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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 12:23
LISTE DES ARTICLES - ACTEURS DU 7e ART



MICHELE MORGAN    

 

GERARD PHILIPE


DANIELLE DARRIEUX    

 

 INGRID BERGMAN - PORTRAIT   

    

JEAN GABIN     

 

SIMONE SIGNORET      

 

BOURVIL       

 

ANNIE GIRARDOT         

 

BERNARD BLIER

 

JEAN-CLAUDE BRIALY - PORTRAIT    

 

ROMY SCHNEIDER - PORTRAIT    

 

 HENRY FONDA - PORTRAIT

 

GARY COOPER - PORTRAIT        

 

JOHN WAYNE      

 

GRACE KELLY    

 

JAMES STEWART - PORTRAIT       

 

YUL BRYNNER       

 

CARY GRANT OU L'ART DE SEDUIRE

 

ARLETTY, LA VOIX DES FAUBOURGS
      

GONG LI - PORTRAIT       

 

BURT LANCASTER - PORTRAIT        

 

NATALIE WOOD - PORTRAIT

 

AUDREY HEPBURN - PORTRAIT     

 

VITTORIO GASSMAN     

 

JEANNE MOREAU           

 

GIULIETTA MASINA         
 

CATHERINE DENEUVE

 

 SEAN PENN - PORTRAIT         

 

CLINT EASTWOOD - PORTRAIT    



MERYL STREEP - PORTRAIT      

 

TONY LEUNG CHIU WAI     

 

VIVIEN LEIGH     LOUIS DE FUNES       

 

EMMA THOMPSON          

          

ISABELLE HUPPERT - PORTRAIT



JEAN-PAUL BELMONDO       

 

DUSTIN HOFFMAN            

 

PHILIPPE NOIRET - PORTRAIT

       

MICHELLE PFEIFFER - PORTRAIT             

 

PENELOPE CRUZ - PORTRAIT               

 

 JEAN-PIERRE CASSEL - PORTRAIT          

 

JULIE CHRISTIE             

 

ANDY GARCIA - PORTRAIT   



HARRISON FORD - PORTRAIT          

 

CHARLTON HESTON  

 

 

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LAURENT TERZIEFF : UNE VOIX         

 

BRUNO CREMER       

 

 SHIRLEY MACLAINE - PORTRAIT        

 

NAOMI WATTS - PORTRAIT

 

LEONARDO DICAPRIO - PORTRAIT               

 

MARILYN MONROE - UNE ETOILE PERSISTANTE      

 

AVA GARDNER, LA FLAMBOYANTE

 

GENE TIERNEY, L'ATTENDRISSANTE      

 

ELISABETH TAYLOR, L'ENSORCELEUSE

 

RITA HAYWORTH, DEESSE DE L'ECRAN       

 

PAUL NEWMAN         CATHERINE FROT       

 

ROBERT de NIRO - PORTRAIT

 

KATE WINSLET         DANIEL DAY-LEWIS - PORTRAIT      

 

KATHARINE HEPBURN,L'INSOUMISE


INTERVIEW de UGGIE, LE CHIEN de "THE ARTIST"   

       

CATE BLANCHETT - PORTRAIT

 

MAURICE RONET, L'ETERNEL FEU FOLLET

 

NIELS ARESTRUP, UN LOUP SOLITAIRE

 

NICOLE KIDMAN - PORTRAIT


LAUREN BACALL, LE PLUS BEAU REGARD D'HOLLYWOOD S'EST ETEINT

 

FABRICE LUCHINI, LE CROQUEUR DE MOTS

 

MARIE DUBOIS, LA LUMINEUSE

 

KEIRA KNIGHTLEY - PORTRAIT

 

COLIN FIRTH        OMAR SHARIF       

 

MAGGIE SMITH - PORTRAIT

 

ROBERT REDFORD - PORTRAIT

 

MELANIE LAURENT, UNE VIE DEVANT ET DERRIERE LA CAMERA

 

MARION COTILLARD - PORTRAIT         

 

EMMA  STONE

 

JESSICA CHASTAIN OU L'AUDACE EN PRIME TIME

 

CLAUDE RICH OU LA LEGERETE FAITE ART

 

JEAN-LOUIS TRINTIGNANT
 

HARVEY KEITEL


JULIA ROBERTS                 

 

STEPHANE AUDRAN

 

BERNADETTE LAFONT, LE SOURIRE DE LA NOUVELLE VAGUE

                               

 


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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 10:45
MICHELE MORGAN

 

Michèle Morgan, de son vrai nom Simone Roussel, née à Neuilly-sur-Seine le 29 février 1920, est une des stars qui a le mieux illustré le cinéma français des années 40 à 60 et même au-delà, par son élégance, sa classe, la beauté énigmatique de son regard, qui rappelait celui de Garbo, et par son jeu empreint de sensibilité et de retenue. 

 

Dès l'aube de sa carrière, elle partagera l'affiche avec les plus grands acteurs. Marc Allégret, qui la fait débuter dans "Gribouille" en 1937, ne craint pas de lui donner pour partenaire Raimu, véritable monstre sacré du cinéma d'avant-guerre, mais la novice de 17 ans ne se laissera pas impressionner et tiendra son rôle avec simplicité et naturel. L'année suivante, elle tourne "Quai des brumes" de Marcel Carné avec Jean Gabin, film qui fera de la jeune fille un peu timide une vedette internationale. Elle n'a pas vingt ans mais son regard a marqué d'une trace indélébile le cinéma de l'époque par sa clarté et sa mélancolie. Suivent en 1959 "La loi du Nord" de Jacques Feyder et "Remorques" de Jean Grémillon où elle est de nouveau au côté de Jean Gabin.

