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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 10:47
LE PATIENT ANGLAIS de ANTHONY MINGHELLA

1944, en pleine Seconde Guerre Mondiale, un avion vole au-dessus du désert du Sahara, piloté par un homme et transportant une femme morte. Des artilleurs allemands abattent l'avion, qui s'écrase, extrayant de la carlingue le pilote dont le visage et le cors ont été atrocement brûlés. Des bédouins le recueillent, commencent à le soigner, puis le confient aux troupes Alliées en partance pour l'Italie.

 

Octobre 1944, les troupes Alliées se trouvent en Toscane. On progresse vers le Nord en déminant les routes et en recueillant les blessés. L'infirmière canadienne Hana (Juliette Binoche) s'occupe de ces blessés, notamment de l'étrange « homme flambé », déclaré apatride mais fortement supposé anglais (le Patient anglais). Hana, épuisée et désespérée par une guerre qui lui a pris « tous ceux qu'elle aime », décide de s'installer seule, avec le Patient anglais, dans un petit monastère toscan. Désormais va débuter un étrange face à face entre le malade et son infirmière où l'un et l'autre vont tenter de soigner leurs blessures respectives.

 

Hana fait alors la lecture du livre que transportait le patient, un livre d'Hérodote. Cet ouvrage contient bien d'autres documents personnels et va être le support de soudaines et nombreuses réminiscences dans l'esprit du blessé. Le film ouvre alors un flash-back sur la vie de cet homme, juste avant le début de la guerre, aux alentours du Caire...

 

"Le patient anglais" est un film flamboyant de Anthony Minghella inspiré du roman de Michael Ondaatje, d’une beauté cinématographique et d’une qualité narrative remarquables avec des séquences entre passé et présent qui s’emboîtent les unes aux autres sans nous faire perdre le fil de cette aventure à double visage. Finalement nous assistons à des vies superposées mais toujours contrariées par le destin et par cette guerre qui rend chaque personnage…différent, comme étranger à lui-même, brûlé intérieurement par les feux de la guerre, de l’amour impossible, par le déplacement, en quelque sorte le dérangement affectif et moral.

 

Tournées dans des paysages le plus souvent dénudés, ceux du désert du nord de l'Afrique ou de l’Italie du sud livrée à la guerre, les scènes sont d’un réalisme poignant et d’un grand romantisme, car rien n’arrive comme pourraient l’espérer les protagonistes, il y a en permanence une contradiction qui nous fait douter de ce qu’ils sont, quel rôle ils jouent, quelle espérance les guide ou les anime, d’où ils viennent, d’où ils sont. Il semble qu’aucune patrie n’est en mesure de les recevoir, seule Katharine parle de sa maison d’enfance en Angleterre qui ouvrait sur la mer. Mais tout cela est vague, ils semblent tous étrangers dans leur propre vie.

 

Enfin il y a l’histoire d’amour chaotique et tragique qui est celle de cette femme belle et âpre comme le désert et de cet homme Almasy, écrivain et cultivé, qui se cherche à travers elle et dont l’amour va le transformer en torche vive et  brûler son cœur et son corps à tout jamais. Ce film, c’est un "Roméo et Juliette" adulte, revisité et immergé dans une époque en pleine ébullition, en plein remise en cause de ses frontières, où l’ami devient l’ennemi involontaire, le déplacé, le soupçonné, l’incompris et où l’amour n’a plus le temps de s’épanouir que dans le désert de son propre coeur.

 

Film magnifique où les lumières tour à tour s’intensifient et se déclinent, "Le passant anglais" est un chef-d’œuvre réalisé avec une caméra ultra- sensible, une imagerie grandiose et une interprétation de tout premier ordre. Les acteurs se sont investis dans leurs rôles avec une tension qui ne se dément pas d’un bout à l’autre, donnant à cette histoire une dimension humaine bouleversante. On comprend les raisons qui lui a permis d’obtenir 9 Oscars dont celui du Meilleur film, de la Meilleure actrice dans un second rôle pour Juliette Binoche, parfaite dans son personnage d’infirmière tendre et effacée qui tente de soigner ses propres blessures en soignant les autres, et aidera son malade à s’endormir enfin en paix avec lui-même. Quant à Ralph Fiennes, il est parfait dans celui difficile de cet homme carbonisé au réel et au figuré qui ne parvient pas à trouver sa place dans la société et dans le cœur de celle qu’il aime, tandis que Kristin Scott Thomas n’a jamais été plus belle que dans le personnage de Katharine, femme libre et intelligente qui essaie d’assumer ses propres contradictions.

