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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 10:28

  Kirsten Dunst. Sony Pictures Entertainment


Marie-Antoinette est probablement la reine de France qui a été la plus mise en scène au cinéma, davantage encore qu'Anne d'Autriche, qui ne doit sa célébrité qu'aux ferrets qu'elle eût l'imprudence d'offrir au duc de Buckingham et que d'Artagnan, si l'on en croit Alexandre Dumas, alla récupérer à Londres. Pourquoi une telle fascination pour la femme de Louis XVI, inspiratrice d'une trentaine de films, dont le dernier en date  "Les adieux à la reine" de Benoît Jacquot, mieux qu'une reconstitution historique, se focalise sur les émotions secrètes des personnages, soit la reine, sa lectrice et sa meilleure amie la princesse de Polignac et, ce, jusqu'à l'incandescence ? Sans doute parce qu'elle offre aux scénaristes plusieurs visages, depuis la princesse frivole de Versailles à la reine martyre de la Terreur. Il est vrai aussi qu'elle est séduisante cette jeune archiduchesse qui arrive en France pour épouser l'héritier du trônele 16 mai 1770. Sa fraîcheur, sa grâce, son élégance et sa beauté vont très vite faire d'elle la reine de toutes les fêtes et de tous les bals. Si bien que l'on ne tarde pas à lui prêter les passions les plus folles, dont une liaison avec le beau Fersen. Et aujourd'hui une tendance lesbienne ! Le 7e art pouvait-il ignorer une telle héroïne ? 

 


  Kirsten Dunst. Sony Pictures Entertainment

 


Hollywood s'emparera en premier du personnage pour raconter sa vie en 1938. La Marie-Antoinette du réalisateur Van Dyke est jouée par Norma Shearer mais tout est outré dans cette production de la Metro-Goldwyn-Mayer, alors à son apogée. Sacha Guitry se montrera plus mesuré dans Si Versailles m'était conté, où son épouse d'alors, Lana Marconi, y rayonne dans ses somptueux atours. Ces réalisations seront dépassées en 2006 par la Marie-Antoinette de Sofia Coppola qui nous offre une version acidulée et charmante d'une Marie-Antoinette très teen-ager à la lady Di, assez éloignée d'une reine de l'Ancien Régime. Tournée dans le château de Versailles, l'oeuvre éblouit par un déploiement de perruques, d'éventails, de pâtisseries, symphonie de couleurs, du rose bonbon au noir crépusculaire, ensemble très agréable à l'oeil mais souffrant de grossiers anachronismes. L'actrice Kirsten Dunst évoque une reine pleine de charme, telle que dût l'être la jeune dauphine, dont la séduction agit encore de nos jours.

 


Kirsten Dunst. Sony Pictures Entertainment  Kirsten Dunst et Jason Schwartzman. Sony Pictures Entertainment

 


La politique pointe son nez avec l'affaire du collier qui compromet le prince de Rohan, homme d'église. C'est Alexandre Dumas qui, une fois encore, fournit la trame du film de Ratoff Cagliostro, en 1949,  où Nancy Guild est Marie-Antoinette et Orson Welles, Cagliostro. Dans sa reconstitution de L'affaire du collier de la reine, trois ans plus tôt, Marcel L'Herbier s'était voulu plus rigoureux avec une reine interprétée par Marion Dorian.
 

    

 

Une autre Marie-Antoinette se révèle également, celle du début de la Révolution. A la princesse évaporée succède une reine hautaine, que l'on veut indifférente aux malheurs du peuple, telle que la campe Pierre Granier-Deferre, en 1990, dans un film qui porte pour titre L'Autrichienne et a  pour interprète Ute Lemper. Deux chefs-d'oeuvre l'évoquent par ailleurs. Ce sont le Napoléon d'Abel Gance en 1927, où l'on voit une Suzanne Bianchetti apparaître altière lors de l'évocation du 10 août, et La Marseillaise de Renoir ( 1937 ), en pleine euphorie du Front populaire, où Lise Delamare compose une reine ennemie du peuple et imbue des privilèges de sa caste.

 


Dernière image de Marie-Antoinette : la veuve Capet. La prisonnière du Temple porte un bonnet blanc et le voile de deuil, ainsi qu'elle se présente sur le tableau du musée Carnavalet, de même que dans le télé-film de Claude Barma : Le chevalier de Maison-Rouge. Son visage est celui émacié, creusé par la douleur d'Annie Ducaux. Cette fin tragique est également évoquée de façon émouvante, en 1956, dans le Marie-Antoinette de Jean Delannoy, d'après un scénario de Philippe Erlanger. Michèle Morgan, qui porte sur ses épaules le rôle de la reine déchue, s'y montre impressionnante de vérité dans sa marche vers l'échafaud. L'image rappelle alors le cruel dessin de David. Grâce à ces cinéastes, si contrastés dans leur façon d'évoquer ce personnage de l'Histoire, un mythe cinématographique est né et perdure.

 

Sources : Jean Tulard

 

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 08:23

Michel Boujenah. Les Films du Losange  Les Films du Losange 

                           
                                    Un été à la Goulette de Férid Boughedir


Le cinéma tunisien, un cinéma d'auteur avant-gardiste, a longtemps été considéré comme le plus innovant du monde arabe, grâce à des oeuvres comme Aziza ( 1980 ) de Abdellatif Ben Amar, Traversées ( 1983 ) de Mahmoud Ben Mahmoud ou L'homme de cendres ( 1987 ) de Nouri Bouzid, suivi en 1989 par Les sabots en or, récit sans fard des duretés de l'émancipation et, enfin, en 1994 de Bezness  qui aborde l'homosexualité et  la prostitution touristique et dans lequel jouait un certain Abdellatif Kechiche, faisant du réalisataur le porte-drapeau du 7e art tunisien.



StudioCanal Les Films de l'Atalante


Mais c'est Férid Boughedir, auteur de Halfaouine, l'enfant des terrasses qui, en 1990, signe le plus gros succès de l'histoire du cinéma tunisien en racontant celle du jeune Noura, qui vit dans un quartier populaire de la ville de Tunis et se trouve partagé entre l'enfance et l'âge adulte, entre le monde des hommes qui tient la rue et celui caché des femmes. En accompagnant sa mère au hammam, il découvrira la sensualité et ses conséquences. Un film tendre, poétique et transgressif qui connut un vif succès et fit entrer le cinéma tunisien dans la cour des grands.


