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19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 10:52
Un homme pressé d'Hervé Mimran

Bien sûr, je suis allée voir ce film pour Fabrice Luchini qui, une fois encore, donne une densité à la fois drôle et émouvante à ce personnage d'un grand manitou de l'industrie automobile frappé par un AVC qui endommage grandement sa mémoire et sa parole. Avouez que choisir Luchini pour jouer le rôle d'un homme qui a des problèmes d'élocution ne manque pas d'audace et je dois avouer que l'acteur bafouille de façon irrésistible et que le film, sans être un sommet de la filmographie luchinesque, ne manque ni de saveur, ni de tendresse. Hervé Mimran, qui ne nous avait pas ébloui jusqu'à présent avec deux comédies sans grande finesse, trouve là une expression plus grave car cet homme pressé, qui conduit sa vie au pas de charge en obsédé du travail et de l'efficacité, va soudain, après ce grave accident de santé, remettre en question son existence et surtout renouer avec sa propre humanité. Et Luchini réalise cela à merveille. Il donne à ce personnage que son groupe va virer sans égard, une sensibilité très juste et une touchante proximité avec le public. A ses côtés, les seconds rôles  sont à la hauteur, autant Rebecca Marder dans celui de sa fille que Leïla Bekhti dans celui de l'orthophoniste qui l'aide à rééduquer sa parole sans concession aucune et avec l'humour nécessaire pour qu'il ne sombre pas dans le désespoir. Enfin n'oublions pas le chien fidèle d'entre les fidèles, le plus tendre aussi qui suivra son maître sur le chemin de Compostelle où  le malheureux ponte de l'industrie automobile va chercher et trouver sa rédemption. Un film qui touche et séduit malgré quelques longueurs.
 

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Un homme pressé d'Hervé Mimran
Un homme pressé d'Hervé Mimran

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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 08:53
Le scaphandre et le papillon de Julian Schnabel

 

Tout s’écroule pour Jean-Dominique Baudy (Mathieu Amalric) lorsqu’il se réveille sur son lit d’hôpital après un accident vasculaire. Au sortir du coma, il n’est plus qu’un corps inerte, soumis au locked-in syndrome : il ne peut plus parler, bouger ou même respirer sans assistance. Commence alors un combat de tous les instants pour la vie. Son seul œil mobile va être la clé de sa libération...

 

Après avoir été un livre bouleversant de Dominique Bauby écrit à l'aide de sa paupière, seul moyen dont il disposait encore pour s'exprimer, "Le scaphandre et le papillon" est devenu un film tout aussi émouvant. Ce carnet de voyage immobile est un poignant hymne à la vie et ne fait nullement l'impasse sur la profondeur de la réflexion qui l'a inspiré. "Etais-je aveugle et sourd ou bien faut-il nécessairement la lumière d'un malheur pour éclairer un homme sous son vrai jour" -écrivait-il. Cette enfermement soudain qui libère étrangement les ressources de l'esprit et rompt les amarres trop humaines est merveilleusement rendu par le cinéaste américain qui fait en sorte que cette vie prisonnière jette ses feux à travers les effets de caméra subjective, de voix off et de flash-back. Mathieu Almaric, dans ce rôle difficile, est remarquable de tendresse, de dérision et n'en fait jamais trop ; quant à son regard il est impressionnant de vérité. Il est entouré d'une pléiade d'acteurs talentueux dont Emmanuelle Seigner, Anne Consigny et Max von Sydow qui se penchent avec attention au-dessus de cette conscience virtuelle et tellement troublante. Schnabel a su éviter les risques et ne sombre jamais dans le piège du mélo larmoyant. Sur le plan narratif, il a choisi le montage alterné où sont évoquées les principales étapes de l'existence de Bauby jusqu'à son accident cérébral. Si bien que le film ne se contente pas de provoquer l'émotion mais se révèle être - comme le livre - une formidable leçon d'espoir : celle que le papillon de l'esprit parvient toujours à rejoindre la lumière.

 

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Le scaphandre et le papillon de Julian Schnabel
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8 août 2018 3 08 /08 /août /2018 09:48
Le papillon de Philippe Muyl

 

Grand collectionneur, Julien part dans le Vercours à la recherche de l'Isabelle, un papillon de nuit dont la beauté n'a d'égale que la rareté. Il ne fera pas le voyage tout seul: Elsa, huit ans, délaissée par sa mère, est bien décidée à s'incruster.