 

Un film à voir et à revoir tant il est une vision troublante de nos propres contradictions et de nos propres brûlures intérieures.

 

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LE PATIENT ANGLAIS de ANTHONY MINGHELLA
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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 11:08
MATCH POINT de WOODY ALLEN

Jeune professeur de tennis issu d'un milieu modeste, Chris Wilton ( Jonathan Rhys Meyers) se fait embaucher dans un club huppé des beaux quartiers de Londres. Il ne tarde pas à sympathiser avec Tom Hewett (Matthew Goode), un jeune homme de la haute société avec qui il partage sa passion pour l'opéra. Très vite, Chris fréquente régulièrement les Hewett et séduit Chloé (Emily Mortimer), la sœur de Tom. Il fait aussi la connaissance de la ravissante fiancée de Tom, Nola Rice (Scarlett Johansson), une jeune Américaine venue tenter sa chance comme comédienne en Angleterre. Très attiré par elle, Chris cherche aussitôt à la séduire. Dans un moment de faiblesse, Nola lui cède mais elle décide ensuite de repousser ses avances pour préserver sa relation avec Tom, qu'elle souhaite épouser.

 

De son côté, Chris continue de fréquenter Chloé et voit sa situation professionnelle et sociale se métamorphoser grâce au père fortuné de celle-ci. Il l'épouse au bout de quelques mois. Parallèlement, Tom quitte Nola, car il veut se marier avec une femme du même milieu social. Nola décide alors de repartir pour l'Amérique afin de mettre ses idées en ordre, étant donné son échec anglais personnel et professionnel. Mais un jour, lors d'une exposition, Chris Wilton rencontre Nola, revenue en Angleterre tenter sa chance, et reprend sa liaison avec elle.

 

Chris vit désormais en permanence dans le mensonge avec Chloé quand, soudain, Nola tombe enceinte. Chris est alors tiraillé entre son amour pour Chloé et sa passion charnelle pour Nola. Il ne parvient pas à être sincère avec sa femme et à lui avouer qu'il désire la quitter pour sa maîtresse. Des sentiments tumultueux se heurtent dans sa tête et perturbent son équilibre et sa raison…

 

Ce film, qui compte parmi les grandes réussites de Woody Allen, allie les contraires et passe sans transition de la comédie au mélodrame, du policier au thriller dans une démonstration parfaitement maîtrisée de la virtuosité propre au cinéaste new-yorkais.  Celui-ci, mieux que quiconque, sait traiter de l’ambiguïté des sentiments et de la morale  sans oublier d’instiller, dans les moments les plus sombres de son opus, au cœur  même des abimes sentimentaux et sexuels de ses personnages, une bonne dose d’humour et d’ironie mordante. Car, quelle est la part qui revient à l’amour et quelle autre à l’arrivisme, quelle part à la sincérité et laquelle à l'ambition ? Nous sommes en pleine confusion des sentiments, dans un match de tous les instants entre les divers protagonistes, mais également à l’intérieur d’eux-mêmes, dans leur âme et conscience ; ainsi  les voit-on  lober, smasher avec une apparente élégance et une fausseté, une tricherie évidente qui jouent avec les nerfs.

 

Comme à son habitude, Woody Allen sait diriger ses acteurs de façon à ce qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes et c’est le cas ici où chacun tient son rôle avec infiniment de nuances et de conviction. Nous  accordons néanmoins une mention spéciale à Jonathan Rhys Meyers dont c’est probablement le plus beau rôle à l'écran et à Scarlett Johansson, que je n’ai jamais trouvé belle mais qui distille la sensualité propre à son personnage avec autant de finesse que de volupté. Un grand moment.

