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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 10:06
Blue de Keith Scholey

Blue, le nouveau film Disney Nature, est une plongée au cœur de l’Océan pour découvrir, comprendre, aimer un monde encore mystérieux et surprenant. Un monde où la nature invente des couleurs, des formes et des sons étonnants. L'Océan est unique, seuls les hommes le mettent au pluriel. Il est partout, recouvre  plus de 70% de la Terre et donne à notre maison sa couleur et son nom: la planète bleue. Dans cet environnement somptueux et fragile, les dauphins ont été choisis comme guides privilégiés afin de conter cette belle histoire de l'Océan qui est, ni plus, ni moins, celle de nos origines et de notre avenir, si, toutefois, nous lui en accordons un. Une histoire universelle qu’il est urgent de faire résonner en chacun de nous.

 

 

 

Comme les films précédents de Disney Nature, Blue a fait l’objet d’un scénario plausible mais voué à se transformer au fil du temps car avec les animaux, rien n’est joué d’avance. Le cinéaste est en permanence voué à l’improvisation. « J’ai l’expérience des fonds marins et cela n’a aucun intérêt d’écrire une histoire infaisable » - note Keith Scholey, coréalisateur anglais venu de la BBC. Il a fallu en permanence s’adapter aux conditions de tournage toujours aléatoires. Aussi le scénario a-t-il évolué selon les prises. Avec cette particularité que « tout est beaucoup plus compliqué dans l’océan parce que l’équipe doit d’abord réussir à rester en vie » - explique Keith Scholey. « Sous l’eau, les humains sont si lents et la visibilité si mauvaise qu’il faut constamment s’adapter aux circonstances. Si le dauphin que nous filmons s’en va, on ne peut pas le suivre ».

 

 

Dans le film, le personnage de Blue est en réalité incarné par plusieurs dauphins rencontrés au gré des séquences. Et une fois l’animal trouvé, rien n’est acquis. « Un dauphin qui voit un plongeur vient jouer, taper dans la caméra » - raconte Denis Lagrange. « Mais il faut des images où il ne s’occupe pas de l’objectif. Cela implique de rester longtemps, pour qu’il nous oublie, avec le risque que, tout à coup, il file. » Filmer la mer et ses habitants est donc un casse-tête. Pour Blue, les techniciens ont utilisé des jet-skis ou encore une caméra montée sur une perche et immergée sous la surface depuis un bateau. Les équipes ont posé des trépieds au fond de l’eau, pour les plans fixes, et un bras mécanique, pour des travellings. En Polynésie, Denis Lagrange plonge avec des caméras de cinéma enfermées dans des caissons étanches, construits sur mesure par une entreprise suisse. Un câble permet de faire la mise au point de l’image à distance : un deuxième plongeur, équipé d’un écran, s’en charge ou un assistant resté sur le bateau.  En revanche, pas d’inquiétude pour le son, il sera ajouté ensuite en post-production. Plutôt que des bouteilles, les techniciens utilisent des « recycleurs », qui permettent de plonger plusieurs heures et de ne pas rejeter de bulles, perçues comme une menace par la faune marine. Pour repérer les baleines, Denis Lagrange a compté sur ses amis installés à Tahiti et Moorea. Ils le préviennent quand ils en aperçoivent dans le lagon. Une fois sur place, il faut prendre des précautions. Un nageur avec un masque et un tuba va d’abord vérifier qu’elles sont calmes. Dans ce cas, Denis plonge avec sa caméra pour s’approcher au plus près de ces mastodontes gros comme des bus. Moins il y a d’eau entre l’objectif et la baleine, plus l’image est nette. Quant aux requins, ils ont été filmés près de l’atoll de Fakarava, à 300 kilomètres de Tahiti. Des centaines de requins gris chassent la nuit dans ce récif coralien, saturant l’eau de leurs corps massifs.
 


 

Voilà comment, après des mois de travail, s’est élaboré ce documentaire qui rend grâce à la beauté des profondeurs, aux océans que l’homme met en permanence en danger, univers d’une beauté et d’une intensité de vie stupéfiant. Le message n’a certes pas la force de celui d’ « Océans » qui, il y a quelques années, avait mis le doigt sur les monstruosités perpétrées avec une inconscience coupable et qui, d’ici une quarantaine d’années, auront pratiquement anéanti un tiers de la vie sous-marine, désastre écologique  irréversible. Ce film est une immersion dans un monde en voie de disparition avancée dont la beauté, la puissance, la diversité, la splendeur rendent d’autant plus tragiques les inconséquences de l’homme et tentent de lui faire prendre conscience de ce qu’il est en train de sacrifier, cela malgré un texte un peu faible à mon goût, étant donné la gravité  des faits.

 

Bien que ce narratif soit un peu faible, ne ratez pas le documentaire et la plongée dans ces eaux matricielles et initiatrices, là où la vie est sans doute la plus imaginative et la plus féconde, étant donné les couleurs, les formes, les comportements de cette multitude de vivants. Le spectacle ravit  les yeux et donne à méditer sur nos comportements de prédateurs aveugles, insoucieux et imprévoyants qui ne semblent pas avoir  pris la mesure ... du désastre programmé.

 

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  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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