjà, était insaisissable. Il sortait du conservatoire comme Jeanne Moreau et fut un dandy séduisant au détachement feint, dissimulant sous une apparence classique, voire même conventionnelle, un pessimisme grinçant. Malheureusement cette attitude distante et amusée détournera de lui de grands réalisateurs. Seuls Astruc et Chabrol surent l'utiliser au mieux de ses qualités. Il était saisissant dans "La femme infidèle" face à Michel Bouquet.

Deneuve, qui débuta également avec les réalisateurs de la Nouvelle Vague, devint, on le sait, la star emblématique du cinéma français, alors que sa soeur Françoise Dorléac disparut trop tôt pour assumer le portrait jeune et moderne, primesautier et charmant d'une femme de sa génération.


Jean-Louis Trintignant inspira - contrairement à Delon qui ne fut pas employé par les auteurs de la N.V. - depuis "Et Dieu créa la femme" de Vadim, nombre d'entre eux. De Franju à Lelouch, en passant par Astruc, Rohmer, Chabrol, Truffaut, Demy, Téchiné, Doniol-Valcroze, ce comédien a promené de film en film une nonchalance énigmatique, sans effet ni trucage, avec un naturel impressionnant.


Il faut encore nommer des acteurs singuliers comme Laurent Terzieff et Michael Lonsdale qui ont fait des carrières intelligentes, davantage sur les planches qu'à l'écran, pour souligner à quel point la Nouvelle Vague fut un vivier extraordinaire de talents.


Michel Bouquet. Collection Christophe L. Isabelle Adjani. Collection Christophe L.

 

Je pourrais continuer longtemps, en citant encore Michel Bouquet que sut si bien utiliser Chabrol, Isabelle Adjani, bouleversante Adèle H. dans le film de François Truffaut, la douceur attachante de Marie-Christine Barrault dans "Ma nuit chez Maud" de Rohmer, la présence faussement détachée d'un Jean Rochefort, l'expression partagée entre le désenchantement et la convoitise d'un Charles Denner ou la grâce juvénile de la délicieuse Claude Jade.

 

 

 

ARP Sélection  Corbis Sygma Les Films du Losange imagesCARMJHED

 

Saluons les tous pour avoir honoré le cinéma et marqué nos mémoires. Ils ont contribué à faire de la Nouvelle Vague une extraordinaire explosion d'activité créatrice et  aidé à renouveler un 7ème Art que guettaient la sclérose et le rabâchage. Et ce n'est pas un mince mérite... 

 

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LISTE DES ARTICLES - acteurs du 7e Art 

 


Et pour lire l'article consacré aux auteurs de la N.V., cliquer sur son titre : 

 

LA NOUVELLE VAGUE ET SES JEUNES TURCS 
 

 

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Jean-Claude Brialy et Jeanne Moreau. Collection Christophe L.  Jean-Paul Belmondo. Ciné Classic

 

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 08:29

                     Charlton Heston. Collection Christophe L.

                                                           VIDEO HOMMAGE


Il fut le conducteur de char dans Ben-Hur, il a été Moïse dans Les dix Commandements et quelques autres héros épiques, dernière figure légendaire d'une époque révolue : - J'ai une tête qui appartient à un autre siècle - se plaisait-il à dire. Charlton Heston,  mort à Los Angeles le 5 avril 2008, aura marqué de sa présence quelques-unes des plus belles fresques historiques de Hollywood, où son visage carré, ses yeux bleus, sa stature l'imposaient d'emblée comme l'homme juste, le héros sans peur et sans reproche. Il avait commencé à suivre des cours d'art dramatique à la North Western University avant de servir pendant trois ans dans les îles Aléoutiennes. A son retour, il est metteur en scène de la troupe du Thomas Wolfe Memorial Theatre d'Asheville en Caroline du nord. Il joue à Broadway Antoine et Cléopatre qu'il filmera plus tard. Il fait de la télévision, puis est engagé par Hal Wallis pour Paramount. Pour cette firme prestigieuse, il sera successivement Marc-Antoine, Michel-Ange, Saint Jean-Baptiste et a laissé le souvenir d'un acteur généreux qui avait une haute idée de son métier et le faisait en artisan soucieux d'être à la hauteur des êtres mythiques qu'il avait à charge d'incarner. Mais il restait avant tout un homme de théâtre et trouvait plus gratifiant encore de jouer du Shakespeare que d'être le partenaire d'Ava Gardner ou de Sophia Loren. Néanmoins, il eut le souci de mener de front ces deux carrières avec équité : celle qui le promouvait sur l'écran en personnage invincible et celle plus complexe, plus intériorisée, des héros du théâtre classique. Sans oublier qu'il a été à six reprises le Président du Syndicat des acteurs et également à la tête de l'American film Institute et qu'il prit des positions courageuses et controversées contre la détention d'armes aux Etats-Unis, étant un homme de conviction et d'engagement.