 

 

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MATCH POINT de WOODY ALLEN
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 10:16

 

 

Cette œuvre de Malick de par son ambition à revisiter le monde et le mystère de la création n’est pas sans rappeler une expérience assez proche, celle de Stanley Kubrick et de son film « 2001 - L’odyssée de l’espace ».  Rétif à l’usage des mots, peu enclin aux explicitations philosophiques, bien qu’il ait été professeur dans cette discipline, Terrence Malick aime traiter de l’universel à travers l’expérience de quelques personnages. Ici le réalisateur de « La ligne rouge » relate le deuil difficile d’une famille qui perd l’un de ses fils. Mais, quelques minutes après l’annonce de la mort du jeune homme, le réalisateur ose le retour en arrière ultime, un flashback qui n’éclaire pas seulement la vie de la victime, mais, au-delà, remonte jusqu’à la création de l’univers et de l'apparition de la vie sur la terre. Des atomes aux dinosaures, il n’y a qu’un pas que la caméra de Malick n’hésite pas à franchir. Certains considéreront que l’audace est présomptueuse et insuffisamment convaincante; personnellement j’en trouve l’approche intéressante, de l’ordre de l’expérience totale et à haut risque à l’instar du chef d’oeuvre de Kubrick. Audace payante, selon moi, qui place cette œuvre parmi les grands films et, ce,  malgré ses innombrables défauts.

 

Ne s’agit-il pas d’une réflexion sur la difficulté d’exister dans un monde où il suffit souvent de paraître, de l’effort qu’implique celui de trouver sa place dans un univers démesuré où aucune victoire n’est gratuite, une place minuscule dans le cosmos, ce que la femme est mieux préparée à accepter que l’homme, entravé par son orgueil viril. Servi par des images fascinantes de beauté et parfois d’une grâce étonnante, le film vaut également pour son casting irréprochable assuré par des acteurs tenus à jouer à contre-emploi, ce qu’ils font avec un indéniable talent. Une mention spéciale pour Jessica Chastain, émouvante dans son rôle de mère parfaite auprès de ses trois fils. Il est vrai que ce film n’échappe pas à des longueurs et à  une insistance esthétique parfois pesante, mais on pardonne à un cinéaste qui allie la fougue créatrice à une vision très personnelle et inspirée de ses sujets et les exprime en une suite d’images d’une réelle  splendeur.

 

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TERRENCE MALICK, POETE PANTHEISTE DU 7e ART

 

 

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THE TREE OF LIFE de TERRENCE MALICK
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 10:55
MAGIC IN THE MOONLIGHT de WOODY ALLEN

En ces années 1920, les spectateurs de toutes les capitales du monde connaissent le célèbre prestidigitateur Wei Ling Soo ; mais peu savent que derrière le masque asiatique se cache le Britannique Stanley Crawford (Colin Firth), un rationaliste d’un scepticisme absolu qui n’a d’estime que pour lui-même et méprise ce qui relève de l’occulte. Pour lui, dès qu’on aborde aux rives de l’irrationnel, « tout est factice, des tables tournantes au Vatican, et au-delà ». Aussi, lorsque son ami Howard Burkan (Simon McBurney) l’invite à l’accompagner sur la Côte d’Azur pour y contrer une pseudo-voyante, Sophie Baker (Emma Stone) qui a fait tomber sous sa coupe une famille de ses amis, accepte-t-il bien volontiers le défi, certain de démasquer l’imposture en un tournemain, quand bien même cette imposture se dissimulerait sous l’enveloppe charmante d’une frêle jeune femme…Pour ce faire, il se fait passer pour un homme d’affaires du nom de Stanley Taplinger et aborde la mère et sa fille du haut de ses  invincibles convictions. Snob, docte et arrogant, il n’a pas de mal à introduire la contradiction mais, pour la première fois de son existence, il a à faire à plus malin que lui : Sophie Baker, avec l’aide de Howard Burkan, ne va pas tarder à le confondre ou du moins à le plonger dans une profonde confusion des valeurs…