Les Films du Losange

                             
                                 Un été à la Goulette de Férid Boughedir


Six ans après Halfaouine,  Boughedir choisit d'évoquer avec nostalgie dans Un été à la Goulette, l'ambiance d'un quartier populaire dans les années 1960, à travers le destin de trois familles, l'une musulmane, l'autre juive, la troisième catholique sicilienne. Avec la participation de Claudia Cardinale - dont on sait qu'elle est née en Tunisie - et de Michel Boujenah.





                                Les silences du palais de Moufida Tlati

Avec Les silences du palais ( 1994 ) de la réalisatrice Moufida Tlati, on entre dans une maison beylicale, en compagnie d'une jeune femme qui rêve d'émancipation et se trouve de ce fait en rébellion contre son milieu. A l'occasion des obsèques du prince, Alia se rend au palais où elle est née d'une servante et d'un père inconnu. Elle s'y remémore ses jeunes années. Ce film très réussi sur le plan esthétique recevra de nombreuses récompenses internationales, confirmant la naissance d'un cinéma plein de promesse et vaudra à l'actrice principale, Hend Sabri, l'éloge de la critique. Cette oeuvre sera suivie en 2000 par La saison des hommes qui a pour toile de fond l'île de Djerba, où les épouses vivent onze mois par an sans leurs époux, partis travailler à Tunis.



                                 
                                      La saison des hommes
de Moufida Tlati


Avec Essaida en 1996, Zran Mohamed nous décrit la rencontre d'un artiste peintre et d'un adolescent qui mendie pour subvenir aux besoins de sa famille. Après ce film qui fit plus de 700.000 entrées à sa sortie, Zran a réalisé un autre long métrage en 2004  Le prince qui traite des relations entre l'argent et la pauvreté autour de la rencontre d'une jeune fleuriste et d'une femme de la haute société. Mais depuis lors, le cinéma tunisien semble s'essouffler et manquer d'inspiration, si bien que c'est le théâtre qui, aujourd'hui, prend le relais d'un 7 e art en voie de banalisation.

 

autres articles proches :


MALTE ET LE 7e ART             L'EGYPTE ET LE 7e ART           VENISE ET LE 7e ART    

 

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Océan Films   Océan Films

 



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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 09:38
West Side Story

West Side Story

   


Née avec l'avènement du parlant - condition sine qua non de son existence - la comédie musicale va prendre un essor inespéré aux Etats-Unis sous l'influence des spectacles de Broadway. C'est ainsi qu'elle va mettre à contribution les talents les plus éblouissants de l'époque et devenir comme une ode à la danse et au chant.
Son berceau sera Hollywood et la première tentative reviendra à Alan Crosland qui, dès 1927, met en scène "Le chanteur de jazz", suivi en 1929 par "The Broadway Melody" de Harry Beaumont. Deux courants essentiels se créent alors : l'un avec la Warner et ses parades chorégraphiées par Bush Berkeley, l'autre avec Radio-Keith-Orpheum et les élégants numéros de Fred Astaire et Ginger Rogers.

 


Ginger Rogers et Fred Astaire. Editions Montparnasse


 

C'est néanmoins la MGM qui renouvelle le genre de la manière la plus audacieuse sous l'influence de son producteur Arthur Freed, si bien que le merveilleux devient source d'inspiration et produit en 1939 un film accompli "Le magicien d'Oz" de Victor Fleming. Freed fait appel aux talents les plus en vue : ceux de Gene Kelly et de Stanley Donen et donne à la MGM ses plus grands chefs-d'oeuvre : "Un jour à New-York" ( 1949 ), "Chantons sous la pluie"  (1952) ) et "Tous en scène" ( 1953 ) de Vincente Minelli qui traite  le genre avec le plus de profondeur et de cohérence artistique. En effet, "Tous en scène" sera l'un des plus grands succès de la MGM avec ses numéros de danse d'une virtuosité étourdissante et une chorégraphie qui se double d'une réflexion sur le monde du spectacle.


La comédie musicale évolue au fur et à mesure des films et des audaces des uns et des autres, sans cesse réinventée par des scénaristes tels que A.J Lerner, Adolph Green ou Betty Comden. A côté des énormes productions se multiplient les oeuvres plus modestes et moins coûteuses des sociétés indépendantes.
Avec "Une étoile est née" ( 1954 ) de George Cukor et "Beau fixe sur New-York" ( 1955 ) de Stanley Donen et Gene Kelly, l'atmosphère féerique cède progressivement le pas à un ton nettement plus dramatique et puise un nouvel élan avec l'arrivée du rock n'roll, s'appuyant sur ces rythmes neufs pour construire des histoires qui sont traitées au premier plan.

 


     


En 1961, en abordant une intrigue amoureuse sous un jour mélodramatique, Robert Wise dépoussière le genre et ne remporte pas moins de 10 Oscars. Ce sera la fabuleuse réussite de "West Side Story", libre adaptation de Roméo et Juliette tournée dans le Manhattan des années 60, sur une brillante partition de Léonard Berstein.

La France n'est pas en reste et se laisse séduire par un genre qui offre, sous le mode du spectacle, un panel large et ne se cantonne nullement dans un seul univers onirique mais reflète une réalité aussi dure soit-elle. En 1964, Jacque Demy, à travers une imagerie colorée portée par la musique de Michel Legrand, raconte une histoire d'amour brisée par la guerre d'Algérie  "Les parapluies de Cherbourg" qui voit les débuts d'une ravissante actrice Catherine Deneuve. Avant d'évoquer en 1967 la quête sentimentale de deux soeurs dans "Les demoiselles de Rochefort".

 


Collection Christophe L.   Ciné Tamaris


La comédie musicale permet d'aborder une palette de sujets telle que, progressivement, des cinéastes, apparemment éloignés de la scène, se lancent à leur tour le défi. Avec "New-York,New-York" ( 1977 ), chorégraphié par Ron Field, Scorsese jette un regard critique sur l'Amérique des années 50, tandis que Sydney Lumet dans "The Wiz" ( 1978 ) nous propose une version sombre et urbaine du "Magicien d'Oz". La jeunesse, composant désormais un public spécifique auquel l'offre se doit de s'adapter, Milos Forman saisit l'occasion pour adapter à l'écran le spectacle "Hair" en 1979. C'est ainsi que le départ de son héros pour le Vietnam prend une dimension sociale et politique déterminante. Alors que certains films de texture plus légère comme "La fièvre du samedi soir" ( 1977 ), avec un John Travolta en icône de la musique disco, cherche davantage à faire danser les foules qu'à délivrer un quelconque message.