 

En 1942, fuyant l'Occupation, elle part aux Etats-Unis. Elle y restera jusqu'en 1946, épousera l'acteur américain William Marshall qui lui donnera un fils Mike en 1944. Sa carrière aux USA l'ayant déçue (il est en effet inutile de citer les quelques navets où elle figure), elle revient en France pour être l'émouvante Gertrude de "La symphonie pastorale" de Jean Delannoy, triomphe personnel qui lui méritera le prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1946. Elle devient alors l'actrice la plus représentative de ce cinéma français dit "de qualité" qui devait être, par la suite, tant moqué et décrié par les cinéastes de la Nouvelle Vague. Son extraordinaire photogénie, sa distinction, son naturel lui permettent d'entrer dans des personnages très divers sans rien perdre de son autonomie et de sa classe. Si bien qu'elle ne cesse plus de tourner. Ce seront en 1953 "Les Orgueilleux" d'Yves Allégret avec Gérard Philipe qu'elle retrouve en 1955 dans "Les grandes manoeuvres" de René Clair, film où elle apparaît éblouissante de charme et de féminité. Suivront "Le miroir à deux faces" de Cayatte avec un Bourvil bouleversant et "Fortunat" d'Alex Joffé en 1960 toujours avec Bourvil.

 

Star aux soixante-cinq films, héroïne affranchie de l'avant-guerre, symbole érotique d'une époque dominée par la femme fatale, elle achèvera sa carrière dans la douceur d'une vie bourgeoise en peignant pour son seul plaisir. "J'ai toujours incarné l'image d'une femme française dans laquelle on pouvait se retrouver. Je ne me voyais pas en femme de mauvaise vie et, d'ailleurs, personne n'y aurait cru. Surtout pas les femmes qui sont les trois-quarts de mon public" - écrira-t-elle dans ses mémoires

 

Après avoir divorcé de William Marshall, elle épouse Henri Vidal en 1950. Ils apparaissent ensemble dans plusieurs films, mais ce dernier meurt en 1959 des suites d'une longue maladie et, désormais, Michèle Morgan associera sa vie à celle du cinéaste Gérard Oury jusqu'à la disparition de celui-ci.


A partir de 1960, elle va se faire rare au cinéma, privilégiant le théâtre, la poésie et la peinture qu'elle exerce avec talent depuis de nombreuses années. Elle joue, entre autres pièces, "Chéri" de Colette et rédige trois ouvrages qui s'inspirent de sa carrière d'actrice : "Mes yeux ont vu" (1965), "Avec ces yeux-là" (1977) et "Le Fil bleu" (1993). On la voit encore lumineuse et irrésistible dans "Benjamin ou les Mémoires d'un puceau" de Michel Deville en 1967, puis dans "Le chat et la souris" de Claude Lelouch en 1975 et, enfin, dans "Ils vont tous bien" de Giuseppe Tornatore en 1989. En 1990, elle se retire définitivement pour poursuivre son activité de peintre et aura la douleur de perdre son fils unique Mike Marshall en 2005 et son compagnon Gérard Oury en 2006.


Plusieurs récompenses témoignent de son talent d'actrice et de son rôle d'ambassadrice du cinéma français auquel elle s'est employée avec son élégance habituelle : le lion d'or pour l'ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise en 1996 et un César d'honneur à Cannes en 1992. En quelque sorte une carrière exemplaire menée de conserve par une actrice de talent et une femme d'exception. Elle s'est éteinte le 20 décembre 2016 à Neuilly à l'âge de 96 ans.

 

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MICHELE MORGAN
MICHELE MORGAN
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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 14:36

 

Cette liste se divise en deux parties : les WESTERNS et les AUTRES FILMS :

 

 

LES WESTERNS  :

 

 

 LA FLECHE BRISEE de DELMER DAVES
 
     

 

LES SEPT MERCENAIRES de JOHN STURGES
 

   

 LE DERNIER DES GEANTS de DON SIEGEL  
    

 

L'HOMME DES HAUTES PLAINES de CLINT EASTWOOD
 

 

PALE RIDER de CLINT EASTWOOD       
    

 

JEREMIAH JOHNSON de SYDNEY POLLACK    
 

 

LES PROFESSIONNELS de RICHARD BROOKS

 


L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE de JOHN FORD


 

LA PRISONNIERE DU DESERT de JOHN FORD

 


LA POURSUITE INFERNALE de JOHN FORD 



ALAMO de JOHN WAYNE        

 

RIO BRAVO de HOWARD HAWKS
 

LA RIVIERE ROUGE de HOWARD HAWKS  
 
       

VERA CRUZ de ROBERT ALDRICH       


L'ANGE DES MAUDITS de FRITZ LANG
 

L'APPAT d' ANTHONY MANN       


LA PORTE DU DIABLE d'ANTHONY MANN 
         

LA CHARGE FANTASTIQUE de RAOUL WALSH      


LE GRAND PASSAGE de KING VIDOR
 

LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS DE FRED ZINNEMANN

 

 

LES AUTRES FILMS :

 

LATE NIGHT de NISHA GANATRA

 

BLUE de KEITH SCHOLEY

 

LADY BIRD de GRETA GERWIG

 

 

TAXI DRIVER de MARTIN SCORSESE

 

NEW-YORK, NEW-YORK de MARTIN SCORSESE

 

SHUTTER ISLAND de MARTIN SCORSESE

 

CASINO de MARTIN SCORSESE 


LE TEMPS DE L'INNOCENCE de MARTIN SCORSESE 

 

 

ERIN BROCKOVICH de STEVEN SODERBERGH

 

ORGUEIL ET PREJUGES de JOE WRIGHT

 

LA LA LAND de DAMIEN CHAZELLE

 

EYES WIDE SHUT de STANLEY KUBRICK


SPARTACUS de STANLEY KUBRICK           


BARRY LYNDON de STANLEY KUBRICK   

 

GENIUS de MICHAEL GRANDAGE



PENTAGON PAPERS de STEVEN SPIELBERG

 

LA LISTE DE SCHINDLER de STEVEN SPIELBERG

 

LE PONT DES ESPIONS de STEVEN SPIELBERG

 

LE NOUVEAU STAGIAIRE de NANCY MEYERS

 

MOGAMBO de JOHN FORD

 

LE PATIENT ANGLAIS d'ANTHONY MINGHELLA

 

THE TREE OF LIFE de TERRENCE MALICK

 

GONE GIRL de DAVID FINCHER

 

LES RECETTES DU BONHEUR de LASSE HALLSTROM

 

 

MOMMY de XAVIER DOLAN      


JUSTE LA FIN DU MONDE de XAVIER DOLAN
 


INCEPTION de CHRISTOPHER NOLAN  

 

