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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 00:00

      1922 - 2000

 

                                   VIDEO


Vittorio Gassman est l'un des grands acteurs italiens qui a marqué de sa présence et de son talent le 7e Art transalpin, au même titre qu'un Marcello Mastroïanni, un Ugo Tognazzi ou un Nino Manfredi. Né à Gênes le 1er septembre 1922 d'un père autrichien et d'une mère florentine, il s'inscrivit très jeune à l'Accademia Nazionale d'Arte Drammatica de Rome après avoir taté d'un peu de droit à la Faculté. D'emblée, il se démarque par une forte présence scénique et un fougueux tempérament qui allie insolence et panache, qualités qui lui vaudront le surnom de "mattatore" ce qui signifie "le tueur" en français. Sur scène, il s'impose sans peine,  grâce à un physique certes avantageux, mais surtout par une personnalité à multiples facettes qui lui permet d'ambitionner aussi bien les rôles romantiques que la comédie et les personnages cyniques où il excelle. Il fait bientôt la connaissance de Luchino Visconti qui le mettra en scène dans des oeuvres de Shakespeare et de Pasolini, alors que le cinéma lui fait déjà des avances et, qu'en 1945, il débute dans un film de Carlo Alberto Felice : Rencontre avec Laura qui ne laissera pas un souvenir impérissable.  Par la suite il tournera dans plus de 130 films en véritable maestro qui règnera sur cinquante ans de cinéma italien, sans pour autant renoncer au théâtre.  

 

                     Ettore Scola et Vittorio Gassman.

                                                            avec Ettore Scola


En 1949, il partage l'affiche de Riz Amer avec Silvana Mangano, un drame qui se déroule dans l'Italie de l'après-guerre et brosse le tableau d'ouvrières travaillant dans les rizières de la plaine du Pô. Marié durant quelques années à l'actrice Shelley Winters, il fait une courte incursion dans le cinéma hollywoodien et apparaît dans   Guerre et Paix ( 1956 ) de King Vidor auprès d'Henry Fonda, de Mel Ferrer et de la délicieuse Audrey Hepburn. De retour dans son pays, Gassman se révèle pleinement dans Le Pigeon  ( 1958 ) de Mario Monicelli qui marque d'une pierre blanche le début de la comédie italienne, faisant suite aux films graves de l'après-guerre, satire des moeurs de la petite et moyenne bourgeoisie. Fréquemment employé pour interpréter des rôles de traite, Vittorio Gassman se plait à divertir et la palette des personnages composites, qu'il a incarnés avec un naturel époustouflant, est impressionnante. En 1962 il crève l'écran auprès de Jean-Louis Trintignant dans Le fanfaron de Dino Risi où il s'impose comme un atout majeur  du cinéma italien.


Un moment marquant de sa carrière sera Parfum de femme ( 1974 ), toujours de Dino Risi qui sait superbement l'utiliser et qui lui méritera un prix d'interprétation au Festival de Cannes. Cette même année, faste entre toutes, la sortie de Nous nous sommes tant aimés, le chef-d'oeuvre d'Ettore Scola, contribue également à faire de lui une vedette internationale appréciée des cinéphiles. Avec Scola, il poursuivra sa participation en jouant dans La terrasse, portrait au vitriol d'une poignée d'intellectuels, puis dans La Famille ( 1986 ) et enfin  Le Dîner ( 1998 ), son avant dernière apparition sur le grand écran. Cet immense acteur, qui pouvait tout faire avec humour, émotion, lyrisme et séduction, s'éteint à Rome le 29 juin 2000, laissant une trace indélébile dans l'histoire du 7e Art.

 

 

 

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Pour lire les critiques des films où figure l'acteur dont Riz amer, Nous nous sommes tant aimés, Parfum de femme et Le fanfaron, cliquer sur le lien ci-dessous :


LISTE DES FILMS DU CINEMA EUROPEEN ET MEDITERRANEEN

 

 

                    Vittorio Gassman. Mars Distribution

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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 10:26
AUDREY HEPBURN - PORTRAIT

130-331.jpg    1929 - 1993

 

                                           VIDEO

 


Il y eut d'abord un minois, puis une silhouette, enfin une présence, qui, depuis Vacances romaines, habitait l'écran et allait peu à peu s'emparer de l'imaginaire de plusieurs générations de cinéphiles. Une femme que nous avons aimée non pour ce qu'elle représentait mais pour ce qu'elle était et qui ,en vingt ans de carrière et vingt films, marquera  la mémoire collective d'un souvenir étonnement prégnant. Audrey Hepburn était notre éternelle jeune fille, un être d'une grâce juvénile qui ployait, certes, mais ne rompait pas. Tous ceux qui l'ont approchée le confirme : elle était très professionnelle, très précise, forte dans sa vie et son travail et infiniment perfectionniste.

 

Audrey Kathleen Hepburn-Ruston était née le 4 mai 1929 à Bruxelles d'une riche baronne hollandaise Ella Van Heemstra et d'un rentier irlandais qui vont très vite divorcer. Elle sera mise en pension en Angleterre et ne verra plus son père qui n'usa jamais de son droit de visite. Cet abandon affecte profondément la sensibilité de la petite fille. Elle a dix ans lorsque la guerre se déclare et que sa mère, pensant la Hollande plus sûre, la fait rentrer d'Angleterre à Arnhem où elle va beaucoup souffrir des privations endurées par la population sous l'occupation allemande. Sa seule consolation sera la danse à laquelle elle se consacre avec passion, envisageant une carrière de ballerine. Les biens de sa mère ayant été confisqués par les Allemands, la baronne et sa fille se voient dans l'obligation d'accepter d'être prises en charge par l'aïeul, le père d'Ella qui les héberge dans sa propriété. Audrey saura se rendre utile et user de son droit de résistance en portant des messages fourrés dans des chausettes ou des chaussures.