 

Un film délicieux de Philippe Muyl, tourné dans le Vercors, où le cinéaste nous raconte l'histoire d'un amateur de papillons et d'une petite fille livrée à elle seule par une maman très occupée. Aussi le soir, quand sa mère n'est pas là, Elsa vient-elle rendre visite à Julien, auquel elle pose beaucoup de questions sur les papillons. Jusqu'au jour où, désireuse de partir avec lui à la découverte d'un spécimen rare l'"Isabel", elle se cache dans sa voiture, si bien que Julien réalisera trop tard de quelle passagère encombrante il s'est chargé involontairement... Dans ce voyage initiatique, les deux protagonistes finiront pas trouver ce qu'ils cherchaient : pour la petite fille, ce sera le papy dont elle rêvait ; pour le vieux collectionneur, le plus adorable des papillons. Ainsi ce qui aurait pu n'être qu'une banale bluette se transforme-t-il en un véritable petit chef-d'oeuvre de sensibilité et de tendresse. On peut s'étonner que les notables de la critique officielle aient jugé bon de bouder cette jolie parabole contée de façon ravissante, grâce, entre autres, à un jeu d'acteurs exemplaire et aux superbes paysages du Vercors. Michel Serrault est épatant en célibataire ronchon qui, peu à peu, se prend de sympathie pour cette fillette fondante, à l'effronterie primesautière, qu'interprète de façon remarquable la jeune Claire Bouanich. Celle-ci se révèle tour à tour séductrice, manipulatrice, ou tout bonnement authentique, avec un naturel désarmant. La poésie est au rendez-vous.

 

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Le papillon de Philippe Muyl
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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 10:18
Tout le monde debout de Franck Dubosc

 

Jocelyn, homme d’affaire en pleine réussite, est un dragueur et un menteur invétéré. Lassé d’être lui-même, il se retrouve malgré lui à séduire une jeune et jolie femme en se faisant passer pour un handicapé. Jusqu’au jour où elle lui présente sa sœur elle-même handicapée...

 

Je l’avoue, je n’ai jamais été fan de Frank Dubosc et, si je suis allée voir ce film, c’est pour la seule présence d’une actrice que j’apprécie beaucoup, Alexandra Lamy. Mais je dois avouer que ce film a été pour moi, et probablement pour quelques autres car il y avait beaucoup de monde dans la salle, une bonne surprise. D’une part, parce que Alexandra Lamy irradie littéralement la pellicule et, d’autre part, parce que l’histoire est habilement troussée. Bien que le sujet puisse inquiéter à juste raison, il est traité avec suffisamment de recul et de tact pour ne provoquer aucun agacement, cela grâce à un narratif  qui a su trouver le ton juste et la parole équilibrée.


Deux personnages, à l’opposé l’un de l’autre, se rencontrent par la grâce d’un énorme mensonge, avant de s’aimer et de devoir faire face à la réalité. Jocelyn, cet homme apparemment dénué de tout scrupule, se retrouve - par un concours de circonstances assez peu crédible au départ mais qui rebondit de façon astucieuse  - à faire croire qu’il est handicapé moteur. Malheureusement, le voilà face à  une femme qui l’est réellement et  l’oblige à mentir au-delà de ce qu’il avait envisagé au départ. Ce qui n’était, dans un premier temps, que farce et attrape, devient un piège redoutable dont il ne maîtrise plus les tenants et les aboutissants. Comment, dès lors, avouer la vérité à celle qu’il aime et qu’il risque de perdre à tout jamais ? On voit assez rapidement ce qui a séduit Franck Dubosc dans ce sujet où il aborde de manière frontale des thèmes déjà largement développés dans ses sketchs sur scène. On pense notamment à la drague, ce besoin quasiment maladif de plaire aux autres, quitte à leur mentir. On retrouve également une métaphore évidente du métier d’acteur, ces menteurs et bluffeurs professionnels qui jouent des personnages pour mieux se cacher aux autres… et à eux-mêmes.


Néanmoins, le thème du handicap est traité sans faux-semblant et avec suffisamment de tact et de justesse pour que le plus à plaindre ne soit certes pas celui que l’on croit. Si la situation  reste plaisante, c’est grâce à la façon dont elle est abordée sans fadeur et de façon dynamique par le personnage interprété par Alexandra Lamy, éclatante de justesse et de lucidité. Quant à Franck Dubosc, il conduit son affaire avec ce qu’il faut de subtilité pour n’en faire ni trop, ni pas assez. Il évolue dans ce personnage d’homme sans scrupule avec finesse et nous offre une prestation sensible qui n’était pas, jusqu’alors, sa spécificité. Bien entendu, nous avons tout de même droit à quelques scènes paillardes et parfaitement inutiles, dont on se serait bien passé, mais qui sont en partie sauvées par la prestation de Gérard Darmon en docteur et ami qui tente de remettre Jocelyn sur le droit chemin tout en soignant ses dérangements intestinaux …


Voilà un film plaisant sans autre prétention que celle de nous distraire, sans autre message à transmettre que celui  « du cœur a ses raisons que la raison ne connait pas » et, pour conclusion, de nous rappeler qu'une comédie pleine de bons sentiments peut éviter de sombrer  dans le mélo.