 

 

Il est vrai qu’entre Woody Allen et la magie, c’est une vieille histoire d’amour qui remonte à l’adolescence. Outre une pièce de théâtre (l’Ampoule magique), la magie fait de fréquentes apparitions dans ses films, de « Stardust Memories » au «  Sortilège du scorpion de jade » en passant par « Comédie érotique d’une nuit d’été » et «  Alice ».  Pour le réalisateur, elle est évidemment un art de l’illusion qui permet de masquer, sous une aimable fantasmagorie, une réalité étouffante, mais également le signe d’une forme de nostalgie du surnaturel, comme un remords de ne pouvoir croire aux réalités invisibles qui permettraient de ré-enchanter le monde. Car, un peu comme Woody Allen, Stanley Crawford est un nietzschéen, mais un nietzschéen désappointé : savoir le ciel vide ne le comble pas d’aise, juste d’un pessimisme accablant. Devant un paysage sublime, quand on lui dit « C’est magnifique », il répond sombrement : « C’est éphémère. » Dès lors, puisque le scepticisme est une impasse malheureuse, ne serait-il pas préférable de s’adonner à « l’illusion féconde » et céder à la magie, ne serait-ce que la magie de l’amour ?

 

 

Avec son humour habituel et sa finesse d’esprit, le cinéaste pose de façon légère les questions les plus graves et nous assure des rebondissements les plus inattendus. Il reprend le fil d’or du très réussi «  Minuit à Paris » où le merveilleux faisait irruption dans le quotidien et où l’imagination parvenait à recolorer les décors les plus banals. L’illusion n’est-elle pas le meilleur atout que nous ayons pour rendre la réalité acceptable  et insuffler un peu d’attrait à nos vies ? C’est ce que semble découvrir son personnage Stanley Crawford qui lui ressemble comme un gant et que campe avec maestria Colin Firth, éblouissant de cynisme, de désinvolture et d’élégance. Rôle difficile cependant que celui d’un homme aussi épris de lui-même et aussi rugueux dans ses propos qu’une brosse à chiendent. Mais l’acteur le compose avec une subtilité qui épouse parfaitement celle de son metteur en scène. Servi par les superbes images de Darius Khonji, ce marivaudage délicieux, cette comédie pleine de verve aux dialogues ciselés pétille comme un champagne mordoré auquel s’ajoute une musique également du meilleur cru. Une seule réserve, je trouve Emma Stone un peu trop grimaçante. Elle n'était pas, selon moi, l'actrice idéale pour ce rôle.

Néanmoins, ne manquez pas ce mets de choix. On ne nous en propose pas si souvent…

 

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MAGIC IN THE MOONLIGHT de WOODY ALLEN
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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 09:18
GONE GIRL de DAVID FINCHER

A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à se fissurer. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?

 

Ici, la disparition d’une épouse soi-disant parfaite, Amy, interprétée par Rosamund Pike, ancienne James Bond girl, beauté gracile à la Hitchcock, dont le personnage est profondément déglingué psychiquement, déclenche une hystérie médiatique dont l’Amérique a le secret. L’heure est à la télé-réalité et l’on se projette volontiers dans l’image d’une victime extraordinaire (elle est l’auteure d’une franchise littéraire en vogue) dont la destinée pathétique va lui valoir une popularité posthume insensée  et permettre au public de se retrouver selon les normes d’une femme conforme au rêve matérialiste et infantile d’aujourd’hui. Evidemment, cela se fait au détriment de l’époux, le fade Ben Affleck, premier suspect, que l’on découvre très vite aussi menteur que faux flambeur. L’acteur, très américain moyen, est utilisé à bon escient par Fincher qui trouve en lui le reflet ironique d’une belle façade à la mâchoire carrée et au sourire forcé mais dont le vide intérieur est abyssal. C’est une image désespérante d’une Amérique qui gratte ses plaies et nous convie à une vie de couple cynique et sordide à souhait. Pas la moindre lueur d’espoir dans ce déballage inutilement alambiqué, traité à la loupe et avec moult détails mais qui ne convainc pas, car nous entrons dans cette descente aux enfers avant même d’en savoir les causes et les raisons. C’est là que le scénario manque d’attrait et que le suspense ne fonctionne qu’au second degré. Malgré une mise en scène rigoureuse, une première partie homogène, la seconde est peu vraisemblable, entachée d'excès, si bien que ces deux heures trente deviennent extrêmement pesantes. Trop de tout, de haine, de sang, de laideur, de lâcheté, de trahison, de mensonge, trop de médiocrité. L’histoire noire et terrifiante de ces deux héros, ou plus exactement  anti-héros, coulés dans le moule le plus vile qui soit, merci ! Dénué d'un humour salvateur, cette parabole sinistre sur le mariage et les déliquescences d'un couple laisse un goût amer et pénible dont on préférerait se passer...De nombreux critiques ont été séduits, pas moi.