BASIC INSTINCT de PAUL VERHOEVEN

 

DROLE DE FRIMOUSSE  deTANLEY DONEN


CHANTONS SOUS LA PLUIE de STANLEY DONEN

 

DIAMANTS SUR CANAPE de BLAKE EDWARDS 

 

NEW-YORK MELODY de JOHN CARNEY 

 

LE JOUR LE PLUS LONG de DARRYL ZANUCK

 

JOE de DAVID GORDON GREEN 

 

LE DICTATEUR de CHARLIE CHAPLIN 

 

LES LUMIERES DE LA VILLE de CHAPLIN       

 

LIMELIGHT de CHARLIE CHAPLIN 

 

LES TEMPS MODERNES de CHARLIE CHAPLIN 

 

 

APPRENTI GIGOLO de JOHN TURTURRO 

 

UN ETE A OSAGE COUNTY de JOHN WELLS 

 

TITANIC de JAMES CAMERON             


LE TITANIC, DE LA REALITE A LA LEGENDE  

 

LE MAJORDOME de LEE DANIELS        

 

LE PONT de la RIVIERE KWAI de DAVID LEAN   

 

 LA FILLE DE RYAN de DAVID LEAN 


LAWRENCE D'ARABIE, DE LA REALITE A LA LEGENDE       

 

 COUP DE FOUDRE A NOTTING HILL de ROGER MICHELL

 

 

Ariane de Billy WILDER         


TEMOIN A CHARGE de BILLY WILDER       

 

SABRINA de BILLY WILDER
 

BOULEVARD DU CREPUSCULE de BILLY WILDER


SEPT ANS DE REFLEXION de BILLY WILDER 

  

 

LA FUREUR DE VIVRE de NICHOLAS RAY 

 

GATSBY LE MAGNIFIQUE de BAZ LUHRMANN 

 

HAPPINESS THERAPY de DAVID O. RUSSEL    

 

VACANCES ROMAINES de WILLIAM WYLER 

 

SKYFALL de SAM MENDES 

 

ARGO de BEN AFFLECK           


GONE, BABY, GONE de BEN AFFLECK

 

FORREST GUMP de ROBERT ZEMECKIS 

 

MONSIEUR LAZHAR de PHILIPPE FALARDEAU


   

 TOOTSIE de SYDNEY POLLACK  


ON ACHEVE BIEN LES CHEVAUX de SYDNEY POLLACK 


OUT OF AFRICA DE SYDNEY POLLACK 

 

 

LA MULE de CLINT EASTWOOD         


SULLY de CLINT EASTWOOD

 

MILLION DOLLAR BABY de CLINT EASTWOOD

 

SUR LA ROUTE DE MADISON de CLINT EASTWOOD

 

 J.EDGAR de CLINT EASTWOOD 


AU-DELA de CLINT EASTWOOD 


L'ECHANGE DE CLINT EASTWOOD
 
 

GRAN TORINO de CLINT EASTWOOD 

   
 


BLUE JASMINE de WOODY ALLEN  

 

MINUIT A PARIS de WOODY ALLEN

 

MAGIC IN THE MOONLIGHT de WOODY ALLEN 

 

TO ROME WITH LOVE de WOODY ALLEN 

 

MATCH POINT de WOODY ALLEN  

 

L'HOMME IRRATIONNEL de WOODY ALLEN      


CAFE SOCIETY de WOODY ALLEN


WHATEVER WORKS de WOODY ALLEN      

 

VICKY CRISTINA BARCELONA de WOODY ALLEN


VOUS ALLEZ RENCONTRER UN BEL ET SOMBRE INCONNU de WOODY ALLEN 


 LES FELINS de KEITH SCHOLEY        

 

BLACK SWAN de DARREN ARONOFSKY 


ULYSSE de MARIO CAMERINI 

                    

RAISON ET SENTIMENTS de ANG LEE       


RAISONS d'ETAT de ROBERT DE NIRO 

 

 THE AFRICAN QUEEN de JOHN HUSTON 

 

DOUZE HOMMES EN COLERE de SIDNEY LUMET        

 

JULIE&JULIA de NORA EPHRON 

     

LA PROPOSITION de LESLI LINKA GLATTER 

       

ADIEU CUBA de ANDY GARCIA        

 

L'IMPOSSIBLE MONSIEUR BEBE de HOWARD HAWKS


LE PORT DE L'ANGOISSE de HOWARD HAWKS 

 

LAST CHANCE FOR LOVE de JOEL HOPKINS         

 

INTO THE WILD de SEAN PENN            


LA FAILLE de GREGORY HOBLIT 

 

L'ETRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON de DAVID FINCHER 

 

AUSTRALIA de BAZ LUHRMANN        


HIGH SOCIETY       


LOIN D'ELLE de SARAH POLLEY 

 

QUANTUM OF SOLACE de MARC FORSTER 

 

 APPALOOSA de Ed. HARRIS           

 

BROKEN ENGLISH de ZOE CASSAVETES       

 

GRACE IS GONE de JAMES STROUSE        

 

BONNIE AND CLYDE d'ARTHUR PENN 

 

LES CHEMINS DE LA LIBERTE de PETER WEIR   

 

MASTER AND COMMANDER de PETER WEIR  


LE CERCLE DES POETES DISPARUS de PETER WEIR           

 

MISSION de ROLAND JOFFE        


AMADEUS DE MILOS FORMAN 

 

NEVER FOREVER de GINA KIM       


MICHAEL CLAYTON de TONY GILROY 

 

JOYEUSES FUNERAILLES de FRANK OZ       

 

LA VENGEANCE DANS LA PEAU de PAUL GREENGRASS       

 

BLOOD DIAMOND D'EDWARD ZWICK 

 

L'ASSASSINAT DE JESSE JAMES de ANDREW DOMINIK   

 

REBECCA d'ALFRED HITCHCOCK      


LA CORDE d'ALFRED HITCHCOCK

 

PAS DE PRINTEMPS POUR MARNY d'ALFRED HITCHCOCK

 

LES OISEAUX d'ALFRED HITCHCOCK       

 

LA MORT AUX TROUSSES d'Alfred HITCHCOCK    

 

SUEURS FROIDES d'Alfred HITCHCOCK       

 