 

En 2001 et 2002, "Moulin Rouge" de Baz Luhrman et "Chicago" de Rob Marshall exploitent le genre brillamment mais sans y apporter d'innovation. Il faudra attendre Lars von Trier et son "Dancer in the Dark" qui, en réunissant tous les éléments clés, aborde la comédie musicale selon des critères encore inédits et crée un style totalement nouveau. Le succès qu'il remporte prouve - si besoin est - combien la comédie musicale est apte à nous entretenir des réalités les plus complexes et les plus modernes. Aujourd'hui, "La La Land"  de Damien Chazelle renoue avec l'ère de la comédie musicale avec un charme indéniable et un brin de nostalgie.

 

Comédies musicales analysées sur ce blog : 

 

CHANTONS SOUS LA PLUIE de STANLEY DONEN        

WEST SIDE STORY

UN VIOLON SUR LE TOIT de NORMAN JEWISON       

LES DEMOISELLES DE ROCHEFORT de JACQUES DEMY

CARMEN de FRANCESCO ROSI

MY FAIR LADY de GEORGE CUKOR

DANCER IN THE DARK de LARS VON TRIER 2000

UN AMERICAIN A PARIS de VINCENTE MINNELLI

ENTRONS DANS LA DANSE de CHARLES WALTERS

ORFEU NEGRO de MARCEL CAMUS

LA LA LAND de DAMIEN CHAZELLE

 

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     TFM Distribution

 

"La La Land" de Damien Chazelle

"La La Land" de Damien Chazelle

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 09:04

   Le Studio Ghibli


Longtemps le marché du long métrage d'animation s'est résumé aux productions Disney. Après la mort du maître en 1966, la qualité se mit soudain à baisser. Au milieu des années 1980, le studio rajeunit et tout change.

L'équipement se modernise et l'interminable trace-gouache à la main disparaît. Les dessins sont scannés, puis colorés sur écran à la palette graphique, avant qu'on ne reporte en postproduction, ombres et effets de lumière. Les films se mettent alors à battre des records d'audience : La petite sirène ( 1989 ), La belle et la bête ( 1991 ),  Aladdin ( 1993 ), Pocahontas ( 1995 ). En 1994, fait sans précédent, Le roi lion se hisse numéro 1 au box office mondial. Les studios Disney maintiennent la cadenced'un film par an et parient sur l'image de synthèse 3D en s'associant à John Lasseter ( Toy Story ), puis avec un ancien animateur ( Tim Burton ) pour un magnifique film de marionnettes : L'étrange Noël de Mr Jack ( 1993 ).


Pixar Animation Studios  


Mais en affichant ses énormes profits, l'empire Disney a stimulé la concurrence, que l'on voit soudain saisie d'une vraie frénésie : la Fox sort Anastasia ( 1997 ) ; la Warner Excalibur ( 1997 ) ; DreamWorks Fourmiz ( 1997 ), Le prince égyptien ( 1998 ), Shrek ( 2001 ), Shrek 2 ( 2004 ). Et des cinéastes indépendants se font un nom comme le très iconoclaste Bill Plympton : L'impitoyable lune de miel ( 1997 ), Mutant aliens ( 2001 ) et Hair High ( 2005 ).

Même vitalité au Japon, où l'on découvre le studio Chibli dont des films comme Mon voisin Totoro et Porco Rosso font sauter le box-office. C'est l'avènement d'un véritable génie de l'animation, Hayao Miyazaki, dont Princesse Mononoke ( 1997 ), Le voyage de Chihiro ( 2001 ), qui gagne sa notoriété mondiale sans se faire broyer par la machine commerciale en misant son scénario sur les préoccupations qui concernent l'homme en général, sa place dans la société ou dans la nature, et sa quête de fraternité et, enfin, Le château ambulant ( 2004 ) qui nous envoûte par la maîtrise incontestable du dessin. Issu du même studio, Isao Takahata signe plusieurs films dont un drame de guerre Le tombeau des lucioles en 1988 ), tandis qu'avec Akira ( 1988 ), Katsuhiro Otomo nous donne une vision hallucinante de la violence urbaine dans un Tokyo futuriste et que Satoshi Kon  nous livre avec Perfect Blue un polar sanglant sur les affres d'une chanteuse persécutée par un admirateur fou.

 

Buena Vista International   


Dans les pays de l'Est, la plupart des studios ont fermé après la chute du communisme. Le plus grand animateur russe Youri Norstein voit son meilleur film d'animation Conte des contes  ( 1978 ) couronné meilleur film d'animation de tous les temps à Los Angeles en 1984. En Grande-Bretagne, c'est la pâte à modeler animée qui revit grâce à un studio de Bristol, Aardman Animation. Entre 1990 et 1996, le Britannique Nick Park décroche 3 Oscars du court métrage avec les personnages de Wallace, l'inventeur farfelu, et Gromit, son chien flegmatique. Conçu avec un rare sens du rythme, ces films débordent de gags et d'humour. Difficile de concevoir que tout a été filmé, image par image, sur un plateau aux dimensions d'une maison de poupée. Le studio Aardman s'associera ensuite avec l'Américain DreamWorks pour deux longs métrages, tout aussi délirants : Chicken Run ( 2000) et Wallace et Gromit, la malédiction de Wererabbit ( 2005 ).


          Gebeka Films

En France, le film phare des années 1980 reste Le roi et l'oiseau, prix Louis-Delluc 1979. Vingt ans plus tard, le triomphe de Kirikou et la sorcière de Michel Ocelot ( 1998 ) réveille la profession et remporte un succès qui dépasse largement les frontières de l'hexagone. Plus de 30 pays se portèrent acquéreurs des droits d'exploitation. Puis on voit paraître une série de contes poético-philosophique signés Jean-François Laguionie tels que Le château des singes ( 1999), L'île de Black Moor ( 2004 ), ceux de Sylvain Chomet Les tripettes de Belleville ( 2003 ) et de Jacques-Rémy Girerd qui, avec La prophétie des grenouilles ( 2003 ) gagne en plus un pari économique : celui du refus de la délocalisation du travail à l'étranger. Sur la lancée de ce succès, Michel Ocelot enchaîne avec Kirikou et les bêtes sauvages en 2005 et ainsi l'animation française garde-t-elle son troisième rang mondial et son premier rang européen du cinéma d'animation. Un bel encouragement à poursuivre dans une voie qui plait tant à un public familial et parvient à produire des oeuvres d'une poésie enchanteresse.

Sources : La grande histoire du 7e Art de Laurent Delmas


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           Bac Films

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 08:56

Collection Christophe L. Ciné Sorbonne Collection Christophe L.