 

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GONE GIRL de DAVID FINCHER
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 10:20

Hassan Kadam ( Manish Dayal ) a un don inné pour la cuisine qu’il tient sans doute de sa mère. Celle-ci ne l'a-t-elle pas  formé au goût dès son plus jeune âge ? Malheureusement, le restaurant que la famille avait ouvert à  Bombay a brûlé et sa mère a perdu la vie lors de ce tragique événement, si bien que  le père de Hassan n'a d'autre perspective que de fuir cette ville maudite pour se rendre à Londres. Hélas, Londres ne lui plaît pas ! Il y fait froid et les légumes n’ont pas de goût, si bien que le pater familias embarque ses enfants dans une vieille bagnole brinquebalante en direction de la Suisse. Mais voilà qu’en cours de route les freins lâchent et la famille s’aperçoit alors que le lieu où ils viennent d’atterrir, au hasard, offre beaucoup d’avantages : le village de Saint-Antonin-Noble-Val et ses environs sont superbes et le petit marché local vous fait savourer de plaisir à l’étal de ses fruits et légumes succulents.  Puisque le destin a choisi pour eux, le père ( Om Puri ) décide qu’ils doivent s’installer là et acquérir le restaurant en bien mauvais état qui est justement à vendre. Qu'importe qu'il y ait  un hic et pas des moindres,  car, juste en face, se trouve un restaurant gastronomique de réputation « Le saule pleureur »,  tenu par une certaine Madame Mallory ( Helen Mirren ) qui n’a nullement l’intention de se laisser damner le pion par des restaurateurs indiens.  C'est le début d’une guerre qui verra s’opposer avec férocité la directrice et propriétaire du restaurant étoilé et sa jeune chef en herbe Marguerite (Charlotte Le Bon) à notre Hassan qui entend bien, quant à lui,  conquérir sa place dans l’univers de la gastronomie…

 

Voilà un film plaisant, inspiré du roman éponyme de Richard C. Morais, qui envisage un bonheur gustatif non sans relation avec la petite madeleine de Proust, car nos papilles, on le sait, sont un vecteur privilégié pour faire revenir à lui le passé et plus particulièrement celui de l’enfance et de nos racines culturelles et sentimentales. Quant au bonheur, s’il est occasionnellement dans l’assiette, il ne l’est pas toujours dans les intentions de nos protagonistes qui ne perdent jamais de vue l’intérêt et le profit qu’ils peuvent tirer de leurs capacités culinaires. Tout cela est gentil, un peu longuet, sent bon la cuisine ancienne opposée à la nouvelle cuisine où l’appétit vient rarement en mangeant mais en regardant, la présentation des plats ayant, au final, plus de saveur esthétique que de véritable goût. On sort de la salle avec bon appétit. Je ne dirai pas que l’on en redemande, mais on a passé un moment qui n’est pas désagréable, surtout un jour de pluie…

 

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LES RECETTES DU BONHEUR de LASSE HALLSTROM
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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 09:19
MOMMY de XAVIER DOLAN

Steve a encore fait des siennes en tentant de mettre le feu à son internat et partiellement à l’un de ses camarades, aussi sa mère est-elle invitée à récupérer son rejeton de l’établissement qui avait accepté de l’accueillir. Bien que la relation mère/fils soit particulièrement fusionnelle, l’amour ne suffit pas toujours à canaliser  les débordements de ce jeune garçon hyperactif et ingérable. L’irruption dans leur quotidien de l’énigmatique voisine va leur permettre de trouver une forme de stabilité et d’équilibre. Le prodige Xavier Dolan dresse ici le portrait d’une mère "en amour" avec son fils difficile, sans aucune larme, et à travers un tourbillon de cris, de rires, de chansons et un style qui peut déstabiliser certains spectateurs.