MAIS QUI A TUE HARRY ? d'Alfred HITCHCOCK   

 

LA MAIN AU COLLET d'ALFRED HITCHCOCK  
    

 
FENETRE SUR COUR d'Alfred HITCHCOCK 

 

LE CRIME ETAIT PRESQUE PARFAIT d'Alfred HITCHCOCK 

 

L'INCONNU DU NORD-EXPRESS d'Alfred HITCHCOCK  
  

 
PSYCHOSE d'ALFRED HICTHCOCK 

 

LES ENCHAINES d'ALFRED HITCHCOCK        


FRENZY d'ALFRED HITCHCOCK  

        

LE REBELLE de KING VIDOR 

 

LA CHATTE SUR UN TOIT BRULANT de RICHARD BROOKS 

 

 CITIZEN KANE d'ORSON WELLES 
 


LA DAME DE SHANGHAI d'ORSON WELLES     
 


LA REINE CHRISTINE de ROUBEN MAMOULIAN 

 

 PANDORA d'ALBERT LEWIN 

 

L'AVENTURE DE Mme MUIR de JOSEPH MANKIEWICZ       


LAURA de OTTO PREMINGER 

 

CASABLANCA de MICHAEL CURTIZ 

 

VACANCES ROMAINES de WILLIAM WYLER          

 

AUTANT EN EMPORTE LE VENT de VICTOR FLEMING        

 

UN VIOLON SUR LE TOIT de NORMAN JEWISON      

 

MADAME BOVARY de VINCENTE MINNELLI


UN AMERICAIN A PARIS de VINCENTE MINNELLI  

 

WEST SIDE STORY             


MY FAIR LADY de GEORGE CUKOR    
 

      

ENTRONS DANS LA DANSE de CHARLES WALTERS    


 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 10:14
Sully de Clint Eastwood

Le 15 janvier 2009, deux minutes après avoir décollé de l’aéroport de LaGuardia, à New York, l’Airbus A320 du vol 1549 de la US Airways est percuté par une formation de bernaches du Canada, bêtes semblables aux oies, qui met ses deux réacteurs hors d’usage. Aux commandes de l’appareil, le commandant Chesley Burnett Sullenberger, 59 ans, assisté de son copilote Jeffrey Skiles. Chesley dispose de très peu de temps pour réagir. Renonçant à se diriger vers un des aéroports de proximité alors que son avion perd de la vitesse et survole la ville, il choisit l’option, réputée très dangereuse, de l’amerrissage sur le fleuve Hudson. Bien lui en prend : cette décision d’expérience et d’instinct sauve les cent cinquante passagers, les cinq membres de l’équipage, ainsi qu’un nombre inconnu d’habitants d’une mort certaine si l’avion s’était abîmé sur un immeuble, renouvelant le cauchemar, encore très prégnant dans les mémoires, des attentats de septembre 2001.

 

Les médias et le grand public ont immédiatement célébré le ­héros mais on sait moins, en revanche, que le commandant Sullenberg a été soupçonné de n’avoir pas pris la bonne décision, celle de revenir à l’un des aéroports les plus proches. De ce fait, il  a été un moment soupçonné d’être  inapte à poursuivre sa carrière par la commission d’enquête du Conseil National de la Sécurité des Transports. Nous assistons ainsi aux auditions qui ont eu lieu à plusieurs reprises à l’issue du sauvetage. C’est à cette procédure, en tant qu’elle est dialectiquement liée à l’héroïsme du personnage, que s’est intéressé Clint Eastwood dans "Sully", procédure qui confère à son film tout son intérêt et donne à l’acte héroïque de ce pilote une dimension légendaire. En effet, US Airways cherche un responsable pour rembourser les frais matériels d'un Airbus irrécupérable et le réalisateur pointe ainsi du doigt la primauté universelle qui place l'argent au-dessus de la vie, faisant de son film une réflexion sur la valeur humaine lorsqu'elle défie les basses contingences matérielles. 

 

Admirablement reconstituée, cette page extraordinaire de l’aviation américaine nous est contée sans rien omettre de la tension du commandant de bord et de son co-pilote, de la rapidité de réaction des divers sauveteurs, du sang-froid du personnel naviguant et de la miraculeuse présence d’esprit de tous ceux qui ont participé à ce sauvetage hors normes. Nous avons l’impression de vivre en direct cette épopée qui a stupéfié, à l’époque, la planète entière. Qui ne se souvient des toutes premières photos des rescapés attendant les secours, groupés, grelottants et terrifiés sur les ailes  de l’avion à demi immergé dans l’eau glaciale de l’Hudson ? Car cet accident a eu lieu en janvier par des températures avoisinants les moins 20°, ce qui a fait dire au copilote que s’il devait le revivre, il choisirait le mois de juillet. Trait d’humour qui clôt cette aventure incroyable, admirablement remise en image par la caméra de Clint Eastwood. Une nouvelle fois, l’acteur-réalisateur nous offre un opus enthousiasmant que l’on suit avec une attention et un intérêt qui ne se relâchent jamais. Une réussite totale autant sur le plan de la reconstitution que sur celle de l’interprétation. Un Tom Hanks très à l’aise dans son habit de pilote. Une seule réserve : il est préférable de ne pas voir ce film à la veille d'un embarquement.

 

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Sully de Clint Eastwood
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 09:16
Moi, Daniel Blake de Kenneth Loach

Kenneth Loach, on le sait, est un fervent défenseur des causes perdues, au point que chez lui la mise en scène s’efface devant les personnages qui, pour la plupart, sont les victimes  d’une société en crise, confrontée à un chômage constant et agissant avec une implacable dureté à l’égard des plus faibles. Ce dernier opus  ne change pas de registre et se présente comme un film social où les hommes et les femmes sont broyés inexorablement par des institutions qui les considèrent comme les exclus du système. Cela, sans que Kenneth ne triche lors de cette démonstration avec le respect du réel, la distance critique et son engagement personnel, entre son excellente direction d’acteurs et sa rigueur narrative comme il nous le prouve une nouvelle fois avec « Moi, Daniel Blake », film qui a obtenu la Palme d’or au dernier Festival de Cannes.