Dès 44, elle participe également  à la subsistance matérielle de sa famille en donnant des leçons privées de danse aux élèves les plus jeunes de son école. Après un hiver 44-45 terriblement dur, la Hollande est libérée pour les 16 ans d'Audrey, mais la jeune fille ne pèse alors que 45 kilos pour 1m71, souffre d'asthme, d'une jaunisse, d'anémie et d'autres maladies dues à la sous-alimentation. Sa santé en restera marquée pour le restant de ses jours. Elle continue toutefois la danse et commence à poser pour quelques photos de mode. C'est alors qu'elle auditionne pour une comédie musicale High Button Shoes où elle n'aura qu'une ligne de texte, mais cela suffit pour qu'elle soit remarquée et retenue pour participer à une pièce de théâtre et que son visage commence à être connu. Afin de s'améliorer, elle travaille, en plus de la danse, le chant et la diction. En 1951, elle obtient un rôle important dans The Secret People, puis dans Nous irons à Monte-Carlo. C'est à cette occasion qu'elle rencontre l'écrivain Colette  qui voit en elle sa Gigi idéale. Elle interprétera le rôle à New-York avec succès et, à la suite de ces représentations, signera un contrat avec la Paramount pour être la princesse de Vacances romaines auprès de Grégory Peck. Sa carrière est lancée et le succès ne se démentira plus.

 


             Les Acacias  Collection Christophe L. Paramount Pictures 


 

Le look d'Audrey devient une folie et sa coiffure sera copiée par des millions de femmes. Elle impose, en effet, une beauté radicalement autre que celles des stars habituelles d'Hollywood : si loin de la beauté sensuelle de Marilyn ou de Jane Russel, de celle glacée et lointaine de Greta Garbo ou encore de la cérébrale Katherine Hepburn. En 1953, elle tourne Sabrina de Billy Wilder et débute sa longue collaboration avec le couturier Hubert de Givenchy qui, dorénavant, l'habillera dans la plupart de  ses films. L'année suivante, après avoir interprété l'Ondine de Giraudoux sur scène, elle épouse l'acteur Mel Ferrer de douze ans son aîné et déjà père de quatre enfants. Ils tourneront ensemble Guerre et Paix de King Vidor ( 1955 ), puis Audrey enchaîne avec Drôle de frimousse ( 1956 ) au côté de Fred Astaire. En 1957, Mel Ferrer et elle travaillent pour le téléfilm "Mayerling" qui sera un échec, si bien que l'actrice s'engage pour  Au risque de se perdre qu'elle part tourner au Congo. Les prises de vue seront pénibles et fatigantes, mais le film n'obtiendra pas moins de huit Oscars, dont celui d'Audrey au titre de meilleure actrice. C'est certainement l'une de ses prestations les plus marquantes.

 

audrey-hepburn.jpg

 

En 1960, après une grossesse difficile, elle donne naissance à son premier enfant Sean Ferrer baptisé à Lucerne par le même pasteur qui avait marié Audrey et Mel. Aussitôt après, l'actrice est à New-York pour Diamants sur canapé de Blake Edwards qui lui vaudra d'être de nouveau nommée aux Oscars, mais cette fois sans l'obtenir. En 1962, Audrey tourne Charade  de Stanley Donen avec pour partenaire Cary Grant,  film qui sera sa plus grande réussite au box-office. Succédera My Fair Lady ( 1964 ) de George Cukor et  Seule dans la nuit  ( 1967 ), produit par son mari Mel Ferrer, avec lequel l'entente n'est plus si cordiale. 

Audrey va épouser le docteur Andréa Dotti qu'elle a rencontré lors d'une croisière. Le couple s'installe à Rome et Audrey aura le bonheur d'avoir un second fils Luca, né le 8 février 70. Après s'être retirée un moment des studios, l'actrice finit par sortir de sa retraite pour La rose et la flèche  ( 1976 ) auprès de Sean Connery.  Divorcée d'avec Dotti, elle s'éloigne peu à peu du cinéma et consacre beaucoup de son temps à l'Unicef pour lequel elle est nommée ambassadrice, visitant les endroits les plus démunis de par le monde. De ce travail, elle dira : " On m'a donné le privilège de parler pour les enfants qui ne peuvent pas parler eux-mêmes, et ma tâche est facile car les enfants n'ont aucun ennemi politique. Sauver un enfant est une bénédiction ; en sauver un million est une occasion donnée de Dieu".

Sa dernière apparition à l'écran aura lieu en 1989 dans un film de Steven Spielberg  : Pour toujours, où elle tient le rôle d'un ange.

En 1992, opérée d'un cancer du colon, elle souhaite retourner dans sa maison  "La paisible" où elle a vécu les plus beaux moments de sa vie familiale avec ses enfants et sa mère. Elle s'y éteint paisiblement le 20 janvier 1993, quatre mois avant son 64e anniversaire. Depuis lors, son élégance et sa grâce nous manquent.

 

 Pour consulter les articles des films où figure l'actrice, dont My fair Lady et Vacances romaines, cliquer sur le lien ci-dessous :  

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN

 

Et pour prendre connaissance des articles de la rubrique LES ACTEURS DU 7e ART, cliquer    ICI

 

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audrey-1967-282x300.jpg 

                       

 

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 09:46

                        Natalie Wood et James Dean. Warner Bros. 

 

                                                                      VIDEO MEMOIRE

Le 29 novembre 2011, cela fera trente ans que Natalie Wood a été retrouvée noyée près de l'île de Catalina dans la baie de Los Angeles, alors qu'elle faisait une croisière avec son mari Robert Wagner à bord de leur yacht. La cause de sa mort est restée mystérieuse et le shérif du comté a décidé de rouvrir l'affaire à la suite de nouvelles informations importantes. Elle avait 43 ans. A suivre...