 

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Tout le monde debout de Franck Dubosc
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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 10:04
Le retour du héros de Laurent Tirard

Sanglé dans son costume de hussard d’un rouge flamboyant, la moustache frétillante et le sourire narquois, on comprend vite que ce héros de pacotille va nous la jouer  sur le ton du vaudeville truculent et que tout, dans sa nature, est fait pour la flagornerie et la filouterie les plus excentriques et les plus excessives. Dans la peau de ce capitaine Neuville, soldat en partance pour une guerre napoléonienne et laissant derrière lui une fiancée inconsolable, Jean Dujardin endosse une nouvelle fois les habits d’un de ces personnages qu’il affectionne et dont le second degré et le ridicule sont assumés dans l’emballage d’une forfaiture troussée de la façon la plus perfide. Sauf qu’on se trouve cette fois sous l’Empire, dans une comédie en costumes, dont le ton, le rythme et les dialogues ne sont pas sans évoquer ceux de Jean-Paul Rappeneau ou de Philippe de Broca, d’autant que ce personnage sans scrupules va devoir affronter une jeune femme  (la délicieuse Mélanie Laurent) qui assume son indépendance d’esprit et son célibat avec une audace plus proche de notre XXIe siècle que de l'Empire, si bien que ce décalage entre le passé et le présent n’est pas sans donner un peu de sel à cette comédie qui, sans cela, aurait  vite sombré dans le conventionnel et le banal.

 

Derrière les apparences du militaire sûr de lui et portant beau, Neuville est un homme lâche et hâbleur qui s’empresse d’oublier la promesse faite à sa fiancée de lui écrire tous les jours. Face au désarroi de celle-ci, Élisabeth, sa sœur aînée, n’a d’autre choix que d’inventer une fausse correspondance et de parer le militaire de faits d’arme et d’exploits admirables puis, la campagne d’Autriche étant achevée, de lui inventer un avenir vers des terres lointaines où elle suppose son existence menacée par toutes sortes de dangers rocambolesques.   

 

De retour, le capitaine déserteur va jouer à qui perd gagne avec Elisabeth qui ne peut désormais plus détruire son savant montage épistolaire sans dénoncer sa propre imposture, aussi ce jeu de fléchette prête-t-il à cette comédie une joyeuse amoralité et assure-t-il ce divertissement d’un ton léger et plaisant. Certes on passe un moment agréable dans ce décor raffiné, au milieu d’une société aimable, mais il manque toutefois un grain de folie à ce marivaudage trop appliqué, trop peu subversif, où les situations s’enchevêtrent sans aller jusqu’au bout de leur ridicule malgré des acteurs excellents qui étaient disposés, sans nul doute, à oser davantage. En effet, Jean Dujardin a toujours assuré avec brio les rôles de fanfaron et Mélanie Laurent a toujours su s’imposer avec grâce et intelligence, de même que les seconds rôles sont eux aussi bien campés et donnent une impression très juste de la facilité avec laquelle une petite société conventionnelle peut facilement se laisser duper et arnaquer par un filou sans foi, ni loi. Se regarde sans déplaisir mais sans enthousiasme non plus. Est-ce un peu trop salé ou pas assez poivré ?

 

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Le retour du héros de Laurent Tirard
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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 14:39

 

 

BUFFET FROID de BERTRAND BLIER

 

LE MYSTERE HENRI PICK de REMI BEZANCON

 

QU'EST-CE QU'ON A ENCORE FAIT AU BON DIEU ? de PHILIPPE DE CHAUVERON
 

QU'EST-CE QU'ON A FAIT AU BON DIEU ? de PHILIPPE de CHAUVERON

 

L'INCROYABLE HISTOIRE DU FACTEUR CHEVAL de NIELS TAVERNIER

 

EDMOND d'ALEXIS MICHALIK

 

PUPILLE de JEANNE HERRY                 

 