 

Le Britannique y brosse le portrait poignant d’un menuisier de 59 ans en lutte avec  l’administration pour toucher une pension d’invalidité à la suite d’un grave problème cardiaque. Malgré son âge, Kenneth Loach n’a rien perdu de sa fougue, de sa rigueur et de son humour et surtout de son militantisme empli de compassion envers les êtres laissés au bord du chemin dans un dénuement tragique. Le film séduit d’abord par sa cocasserie de ton, la qualité de ses interprètes, dont Dave John, remarquable dans le rôle de Daniel Blake, ainsi que la recréation de l’Angleterre des années 1980 placée sous le signe du néoréalisme.

 

Néanmoins, le film ne séduit pas entièrement pour la simple raison qu’il est traité à la façon d’un documentaire et ne nous fait grâce d’aucuns détails sur les innombrables démêlés que vont devoir affronter les protagonistes avec les divers bureaux sociaux, ce qui entrave notre immersion dans ce parcours du combattant et c’est dommage. Le témoignage devient un peu trop formaliste et ce cinéma social un peu trop démonstratif pour pleinement susciter notre émotion. On se contente de suivre Daniel Blake dans le cadre de ces démarches administratives kafkaïennes et de ces formalités innombrables qui réduisent l’homme à sa part la plus étroite. Ce dernier opus de Kenneth Loach s’inscrit toutefois dans une démarche cinéphile d’une admirable homogénéité et aucun spectateur ne peut rester insensible à cette voix qui crie dans un désert.

 

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Moi, Daniel Blake de Kenneth Loach
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 09:43
MARION COTILLARD - PORTRAIT

 

Pour sa remarquable interprétation d'Edith Piaf dans le film "La môme", et après les Globes d'or, Marion Cotillard allait s'offrir un doublé historique en recevant, coup sur coup, le César et l'Oscar de la meilleure actrice, portée aux nues comme jamais comédienne ne l'avait été auparavant, au point qu'à son sujet on a parlé d'un sacre plus encore que d'une consécration. " Merci l'amour, merci la vie... C'est vrai qu'il y a des anges dans cette ville de Los Angeles" - s'était-elle exclamée en anglais, bouleversée sous les vivats des 3.400 spectateurs du théâtre Kodak situé dans le quartier historique du 7e Art, quarante-huit ans après que Simone Signoret ait reçu la statuette pour "Les chemins de la haute ville".



Née en 1975 à Paris, fille de deux comédiens et professeurs d'art dramatique, bercée dès son plus jeune âge dans le monde du spectacle, Marion Cotillard prend très vite goût à l'interprétation et décide de suivre la voie ouverte par sa famille. L'adolescente entre au conservatoire d'art dramatique d'Orléans où son père sera son professeur et puise dans ce creuset son goût pour le théâtre qui va la sortir d'un mutisme qui, très tôt, l'avait incité au repliement sur soi. Le théâtre joue ainsi le rôle d'une thérapie et la pousse à entrer dans la peau de personnages divers afin d'échapper à ses propres angoisses existentielles. "Le théâtre m'a aidée à retrouver les mots qui m'avaient tellement manqué, à m'ouvrir." - avouera-t-elle. Elle fera ses premières armes chez Arnaud Desplechin et Coline Serreau, mais elle atteint une certaine notoriété grâce au rôle de Lilly, fiancée excédée par les absences trop fréquentes de son petit ami Samy Naceri, chauffeur dans un certain "Taxi 2"  ( 1999 ). Elle se voit alors nommée pour le César du meilleur espoir féminin. Sa voie est dès lors tracée. Les dix millions d'entrées que totalise le film lui assurent une popularité qui ne va cesser de s'amplifier lorsqu'elle incarne les rôles des soeurs jumelles dans  "Les jolies choses"  ( 2000 ), d'après le roman de Virginie Despentes. Ce rôle difficile se voit récompensé par une nouvelle nomination au César du meilleur espoir féminin. L'année 2002 est particulièrement chargée pour cette comédienne travailleuse et talentueuse qui sera à l'affiche de trois films dont  "Taxi 3",  "Jeux d'enfants"  face à Guillaume Canet et "Big Fish" sous la direction de Tim Burton, déjà un succès américain.

          

Pour avoir incarné l'ange noir dans "Un long dimanche de fiançailles" de Jean-Pierre Jeunet, elle remporte le César de la meilleure actrice pour un second rôle et son ascension ne cesse de s'affirmer avec le drame "Cavalcade", la comédie romantique "Ma vie en l'air", son rôle dans "Mary" d'Abel Ferrara face à Juliette Binoche, autre oscarisée, le thriller "La boite noire" et enfin  "Une grande année" avec Ridley Scott, odyssée vinicole, tous films de qualité qui lui permettront d'obtenir le rôle d'Edith Piaf dans "La môme" sous la direction éclairée d'Olivier Dahan, dont on regrette que le film n'ait même pas été couronné par la France, alors qu'il avait été plébiscité par 5 millions de spectateurs français et 10 millions d'américains, portant haut les couleurs du cinéma français sur le plan international.

                   

Piaf aura été le bon ange de Marion Cotillard qui, pour sa part, sut faire revivre de façon juste et vraie l'inoubliable chanteuse, au point que les spectateurs, comme les jurés, ne s'y sont pas trompés. " La première chose dont j'ai rêvé " - a dit la jeune actrice lors d'une de ses interviews - c'était d'avoir de grands rôles et celui-là, était immense, ma première composition digne de ce nom". Un avenir américain s'ouvrait pour elle tant sa performance avait été appréciée Outre-Atlantique. Ce triomphe international lui octroie une médiatisation qui ne sera pas de tout repos. En effet, des déclarations maladroites l'obligeront à exprimer publiquement des regrets et écorneront momentanément sa réputation. Cela ne l'empêche nullement d'entamer une carrière aux Etats-Unis où elle tourne "Inception" de Christophe Nolan au côté de Leonardo DiCaprio, puis "Nine", un remake musical du film "Huit et demi". Je dois avouer avoir été déçue par sa prestation dans "Inception" - une oeuvre absconse qui fait la part belle aux effets spéciaux  et où le talent de la jeune femme semble se figer à force d'être si peu sollicité. Heureusement, elle nous revenait bientôt avec un film "De rouille et d'os" (2012) qui la remettait en selle dans une composition à nouveau complexe et difficile comme elle sait le faire, prouvant que nous avions vu juste en décelant en elle un tempérament et un vrai talent qui  ne demandaient qu'à être mis en danger pour donner le meilleur.