Malte a avec le 7e Art des relations étroites et pour cause : l'île a tout simplement servi de décor à de très nombreux films. C'est à Malte que fut tourné GLADIATOR de Ridley Scott de 1998 à 1999. A cette occasion, plus de 200 artisans ont recréé l'univers de l'Empire romain en décor naturel. Il est vrai que l'île fut occupée par ces derniers pendant une assez longue période de son histoire. En 218 avant J.C., les Romains jettent leur dévolu sur cett île tellement bien située au coeur de la Méditerranée, à quelques encablures de la Sicile et non loin de Carthage. A la fin de la deuxième guerre punique, l'archipel est cédé à Rome comme tribut. Tite-Live, l'historien latin, rapporte que les Carthaginois durent se rendre sans gloire aux Romains avec leurs 2000 soldats. Après le déclin de Rome, Malte sera occupée de 870 à 1090 par les Arabes. Utilisant l'île comme une base arrière maritime, ils partiront de là à l'assaut de la Sicile d'abord, de l'Europe ensuite. Malte est donc un lieu de grand passage où subsistent de nombreux monuments et où le cadre de la mer est prodigieusement photogénique et a donc incité les metteurs en scène à venir y poser leur caméra.

A Kalkara, par exemple, situé à quelques kilomètres de La Valette, à deux pas d'un immense bassin rempli d'eau, gît un sous-marin rouillé, échoué sur les cailloux comme après une tempête. En effet, ce sous-marin a bien essuyé une tempête, puisqu'il a joué les vedettes dans U571, sorti en 2000, et où l'on conte l'aventure de l'équipage d'un sous-marin lors de la seconde guerre mondiale. Le décor était d'autant plus d'actualité que Malte connut en 1942 d'intenses bombardements de la part des Allemands et des Italiens, pour la raison que les Britanniques en avaient fait eux aussi une base stratégique. En 1943, l'archipel servira de tremplin aux troupes alliées pour envahir la Sicile, réactualisant la stratégie des Arabes, plus de huit siècle auparavant. Reconnaissant son rôle éminent durant le conflit, et le courage de la population, l'Angleterre décernera à l'archipel la "  George Cross ", sa plus haute distinction qui figure aujourd'hui sur le drapeau de l'île.

Les studios de Kalkara ont une particularité : ils abritent deux immenses bassins extérieurs spécialement construits pour tourner des scènes aquatiques. Cependant, malgré une contenance de 43 millions de litres, ils ne purent assurer le tournage du Titanic de James Cameron qui fit construire une infrastructure plus grande encore à Mexico.


      


Outre U571, ces bassins peuvent s'enorgueillir d'avoir englouti dans leurs eaux  Le comte de Monte-Cristo, Christophe Colomb ou encore Astérix et Obélix - Mission Cléopâtre. Ce site unique au monde offre les possibilités des trucages les plus sophistiquées. Il faut dire que la "Mediterranean Film Studios" répond aux besoins des plus exigeants réalisateurs : décors, costumes, éclairages etc. Ainsi Malte a-t-elle su se positionner avec efficacité sur le marché mondial de l'industrie cinématographique, bien que sa propre production se révèle décevante, en raison d'une demande intérieure faible ; les Maltais préférant les films anglais et américains, dans une langue qui leur est familière.

C'est également à Malte, en 1967, que John Huston tourna Casino Royale, l'une des plus turbulantes aventures de James Bond et, en 1980, que Robert Altman y filma Robin Williams sous les traits de Popeye. A cette occasion, il fit construire un village à 25 km de La Valette, sur les rivages d'Anchor Bay. Le décor hollywoodien, composé de cabanes en bois et d'un port, est resté sur place et offre une réjouissante découverte pour les enfants de tous âges. Si bien qu'aujourd'hui encore, puisque l'entrée est payante, Popeye rapporte des devises à l'île qui lui servit de décor.
De nombreux autres films portent l'estampille maltaise : Sinbad le marin de R. Wallace ( 1947 ), Midnight Express de A. Parker ( 1977 ), Le comte de Monte-Cristo ( 1998 ), réalisé pour la télévision avec Gérard Depardieu dans le rôle-titre. Plus anciens, La maison du Maltais de P. Chenal ( 1938 ) et Le faucon maltais de John Huston ( 1944 ) avec Humphrey Bogart, occupent une place de choix dans la mémoire des cinéphiles. 


     


La beauté des rivages, la transparence des eaux, l'architecture grandiose et les espaces naturels font de Malte un lieu idéal pour les réalisateurs du 7e Art. D'autant que depuis 2005, l'île permet aux sociétés audiovisuelles, qui produisent et investissent, de profiter d'avantages financiers et d'un système d'allègement fiscal appréciables. Les mesures incitatives offertes par les autorités en faveur de l'audiovisuel ont été mises en place afin que l'île ne soit pas seulement un lieu de tournage mais qu'une véritable industrie de cinéma et de création publicitaire puisse s'y développer.

 

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LA TUNISIE ET LE 7e ART       L'EGYPTE ET LE 7e ART        VENISE ET LE 7e ART

 

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 09:38

Rezo Films          StudioCanal

 

La question se pose, bien entendu. Que reste-t-il, en effet, d'Hiroshima mon amour ( 1958 ) de Resnais, du Petit Soldat ( 1963 ) de Godard, de Tirez sur le pianiste ( 1960 ) de Truffaut, du Beau Serge ( 1958 ) de Chabrol, du Signe du lion ( 1959 ) de Rohmer, de Cléo de 5 à 7 ( 1962 ) d'Agnès Varda, de Paris nous appartient ( 1960 ) de Rivette, de Lola ( 1961 ) de Jacques Demy ou encore d' Adieu Philippine ( 1962 ) de Jacques Rozier ? A ce propos Michel Marie * répondait que " près de quarante ans après, ces réalisations étaient toujours aussi vivantes et produisaient un effet émotionnel tout aussi remarquable que celui qu'il avait provoqué chez les jeunes spectateurs de 1959.

Un rappel historique s'impose toutefois. A la fin des années 1950, les cinéastes de la Nouvelle Vague ont fait acte de foi en appliquant une stratégie de rupture avec leurs aînés qui devenaient ainsi les ennemis à abattre. Il fallait tuer le père et de belle façon... En 1954, François Truffaut ouvrait les hostilités dans Les cahiers du Cinéma avec une violence inouïe, dénonçant l'académisme de la plupart des films français dits " de qualité ", et pointant du doigt plus particulièrement Claude Autant-Lara, René Clément et Jean Delannoy. Le reproche, qu'il leur adressait, était le suivant : ils n'avaient pas su être de vrais créateurs, se contentant du rôle d' illustrateurs habiles, pour la simple raison qu'ils avaient emprunté paresseusement à la littérature la plupart de leurs scénarii, méprisant le cinéma dont ils méconnaissaient le langage.