 

Fille d'immigrés russes, Natalia Nikolaevna Zakherenko, nom qui se changera en celui de  Natalie Wood pour les besoins du cinéma, est née le 20 juillet 1938 à San Francisco. Remarquée en son plus jeune âge par le réalisateur Irving Pichel, elle tient un premier rôle  dans  Demain viendra toujours( 1946 ), où elle donne la réplique au grand Orson Welles avec une précoce assurance, devenant ainsi l'une des stars enfants de Hollywood. Passé l'âge ingrat de la puberté qui la voit se consacrer à la danse, elle reprend le chemin des studios et s'affirme très vite comme l'actrice fétiche de toute une génération avec des films cultes comme La fureur de vivre( 1955 ) au côté de James Dean, puis Les collines brûlantesde Stuart Heisler en 1956 et The searchersde John Ford la même année. En 1958 avec La fureur d'aimer, Natalie Wood aborde des rôles plus matures, ce qui déçoit le public américain qui semble la préférer dans des personnages plus légers, alors que son tempérament la porte volontiers vers la tragédie. Malgré deux prestations magnifiques dans West Side Storyde Robert Wise ( 1960 ) où elle est une Maria bouleversante et dans La fièvre dans le sangd'Elia Kazan où elle joue face à Warren Beatty une adolescente perturbée et hyper-sensible, elle est la mal aimée des américains et a le tort de défrayer trop régulièrement la presse à scandales par ses incartades amoureuses et ses caprices d'enfant gâtée.

 

 

                       Natalie Wood et Richard Beymer. Carlotta Films

 

Si elle se révèle assez mal à l'aise dans la comédie à cause d'une émotivité mal contrôlée et une certaine fébrilité, elle conjugue une grande beauté et une ferveur rare dans les personnages pathétiques qu'elle fait vivre avec intensité, étant elle-même une femme inquiète et tourmentée. Par la suite, elle refuse plusieurs rôles afin de se consacrer à sa famille et met sa carrière entre parenthèses. C'est en 1966 que Robert Redford lui offre une nouvelle chance avec Propriété interdite adaptée d'une pièce de Tennessee Williams, où elle assume son rôle avec force et conviction. Mais déjà rien ne va plus. Sa vie personnelle est perturbée par aventures, divorces, remariage. Malgré un retour sur les écrans en 1969 avec Bob et Carole et Ted et Alice de Paul Mazursky, le succès n'est pas au rendez-vous et Natalie Wood ne va plus faire dorénavant que de courtes apparitions sur les écrans de télévision. Cette carrière en dents de scie prend fin brutalement le 29 novembre 1981. On la retrouve noyée cette nuit-là près d'une île californienne, à deux kilomètres du yacht sur lequel elle avait passé la soirée en compagnie de Robert Wagner, épousé à deux reprises. Accident, suicide ? Les conditions de sa mort restent floues et ajoutent au mystère d'une femme et actrice souvent incomprise.

                     Natalie-Wood.jpg


Pour prendre connaissance des critiques de films où apparaît Natalie Wood, dont La prisonnière du désert et West Side Story, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 10:47
BURT LANCASTER - PORTRAIT

            Swashbuckler Films Action Cinémas / Théâtre du Temple 


                                                                        
Burt Lancaster, né le 2 novembre 1913 à New-York, commença sa carrière comme acrobate professionnel dans plusieurs cirques avant d'être mobilisé lors de la Seconde Guerre Mondiale et envoyé au combat en Afrique du Nord et en Europe. Démobilisé en 1945,  il s'oriente vers le théâtre et joue dans une pièce qui ne sera pas un succès  "A Sound of Hunting", mais le fera remarquer d'un critique pour ses dons indéniables, à une époque où Hollywood est en quête de nouveaux talents. Il tourne ainsi dans un premier film "Les Tueurs" ( 1946 ) au côté d'Ava Gardner et cette production, sans prétention, suffira à le propulser au haut de l'affiche et de le consacrer "star", tant il crève littéralement l'écran. Par la suite, en homme intelligent et ambitieux, il saura passer des rôles de beau mec au sourire carnassier et au physique athlétique à ceux d'acteur sérieux, en entrant dans la peau de personnages plus complexes. Puis il fonde sa propre maison de production et réalise son premier long métrage "L'homme du Kentucky" en 1955. Désormais il appartient à l'élite du cinéma américain et sa renommée est devenue internationale. Après une nomination aux Oscars pour "Tant qu'il y aura des hommes" qui lui donne pour partenaires Deborah Kerr et Montgomery Clift, il en obtient un pour son interprétation dans "Elmer Gantry le charlatan".



                  Swashbuckler Films

 

Sollicité par les plus grands cinéastes, il ne cesse plus de tourner. En 1963, il remporte la coupe Volpi à Venise pour sa magistrale interprétation dans "Le prisonnier d'Alcatraz"  ( 1962 ) de John Frankenheimer et, la même année, il sera l'inoubliable prince Salina dans  "Le Guépard" de Luchino Visconti, où sa prestation domine le film de bout en bout.

Après quelques productions commerciales comme "Airport",   "L'homme de la loi",   "Fureur Apache", il revient en Italie en 1975 et retrouve Visconti pour "Violence et Passion" auprès de Silvana Mangano, où sa prestation est de la même veine que celle du prince Salina, c'est-à-dire exceptionnelle, avant d'enchaîner avec "1900" de Bernardo Bertolucci. Suivra  "Atlantic City" ( 1979 ) de Louis Malle face à  Susan Sarandon  où son rôle du vieux Lou lui mérite une nouvelle nomination aux Academy Awards. Il est vrai que son regard, sa démarche et chacun de ses gestes concourent à donner vie et profondeur au personnage.



 

                   Burt Lancaster et Susan Sarandon. Selta Films


C'est vers 1981 qu'il s'éloigne progressivement des studios, n'acceptant plus que des rôles de complément ou des productions télévisées. On le verra néanmoins une dernière fois comme tête d'affiche dans "Coup double"  ( 1986 ), partenaire de son vieux complice Kirk Douglas avec lequel il avait tourné sept films dont  "Règlement de comptes à O.K Corral" de John Sturges et "Sept jours en Mai" de John Frankenheimer.