 

En 2013, elle nous bouleverse à nouveau dans "Deux jours, une nuit" des frères Dardenne "où elle se coule avec infiniment de sensibilité dans la peau d'une jeune femme acculée au chômage. Personnellement je pense qu'elle excelle dans des personnages vibrants, tout en dualité psychique, ce qui lui donne l'occasion de livrer une multiplicité de sentiments qui  se partagent entre force et faiblesse, doute et conviction. Cette jeune actrice possède d'étonnantes ressources qui ne demandent qu'à s'exprimer, aussi serait-il dommage de la réduire à des rôles caricaturaux ou trop formatés comme c'était le cas dans "Inception" et "Minuit à Paris" de Woody Allen où elle était, à mon grand regret, une femme fatale sans consistance. L'actrice se plaît à prêter sa voix à des documentaires animaliers comme "Terre des ours" réalisé par Guillaume Vincent ou un dessin animé comme "Avril et le monde truqué" de Franck Ekinsi et Christian Desmares. Elle double par ailleurs la Rose dans l'adaptation américaine du "Petit Prince" de Saint-Exupéry et également la voix de Scarlet Overkill dans la version française de "Les Minions". Enfin elle est Jeanne dans l'Oratorio "Jeanne d'Arc au bûcher" d'Arthur Honegger sur le livret de Paul Claudel et sera sacrée "Femme de l'année" en 2013 par l'Université de Harvard. Voilà un parcours d'exception qui ne cesse de s'actualiser, puisque Marion Cotillard vient encore de nous bouleverser dans le dernier opus de Nicole Garcia "Mal de pierres" où elle est une femme  en mal de passion amoureuse, égarée par ses propres fantasmes. Et ce n'est pas fini, cette jeune femme a encore une longue carrière devant elle.

 

Pour prendre connaissance des critiques des films interprétés par l'actrice, dont La môme, Inception,  Minuit à ParisDe rouille et d'os, Deux jours, une nuit, Mal de pierres" cliquer sur les liens ci-dessous :

 

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MARION COTILLARD - PORTRAIT
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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 10:08
Gérard Oury, le magicien du rire

Comprenant qu'il n'avait pas un grand avenir d'acteur, Gérard Oury eut la sagesse de se tourner vers une autre activité, celle de metteur en scène, où il excellera. Cet homme intelligent et cultivé avait un oeil imparable pour déceler nos ridicules. On sait que le comique est le propre de l'homme, lié principalement à ce qui est de l'ordre de l'humain. Un objet ne fera pas rire par lui-même, un paysage non plus. Et on ne rira de l'animal que s'il présente, par une attitude ou une expression, une similitude avec l'homme. Gérard Oury sut utiliser les ressources du comique avec économie, sans céder à la vulgarité. Il eut également le mérite de choisir ses acteurs et les associer en des duos percutants. On ne peut oublier le couple formé par Louis de Funès et Bourvil ; pas davantage par le duo Montand/de Funès. Peu d'échec dans sa filmographie. Par contre, des pages d'anthologie et quelques chefs-d'oeuvre inénarrables d'humour, où les tics des uns, les bons mots des autres, la naïveté de certains, le caractère agité et outrancier de quelque autre déclenchaient notre hilarité. Il est vrai qu'il est plus aisé d'émouvoir que d'amuser. Alors que l'émotion est près du coeur, le rire est proche de l'intelligence, au point d'avoir les moyens d'éduquer nos moeurs. Il y a chez l'auteur d'une pièce ou d'un film comique un pédagogue et un moraliste qui sommeillent. Le comique n'est ni le laid, ni le mauvais, ni le méchant. A l'instar de la caricature, il souligne nos travers, nos manquements, nos désaccords, nos étourderies, nos vanités, nos lourdeurs, nos inconséquences, nos manies, nos avarices, nos travestissements, sans être malveillant. Le personnage comique est le plus souvent pétri de jovialité et de bonhomie, au point de susciter notre sympathie et de faire de nous son complice. Enfin le rire exerce une fonction psychologique. Il nous détend et resserre nos liens avec autrui, tant il est vrai que nous nous plaisons à rire ensemble. On rit rarement seul. Le rire est éminemment social. Ne dit-on pas " Plus on est de fous, plus on rit" ?

 

Né à Paris en 1919, le cinéaste eut la chance d'avoir une mère journaliste qui l'introduisit très tôt dans le milieu artistique. Comme je l'écrivais plus haut, il ne fut pas un acteur de premier plan, bien qu'il ait fait le conservatoire, suivi  les cours de Louis Jouvet et été pensionnaire de la Comédie Française. Dans le même temps, il se tournait  vers le cinéma où on lui confia plus volontiers des rôles de personnages cyniques et antipathiques, ce qui dut le lasser, car il passera bientôt derrière la caméra - pour épater la femme qu'il aimait - Michèle Morgan, dira-t-on - et trouver sa véritable voie. Sa carrière de metteur en scène sera, contrairement à celle d'acteur, éblouissante et son ascension irrésistible, au point qu'une grande partie de ses films figurent dans la plupart des vidéothèques. Ce seront bien sûr  Le CorniaudLa grande vadrouille, La folie des grandeurs, Rabbi Jacob, L'as des as, parmi les meilleurs, jalonnant un parcours exceptionnel et, ce, dans un registre particulièrement casse-cou : la comédie. On sait aussi l'importance qu'aura pour lui sa rencontre avec Louis de Funès, comédien peu connu à l'époque, qui devait l'inciter, après quelques essais dans le domaine du film noir comme  La menace  ou  Le crime ne paie pas,  à exploiter sa veine comique qu'il avait immédiatement décelée. Le 11 mars 1998, Gérard Oury sera élu membre de l'Académie des Beaux-Arts, au siège anciennement occupé par René Clément, et reçu avec les honneurs qui accompagnent cette intronisation par Pierre Schoendoerffer. En 2001, devenu presque aveugle, il dictera un livre de souvenirs et d'anecdotes publié sous le tire : "Mémoires d'éléphant" (Plon). Il meurt à Saint-Tropez le 20 juillet 2006 à l'âge de 87 ans, après une vie qu'il considérait comme celle d'un laborieux comblé.