 

 

 

                     Stephen Boyd et Charlton Heston. Metro Goldwyn Mayer (MGM)


Fils de meunier, Charlton Heston était né le 4 octobre 1923 à Evanston dans l'Illinois et avait fait ses débuts à la radio et au théâtre, avant de servir dans l'armée de l'air durant la Seconde guerre mondiale. En 1945, il tente sa chance à Broadway et enchaîne avec un rôle dans l'adaptation de Jules César à la télévision. Cecil B. deMille le remarque et l'engage pour jouer dans Sous le plus grand chapiteau du monde qui remportera l'Oscar du Meilleur film et propulsera l'acteur sur le devant de l'écran. Après avoir collaboré à des westerns, où sa carrure d'athlète faisait merveille et à des films fantastiques ou de science-fiction, dont La planète des singes, il revient à ses premiers amours et remonte sur les planches. Plus tard, il sera tenté par la réalisation et mettra en scène Antoine et Cléopâtre en 1972, ainsi que La fièvre de l'or  en 1982, film de qualité où il tient un double rôle, acteur et metteur en scène, avec beaucoup d'entrain et de conviction. Marié à Lydia Clarke, il s'est éteint auprès d'elle après 64 années de vie conjugale, un beau record. Charlton Heston a été le lauréat d'un Oscar en 1959 pour son interprétation dans  Ben-Hur,  qui en a reçu 11 au total, et a été décoré, en 2003, de la médaille présidentielle de la Liberté, l'une des plus hautes décorations civiles aux Etats-Unis.

 

                    Charlton Heston. Collection Christophe L.



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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 08:34

Harrison Ford. Paramount Pictures


Né à Chicago dans l'Illinois le 13 juillet 1942, Harrison Ford commence à jouer la comédie dans son collège du Wisconsin et lors de tournées estivales. Après ses études, il s'établit en Californie et poursuit ses activités théâtrales sur la scène du " Laguna Beach Playhouse ". Pris sous contrat à la Columbia, il fait quelques apparitions au cinéma, notamment dans  Un truand  de Bernard Girard en 1966 face à James Coburn ou dans  Luv  de Clive Donner en 1967. Mais cela ne nourrit pas son homme, aussi travaille-t-il pour la télévision dans des séries comme  L'homme de fer, Sur la piste du crime et Dynasty. Après avoir obtenu un rôle secondaire dans Campus de Richard Rush en 1970, l'acteur, découragé, décide de cesser des activités qui ne lui permettent pas de donner sa mesure. Dans l'attente de décrocher le rôle qui lui conviendra enfin, il trouve plus honorable de devenir charpentier que d'accepter n'importe quelle proposition pour des raisons financières. Trois ans plus tard, la chance lui sourit  grâce à la proposition de George Lucas qui fait appel à lui pour American Graffiti. Le film remportera un succès critique et commercial tel que l'acteur est enfin lancé. L'année suivante, il tient un rôle secondaire important dans Conversation secrète  de Francis Ford Coppola, la palme d'Or de 1974. Puis en 1977, ce sera le triomphe du premier volet de la trilogie  La guerre des étoiles  de George Lucas, suivi en 1981 de celui des  Aventuriers de l'arche perdue  de Steven Spielberg. Avec Blade Runner de Ridley Scott ( 1982 ), il ajoute une dimension quasi mythique à son métier d'acteur - dira Steven Spielberg. Grâce à ces films, qui pulvérisent les records d'audience, il figure dans les années 80 comme un acteur incontournable Outre-Atlantique. Peter Weir fait appel à lui en 1985 pour Witness long métrage dans lequel il incarne un inspecteur de police obligé de se fondre dans une communauté Amish afin de résoudre un meurtre. Il est nommé pour ce rôle à l'Oscar et au Golden Globe du meilleur acteur. En 1986, il retrouve Peter Weir sur  Mosquito Coast,  interprétant un père de famille luttant contre les méfaits de la jungle d'Amérique Centrale. L'année suivante, il tourne à Paris sous la direction de Roman Polanski un thriller d'inspiration hitchcockienne  Frantic et, en 1988, Mike Nichols le dirige aux côtés de Sigourney Weaver et Melanie Griffith dans la comédie romantique  Working Girl. L'année suivante, il endosse pour la trosième fois sa tenue d'aventurier dans  Indiana Jones et la dernière croisade  de Steven Spielberg avant de tourner dans  Présumé innocent  ( 1990 ) un thriller réalisé par Alan J. Pakula.