 

 

Xavier Dolan a conservé de l’adolescence une forme d’intensité qui irrigue chacune de ses oeuvres et cette dernière, en particulier, qui raconte l’histoire d’amour fusionnel entre un ado à la violence pathologique difficilement contrôlable et sa mère, Die, une célibataire au look flashy et au langage fleuri qui est prête à tout endurer pour parvenir à lui assurer un avenir normal et juguler sa violence. Dans cet opus débordant de créativité, le jeune Québécois dirige de nouveau Anne Dorval  et Suzanne Clément, les deux comédiennes qui l’accompagnent depuis ses débuts et confirme son extrême maturité cinéphile et sa sensibilité : «  Le cinéma, ce n’est pas la vie, c’est l’occasion de se rattraper sur la vie «  - déclare-t-il. Et il poursuit : « La mère est toujours au centre de ma démarche, c’est la figure qui m’inspire inconditionnellement. J’ai besoin d’avoir un rapport viscéral avec ce que j’écris, je dois sentir que je maîtrise la matière de mes films, et c’est le cas avec la figure de la mère. J’ai tellement observé la mienne, je l’ai tellement écoutée parler : je la connais par cœur et, à travers elle, j’ai l’impression que j’ai appris à connaître les femmes. »

 

 

Le jeune phénomène ne cache pas non plus  ce qu’il doit à Jane Campion, à Gus Van Sant et à Paul Thomas Anderson. J’ai besoins de films qui m’émeuvent, qui changent ma vie et ma façon de voir le monde – avoue-t-il.  De même, que je ne conçois pas un film sans m’y investir totalement. On me reproche parfois de ne pas déléguer, mais j’aime créer les costumes, je suis passionné de mode et j’ai une vision très précise de ce que je veux, dans le moindre détail. Si je ne fais pas de cinéma, je pense que je meurs.

 

 

A 19 ans, Xavier Dolan utilise les gains obtenus en tant qu’acteur enfant pour réaliser son premier film "J’ai tué ma mère", récit autobiographique et fiévreux dans lequel il prête ses traits à un adolescent en rupture. Le film constitue le premier volet d’une trilogie sur l’amour impossible, complétée par "Laurence Anyways" qui affirment son style sensoriel entre pur romantisme et esthétisme débridé. Depuis, le jeune homme a signé dans l’urgence un thriller psychologique "Tom à la ferme" avant de gagner sa place dans la sélection officielle du Festival de Cannes grâce à "Mommy". Une consécration pour un réalisateur de 25 ans.

 

Avec  "Mommy", Xavier Dolan confirme un talent d’une réelle puissance, d’une créativité époustouflante, d’une poignante vérité, parfois gâté par trop d’hystérie et quelques tics agaçants qu'il devra corriger s'il veut atteindre l'excellence à laquelle, visiblement, il aspire.

 

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MOMMY de XAVIER DOLAN
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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 09:16
BASIC INSTINCT de PAUL VERHOEVEN

Nick Curran, inspecteur de police à San Francisco, enquête sur le meurtre d’une star du rock, tuée de trente et un coups de pic à glace par une inconnue en plein extase amoureuse. La victime fréquentait Catherine Tramell, auteur de romans à succès qui relate un fait assez semblable. En fouillant dans le passé de celle-ci et en lisant ses bouquins, Nick la soupçonne fortement d’être la meurtrière, mais il a bien du mal à résister à ses pulsions qui vont le précipiter dans ses bras.