 

Pour lire les articles consacrés à Bourvil, de Funès et les Réalisateurs, cliquer sur leurs titres :
 

 
LOUIS DE FUNES           BOURVIL      LISTE DES ARTICLES - REALISATEURS du 7e ART

 

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Bourvil et Louis de Funès

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Gérard Oury et Michèle Morgan

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 09:14
Mal de pierres de Nicole Garcia

 

 

Gabrielle (Marion Cotillard) a grandi dans la petite bourgeoisie agricole où son rêve d’une passion absolue fait scandale et où les aspects exaltés, que prend celle-ci, prêtent aux sarcasmes. À une époque, où l’on destine d’abord les femmes au mariage, Gabrielle dérange et on finit par la croire folle. Sa mère (Brigitte Roüan) la donne à José (Alex Brendemülh), un ouvrier saisonnier qui a fui l’Espagne de Franco, et le charge de faire d’elle une femme respectable, en aidant financièrement le jeune homme à installer sa petite entreprise de bâtiment. Gabrielle dit ne pas l’aimer et se refuse, dans un premier temps, à toute étreinte physique. Lorsqu’on l’envoie en cure thermale pour soigner ses calculs rénaux, son mal de pierres, un lieutenant blessé dans la guerre d’Indochine, André Sauvage (Louis Garrel), fait renaître en elle cette urgence d’aimer. C’est alors que le désir se change en illusion, que l’âpreté de la passion et sa fulgurance se transforment en un fantasme qui finira par l’ouvrir à l’âge adulte.

 

Adapté du roman de Milena Agu "Mal di pietre" (Éditions Liana Levi), ce film sensible et émouvant est réalisé avec élégance par Nicole Garcia qui a misé avec discernement  sur l’extraordinaire écran sensible qu’est le beau visage de l’actrice Marion Cotillard. C’est sur sa grâce réceptive que repose cette version romanesque d’un amour transfiguré par l’imaginaire, quête aveugle et désespérée d’une illusion tragique, un mal de pierres d’un cœur et d’un corps malade de volupté et d’inquiétude. La structure en flash-back, bien que peu novatrice, aide à mieux cerner les motivations de cette jeune femme prise au piège de ses sentiments et des préjugés d’une époque où le mariage a le pouvoir de sécuriser et stabiliser le rôle féminin. Folle, ou perçue comme telle par sa petite communauté, Gabrielle ne renonce pas à ses espérances et montrera un bel acharnement à poursuivre ses fantasmes amoureux.

 

"Ce destin de femme incarne pour moi la forme de l'imaginaire, la puissance créatrice dont nous sommes tous capables lorsque nos aspirations, nos sentiments nous conduisent aux extrémités de nous-mêmes, à notre propre dépassement" - a déclaré Nicole Garcia, qui s’est appropriée le matériau initial du roman, tout en le réinterprétant selon son inspiration, sans en trahir l’esprit. Il en résulte un récit qui unit la simplicité narrative à la complexité psychologique des personnages et flirte un moment avec le fantastique mais sans s’y frotter véritablement. Sans doute est-ce dommage car le final aurait mérité davantage de mystère et une plongée plus totale dans l’insécurité psychologique.  

 

Malgré ces quelques réserves, Nicole Garcia nous offre un opus bien construit qui doit beaucoup à l’équipe artistique et technique ainsi qu’à l’interprétation. La photographie raffinée de Christophe Beaucarne joue habilement des contrastes ville/campagne  et nous procure de belles échappées sur la vie rurale, sur la Provence parfumée des années 50. Quant aux acteurs, ils sont tous excellents mais la palme revient à Marion Cotillard admirable de sensibilité, véritable stradivarius dont les expressions font de son personnage une poignante symphonie féminine de révolte et de tendresse, de fureur et d’abandon, de délicatesse et de violence, son regard étant à lui seul l’alpha et l’oméga de cette tragédie des sentiments, parfois un peu artificielle. Un film qui ouvre des perspectives sur les infinies variations du cœur féminin sans les rendre suffisamment crédibles.

 

 

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Mal de pierres de Nicole Garcia
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 11:01
ANDRZEJ  WAJDA

Andrzej Wajda, qui vient de mourir d’une insuffisance respiratoire à l’âge de 90 ans, est le chef de file de l’école de cinéma polonaise qui s’est affirmée à partir de 1956 à la faveur d’un renouveau artistique et d’une relative libéralisation politique. Sa filmographie reflète d’ailleurs les aléas constants qui ont frappé l’évolution du pays, ainsi que l’illustrent les titres de ses opus successifs : « Cendres et diamants » en 1958, « L’homme de marbre » en 1977, « L’homme de fer » en 1981, « Korczak » en 1990, réalisations en prise directe avec l’actualité du pays. Cinéaste soucieux du moindre détail, Wajda a souvent eu recours à des formes baroques et n’a cessé de s’interroger sur l’histoire singulière et dramatique de la Pologne. Aussi le thème national a-t-il été abordé par lui de manière sensible et romantique sans pour autant que la critique, parfois même virulente, en soit absente. Ainsi fait-il la part belle à tous les actes de résistance qui ont eu lieu durant l’occupation allemande, puis sous l’occupation de l’armée rouge, résistance ignorée ou déformée par les discours officiels ou, pire, par la propagande de cette politique dominatrice qui étouffait en permanence les forces vives de la nation polonaise. Evoquant l’année 1945, « Cendres et diamants » met aux prises des opposants issus de la Résistance intérieure qui vont organiser l’assassinat d’un vétéran communiste, représentant du nouveau régime dictatorial. Portrait complexe des contradictions du moment, cette analyse poignante bénéficie d’une interprétation remarquable et promulgue l’acteur Zbigniew Cybulski  en véritable icône de la jeunesse. Sa mort prématurée sera à l’origine d’un film que Wajda lui dédie « Tout est à vendre », récit d’un tournage et approche de la création,  qu’il reprendra et approfondira plus tard dans son film « Chef d’orchestre » (1980).