Au label de la " qualité française", les jeunes Turcs entendaient opposer une politique fondée sur le principe qui veut que le réalisateur soit l'auteur complet de son oeuvre, de l'écriture au montage, tels les rares maîtres dont ils acceptaient la filiation : les Jean Renoir, Robert Bresson, Max Ophuls, Jacques Becker, Jean Cocteau et Jacques Tati. Ils se référaient dès lors à une déontologie qui voulait que la forme délivre le message et que chaque plan soit porteur d'une interrogation. Cette politique devait fédérer les réalisateurs par delà la diversité de leur univers, de leur sensibilité politique et de leur style personnel. Bien entendu, la Nouvelle Vague n'était pas apparue comme une génération spontanée " in nihilo " et les historiens s'accordent à voir en  Alexandre Astruc  leur précurseur. En mars 1948, ce dernier, alors romancier talentueux et cinéaste original, publiait dans la revue, L'écran français, un article dont Truffaut, Godard et Rohmer feront leur miel et qui disait ceci :

"  Après avoir été successivement une attraction foraine, un divertissement analogue au théâtre de boulevard, ou un moyen de conserver les images de l'époque, le cinéma devient un langage. Un langage, c'est-à-dire une forme dans laquelle et par laquelle un artiste peut exprimer sa pensée, aussi abstraite soit-elle, ou traduire ses obsessions exactement comme il en est aujourd'hui de l'essai ou du roman. C'est pourquoi j'appelle ce nouvel âge du cinéma celui de la caméra-stylo ".


MK2 Diffusion                     


La rupture allait être d'autant plus radicale que la Nouvelle Vague entendait tourner le dos aux pratiques traditionnelles et démontrer que l'on pouvait réaliser des films en toute indépendance et, ce, avec des budgets réduits, des acteurs peu connus et des opérateurs capables de souplesse et d'improvisation, à l'instar d'un Raoul Coutard  qui travaillera avec Godard, Truffaut, Demy et Rouch, après avoir fait ses premières armes comme reporter de guerre en Indochine. Blessés, les anciens parlent d'amateurisme et  accusent les nouveaux venus de saboter le métier, prophétisant, à tort, de leur disparition prochaine. Il n'en sera rien et des films comme Les 400 coups et  A bout de souffle seront des succès, qui feront chacun entre 250.000 et 300.000 entrées, presqu'autant que La traversée de Paris de Autant-Lara ou la Gervaise de René Clément...


Indubitablement la Nouvelle Vague a gagné son pari irrévérencieux et créé une sorte de renaissance pour un 7e Art qui commençait à s'essouffler. Par ailleurs, cet impact saura déborder nos frontières et exercer une influence positive sur le cinéma allemand en pleine crise, après la défaite de 1945, et qui a bien du mal à retrouver ses marques. Enfin, pour conclure, il faut admettre que rien de ce qui est advenu d'exaltant et de novateur dans le cinéma ne l'aurait été, depuis 1959, sans ces jeunes créateurs qui surent insuffler au 7e Art un irrésistible renouveau.
A l'heure où le cinéma d'auteur est menacé de retomber dans " le prêt-à-filmer ", il ne faut abdiquer aucune ambition, afin de lutter contre le constant danger du " monoforme", terme proposé par le cinéaste anglais Peter Watkins. Et lire ce qu'écrit à ce sujet Philippe Person dans le Monde diplomatique, afin de rester vigilants :

Avec plus de deux cent quatre-vingts films sortis en 2007, contre à peine la moitié dix ans auparavant, la  production française n'a jamais été si pléthorique. Elle se polarise entre quelques grosses productions, les "block-busters " à la française, et une myriade de "petits" films à  faible budget, de moins en moins proches du modèle "art et essai ", et dont la fonction principale est de répondre aux cahiers des charges des chaînes télévisées qui ont contribué à les produire, et qui, ce faisant, les ont formatés sur le modèle de leurs propres téléfilms.

 

*  Michel Marie  :  La nouvelle Vague  Ed. Armand Colin ( 126 pages )

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 08:37

 Pyramide Distribution Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr 


Tout au long du XXe siècle, le cinéma a été le témoin privilégié de la vie culturelle, sociale et politique de l'Egypte. Expression de la modernité, il fut un excellent élément fédérateur pour l'ensemble du monde arabe. Ses stars ont rayonné de l'Atlantique au Golfe Persique, faisant du dialecte égyptien une langue comprise par tous les Arabes.
En 1896, à Alexandrie, on projette un film des frères Lumière. L'engouement est total. En 1922, Mohamed Bayoumi réalise le premier court métrage de fiction Barsoum cherche un emploi. Néanmoins, la véritable naissance du cinéma égyptien sera le fait d'une femme, Aziza Amir, qui, en 1927, produit et interprète Leila, co-réalisé par Wedad Orfi et Stéphane Rosti. Ce succès sera à l'origine de nombreuses vocations. En 1928, Un baiser dans le désert d'Ibrahim et Badr Lama,  intronise les films d'aventure exotique. Avec Zaynad en 1930 de Mohamed Karim, c'est l'Egypte rurale qui, soudain, crève l'écran.

 

La rose blanche de Mohamed Karim en 1933 inaugure les comédies musicales et installe le cinéma sur les bords du Nil malgré des conditions de production précaires. La conquête du marché arabe étant assurée, la production cinématographique se développe. En 1935, la construction du studio Misr marque l'essor de cette industrie. L'année suivante, Wedad de Fritz Kramp avec la diva Oum Kalsoum, représente l'Egypte au premier Festival de Venise. L'école du studio Misr est née, d'où sortira toute une génération de jeunes réalisateurs comme Ahmed Badrakhan, Kamal Selim ou Salah Abou Seif. Films comiques, mélodrames, films historiques et religieux vont faire de l'Egypte, l'Hollywood de l'Orient. Les films, pour la plupart, imposent l'image d'un 7e Art frivole, mais les interdits sont multiples, dont le puritanisme et le conservatisme sont les alibis. Dès 1947, un Code de la Censure sera institué, calqué sur le modèle du Code Hays des Etats-Unis.



