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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 08:44

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En Californie, à l'époque de la ruée vers l'or, Lahood Corporation, puissante société d'orpailleurs entend contrôler la ville et ses habitants. Coy Lahood est fermement décidé à expulser les quelques mineurs isolés qui tentent de lui résister et à s'approprier leurs terres. Pour Hull Barret, sa fiancée et la fille de cette dernière, une ravissante adolescente, la situation devient chaque jour plus difficile. Surgit, alors que leur camp vient d'être sauvagement attaqué par les hommes de Lahood, un mystérieux cavalier solitaire.

 

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Il semble sortir de nulle part et se dit Pasteur. Eastwood reprend ici le thème déjà traité dans L'homme des hautes plaines avec un côté biblique qui fait entrer un peu de surnaturel dans un western où la violence reste très présente. Tout y est : la musique d'ambiance, les paysages âpres et sauvages, la petite ville écrasée de poussière et de chaleur, les gueules patibulaires, la jeune fille exaltée et, enfin, le cavalier mystérieux qui entend rétablir l'ordre au prix d'une violence toute biblique.

 

Une action assez lente, des acteurs parfaitement bien ciblés et une interprétation impériale d'un Clint Eastwood, qui semble prolonger le personnage qu'il campait autrefois dans les films de Sergio Leone, font de cet opus une réalisation sobre et convaincante. Le rôle de la jeune fille amoureuse du bel inconnu est quelque peu superflu et aurait pu être évité, tant le film vaut par la rigueur des scènes où s'affrontent, sans concession et avec une sauvagerie inouïe, l'homme chargé de rétablir la justice à n'importe quel prix et ces cavaliers de l'apocalypse uniformisés comme les forces du mal sortant de l'enfer du profit malhonnête et se livrant à une lutte sans merci. Une scène d'une froideur implacable qui donne au film sa force et prouve l'indéniable talent de Clint à traiter un scénario sous forme de parabole.  


 

Pour consulter l'article consacré à Clint Eastwood, cliquer sur le lien ci-dessous :


CLINT EASTWOOD - PORTRAIT
 

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pale-rider-1985-08-g.jpg

 

 

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commentaires

E
Bien entendu... Je l'ai vu plusieurs fois! Tout comme Josey Wales...
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A
Ce n'est pas le meilleur film de Clint mais il reste captivant tout de même. J'ai du le voir au moins trois fois et, à chaque fois, je suis prise par le rythme et l'ambiance. Et puis quel acteur que ce Clint ! Quelle présence !
G
Ce film m'a laissé un peu sur ma faim. Je reste persuadé qu'un film comme "Million dollar baby" lui est très supérieur. Bin sûr le sujet n'est pas le même. Il faut dire que les westerns me lassent
un peu car au niveau sujet, rien de bien original. Clint est sauvé par sa manière de filmer qui est très descriptive... peut-être un peu trop.
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M
Je l'ai revu avant hier à la télé. Excellent. Une sacrée ambiance. D'accord pour la bluette avec la jeune Amélie. Cela n'apporte rien.
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N
Ce n'est peut être pas le meilleur western réaliser par clint eastwood mais j'ai moi même toujours plaisir à le revoir. Comme de coutume le comédien et réalisateur se révèle être parfait tant dans
son interprétation que dans sa mise en scène mais surtout nous livre une oeuvre bien conçue .
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  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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Texte Libre

Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


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