                   


Son ultime apparition se fera en ancienne gloire du base-ball dans "Jusqu'au bout du rêve" ( 1989 ) de Phil Alden Robinson. Le 10 septembre 1990, il se marie pour la troisième fois avec Susan Martin, mais il est déjà un homme malade. Il doit subir un quadruple pontage et se retrouve à moitié paralysé des suites d'une hémiplégie. Il mourra le 20 octobre 1994 à Los Angeles et ses cendres seront déposées au Westwood Memorial Park où une plaque honore sa mémoire.

Pour lire les critiques de quelques-uns des  films où figure cet acteur dont Vera Cruz, Le Guépard et 1900, cliquer sur les liens ci-dessous :


 
LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN    

   

LISTE DES FILMS DU CINEMA EUROPEEN ET MEDITERRANEEN

 

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         claudiaotguepard                                

 

BURT LANCASTER - PORTRAIT
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 09:59

                            
 

Gong Li est certainement la comédienne chinoise la plus connue et la plus magnétique, nimbée par la distance qu'elle sait imposer et le mystère qu'elle cultive autour de sa personne. Visage de madone, beauté classique et pure, elle a su séduire le public européen et a tourné à Hollywood alors même qu'elle ne maîtrisait qu'imparfaitement la langue anglaise. Née le 31 décembre 1965 à Shenyang dans le nord-est de la Chine, elle est la dernière d'une famille de cinq enfants. Ses parents sont professeurs et elle-même se destine à une carrière de chanteuse mais, ayant échoué au concours, elle entre à l'Académie d'art dramatique de Pékin et en sort diplômée en 1989. C'est alors qu'un jeune réalisateur, fasciné par sa beauté, l'engage pour un premier film et en fera bientôt sa compagne et sa muse : il se nomme Zhang Yimou et ils vont tourner ensemble Le Sorgho rouge ( 1987 ), qui obtint un Ours d'or à Berlin, Judou ( 1989 ), Epouses et Concubines ( 1991 ), Qiu Ju, une femme chinoise ( 1992 ), Vivre ( 1993 ) et Shanghai Triad ( 1995 ). Ils ouvrent une nouvelle ère pour le cinéma chinois, Zhang Yimoun étant l'un des premiers cinéastes de l'après Révolution Culturelle, surnommée la cinquième génération.

 

         Océan Films   


Yong Li profite alors de l'engouement mondial suscité par le cinéma asiatique pour asseoir sa réputation d'actrice qui sait incarner avec grâce et élégance la femme amoureuse mais tourmentée dans une Chine où la condition féminine n'est pas facile à assumer. Sa rupture d'avec Zhang Yimou en 1995 va coïncider avec un passage difficile de sa vie. Après son succès dans Adieu ma concubine de Chen Kaige, elle est évincée par l'arrivée de jeunes comédiennes comme Maggie Cheung, Michelle Yeoh et Zhang Ziyi. D'autant qu'elle va participer coup sur coup à deux films Chinese Box  de Wayne Wang et  L'empereur et l'assassin  de Chen Kaige qui ne recueilleront pas l'aval du public. C'est pour l'actrice un passage à vide de trois années où elle est reléguée au rang de "has been", actrice trop marquée par une époque désormais révolue et que le cinéma vérité de la sixième génération condamne peu à peu à n'être plus qu'une figurante de musée. On parle à son sujet de retraite et l'actrice n'a plus pour recours que de s'impliquer dans des causes humanitaires, des festivals ou de jouer les mannequins pour de grandes marques comme l'Oréal.

                        Warner Independent Pictures Columbia Pictures SND

Mais cette femme intelligente, à la personnalité forte, va bien finir par rebondir. Après avoir interprété dans Eros le rôle d'une princesse déchue, d'une vamp vieillissante, Wong kar -Wai, enthousiasmé par son interprétation, la redemande pour jouer dans 2046  face à Tony Leung et Zang Ziyi. Mais Gong Li a quelque difficulté à s'adapter à ce nouveau cinéma car son jeu a toujours misé sur la pudeur, l'économie de geste, le mystère un peu froid et distant du regard. " Un roseau sauvage qui ne plie pas " - écrira-t-on à son sujet. Et il est vrai qu'elle est faite pour les drames humains, les tragédies historiques, les rôles impérieux, les amours torrides mais prudes. Elle semble si bien représenter les personnages de geishas, de concubines, de princesses, troublantes et inaccessibles. Elle sait également être hautaine et cruelle, en comédienne accomplie qui se montre à la hauteur de ses personnages et leur communique un indéniable pouvoir de fascination. Après un détour par Hollywood où elle ne réalisera d'ailleurs aucun film important, elle regagne la Chine et renoue avec son Pygmalion, le metteur en scène Zhang Yimou pour une sorte de souvenir automnal où elle apparait plus majestueuse que jamais en impératrice de La Cité interdite. Quoi qu'il arrive dorénavant, qu'elle tourne encore ou s'éloigne peu à peu de l'écran, prise par ses activités diverses et nombreuses d'ambassadrice de l'Unesco ou de juré dans les festivals, elle reste l'une des  icônes les plus charismatiques du 7e Art.