Le cinéma égyptien amorce alors un virage avec  La volonté  de Kamal Selim. Désormais, il ose affronter les conflits sociaux et civilisationnels. En plein nationalisme, il apporte un ton nouveau et un certain réalisme. En 1952, à travers la révolution nassérienne, des archétypes émergent à travers des oeuvres très diverses, émanant de jeunes cinéastes comme Henri Barakat, Atef Salem, Kamal el-Cheikh ou Tewfik Saleh et, principalement, celui qui sera bientôt le plus célèbre  :  Youssef  Chahine.  Ce dernier manifeste un engagement instinctif avec son film  Ciel d'enfer  qui révèle l'acteur Omar Sharif. Mais bien qu'importants de par leur conception et leur objectif, ces longs métrages n'illustrent qu'une part mineure d'une production qui alimente le désir de rêve du grand public. Dans les années 60, le cinéma est un des secteurs les plus influencés par le socialisme du régime Nasser. Chadi Abdel Salam réalise alors son chef-d'oeuvre  La momie  ( 1969 ), dans lequel il renoue avec l'histoire pharaonique.
Le 7e Art égyptien dénonce alors les problèmes sociaux qui agitent une société à dominante rurale, assoiffée de modernisation. C'est peut-être à travers l'image cinématographique de la femme que cette modernité balbutiante s'exprime le plus concrètement. De nombreux films traitent de l'égalité des sexes, du travail féminin, de la liberté qui doit permettre à chaque femme de choisir son mari selon son coeur. Souad Hosni et Nadia Lotfi en sont les emblèmes, alors que Faten Hamama, qui incarne longtemps la jeune fille soumise aux dicktats familiaux, se révolte et demande le divorce dans  Je demande une solution  de Said Marzouk ( 1974 ).
L'arrivée au pouvoir de Sadate amorce un changement politique. Avec les dénationalisations, la loi du marché s'installe dans le milieu du cinéma égyptien et les nouvelles générations, formées à l'institut du cinéma, ne doivent plus compter que sur elles-mêmes. Si bien que des réalisateurs tels Ali Badrakhan, Mohamed Radi, Ali Abdel Khalek ou Samir Seif vont assurer la relève avec des succès inégaux.


     Films A2     Tadrart Films  

Corbis Sygma      Youssef Chahine   Alexandrie 1926 - Le Caire 2008

 

Les films les plus audacieux des années 70 sont l'oeuvre d'un réalisateur déjà confirmé : Youssef Chahine. Bravant la censure, il poursuit sa carrière avec un enthousiasme désarmant et, en 1997, l'une de ses oeuvres  Le destin  est couronnée par le Festival de Cannes. Cinéaste libre et non académique, Chahine a toujours eu deux sujets dans ses oeuvres :  lui et son pays. En guerre contre toute forme de fanatisme religieux, il a fait de l'accès à la connaissance le terreau de tous les espoirs : " Chaque jour qui passe  sans rien apprendre est un jour perdu - entend-t-on dans l'Emigré. Cet artiste altruiste et subversif est resté, à travers son parcours cinématographique, un incorrigible romantique.


   Tadrart Films

 En 1981, l'assassinat de Sadate installe un malaise auquel n'échappe pas le cinéma. Cet art y répond par la dérision, une forme d'expression chère aux Egyptiens. L'avocat de Rafaat al-Mihi est sans doute le film le plus représentatif de cette tendance qui dépeint, avec humour, le quotidien difficile de la population. Alors que la dernière génération de cinéastes s'attaque à l'intégrisme rampant en dénonçant ses mécanismes, comme  Les portes fermées  de Atef Hatata, une vague récente de films comiques tente de décrisper cette atmosphère lourde. A l'aube du 21e siècle, même si le cinéma égyptien s'essouffle et cherche désespérément des solutions à sa crise, le nombre des salles de spectacle ne cesse d'augmenter et les multiplexes abondent dans les beaux quartiers, remplaçant les salles vétustes d'autrefois. L'éternel engouement des Egyptiens pour le 7e Art demeure.


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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 10:39

  Universal Pictures International France  

 

La vogue des biopics est-elle révélatrice d'une crise d'imagination chez les scénaristes ou illustre-t-elle le besoin, pour le public, d'aller au cinéma en connaissance de cause, de retrouver, transposées sous un autre éclairage, des images qu'il a vues ailleurs, dans la réalité ? On peut se poser la question devant l'abondance des biopics qui nous ont été servis récemment dans les salles obscures ou à la télévision. Résumons-nous en disant que le biopic est une façon d'approcher, comme le ferait un beau livre d'images, l'histoire, la petite comme la grande ( Cléopâtre de Mankiewicz ), la politique ( Nixon et W, l'improbable président d'Olivier Stone ), la religieuse ( Thérèse d'Alain Cavalier ), la sociale ( Hiver 54, l'abbé Pierre de Denis Amar ) la culturelle ( La symphonie fantastique de Chritian Jaque sur la vie de Berlioz ou Surviving Picasso de James Ivory ) ou encore de remettre sur le devant de la scène des personnalités qui ont été " les people" de leur temps : ainsi Sartre/Beauvoir, Sagan ou Coco Chanel ou, pire, des ennemis public comme Mesrine. En conséquence, des albums d'images éclectiques puisqu'on y trouve aussi bien des âmes généreuses que des malfrats. Le cas des films sur les grands criminels est le plus souvent ambigu. En effet, dépeindre l'existence d'un assassin échappe à l'analyse froide du clinicien. Filmer l'histoire et l'environnement d'un meurtrier, c'est dévoiler ses faiblesse, ses failles, donc son humanité. De plus, se crée parfois chez le cinéaste une empathie entre le personnage, la caméra et le public. Ainsi en était-il pour l'étrange Landru réalisé par Claude Chabrol en 1962 et dans lequel Charles Denner faisait un formidable numéro de charme, si bien que le film virait à la glorification du sinistre personnage. Le diptyque de Jean-Fraçois Richet sur Mesrine relève davantage du western. Vincent Cassel s'est à ce point identifié à son héros, l'interprétant moins comme un criminel que comme le produit de la société des années 60, qu'il fait de lui un personnage  romantique et, somme toute fréquentable. Dans  Le dernier roi d'Ecosse  ( 2006 ), Kevin McDonald, le réalisateur, ne cherche pas à glorifier le dictateur ougandais, mais fait apparaître le tyran dans son ambivalence : un mélange d'affabilité et de cruauté, de sottise et d'intuition, de raffinement et de puérilité. Mais il n'en reste pas moins vrai que la cas le plus complexe et le plus équivoque est celui des films qui concernent Adolf Hitler. On se rappelle la polémique qui suivit la sortie de  La chute  d'Olivier Hirschbiegel en 2004. Pour la première fois, les Allemands consacraient un long métrage à leur dictateur. On y voyait un Hitler paranoïaque, hystérique, effrayant, mais également doux, calin, charmeur, inquiet, soucieux des autres, bref humain. Certains se sont offusqués qu'on puisse lui accorder la plus petite once d'humanité. D'autant que la performance de l'acteur suisse Bruno Ganz conférait une épaisseur et une densité remarquable au personnage. Mais tel était bien l'enjeu du film : rendre son humanité à un être trop souvent réduit à des photos de propagande, des cris et des excès. C'est en montrant un Hitler quotidien qu'on dénonce le mieux la dimension tragique de l'individu, ce qui jette un trouble d'autant plus grand que l'on peut davantage s'identifier à cet individu médiocre qu'à un potentat hystérique...