 

 

Un thriller au parfum de scandale réalisé par le cinéaste hollandais Paul Verhoeven en 1992. Celui-ci n’était pas alors à son premier long métrage sulfureux mais avec "Basic Instinct" il aura eu le privilège de révéler à un public international la puissance érotique de la sublime Sharon Stone. Sulfureux, certes, et d’une violence qui n’hésite pas à insister sur les détails les plus cruels, le film n’est pas pour autant graveleux. Les images sont belles, les acteurs magnifiques. Une grande part du succès est dû à leur jeu impressionnant : Sharon Stone belle et glaciale et Michael Douglas sombre et cynique et tous deux sexy en diable. Les répliques sont cinglantes et le suspense ne s’essouffle jamais jusqu’à la dernière seconde du film. Ne parlons pas ici de chef-d’œuvre, plutôt d'un film qui tient ses promesses et a marqué les mémoires : efficace car impitoyable dans son narratif et leste à souhait dans son imagerie. Quant aux jambes de Sharon, elles auront fait fantasmer tous les hommes...

 

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BASIC INSTINCT de PAUL VERHOEVEN
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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 09:52

 

Sabrina, la fille du chauffeur d’une grande propriété tenue par les Larrabee, une riche famille d’industriels, est depuis toujours éperdument amoureuse du fils cadet, David, playboy invétéré. Aussi son père l’envoie-t-il en France étudier dans  une école de cuisine  afin de lui faire oublier cet amour impossible et parfaire son éducation. Elle en reviendra métamorphosée.

 

Sabrina est, sans nul doute,  l’un des films les plus raffinés de Billy Wilder. En guise d’introduction, Sabrina nous fait découvrir en voix off la demeure des Larrabee et leur vie de nouveaux riches partagée entre fêtes fastueuses et luxe provoquant, ainsi  le garage, tenu par le père de Sabrina, abritant les huit voitures que possède la famille. Ainsi deux mondes se côtoient-ils poliment sans se mélanger jamais. Tapie en haut d’un arbre, Sabrina suit avec envie et jalousie les va-et-vient de David, véritable Don Juan qui n’a pas son pareil pour emballer les filles.

 

A son retour de Paris, vêtue d’une robe blanche et fleurie, symbole de son épanouissement, Sabrina sera le centre d’attraction d’une soirée organisée par les Larrabee. Elle défie alors les règles approuvées aussi bien par la famille que par son père dont le credo se résume ainsi : « Il y a le siège avant et le siège arrière. Et une vitre au milieu. »

 

En tombant amoureuse du fils cadet et en le séduisant, elle met en pratique les conseils qu’un mystérieux baron parisien lui a dispensés lors de son séjour à Paris : savoir plaire et se faire plaisir. Elle brave ainsi l’interdit de classe. En succombant ensuite au frère aîné, elle double la mise, s’amourachant d’un homme bien plus âgé qu’elle. Sous des airs insouciants d’apprentie femme fatale, Sabrina campe une héroïne tour à tour naïve et frondeuse qui écoute son cœur sans oublier de recourir à ses pouvoirs de séductrice.

 

Si le scénario de Wilder et de ses deux collaborateurs, Ernest Lehman et Samuel Taylor, se déroule dans une atmosphère idyllique parmi des gens distingués, une implacable ironie  parsème les dialogues et quelques gags caustiques ponctuent  les  scènes et ne manquent pas d’égratigner au passage les Larrabee. D’ailleurs la plupart des situations dramatiques se jouent sur l'octave comique comme la tentative de suicide de Sabrina qui allume les moteurs des huit voitures pour être sûre de son coup.

 

S’ajoute à ce comique de situation une série d’événements dans lesquels les personnages ne cessent de se manipuler à tour de rôle, source de quiproquos et de conséquence inattendues et burlesques. Ils se séduisent, se suivent, se fuient, tour à tour maîtres ou victimes de leur jeu.