 

 Pour consulter les articles des films où figure cette actrice, dont Adieu ma concubine, La cité interdite et Epouses et concubines, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA ASIATIQUE





                        Gong Li.  Gong Li et Colin Farrell. United International Pictures (UIP)

 

 

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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 10:07

               Les Acacias Corbis Sygma  Corbis Sygma Corbis Sygma Corbis Sygma  Metro Goldwyn Mayer (MGM) 

James Stewart, né à Indiana en Pennsylvanie, fait partie de cette génération d'acteurs qui a eu la chance de participer aux innovations les plus marquantes d'un art qui se trouvait alors en plein essor. Hollywood était, à cette époque, la Mecque du 7e Art, le creuset où fermentaient les talents les plus divers et se vivaient les expériences les plus enthousiasmantes. Ainsi a-t-il pu tourner avec les meilleurs : Frank Capra, George Cukor, Alfred Hitchcock, Ernst Lubitsch, Anthony Mann, Otto Preminger et les titres de ses films sont-ils autant de chapitres de l'histoire du cinéma. Avec modestie, cet acteur, qui était également diplomé d'architecture, général de brigade et poète à ses heures, disait : "Je suis James Stewart et je joue James Stewart. Je ne pourrais pas me risquer dans de grandes interprétations". C'est Joshua Logan qui le persuade de devenir comédien, alors qu'il est à l'Université. Suivant son conseil, le jeune homme rejoint les rangs d'une petite compagnie théâtrale dans laquelle se produisait déjà Henry Fonda. Quelque temps plus tard, ils partageront un appartement à New-York et resteront toute leur vie des amis proches.

En 1939, James Stewart quitte New-York pour Hollywood, signe un contrat avec la MGM et tourne dans son premier film :The Murder Man. Il enchaîne ensuite film sur film dont  Mr Smith goes to Washington de Frank Capra. Il y interprète un jeune sénateur naïf aux prises avec des politiciens véreux, un rôle qui contribuera à forger son image d'américain idéaliste. En 1940, The Philadelphia Story, où il est le partenaire de Katharine Hepburn et de Cary Grant lui vaut l'Oscar du meilleur acteur. La guerre interrompt sa carrière. Il s'engage comme simple soldat dans l'armée de l'air et effectue un nombre impressionnant de missions contre l'Allemagne, au point d'être promu colonel et décoré à plusieurs occasions. Plus tard dans l'armée de réserve, il continuera de gravir les échelons et prendra sa retraite comme général de brigade.

A
 son retour à la vie civile en 1946, il reprend le chemin des studios et tourne ce qui sera son film préféré : It's a  wonderful life , toujours avec Frank Capra.  - " Capra était sans aucun doute le meilleur réalisateur que j'ai jamais connu - disait-il. Il avait un sens très sûr des vraies valeurs : la famille, les amis, la communauté, Dieu. Et avec son sens remarquable de l'humour, il était capable de mettre toutes ces valeurs dans ses films sans avoir jamais l'air de prêcher" -
C'est en 1948 que commence sa collaboration avec Hitchcock, dont il sera l'un des interprètes masculins préférés avec Cary Grant. Il réalisera avec lui quatre films : La Corde, Fenêtre sur cour  L'homme qui en savait trop et Sueurs froides ( Vertigo ).

                      

En 1978 dans The Shootist ( Le dernier des géants ) de Don Siegel, il tenait le rôle d'un médecin vieillissant annonçant à John Wayne qu'il n'en avait plus pour très longtemps à vivre. Ainsi ce film symbolisait-il la fin d'une époque qui avait été glorieuse pour le cinéma. Il mourut d'une embolie pulmonaire le 2 juillet 1997 à l'âge de 89 ans. Selon ses amis, sa santé n'avait cessé de se dégrader depuis la disparition de sa femme Gloria, avec laquelle il avait vécu plus de quatre décennies. Le président Clinton déclarera, lors de ses obsèques, que l'Amérique avait perdu un trésor national. C'est dire à quel point il était apprécié du public. Si certains ne le trouvaient pas assez fauve ou félin, plus fade que Clark Gable et que Cary Grant, il sut jouer avec finesse  les criminels repentis, les hommes qui avaient le souci de se réconcilier avec eux-mêmes, parce qu'ils cherchaient toujours une solution à l'inexplicable et tentaient de corriger les erreurs commises. " J'ai eu l'habitude de choisir des rôles de gars vulnérables, le mec qui fait des erreurs, celui qui ne peut pas se figurer toutes les conséquences de ses actes mais qui garde le contrôle". Il savait mieux que personne se faire aimer - disait John Ford, parce que les gens sentaient que c'était une personne parfaitement loyale. Il était tout le temps bon. Tout le monde l'aimait - ajoutait-il.
Quant à Nicolas Saada, voici ce qu'il écrivait dans Le Cahier du Cinéma n° 470 :

" Dans chaque film, James Stewart compose un personnage presque identique : témoin passif de la violence des hommes qui, dégouté, est tout de même conduit à y prendre part. Il y a du Fritz Lang dans cette problématique. James Stewart l'a exprimé avec une conviction et un talent qui trouveront plus tard un écho dans les films d'Alfred Hitchcock. Mais l'acteur n'aurait peut-être pas atteint la maturité de Sueurs froides sans cet admirable travail sur l'angoisse et la cassure qui caractérise ses rôles dans les westerns d'Anthony Mann. Je pense à la séquence finale de L'appât où Stewart traîne le cadavre de Robert Ryan comme un sac, en hurlant pour essayer de justifier son comportement. Il y a d'autres moments forts : dans Les Affameurs, Stewart de retour en ville pour comprendre pourquoi on ne lui a pas livré la nourriture que les colons attendent, retrouve Arthur Kennedy dans les bras de la fille du chef de convoi. Suit alors un regard plein d'amertume qui en dit long sur le personnage. Il n'y avait qu'Anthony Mann pour faire de ce héros, l'espace d'un plan très court, un homme frustré et blessé..."