UN HOMME PRESSE d'HERVE MIMRAN

 

LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON de JULIAN SCHNABEL

 

LE RETOUR DU HEROS de LAURENT TIRARD


LE PAPILLON de PHILIPPE MUYL

 

JALOUSE de DAVID ET STEPHANE FOENKINOS

 

AU REVOIR LA-HAUT d'ALBERT DUPONTEL

 

DONNE-MOI DES AILES de NICOLAS VANIER

 

L'ECOLE BUISSONNIERE de NICOLAS VANIER

 

LE SENS DE LA FETE de TOLEDANO ET NAKACHE

 

ÔTEZ-MOI D'UN DOUTE de CARINE TARDIEU

 

MOUCHETTE de ROBERT  BRESSON     

 

JOURNAL D'UN CURE DE CAMPAGNE de ROBERT BRESSON

 

CE QUI NOUS LIE de CEDRIC KLAPISCH

 

UN LONG  DIMANCHE DE FIANCAILLES de JEAN-PIERRE JEUNET

 

MAL DE PIERRES de NICOLE GARCIA

 

LA PHILO VAGABONDE de YOHAN LAFFORT

 

JUSTE LA FIN DU MONDE de XAVIER DOLAN
 

LE FILS DE JEAN de PHILIPPE LIORET

 

CEZANNE ET MOI de DANIELE THOMPSON

 

LE SEPTIEME JURE de GEORGES LAUTNER

 

RETOUR CHEZ MA MERE d'ERIC LAVAINE

 

EPERDUMENT de PIERRE  GODEAU

 

CHOCOLAT de ROSCHDY ZEM

 

L'HERMINE de CHRISTIAN VINCENT

 

UN TAXI POUR TOBROUK de DENYS de la PATELLIERE

 

PREMIERS CRUS de JEROME LE MAIRE
 

MARGUERITE de XAVIER GIANNOLI

 

TROIS SOUVENIRS DE MA JEUNESSE d'ARNAUD DUPLESCHIN

 

LE JOUR SE LEVE de MARCEL CARNE

 

UN HOMME IDEAL de YANN GOZLAN

 

LE DERNIER LOUP de JEAN-JACQUES ANNAUD

 

LA BETE HUMAINE de JEAN RENOIR

 

QUAI DES BRUMES de MARCEL CARNE

 

LES SOUVENIRS de JEAN-PAUL ROUVE

 

LA FAMILLE BELIER de ERIC LARTIGAU
 

RESPIRE de MELANIE LAURENT
 

ELLE L'ADORE de JEANNE HERRY
 

BON RETABLISSEMENT de JEAN BECKER
 

GEMMA BOVERY d'ANNE FONTAINE

 

LA DELICATESSE de STEPHANE & DAVID FOENKINOS

 

BORSALINO de JACQUES DERAY

 

ON A FAILLI ETRE AMIES de ANNE LE NY

 

PAS SON GENRE de LUCAS BELVAUX

 

DANS LA COUR de PIERRE SALVADORI

 

SALAUD,ON T'AIME de CLAUDE LELOUCH 
 

LA GRANDE ILLUSION de JEAN RENOIR 

 

PRET A TOUT de NICOLAS CUCHE 

 

SUZANNE de KATELL QUILLEVERE 

 

YVES SAINT LAURENT de JALIL LESPERT 

 

LA VENUS A LA FOURRURE de ROMAN POLANSKI 

 

LES GARCONS ET GUILLAUME A TABLE ! de GUILLAUME GALLIENNE 

 

9 MOIS FERME d'ALBERT DUPONTEL 

 

QUAI d'ORSAY de BERTRAND TAVERNIER 

 

SUR LE CHEMIN DE L'ECOLE DE PASCAL PLISSON

 

LE SAMOURAI de JEAN-PIERRE MELVILLE 

 

JEUNE ET JOLIE de FRANCOIS OZON 

 

POUR UNE FEMME de DIANE KURYS 

 

LES BEAUX JOURS de MARION VERNOUX 

 

AMITIES SINCERES       



DEUX HOMMES DANS LA VILLE de JOSE GIOVANNI

 

ALCESTE A BICYCLETTE de PHILIPPE LE GUAY 

 

VOUS N'AVEZ ENCORE RIEN VU d'ALAIN RESNAIS 

 

DANS LA MAISON de FRANCOIS OZON 

 

LES SAVEURS DU PALAIS de Chistian VINCENT 

 

BOWLING de MARIE-CASTILLE MENTION-SCHAAR   

 