Après les monstres, pourquoi pas les saints et le récit de vies exemplaires et édifiantes ? Nous avions eu, en son temps, un Monsieur Vincent, incarné par un Pierre Fresnay très émouvant, nous avons eu, plus proche de nous,  un Gandhi ( 1982 ) de Richard Attenborough, tout aussi convaincant. Mais il est difficile d'échapper au sulpicianisme, que ce soit pour les religions orientales - le trop sirupeux Little Budha de Bertolucci en 1993 - ou occidentales. Depuis ses premiers tours de pellicule, le 7e Art a tenté de retracer la vie du Christ. Mais le grand écran n'est pas un vitrail. De la trop riche en hémoglobine Passion du Christ de Mel Gibson ( 2004 ), en passant par le médiocre Golgotha de Duvivier, la seule réussite reste L'évangile selon saint Matthieu de Pier Paolo Pasolini ( 1964 ). Sans doute parce que le cinéaste marxiste n'a pas cherché à nous montrer autre chose que l'homme Jésus nu et dans une épure qui confine naturellement à la sainteté. On en dira de même de l'inoubliable Jeanne d'Arc de Carl Dreyer en 1928 et de celle de Bresson en 1962. Il faut tout le jansénisme de ces réalisateurs danois et français pour retrouver l'absolue pureté d'une figure qui, devant d'autres caméras, verse tristement dans le chromo ou la niaiserie.


     


Il y a, par ailleurs et comme je le soulignais plus haut, les films consacrés à l'évocation de personnalités à la mode qui nous ont quittées récemment et dont l'aura suffit à assurer le succès de ces réminiscences. Nous avons vu ainsi se réactualiser Coluche sous les traits de François-Xavier Demaison, dans Histoire d'un mec d'Antoine de Caunes, l'acteur Geoffrey Rush camper l'acteur Peter Sellers dans Moi, Peter Sellers de Stephen Hopkins ( 2004 ), l'actrice Marion Cotillard se glisser, avec quel talent, dans la peau de l'inoubliable Edith Piaf dans La môme d'Olivier Dahan ( 2007 ), Sylvie Testud en faire autant avec le personnage de Sagan, sans oublier le très réussi Gainsbourg. A ces reproductions impeccables, où tout est en place ( décors, costumes, mimiques ), où les comédiens s'effacent au point de se fondre dans l'autre, on préférera les visions véritablement cinématographiques ( donc artistiques ) d'un Fellini qui brosse un portrait personnel de Casanova, de Pialat peignant Dutronc en Van Gogh ( 1991 ) ou d'un Robert Guédiguian qui donne à Michel Bouquet l'un de ses rôles les plus étranges dans Le promeneur du Champ de Mars ; cet immense acteur ne tentant nullement de singer Mitterand par des mimiques superflues, mais le faisant exister autrement, grâce à une interprétation crédible et humaine qui est pure création. Car nous sommes aujourd'hui les victimes consentantes d'une technique presque parfaite, qui permet de reproduire n'importe quelle époque, n'importe quelle silhouette, n'importe quel visage. Couchés sur ces lauriers technologiques, les réalisateurs ne sont plus tenus à faire preuve d'innovation artistique et se contentent trop souvent de donner au public ce qu'il réclame : de la photographie ; n'ayant recours qu'accessoirement à une imagination réellement créatrice On l'a vu avec le scénario décevant d' Avatar. Cela peut être l'un des dangers qui guette le cinéma de demain...Et ce n'est pas le dernier opus en date consacré à Grace de Monaco qui va relever le défi.

    

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 10:20

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Venise occupe, dans le domaine du 7e Art, une suprématie historique, puisque son Festival fut le premier créé au monde. L'édition inaugurale remonte à 1932 avec en ouverture Dr Jekyll and M. Hyde ; cette année-là les prix n'existaient pas encore et le festival, lié à la Biennale d'art, avait pour but essentiel d'attirer un public plus diversifié. Le film de René Clair  A nous la liberté ( 1931 ) avait recueilli tous les suffrages. Tributaire de la Biennale, le Festival attendit 1934 pour connaître sa seconde édition, mais le succès en fit un rendez-vous annuel à partir de 1936. Interrompue pendant la guerre, la Mostra reprend véritablement en 1946 et décerne le convoité " Lion d'or" depuis 1948. Depuis lors, son exigence de qualité, comme les choix audacieux de ses jurys, en font un des rendez-vous incontournables des cinéphiles.

Les toutes premières images animées de Venise remontent au temps des pionniers. Elles sont l'oeuvre d'Albert Promio qui fixe la Sérénissime sur la pellicule en 1896, un an à peine après la naissance de ce qui allait devenir le 7e Art. Depuis cette époque, Venise est devenue une des divas les plus courtisées du grand écran, et, ce, pour le meilleur et le pire.
En 1935, Mark Sandrich y tourne sa célèbre comédie musicale  Le danseur du dessus,  avec les inoubliables Fred Astaire et Ginger Rogers, alors que Francesco Pasinetti brosse un portrait de la cité des Doges vue de l'intérieur dans une série de documentaires parmi lesquels se détachent  Venezia minore et  La Gondola .
 

    


Les années 1950 voient la naissance de films tels que  "Une nuit à Venise"  de Georg Wilhagen ou  "Ombre sur le Canal Grande" de Glauco Pellegrini. 1954 sera une année particulièrement faste en ce qui concerne les longs métrages tournés dans la Sérénissime : c'est l'année de deux chefs-d'oeuvre : Senso de Luchino Visconti  et "Roméo et Juliette" de Renato Castellani qui eut pour décor, non Vérone mais Venise et reçut le Lion d'or cette année-là, alors même que David Lean favorisait la rencontre entre Rossano Brazzi et Katharine Hepburn qui tourneront ensemble  "Vacances à Venise".  Enfin en 1958, Alberto Sordi campe un gondolier peu vraisemblable dans une comédie de Dino Risi ( que l'on connut plus inspiré ) intitulée : "Venise, la lune et toi".  Par contre la chanson tirée du film sera un véritable " tube " en Italie.