 

 Affiche américaine. Warner Bros. Affiche américaine. Paramount Pictures Affiche américaine. Paramount Pictures 


Dans les années 90, Harrison Ford est à l'affiche de nombreux films d'action comme  Jeux de guerre de Phillip Noyce ( 1992 ),  Le fugitif de Andrew Davis ( 1993 ),  Danger immédiat  toujours de Phillip Noyce ( 1994 ). Il s'intéresse aussi à la comédie, ce qui le change de ses rôles habituels, avec  Sabrina  de Sydney Pollack ( 1995 ) et  Six jours, sept nuits  de Ivan Reitman ( 1998 ) Il retrouvera Sydney Pollack en 1999 pour  L'ombre d'un soupçon,  excellent film, avant d'incarner le mari criminel de Michelle Pfeiffer dans  Apparences  de Robert Zemeckis en 2000. En 2002, le Festival du cinéma américain de Deauville lui rend hommage en présentant  K19 - le piège des profondeurs de Kathryn Bigelow. L'année suivante il joue aux côtés de Josh Hartnett dans  Hollywood Homicide  de Ron Shelton. Après avoir tourné dans  Firewall  de Richard Loncraine ( 2004 ), l'acteur se glisse pour la quatrième fois dans la peau d'Indiana Jones dans  Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal  de Steven Spielberg ( 2008 ).
En 2009, le 35e Festival du Cinéma américain de Deauville lui rendra un nouvel hommage en sa présence. Par ailleurs, l'acteur, sensibilisé aux problèmes de la nature, a mis sa notoriété au service de la préservation de l'environnement et à la lutte contre la déforestation des forêts tropicales.

 

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Harrison Ford. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr


 

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 10:37

Andy Garcia. Rezo Films


Né à la Havane le 12 avril 1956, Andy Garcia suit sa famille qui fuit le castrisme, cinq ans plus tard à Miami, gardant un souvenir nostalgique de son île, sentiment que l'on retrouvera dans certains de ses films comme  Adieu Cuba  ( 2004 ) et dans sa musique fortement imprégnée des rythmes cubains. Après des études de théâtre à la Floride International University, il monte sur scène dans divers théâtres nationaux avant de partir à Los Angeles, à la fin des années 70, y poursuivre une carrière d'acteur sur scène et au cinéma. Il obtient son premier rôle en 1981 dans la série télivisée Hill Street Blues. Après des débuts remarqués au cinéma, notamment dans Huit millions de façons de mourir  de Hal Ashby en 1986, Andy Garcia obtient une reconnaissance internationale en 1987 avec  Les incorruptibles  de Brian De Palma, film dont il partage la vedette avec Kevin Costner et Sean Connery. Dès lors, il va enchaîner les tournages et confirmer son aisance dans le genre policier, au point que certains voient en lui un nouveau Al Pacino. Se succèdent des films comme  Dead again  de Kenneth Branagh ( 1991 ),  Héros malgré lui  de Stephen Frears  en 1992,  Dans l'ombre de Manhattan  de Sidney Lumet en 1997. En 1991, il est nommé à l'Oscar et au Golden Globe du meilleur second rôle dans  Le parrain 3  de Francis Ford Coppola. Deux ans plus tard, il fait ses débuts de rélisateur et de producteur avec le documentaire  Cachao...Como Su Ritmo No Hay Dos  sur la vie du bassiste Israel Lopez et incarne, par la suite, le poète espagnol Federico Garcia Lorca dans  The Disappearance of Garcia Lorca  de Marcos Zurinaga en 1997, puis Lucky Luciano dans  Les seigneurs de Harlem  de Bill Duke en 1997. Il est encore à l'affiche dans  Sous le silence  de Tom McLoughlin en 2001, de Confidence de James Foley en 2003 et d' Instincts meurtriers  de Philip Kaufman, tandis que Steven Soderberg le dirige à trois rerpises dans  Ocean's ElevenOcean's Twelve et  Ocean's Thirteen  en 2001, 2004 et 2007.