Pour lire les critiques des  films de James Stewart dont  Fenêtre sur cour, Sueurs froidesL'appât,
L'homme qui tua Liberty Valance,  La flèche brisée, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

LISTE DES FILMS DU CINEMA AMERICAIN ET CANADIEN

 

                    

 

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 11:29

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Née à Philadelphie le 12 novembre 1929, Grace était la troisième des quatre enfants d'une famille aisée, dont le père, originaire d'Irlande, ancien athlète olympique avait fait fortune dans la construction, ce qui lui valait d'être appelé " le roi de la brique". Quant à sa mère, elle était d'origine prussienne, extrêmement autoritaire et très pointilleuse en ce qui concernait l'éducation de sa progéniture. Donc une discipline de fer chez les Kelly, tous sportifs de haut niveau et aguerris dès le plus jeune âge. A l'exception de Grace, de santé plus délicate, qui très tôt manifesta du goût pour les activités artistiques. Après des études au couvent des Dames de l'Assomption, Grace, à 17 ans, et, malgré l'opposition de sa famille, s'inscrit à New-York à l'Americain Academy of Dramatic Art et devient mannequin pour payer ses cours.

En 1949, elle monte pour la première fois sur les planches dans la comédie Torch Bearers
 et la même année joue à Broadway dans la pièce The Father. Remarquée, elle participe à plusieurs émissions de télévision avant de faire le grand saut jusqu'aux célèbres studios hollywoodiens de la Metro-Goldwyn-Mayer afin de tenir un petit rôle dans le film Fourteen Hours. Du moins a-t-elle le pied à l'étrier. Elle a 22 ans. L'année suivante, elle obtient le premier rôle dans Le train sifflera trois fois au côté de Gary Cooper. Puis ce sera Mogambo avec Clark Gable et Ava Gardner pour lequel elle se voit décerner l'Oscar du Meilleur second rôle féminin.

 

L'événement important de sa vie est sa rencontre avec le metteur en scène Alfred Hitchcock, dont elle deviendra l'actrice de prédilection et qui, mieux que personne, saura parfaitement mettre en valeur son talent et sa beauté dans trois de ses plus grands films : Le crime était presque parfait,  Fenêtre sur cour et  La main au collet. En 1955, elle remporte l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation d'une femme tourmentée dans The Countr Girl ( Une fille de province ).
 

                    

I
nvitée d'honneur au Festival de Cannes 1955, elle est présentée au prince Rainier de Monaco et on connait la suite qui la conduira à renoncer tout naturellement à sa carrière d'actrice  : le mariage fastueux dans la cathédrale de Monaco tapissée de lilas et de lys blancs le 18 avril 1956, puis la naissance de trois enfants, jusqu'à ce 13 septembre 1982 où, victime d'un accident de voiture sur la route de la Turbie, celle même qu'elle empruntait dans La main au collet, elle décède des suites de ses blessures, laissant la Principauté veuve pour longtemps.

 

 

grace-kelly.jpg

 

SA FILMOGRAPHIE :

 

QUATORZE HEURES ( 1951 ) de Henry HATHAWAY  -  LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS ( 1952 ) de Fred ZINNEMANN  -  MOGAMBO ( 1953 ) de John FORD  -  UNE FILLE DE PROVINCE ( 1954 ) de George SEATON  -  LE CRIME ETAIT PRESQUE PARFAIT ( 1954 ) d'Alfred HITCHCOCK  -  LES PONTS DE TOKO-RI ( 1955 ) de Mark ROBSON  -  LA MAIN AU COLLET ( 1955 ) d'Alfred HITCHCOCK  -  FENETRE SUR COUR ( 1955 ) d'Alfred HITCHCOCK  -  LE CYGNE ( 1956 ) de Charles VIDOR et HAUTE SOCIETE ( 1956 ) de Charles WALTERS


Pour lire les critiques des films suivants où apparaît Grace Kelly, dont  Fenêtre sur cour, La main au colletLe train sifflera trois fois,  High Society, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

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                                 Collection Christophe L.

 

 

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 09:02

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                                                VIDEO MEMOIRE

Marion Michael Morrison, plus connu sous le nom de John Wayne, a vu le jour dans une petite ville de l'Iowa le 26 mai 1907. A l'âge de 9 ans, il suit ses parents en Californie et entre, par la suite, à l'Université, où il se démarque tout particulièrement dans l'équipe de foot-ball et en devient l'un des membres éminents. Pour gagner un peu d'argent de poche, il se fait engager comme accessoiriste à la Fox en 1926 et attire l'attention de John Ford qui lui propose de faire de la figuration dans plusieurs de ses films. C'est Raoul Walsh qui lui confiera néanmoins son premier rôle dans La piste des géants, où sa présence, sa démarche, son naturel annoncent déjà ses futurs succès. Walsh lui trouve alors un nom qui sonne bien : John Wayne. C'est sous ce nom qu'il devient la vedette du studio republic réputé pour ses productions de westerns à petits budgets. Après être apparu dans plusieurs productions, Wayne renoue avec Ford en 1939 et tourne sous sa direction dans  La chevauchée fantastique, film qui lui ouvrira les portes de la renommée.

                      Harry Carey Jr. et John Wayne. Swashbuckler Films

Désormais le cinéma hollywoodien doit compter avec ce géant débonnaire d'1m 93, un peu machiste, qui sait capter et retenir l'attention et la sympathie des spectateurs. En 1946, il devient son propre producteur pour le film de James Edward Grant  L'ange et le mauvais garçon. L'ancien acteur de la républic est désormais consacré par le public et également par les meilleurs réalisateurs de Howard Hawks à Josef Von Sternberg, sans oublier John Ford dont il est l'acteur fétiche. Par ailleurs, c'est John Wayne qui financera le premier film en relief : Hondo, l'homme du désert en 1943.