 

En 1969, Luigi Comencini évoque l'enfance et les années de formation de Giacomo Casanova qu'incarnent deux acteurs, Leonard Whiting et Claudio de Kunert, dans  "Un adolescent à Venise" . L'année suivante, Enrico Maria Salerno réalise une bouleversante histoire d'amour  "Anonimo Veneziano" dans laquelle les destinées des protagonistes se mêlent à celles des personnages vénitiens. Quant au célèbre roman de Thomas Mann intitulé  "La mort à Venise", il inspirera à Visconti son second chef-d'oeuvre vénitien tourné en partie au Lido avec pour acteurs principaux Silvana Mangano et Dirk Bogarde. En 1967, ce sera au tour de Federico Fellini de se mesurer cinématographiquement à une cité des Doges dont il donne une vision on ne peut plus personnelle avec son fameux  Casanova  "Ombre sur le Grand Canal" ,  incarné de façon fort peu conventionnelle par Donald Sutherland. La même année Dino Risi décide de situer à Venise, plutôt qu'à Turin, l'action d'"Ames perdues",  tiré du roman de l'écrivain italien Giovanni Arpino, avec Vittorio Gassman et Catherine Deneuve. En 1979, Joseph Losey choisit de tourner dans les villas paladiennes de la Brenta une version filmée du chef-d'oeuvre de Mozart "Don Giovanni". Si l'on peut oublier les acrobaties de Belmondo dans  "Le guignolo" de Georges Lautner ( 1980 ), où l'on aperçoit quelques palais et l'hôtel Danieli, on se souvient qu'un autre grand maître du cinéma italien Antonioni dans  "Identification d'une femme"  promena ses protagonistes et sa caméra  en bateau sur la Lagune, emprunta le Grand Canal et pénétra dans le fastueux hôtel Gritti.


 

  Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr 

 

Venise, qui a su se prêter aux évolutions de James Bond, ne saurait s'offusquer de la présence d'Indiana Jones puisqu'en 1988 Steven Spielberg fit de l'église San Barnaba une bibliothèque, avant d'imposer à Harrison Ford une balade dans les égouts. Huit ans plus tard, Woody Allen prend pour décor les quartiers populaires et moins connus de la Cité pour  sa comédie musicale  "Tout le monde dit I love you"  ( 1996 ).  Mais ce sont surtout les films à costumes que Venise inspire : après le joli conte quelque peu licencieux   "La Vénitienne" de Mauro Bolognini, l'anglais Christopher Hampton y situe quelques scènes de  "Carrington" ( 1994 ),  l'histoire des amours scandaleuses de l'écrivain Lytton Strachey. Quant à Jean-Luc Guillemou, il réalise en 2005  "Antonio Vivaldi, un prince à Venise",  évocation musicale de la destinée du  "prêtre roux", réunissant au générique Michel Serraul et Michel Galabru.
Mais la plus charmante réussite de cette période est sans doute à mettre à l'actif du cinéaste Silvio Soldini avec  "Pane et tulipani" ( Pain, tulipes et comédie - 2000 ), un film délicat dans lequel les personnages promènent leur douce excentricité à travers une Venise authentique, vidée de ses touristes.

 

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VENISE ET LE 7e ART
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 11:32

Affiche américaine. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr Affiche américaine.


Si l'espionnage était déjà présent dans la Bible, chez Homère et Virgile, c'est au XIXe siècle qu'il a fait sa véritable apparition et s'est institutionnalisé. Nous devons à l'américain Fenimore Cooper le premier texte consacré à l'espionnage. En 1821, l'auteur du "Dernier des Mohicans" publie "L'espion" qui a pour cadre la guerre d'indépendance des Etats-Unis. Nous sommes encore loin des gadgets de James Bond et des tortures de SAS mais le combattant de l'ombre trouve pour la première fois sa légitimité dans l'imaginaire littéraire.

D'une manière générale, l'espionnage est une spécialité anglo-saxonne, voire anglaise. On ne pourrait cependant pas le réduire à la seule Angleterre, malgré les grandes réussites de cette dernière en ce domaine. La France eut aussi ses romanesques espions. ainsi le Rouletabille de Gaston Leroux ou l'espionne des Balkans de L. Solard. La seconde guerre mondiale sera à son tour une source quasi inépuisable pour romanciers et cinéastes, et plus encore la guerre froide qui suivra entre Russie et Amérique et verra fleurir OSS117 créé par Jean Bruce ou le fameux James Bond inventé par Ian Fleming. La figure de l'espion est celle d'un loup solitaire, charmeur et violent. De Docteur No ( 1962 ) à Quantum of Solace ( 2008 ), de Sean Connery à Daniel Craig, quelle métamorphose ? De l'anglais raffiné et séducteur, on est passé à la machine à tuer. Le James Bond du IIIe millénaire est un espion plus crédible, prêt à affronter le monde de Ben Laden, des menaces biologiques et des guerres terroristes. C'est que la chute du mur de Berlin a définitivement changé la donne. Dorénavant l'ennemi est partout et il change de visage comme d'accent.

 

Jack Lord et Sean Connery. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr       Daniel Craig et Olga Kurylenko. Sony Pictures Releasing France

 

A la télévision, la série Alias  illustre bien cette multiplication des ennemis. Engagée dans une filiale secrète de la CIA, une jeune femme combat un ennemi différent à chaque épisode. Anciens soviétiques, terroristes islamistes, scientifiques chinois, tortionnaires africains, tout y passe. Mais impossible de parler de film d'espionnage sans évoquer le maître du suspense : Alfred Hitchcock. Toute sa carrière, le réalisateur de Psychose illustrera un genre dont il dressera une partie des codes visuels. De  L'homme qui en savait trop aux  Enchaînés,  il a exploré avec génie la filière des anciens nazis réfugiés en Amérique du Sud.

 

    Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr


Aujourd'hui soulignons que le film d'espionnage se fonde moins sur les peurs contemporaines que sur la nostalgie de peurs historiques. Par le biais d'une intrigue, on ne cherche plus à effrayer le public, on lui donne une leçon d'histoire. Ainsi  L'affaire Farewell  à propos du complot destiné à attenter à la vie d'Hitler ou le Munich de Steven Spielberg ( 2006 ) sur l'activité des services secrets israéliens au début des années 1970. On en arrive également à une récupération du genre par le cinéma d'auteur. Je n'en veux pour preuve que La Sentinelle ( 1992 ) d'Arnaud Dupleschin, l'un des meilleurs films d'espionnage français. On peut citer également Demonlover ( 2002 ) d'Olivier Assayas. On s'aperçoit que le cinéma tente de faire une synthèse intelligente entre le film d'espionnage intello et le film d'action à la Hitchcock. Son avenir n'est donc pas en péril. Comme les espions eux-mêmes, cette fiction change juste de visage et resurgit où on l'attend le moins. C'est de bonne guerre...

 

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  • : Ce blog n'a d'autre souhait que de partager avec vous les meilleurs moments du 7e Art et quelques-uns des bons moments de la vie.
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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


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