Andy Garcia et Hippolyte Girardot. Limelight Distribution


En 2000, Andy Garcia tient le rôle principal du téléfilm à succès For love or Country : The Arturo Sandoval Story de Joseph Sargent sur la vie du trompettiste cubain pour lequel il est nommé une nouvelle fois au Golden Globe et également à l'Emmy Award du meilleur acteur. L'année suivante, sous la bannière de sa société de production Cineson Productions, il réalise et interprète  The Man from Elysian Fields  de George Hickenlooper et incarne en 2003  le peintre Amedeo Modigliani dans  Modigliani  de Mick Davis, film qui ne sera pas un succès.


Limelight Distribution SND

 

C'est en 2004 que Andy Garcia se lance en tant que producteur, réalisateur et interprète dans un film ambitieux qui raconte l'histoire de son île lors de la révolution qui va porter au pouvoir Fidel Castro Adieu Cuba, projet qu'il porte en lui depuis longtemps et pour lequel il obtiendra le Prix du meilleur réalisateur et celui du Meilleur Film aux Imagen Awards 2006. A tous ces talents, Andy Garcia ajoute celui de musicien et compositeur pour des films comme celui consacré à Lorca ou  Faux frères, vrais jumeaux  de Andrew Davis en 1995  et Gary et Linda de Richard Wenk et a, bien entendu, composé la bande sonore de Adieu Cuba. Il sera prochainement à l'affiche de  City Island  de Raymond de Felitta et n'a sans doute pas fini de nous surprendre de par la diversité de ses dons.

 

Vous pouvez lire ma critique de Adieu Cuba en cliquant sue le lien ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN

 


Andy Garcia. Walt Disney Studios Motion Pictures France

 



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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 09:32

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                                                                           VIDEO


Julie Christie, l'inoubliable Lara du Docteur Jivago, est née à Chukua aux Indes le 14 avril 1941, d'un père qui possédait une plantation de thé et d'une mère au foyer. Elle effectuera sa scolarité en Angleterre et en France avant de rejoindre la Central School of Music and Drama de Londres. Elle n'a que 16 ans lorsqu'elle débute dans une troupe de théâtre et 20 ans lorsqu'elle décroche le rôle-titre à la télévision dans la série A for Andromeda. Remarquée pour la finesse de son jeu et sa grâce très scandinave, elle ne tarde pas à tourner pour le metteur en scène John Schlesinger et apparaît successivement dans deux de ses films : Billy le menteur en 1963 et Darling en 1965 pour lequel elle recevra l'Oscar de la meilleure actrice. Sa carrière est lancée.


   

 

Et si bien lancée que la même année David Lean lui offre le rôle magnifique de l'héroïne si émouvante du chef d'oeuvre de Boris Pasternak, Lara, auprès d'Omar Sharif et de Géraldine Chaplin, qui sera un succès mondial. Il y est parfaite de sensibilité et forme avec l'acteur égyptien le couple cinématographique de la décennie. D'ailleurs comment décrire cette actrice discrète mais d'une étonnante présence à l'écran, qu'elle doit principalement à l'intensité de son regard et à quelque chose de voilé et de caressé dans ses gestes et ses attitudes. L'année qui suit Jivago, Truffaut la demande pour son film  Fahrenheit 451 qu'elle tourne en France avant d'enchaîner avec  Le messager  de Joseph Losey en 1970,  John Mc Cabe  de Robert Altman en 1971, un thriller en 1973  Ne vous retournez pas  de Nicolas Roeg, une comédie dramatique  Nashville encore avec Altman en 1975, ou des comédies légères comme Le ciel peut attendre  en 1978 de Warren Beatty. Elle sera en quelque sorte une des actrices phares des années 70.