JULES ET JIM de FRANCOIS TRUFFAUT   

 

DE ROUILLE ET D'OS de JACQUES AUDIARD 

 

GARDE A VUE de CLAUDE MILLER 

 

MINCE ALORS ! de CHARLOTTE de TURCHKEIM 

 

LES ADOPTES de MELANIE LAURENT   

 

LA SOURCE des FEMMES de Radu MIHAILEANU 

 

INTOUCHABLES de ERIC TOLEDANO          

 

POLISSE de MAIWENN   

 

THE ARTIST de MICHEL HAZANAVICIUS  

                          

LA GUERRE EST DECLAREE de VALERIE DONZELLI      
     


LES FEMMES DU 6e ETAGE de PHILIPPE LE GUAY      

 

MA PART DU GATEAU de CEDRIC KLAPISCH         

 

LES EMOTIFS ANONYMES de JEAN-PIERRE AMERIS 

 

A BOUT PORTANT de FRED CAVAYE        


POTICHE de FRANCOIS OZON     


LA PRINCESSE de MONTPENSIER de BERTRAND TAVERNIER    

 

ELLE S'APPELAIT SARAH de GILLES PAQUET-BRENNER      

 

DES HOMMES ET DES DIEUX de XAVIER BEAUVOIS

 

LA TETE EN FRICHE de JEAN BECKER 



LES DIMANCHES de VILLE d'AVRAY de SERGE BOURGUIGNON    
 


OCEANS de JACQUES PERRIN et JACQUES CLUZAUD     

 

LE GENOU DE CLAIRE d'ERIC ROHMER

 

HADEWIJCH de BRUNO DUMONT OU LE 7e ART EN QUETE DE SACRE 



LES HERBES FOLLES d' ALAIN RESNAIS         

 

UN PROPHETE de JACQUES AUDIARD 



COMMENT J'AI TUE MON PERE d'ANNE FONTAINE      

 

LE VIEUX FUSIL de ROBERT ENRICO 



JE L'AIMAIS de ZABOU BREITMAN          

 

COCO AVANT CHANEL d'ANNE FONTAINE 



VILLA AMALIA de BENOIT JACQUOT       

      

COUP DE TORCHON de BERTRAND TAVERNIER 



LA JOURNEE DE LA JUPE de JEAN-LOUP LILIENFELD         

 

LA MARCHE DE L'EMPEREUR de LUC JACQUET 



LE BEAU SERGE de CHABROL OU LE MANIFESTE DE LA NOUVELLE VAGUE 



LA REGLE DU JEU de JEAN RENOIR          

 

L'HISTOIRE d'ADELE H de FRANCOIS TRUFFAUT 



LE CRIME EST NOTRE AFFAIRE de PASCAL THOMAS   

 

MON PETIT DOIGT M'A DIT de PASCAL THOMAS      

 

TABARLY de PIERRE MARCEL 



PLEIN SOLEIL de RENE CLEMENT         

 

QUE LA BETE MEURE de CLAUDE CHABROL 



LA NUIT AMERICAINE de FRANCOIS TRUFFAUT               

 

PEAU D'ANE de JACQUES DEMY 



PIERROT LE FOU de JEAN-LUC GODARD        


 A  BOUT DE SOUFFLE de JEAN-LUC GODARD         

 

LA PISCINE de JACQUES DERAY 



UN BAISER S'IL VOUS PLAIT d'EMMANUEL MOURET              

 

LE RENARD ET L'ENFANT DE LUC JACQUET 



LES AMOURS d'ASTREE ET DE CELADON d'ERIC ROHMER        

 

L'HEURE ZERO de PASCAL THOMAS 



SANS MOI d'OLIVIER PANCHOT     


 CEUX QUI RESTENT d'ANNE LE NY          

 

LA FILLE COUPEE EN DEUX de CLAUDE CHABROL        

 

SMOKING/NO SMOKING d'ALAIN RESNAIS 



MA SAISON PREFEREE d'ANDRE TECHINE        


INDOCHINE de REGIS WARGNIER 



VAN GOGH de MAURICE PIALAT          

 

TOUS LES MATINS DU MONDE d'ALAIN CORNEAU 



MORTELLE RANDONNEE de CLAUDE MILLER            

 

DIALOGUE AVEC MON JARDINIER de JEAN BECKER 



LADY CHATTERLEY de PASCALE FERRAN       

 

LA BELLE NOISEUSE de JACQUES RIVETTE 



LE NOM DE LA ROSE de JEAN-JACQUES ANNAUD  

 