                      Gaumont Buena Vista International (GBVI)

En 1960, l'acteur, producteur, réalisateur engage sa fortune personnelle pour réaliser un vieux rêve, né sur la plateau des Sacrifiés : Alamo, un film lyrique et spectaculaire avec son final d'une violence impitoyable. Ce sera un succès très apprécié de John Ford. Sa seconde réalisation soulevera, quant à elle, des contestations de part et d'autre, car elle exalte l'héroïsme des soldats dans un conflit qui déchire l'opinion américaine: la guerre du Vietnam. Atteint d'un cancer, il interprète encore le rôle d'un tireur d'élite qui choisit sa propre mort dans un film de Don Siegel. La sienne se profile et il doit subir plusieurs opérations dont l'ablation d'une partie de l'estomac. Dès lors il passe son temps à entrer et sortir de l'hôpital avec un grand courage. Il est présent le 9 avril 1979 à la cérémonie des Oscars et meurt deux mois plus tard à Los Angeles. Ce jour-là l'Amérique perdait son héros national. Les journaux titrèrent : "Monsieur Amérique est mort". Il est vrai qu'il occupe une place à part dans le panthéon des stars pour n'avoir tenu qu'un seul rôle dans les 175 films auxquels il a participé, le plus souvent comme vedette, le film se construisant sur son nom. Parmi les plus connus : La chevauchée fantastique, bien sûr, La rivière rouge, L'homme qui tua Liberty Valance, Rio Bravo, Rio Grande, El Dorado, La charge héroïque, L'homme tranquille, Le fils du désert. Il représentait aux yeux du public un archétype, celui du héros indépendant, intrépide, qui ne meurt jamais, et auquel la situation donne presque toujours raison. Ainsi a-t-il été et reste-t-il dans notre mémoire le représentant idéal du cow-boy chevaleresque et courageux qui sait défendre la veuve et l'opprimé et surmonter ses propres doutes.

Pour lire les critiques des films où apparait l'acteur, dont La Rivière Rouge, La prisonnière du désert, Rio Bravo,      AlamoL'homme qui tua Liberty Valance et Le dernier des géants, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

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            Swashbuckler Films Les Acacias John Wayne ProductionsCollection Christophe L.

      

                                                           

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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 09:54

         

 1901 - 1961

L'un des plus célèbres et prestigieux acteurs américains Gary Cooper est né à Helena le 7 mai 1901 dans un ranch du Montana que dirigeait son père. Elève dans une école anglaise réputée, il reçut une parfaite éducation et fit preuve, dès son jeune âge, de dons visibles pour le dessin. Blessé lors d'un accident de voiture, alors qu'il étudie à l'Université de Wesleyan, il reste en convalescence au ranch familial, se familiarise avec les chevaux et perfectionne son niveau d'équitation qu'il saura utliser dans sa future carrière d'acteur, en particulier dans les innombrables westers auxquels il participera. Après quelques essais infructueux dans le domaine de la caricature politique, le jeune homme propose ses services comme figurant dans des films afin de gagner un peu d'argent et a vite fait de se faire remarquer pour son physique, son élégante nonchalance, ce qui lui permet d'obtenir un rôle important dans Barbara, la fille du désert d'Henry King et d'entrer ainsi sous contrat avec la Paramount. Par la suite, il va alterner les rôles de gentleman et ceux d'aventuriers et en 1941 reçoit un Oscar pour le rôle-titre de Sergent York de Howard Hawks, rôle pour lequel il avait été choisi par le vrai héros de la première Guerre Mondiale, Alvin York.
                        
                 Gary Cooper et Burt Lancaster. Swashbuckler Films Denise Darcel, Gary Cooper et Burt Lancaster. Swashbuckler Films
                  

L'année suivante, il obtient un immense succès dans une autre biographie, celle du joueur de base-ball Lou Gehrig. Bien qu'il n'ait jamais pratiqué ce sport, son intreprétation est si convaincante qu'elle impressionne durablement le public. Le 15 décembre 1933, Gary se marie et épouse à New-York Véronica Rocky Balfe avec laquelle il aura son unique enfant, une fille prénommée Maria Véronica qui sera, par la suite, l'épouse d'un célèbre musicien. Trop âgé pour participer à la Seconde Guerre Mondiale, l'acteur donne inlassablement de son temps pour se joindre à des tournées dans le Sud Pacifique et remonter ainsi le moral des troupes. En 1945, il produira son seul film en tant que producteur Le grand Bill, réalisé par Stuart Heisler. Parmi ses films les plus connus : Le train sifflera trois fois, L'extravagant Mr Deeds, Le Rebelle, Le jardin du diable, L'homme de la rue, Pour qui sonne le glas, La loi du Seigneur, L'adieu aux armes. Par ailleurs, il ne comptabilise pas moins de six nominations aux Oscars.

           Gary Cooper. Swashbuckler Films   dans Le rebelle

Converti au catholicisme en 1956 sous l'influence de sa femme et de sa fille, il est bientôt atteint d'un cancer du poumon qui l'obligera à renoncer à participer au film  Horizons sans frontières, où il sera remplacé par Robert Mitchum. Les médecins lui cacheront un certain temps la gravité de son mal pour lui permettre de tourner un dernier film La lame nue de Michael Anderson. Le président John Kennedy et la reine Elisabeth II d'Angleterre, le sachant très malade, lui adressent des lettres de réconfort, tandis que son ami Jimmy Stewart reçoit, à son intention, un Oscar qui consacre l'ensemble de son exceptionnelle carrière. Il s'éteint à Los Angelès le 13 mai 1961, six jours après son soixantième anniversaire et six mois après la disparition d'un autre grand de Hollywood Clark Gable.