 

Les trois personnages vont donc subir une transformation radicale. La plus flagrante est celle de Sabrina incarnée par Audrey Hepburn. Elle était à l’époque, après le succès de « Vacances romaines », la nouvelle coqueluche de Hollywood, canon de beauté très différent des habituelles femmes fatales blondes et bien en chair. Frêle et fragile, elle va, au cours de cet opus, se transformer en une superbe femme, parangon de l’élégance et du style.  Mais malgré ses tenues raffinées sorties des mains talentueuses du couturier Givenchy, il lui faut encore du temps pour pleinement acquérir la maturité nécessaire à la découverte de l’amour dont elle a une vision trop romantique. Quant à Linus, ses sévères costumes couronnés de son Homburg noir ne parviennent pas à cacher totalement la sensibilité amoureuse que va éveiller en lui Sabrina. Fine mouche et devenue habile dans l’art de la coquetterie, elle réussit à toucher l’âme de cet homme d’affaires austère, sans être pour autant dénué d’humour et de charme. Quant à David, le personnage le plus superficiel de nos trois protagonistes – il  aura l’intelligence de se retirer de la compétition en faveur de son frère et reprendra en mains les fructueuses  affaires familiales.

 

Le film se solde par un happy end prévisible pour ce faux conte de fée dont les codes sont détournés par Wilder : le prince charmant n’est pas celui que l’on croit. On n’en attendait pas moins d’un réalisateur dont les personnages sont souvent le contraire de ce qu’ils paraissent être. Sabrina reste cependant son œuvre la plus épurée, servie par un noir et blanc satiné, une mise en scène élégante et une brochette d’acteurs dont le  panégyrique  n’est plus à faire.

 

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BILLY WILDER, LE FAUX CYNIQUE

 

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SABRINA de BILLY WILDER
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Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA AMERICAIN & CANADIEN
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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 09:55
DRÔLE DE FRIMOUSSE de STANLEY DONENDRÔLE DE FRIMOUSSE de STANLEY DONEN

Une petite libraire de Greenwich Village, Jo Stockton ( Audrey Hepburn ), intelligente et mal fagotée, est choisie comme porte-drapeau par un grand magazine de mode. Elle part à Paris, en compagnie de la rédactrice en chef, Maggie Precott ( Kay Thompson ), et du photographe Dick Avery (Fred Astaire ) tombé sous son charme. La chenille ne tarde pas à se transformer en éblouissant papillon. Mais les sirènes de la mode ont peu d’attraits pour la jeune femme qui leur préfère les discussions philosophiques des caves de Saint-Germain-des-Prés...

 

A partir de ce mince argument, l’éternelle histoire d’une Cendrillon subitement métamorphosée en femme irrésistible, Stanley Donen nous propose une comédie musicale d’un charme fou, très enlevée, conçue autour de deux personnages clés, le merveilleux danseur Fred Astaire et la plus délicieuse des actrices Audrey Hepburn, ex-danseuse, alors âgée de 27 ans. Ajoutons à cela, la musique de Gershwin totalement envoûtante, les décors de Paris et le savoir-faire du cinéaste qui joue habilement du procédé vistavision pour dérouler sous nos yeux un album d’images plus ravissantes les unes que les autres. Les ingrédients sont donc réunis pour faire de cet opus un  régal visuel et auditif et nous rappeler une époque où une incontestable bonne humeur régnait encore dans notre pays.

 

"Funny Face" ou "Drôle de frimousse" en français ( 1957 ) est pétillant comme le champagne, enjoué comme un conte de fée, tonique comme une cure de plein air et nous assure une humeur joviale pour quelques heures. Et puis cela rappelle, non sans un brin de malice de la part du réalisateur, les caves de St Germain-des-Près, l’existentialisme très en vogue à l’époque, la mode éblouissante d’Hubert de Givenchy qui enveloppe Audrey de toilettes évanescentes ou d’un éclat percutant, le photographe Richard Avedon dont nous admirions les photos dans Vogue, les mannequins à l’élégance sculpturale, enfin un temps où l’élégance était présente à tous les coins de rue de notre capitale. Un film à voir ou à revoir, tant il dispense de charme, de beauté, de grâce et de bonne humeur. Un pur bijou de sophistication intelligente.

 

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DRÔLE DE FRIMOUSSE de STANLEY DONEN
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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


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