MON ONCLE de JACQUES TATI             


PLAYTIME de JACQUES TATI


LES VACANCES DE Mr HULOT de JACQUES TATI

    

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 11:11
Jalouse de David et Stéphane Foenkinos

Décidément le cinéma français nous surprend chaque jour agréablement avec des films très différents et une même réussite dans la façon de traiter leurs sujets dont certains pourraient être casse-gueule si les metteurs en scène ne savaient les aborder avec inventivité et le ton qu’il faut pour nous séduire et nous surprendre. Le dernier opus des frères Foenkinos dont j’avais apprécié « La délicatesse » ne déroge pas à ce souci de décrire un personnage complexe avec la finesse et la subtilité nécessaires pour éviter de tomber dans le piège de la caricature et de l’outrance. Avec celui-ci, les frères Foekinos s’attaquent  à un sujet difficile, la jalousie, celle d’une femme qui approche de la cinquantaine et dont la ravissante fille de 18 ans devient subitement une rivale.  Que faire, comment s’aimer encore lorsque l’on sent que les êtres et les choses vous quittent peu à peu, que l’on n’est plus le centre d’attraction dans sa profession et son milieu familial, quand le goût de soi se délite et vous fait perdre peu à peu le goût des autres ?

 

La difficulté de cette étude psychologique, soit la perte progressive de contrôle d’une femme en proie à ses propres démons, était de maintenir le ton juste, de décrire cette personnalité complexe sans alourdir le trait, sans céder à des excès qui confineraient le personnage dans le ghetto des lieux communs et c’est là que les metteurs en scène conduisent leur démonstration avec subtilité grâce à des dialogues, certes cruels, mais justes. En effet Nathalie, professeur de lettres, ressent comme une agression le bonheur des autres, de son mari qui l’a quittée pour une autre, de sa fille qui est amoureuse et réussit dans l’art difficile de la danse, de son amie la plus proche qui file le parfait amour depuis vingt ans avec le même homme, de sa collègue de travail qui lui vole un moment la vedette ; oui, Nathalie perd pied, saisie par le démon d’une jalousie aveugle, d’un ressentiment permanent qui altère son comportement et son jugement.  L’aigu et le grave sont les tons employés par les réalisateurs mais sans surcharge et, grâce à une interprétation parfaitement maîtrisée, nous suivons cette femme dont les turpitudes nous sont proposées sous une forme nuancée sans laquelle cette despote autodestructrice risquait de nous rester étrangère.

 

La qualité de l’interprétation est le second atout  de ce film bien conduit et raconté à hauteur humaine et, en premier lieu, celle de Karine Viard qui donne une densité touchante à ce personnage qu’elle nourrit grâce à une palette émotionnelle dense et variée, tantôt méchante et agressive, tantôt hagarde et perdue, toujours juste face à une Anne Dorval qui forme avec elle un duo d’amies au bord de la crise de nerf mais d’une belle intensité et à la ravissante Dara Tombroff, ancienne danseuse de l’Opéra de Bordeaux, qui imprime au film sa touche d’élégance et de grâce.

 

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Jalouse de David et Stéphane Foenkinos
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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 09:07
Au revoir là-haut d'Albert Dupontel

Voilà une très bonne nouvelle, le cinéma français reprend des couleurs. Après le comique de bon aloi du « Le sens de la fête », la promenade rafraîchissante de « L’école buissonnière », le 7e Art français passe à la vitesse supérieure avec le dernier opus  d’Albert Dupontel, baroque, magique, poétique qui est, selon moi, le grand film de l’année.  Tiré du roman éponyme, prix Goncourt 2013 de  Pierre Lemaître, le cinéaste a su le réinventer à sa façon, lui imprimer sa marque et donner aux personnages une densité, une humanité absolument bouleversante. Le cinéma, lorsqu’il est porté à ce niveau d’excellence, peut être supérieur à la littérature car il ajoute à l’histoire, l’image, l’interprétation et la musique. Tous les arts sont ainsi conviés à participer à une oeuvre universelle.
 


Bien que pour la première fois Albert Dupontel ait emprunté le narratif à un écrivain, ce film est totalement empreint de son style, charge romanesque où l’on reconnait aussitôt sa facture, celle d’un lyrisme maîtrisé, d’une inventivité époustouflante et d’une interprétation hors pair. Tout est réuni pour faire de  ce  long métrage une fable étonnante, un opéra burlesque de la plus belle veine où l’humour côtoie le drame, où l’image ne cesse d’être créative et le récit, celui  d’une amoralité de débrouillardise qui n’est que la face loufoque et touchante de celle autrement lourde de conséquences de l’Etat, reflet policé d’une société où la loi du plus fort est toujours la meilleure.