   

 Pour consulter les articles des films où figure l'acteur dont Vera CruzLe train sifflera trois fois et Le rebelle, cliquer sur le lien ci-dessous :


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               Swashbuckler FilmsCollection Christophe L.  Paramount PicturesSwashbuckler Films

 

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 09:51
HENRY FONDA - PORTRAIT

                        Henry Fonda. Les Grands Films Classiques   


Henry Jaynes Fonda naquit le 16 mai 1905 à Grand Island d'une famille d'anciens colons qui s'était établie, dès le XVIIe siècle, au nord de New-York dans une ville qui porte encore leur nom. Son père était imprimeur et sa mère femme au foyer. L'harmonie régnait au sein de ce couple sans histoire qui aura deux autres enfants. Ceux-ci seront élevés dans un esprit de justice et son père le fera assister, à l'âge de 14 ans, au lynchage d'un employé noir, ce qui le marquera à jamais. A 18 ans, il rêve de devenir écrivain et quitte Omaha pour suivre des cours à l'Université du Minnesota. C'est en 1925 qu'une amie de la famille lui propose un rôle de figurant dans une pièce que monte le théâtre municipal d'Omaha. Cette femme, du nom de Dorothy Brando, n'est autre que la mère de Marlon et va, de ce fait, orienter sa vie très différemment de ce que le jeune homme envisageait. Il est vrai qu'il possède un physique avantageux : il est grand, alluré, avec des yeux bleus perçants et une aisance naturelle. Dès l'année suivante, on lui propose le rôle principal dans "Merton of the Movies" où il surprend par sa présence, d'autant mieux qu'en jouant il parvient à surmonter ses inhibitions. C'est donc décidé : il sera acteur.

 


Dans cet environnement créatif, Henry s'épanouit, stimulé par l'esprit de camaraderie qui sévit dans la petite troupe. Bientôt une jeune femme les rejoint ; elle s'appelle Margaret Sullivan et les jeunes gens vont vivre un amour d'autant plus complice qu'ils partagent la même passion pour la scène. Après leur mariage en décembre 31 à Baltimore, ils décident d'aller tenter leur chance à Broadway. Mais les difficultés rencontrées ruinent leur union et ils se séparent. Henry est anéanti et a bien du mal à trouver du travail dans une Amérique en crise. Pour survivre, il se voit dans l'obligation d'accepter un emploi de vendeur chez un fleuriste.



Mais la chance va, de nouveau, lui sourire. Après avoir passé des centaines d'auditions, il est retenu pour une comédie musicale "New faces of 1934" et reprend confiance. Un soir, dans le public, se trouve l'agent de Greta Garbo et de Fred Astaire, un certain Leyland Hayward qui le remarque et le prend sous contrat. Sa vraie carrière commence mais il ne part pas pour Hollywood sans une certaine réticence. Henry Fonda a 30 ans et quitte le théâtre pour le cinéma, où il apparait successivement dans quatre films, dont "The Trail of the Lonesome Pine" produit par la Paramount.  A 31 ans, il est un acteur déjà très demandé. De passage à Londres pour les besoins de "Wings of the Morning" ( La Baie du destin - 1936 ) avec Annabella, il rencontre une riche veuve de 27 ans Frances Seymour Brokaw qu'il épouse trois mois plus tard et qui lui donnera, l'année suivante, une fille Jane. Les films vont dorénavant s'enchaîner et font de lui une valeur sûre. Mais nous sommes en 1940 et la guerre fait rage en Europe. Aussi Henry part-il dans le Sud Pacifique pour deux ans. Il échappera à la mort de justesse, lorsque le cuirassier sur lequel il se trouve est bombardé par un kamikase. Il sera d'ailleurs décoré et cité à l'ordre de l'armée.

 

                         

Dès son retour, la Fox le remet au travail et il tourne de nouveau pour Zanuck "La poursuite infernale" en 1946 qui reçoit un accueil triomphal de la part du public. Si sa carrière semble maintenant stable, sa vie sentimentale ne l'est pas. La guerre, les séparations fréquentes ont eu raison de son couple. Sa femme lui reproche de ne pas s'occuper de ses trois enfants et souffre de sa nature renfermée. Ils se séparent en 49. Frances se suicidera peu de temps après, victime d'une terrible dépression. Il se remariera en 1950 avec Susan Blanchard, auprès de laquelle il tentera de récréer une ambiance familiale sereine avec ses enfants. Par la même occasion, il renoue avec la scène en jouant "Mister Roberts" à Broadway plus de mille fois, pièce dont on tirera un film qu'il interprétera à nouveau dans le rôle titre. Avec "Douze hommes en colère" en 1957 de Sidney Lumet, il revient au cinéma en jouant un personnage qui exprime fondamentalement sa nature d'homme libre, soucieux de paix et de justice. Grâce à son jeu tout en sobriété et à sa présence, il est considéré comme l'une des références incontournables du cinéma américain, d'autant qu'il sait donner à ses personnages une épaisseur et une profondeur que les critiques se plaisent à souligner.

 



C'est en 1962 qu'il rencontre celle qu'il appellera la femme de sa vie Shirley Adams et épousera secrètement à New-York. Dans le show-business, deux de ses enfants l'ont rejoint : Jane et Peter qui, non contents d'être des acteurs en vue, deviennent l'un et l'autre les portes paroles d'une génération très politisée, ce dont la discrétion de leur père s'accommode mal. A 70 ans, bien que confronté à l'âge, Henry aspire à être une fois encore sous le feu des projecteurs et tourne avec Katherine Hepburn  "La Maison du Lac" qui raconte l'histoire douce-amère d'un couple vieillissant dont l'époux se réconcilie avec sa fille, rôle qu'accepte de tenir la sienne : Jane. Le film sera un triomphe d'autant plus émouvant que l'acteur y manifeste ouvertement l'apaisement qui a fini par triompher entre Jane et lui. Pressenti pour l'Oscar du meilleur acteur, Henry, déjà très malade, ne pourra se rendre à la cérémonie, aussi est-ce Jane qui recevra le prix à sa place. Le 8 août 1982, il est victime d'un infractus et meurt, dans son sommeil, quatre jours plus tard. Ainsi disparait l'une des légendes d'Hollywood, laissant aux générations d'aujourd'hui quelques-unes des plus belles performances d'acteur du 7e Art. Dont celle qu'il réalisa dans le chef-d'oeuvre de Sergio Leone : "Il était une fois dans l'ouest" en 1968.

 

Pour lire les critiques des films interprétés par Henry Fonda, dont La poursuite infernale et Douze hommes en colère, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

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                                                            Carlotta Films    

 

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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


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