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En 1980, sa carrière ralentit car, actrice exigeante, Julie Christie entend n'apparaître que dans des métrages qui correspondent à sa nature et à ses convictions comme Chaleur et poussière de James Ivory en 1982,  Les coulisses du pouvoir  de Sidney Lumet en 1986 et  Hamlet  de Kenneth Branagh en 1996. Son retour sur le devant de l'écran en 2006 dans  Loin d'elle,  où on retrouve sa grâce et sa présence lumineuse en femme atteinte de la maladie d'Alzheimer, lui vaut une nouvelle nomination aux Oscars de la Meilleure actrice, Oscar qui sera finalement attribué  à Marion Cotillard pour sa prestation dans La Môme. Et cette même année, Julie Christie épouse, à la surprise générale, le journaliste Duncan Campbell, son compagnon de vie depuis 28 ans.


Pour lire ma critique de  Loin d'elle, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN

 


La Fabrique de Films

 

 

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 08:48

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Jean-Pierre Cassel, mort à74 ans le 19 avril 2007,  ne se contentait pas d'être un comédien apprécié, il y ajoutait des talents de chanteur et de danseur de claquettes qui firent de lui l'interprète idéal des comédies musicales de Philippe de Broca, dont il fut l'un des acteurs fétiche ( Les jeux de l'amour ). Il avait d'ailleurs été découvert par Gene Kelly qui avait su déceler ses qualités de danseur, mesurer l'impact de son élégance et de son charme qui, bientôt, feraient merveille à la scène comme à l'écran. Il faut se rappeler que l'acteur a tourné dans une centaine de longs métrages et participé à une cinquantaine de pièces de théâtre durant sa  brillante carrière. On le vit dans des films de Renoir  ( Le caporal épinglé ), de Bunuel, Chabrol, René Clair, Losey, Melville, Altman et bien sûr Broca. Il fut l'un de ceux qui a compté dans le cinéma français des années 60 à 80, période féconde s'il en fut et qu'il sut marquer de sa présence dans des oeuvres comme  L'armée des ombres  de Melville,  Le charme discret de la bourgeoisie de Bunuel ou  Les fêtes Galantes  de René Clair. Plus tard, il fera merveille dans des films comme  L'enfer  et  La cérémonie  de Claude Chabrol.

 

 

                      Denise Grey, Jean-Paul Belmondo et Jean-Pierre Cassel. René Chateau

                                                  

                                                            Avec Belmondo à ses débuts

 

Fils d'un médecin et d'une chanteuse d'opéra, Cassel était né le 27 octobre 1932 et avait très vite été attiré par la danse et le chant. Son modèle ne fut autre que Fred Astaire auquel il consacra en 1994 un spectacle intitulé : " Jean-Pierre Cassel chante et danse Fred Astaire". Il  partageait avec le fabuleux danseur américain un charme désinvolte et une élégance naturelle qui s'imposèrent sans tarder. A partir des années 90, il s'éloigna du cinéma, lui préférant la scène, qui le mettait plus intimement en contact avec le public.  Mêlant l'ironie à la séduction, il était le type accompli du séducteudr français, d'autant plus que sa simplicité et son naturel le rendaient immédiatement sympathique. Cassel ne posait pas, il était la légèreté même. Il aimait le spectacle et cela se sentait. Il manque beaucoup au cinéma français d'aujourd'hui. Il nous reste heureusement ses films, dont le dernier est Contre-enquête de Franck Mancuso ( 1996 ). Son fils Vincent a cédé à son tour aux chants des sirènes cinématographiques, mais dans un registre différent. Ce qui ne l'empêcha nullement de se montrer convaincant en professeur de danse dans " Black Swan".

 

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LISTE DES ARTICLES - ACTEURS DU 7e ART

 

 

                          Gérard Jugnot, Jean-Noël Brouté, Valérie Lemercier, Roland Marchisio et Jean-Pierre Cassel. Ciby 2000

 

 

                      

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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

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Stanley Kubrick

 

 

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