 
 

En effet, le 9 novembre 1918, lors d’un ultime assaut, le jeune Edouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart) a le bas du visage emporté par un obus alors qu’il vient de sauver de la mort son camarade Albert Maillard (Albert Dupontel). La démobilisation étant venue, le jeune homme ne veut plus revoir sa famille dans l’état pitoyable où il se trouve et cela, d’autant plus, que son père (Niels Arestrup, une fois de plus formidable) l’a toujours considéré comme un bon à rien. Or, ce garçon est un artiste surdoué qui dessine et va désormais se cacher derrière une infinie diversité de masques et s’inventer un monde  plein de poésie, un monde d’enfance où tricher est une façon de prendre sa revanche sur le monde des puissants. Je ne vous en dirai pas plus, mais le récit est fort bien articulé dans sa caricature d’un monde gouverné par le profit et, entre autre, celui florissant des cimetières militaires.  

 

Dupontel a su faire de sa révolte contre un monde régi par les lois les plus basses de l’immoralité et du profit une fable savoureuse, où la souffrance est constamment sublimée par une extravagance d’une émouvante tendresse. Si le film n’échappe pas à quelques «  potacheries », il décolle constamment par son souffle romanesque, sa profonde humanité, son inspiration permanente et un final supérieur à celui du livre. Un film à voir de toute urgence.

 

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Au revoir là-haut d'Albert Dupontel
Au revoir là-haut d'Albert DupontelAu revoir là-haut d'Albert Dupontel

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 09:07
L'école buissonnière de Nicolas Vanier
L'école buissonnière de Nicolas Vanier

 

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Le jeune Paul (Jean Scandel) n’a  connu jusqu'à présent qu’un seul horizon : les hauts murs de son orphelinat parisien, mais le directeur veut lui trouver une famille d'accueil qui lui offrira des lendemains moins austères et moins douloureux. Confié à Célestine (Valérie Karsenti) pour le temps des vacances d’été, une femme qui demeure dans le même village que sa supposée mère, le petit citadin arrive en Sologne, région âpre et sauvage. L’immense forêt, les étangs embrumés et les landes, sont la propriété du comte de la Fresnaye (François Berléand), un veuf taciturne qui vit solitaire dans son château. S’il tolère les braconniers sur son domaine et parfois même les manouches, Borel, quant à lui, les traque sans relâche et s’acharne sur le plus rusé d’entre eux, Totoche (François Cluzet). Aux côtés de ce braconnier, grand amoureux de la nature, Paul va faire l’apprentissage de la vie mais aussi de la forêt et de ses secrets. A commencer par le sien trop teinté de mystère. Cela au cœur de la France rurale de l’entre-deux- guerres où l’homme vit encore, dans l’intimité des bêtes, au rythme des saisons.

 

L’enfant, habitué à la vie austère de l’orphelinat, a quelque difficulté à s’habituer à son nouvel environnement et à sa nouvelle famille. S’il se méfie de Borel (Eric Elmosnino), le garde-chasse peu amène et mari de Célestine, il se lie vite d’amitié avec Totoche, le braconnier bougon et rusé qui a tôt fait de l’initier aux choses de la nature, de lui faire goûter aux joies de la pêche, de la chasse et des promenades dans cette nature sauvage épargnée par le temps. A l’étonnement de tous, il parvient également à éveiller l’intérêt du taciturne comte de la Fresnaye qui ne quitte jamais son immense château où il vit retiré depuis la mort de sa fille dont il n’avait pas accepté le mariage avec un cheminot. Par ailleurs son fils, peu sensible à la vie des champs et des bois, gaspille son existence en mondanités à la grande déception de ce père mieux en phase avec la vie rurale. François Berléand campe ce personnage déçu et amer de façon très juste. La qualité de l’interprétation, dans son ensemble, mérite d’être soulignée, que ce soit François Cluzet méconnaissable dans ce personnage pittoresque et marginal d’homme des bois, Valérie Karsenti en femme sensible mais visiblement tenue par un secret, Eric Elmosnino plus royaliste que le roi dans son souci de protéger du braconnage la forêt de son maître, enfin le jeune et ravissant Jean Scandel qui rend son personnage de jeune orphelin sensible  dans sa naïveté et son souci de mieux comprendre les êtres et les animaux.

 

A cela s’ajoute le charme des paysages solognots de landes et de marais peuplés de cerfs, de sangliers, de renards, d’oiseaux surpris dans leur cadre, grâce aux talents conjugués de Nicolas Vanier, le metteur en scène, et de Laurent Charbonnier, le documentaliste, qui, tous deux, nous immiscent au cœur même de cette vie sauvage grâce à des images d’une incontestable beauté. Ce dépaysement et cette fresque animalière en séduiront beaucoup mais l’histoire trop lente, les descriptions de cette existence rurale trop appuyées peuvent en lasser certains, ce qui n’est pas mon cas. J’ai aimé au contraire cette lenteur si bien accordée à celle immuable de la nature, loin des bruits discordants du monde, de même  que ce retour plein d’émotion aux choses essentielles et aux valeurs perdues.

 

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L'école buissonnière de Nicolas Vanier
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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 10:09
Le sens de la fête de Toledano et Nakache

Max (Jean-Pierre Bacri) est traiteur depuis trente ans. Des fêtes, il en a organisé des centaines, il est même tenté de céder la place. Aujourd’hui, un mariage dans un château du XVIIe siècle, commandé clé en main par le futur époux Pierre, est au programme avec, pour exigence suprême au cahier des charges, qu’il soit sobre, chic et élégant.  Comme d’habitude, Max a tout coordonné, il a recruté sa brigade de serveurs, cuisiniers, plongeurs, conseillé un photographe, réservé l’orchestre, arrangé la décoration florale, fait en sorte que tous les ingrédients soient réunis pour que cette fête comble les jeunes mariés ... Mais la loi des séries va s’inviter dans ce planning et chambouler cette organisation mise en orbite avec une précision d’horloger. Des préparatifs aux derniers vibratos de l’orchestre, nous vivons les coulisses de la soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et devront compter sur leur unique qualité commune : le sens de la fête.

 

C’est en 2011 que le film « Intouchables » proposé par le duo de réalisateurs français formé par Olivier Nakache et Éric Toledano, était venu balayer la morosité ambiante et apporter des couleurs au paysage cinématographique d’alors, et il y a quelque chance que leur nouvel opus soit assez bien accueilli par un public qui se désole que le cinéma français ne nous propose pas davantage de comédies réjouissantes en mesure d’égayer un peu cette morosité persistante. Il semble que « Le sens de la fête » soit bien parti pour satisfaire ce souhait car, hier après-midi, la salle, où je me trouvais, était comble et les applaudissements fournis alors que s’effaçait la dernière image.  

 

Le bien-fondé de ce long-métrage consiste à s’intéresser à l’envers du décor d’une fête mondaine et familiale en suivant les personnes pour qui une journée si spéciale pour les uns est un jour de travail ordinaire pour les autres. Cela, en déployant une justesse d’observation et un sens du burlesque  qui font mouche à chaque image et à chaque réplique d’un dialogue particulièrement affûté. Si bien que ce scénario, bien ficelé, accouche d’une comédie d’une justesse d’observation assez remarquable. Et le film séduit d’autant plus que Nakache et Toledano résistent à la tentation de la surenchère, qu’il n’y a pas dans les portraits qu’ils nous offrent de la société, de méchanceté gratuite, mais une accumulation mécanique de catastrophes vraiment désopilantes qui mettent en valeur des personnages judicieusement croqués. Au cœur d’une distribution brillante, Jean-Pierre Bacri, dans son habituel registre sarcastique, distille avec une parfaite neutralité d’apparence des répliques plus savoureuses les unes que les autres, portant cet opus à une hauteur comique plutôt réussie, composant un cocktail hautement épicé. A ses côtés, les acteurs donnent le meilleur d’eux-mêmes avec naturel, ainsi Gilles Lellouche épatant en animateur, Eye Haïdara en assistante irascible, Alban Ivanov en extra incompétent ou Jean-Paul Rouve en photographe tire-au-flanc. La musique composée par Avishai Cohen est la touche supplémentaire qui donne le rythme à cette brigade de serveurs évoluant en costumes d’époque entre les cuisines et les salons. Il faut également souligner combien est habile le mixage des milieux entre les employés et les invités, évocation de ces mondes parallèles sans lourdeur et sans acrimonie. Une fête qui se joue sur plusieurs claviers avec humour et doigté. Laissez vous tenter ...

 

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  • : LA PLUME ET L'IMAGE
  • : Ce blog n'a d'autre souhait que de partager avec vous les meilleurs moments du 7e Art et quelques-uns des bons moments de la vie.
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  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Texte Libre

Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

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