 

Malgré la surveillance exercée par le pouvoir en place sur ses scénariis, Wajda s’applique à décrire les anachronismes de la Pologne d’avant-guerre avec sa célèbre charge de cavalerie contre les divisions blindées allemandes dans « Lotna », opus qui lui attire bien des critiques et exerce un inconfort évident sur sa volonté de scruter d’un œil neuf et impartial l’histoire réelle de son pays. Avec « Cendres », pour lequel il obtient de plus gros moyens financiers, il se livre à une large fresque sur le pays au lendemain de l’épisode napoléonien, puis aborde le temps des croisades avec « La croisade maudite » en 1968. Plus dramatique et personnel sera « Paysage après la bataille » qui évoque le destin des rescapés polonais des camps nazis, tandis que « Les noces », en 1973, dépeint  la nostalgie d’un passé où les héros de tous ordres s’illustraient avec force et panache. Par la suite, l’évolution politique de son pays l’incite à un engagement encore plus formel, cela au prix d’une lutte incessante. Ce sera le grand moment de « L’homme de marbre » (1977), un retour sur une époque de lutte incessante pour l’édification d’un socialisme à marche forcée,  film construit comme une enquête où le réalisateur restitue parfaitement le climat de propagande et l’obsession du sabotage des années staliniennes. Les événements ne cessant de s’accélérer avec les grèves de Gdansk et l’émergence du syndicat indépendant de Solidarnosc, il réalise sans plus tarder, et dans l’urgence, « L’homme de fer », où il met en scène le fils de l’Homme de marbre, mais également un journaliste mouchard. Ce film aura une réelle répercussion dans le monde entier et fera connaître le nom de Wajda, ce qui lui permettra dès lors de tourner à l’étranger sans être brimé par la censure polonaise marxiste. C’est ainsi qu’il produit « Danton » en France en 1983 avec, dans le rôle-titre, Gérard Depardieu, film où il s’implique dans des considérations sur le pouvoir et la révolution. Enfin avec des films comme « La semaine sainte » (1995) ou « Miss Nobody » (1996), Wajda médite sur la Pologne post-communiste et les changements survenus, confirmant haut et fort  ses critiques morales à l’intention d’un pays où le cinéma désormais n’est plus la proie des mêmes enjeux  politiques. 

 

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ANDRZEJ  WAJDA
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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 10:24
Juste la fin du monde de Xavier Dolan

Je suis allée voir ce film avec quelques à priori. Tout d’abord à cause du battage fait par une certaine presse qui voit en cet opus le chef-d’œuvre absolu et une autre qui pointe du doigt sa totale indigence. Trop de trop ne pouvait manquer d’aiguiser ma curiosité et m’inciter à me forger ma propre opinion. Que Xavier Dolan soit un jeune cinéaste doué, nous le savions depuis ses débuts à l’âge de 20 ans. Il en a aujourd’hui 27 et s’affirme avec plus de maturité, façonnant son style non sans quelques maladresses mais un souci constant d’originalité et une quête soucieuse du dire vrai et de l’image juste.

 

Cette dernière réalisation, bien qu’inégale, recèle des moments d’une vraie et profonde beauté et une exigence dans l’expression de l’incommunicabilité entre les êtres, les désordres intérieurs, l’incapacité de chacun à vivre une relation, à établir un dialogue, à sortir de son emmurement. Le silence est sans doute la plus grande liberté de l’homme, dont il sait si peu faire bon usage. Les personnages du film apparaissent tous, à l’exception du visiteur, comme les prisonniers d’eux-mêmes, les victimes de leur ego, les invalides de l’existence, partageant un huis clos  où ils n’ont pour pires ennemis qu’eux-mêmes. Tous vivent dans une agitation permanente, un onirisme sans consistance, tous sont les victimes de la dictature du bruit et de l’éphémère, de la fébrilité et de l’inquiétude. Alors ils crient, ils fument, ils s’apostrophent avec violence, chacun est l’ennemi de chacun et pire encore : l’ennemi de lui-même.

 

Le bruit est le constant fléau de notre actualité. Il nous mutile et nous prive de l’essentiel : notre silence intérieur où s’épanouissent les fleurs de notre pensée, les fruits de notre réflexion. Alors, lorsque le silence survient dans ce désordre et plonge au cœur de ce chaos psychologique, les excès sont possibles et la tragédie se joue à coups d'estoc, de mots qui blessent, de formules éculées et misérables. Nous ne sommes plus en quête du mot juste, du mot vrai, mais du mot qui tue, œuvre d’un monde décervelé en totale déliquescence, un monde malade tout simplement. Le film de Dolan, inspiré de la pièce éponyme de Jean-Luc Lagarce, est un concentré de ce vide abyssal dans lequel nous évoluons. Mais ce qui est intéressant, ce qui pose question et fait l’intérêt du film, est Louis, ce fils qui n’a pas revu les siens depuis 12 ans, ce jeune écrivain-dramaturge de 34 ans qui apparaît comme l’ange visiteur, silencieux et souriant, et pose sur eux – sa mère, sa sœur, son frère et sa belle-sœur comme l’écho émouvant de l’expérience du désert, la douceur intérieure de la certitude, le sourire de la grâce. Gaspard Ulliel est magnifique dans ce rôle où son jeu se résume à quelques paroles sobres, à cette gravité du regard qui concrétise l’approche du silence éternel. Ce qu’il était venu dire, il ne le dira pas et qu’importe : personne n’était en mesure de l’entendre. A la fin, un oiseau s’envole de la vieille horloge qui sonne encore les heures et se cogne contre les murs avant de trouver l’issu vers la lumière, la porte ouverte vers l’ineffable.

 

Symphonie des regards, monologues tronqués, jugements hâtifs, mots vains, colères puériles, cela est soudainement absorbé par les visages qui disent leur désarroi face au questionnement muet du visiteur dont ils perçoivent vaguement l’exigence et la fatalité. Un film qui pose les questions essentielles, se focalise sur les expressions inquiètes, les met en images de belle façon avec leur plein et leur vide, leurs interrogations et leurs dénis et bénéficie d’une parfaite interprétation de la part des comédiens. A ne pas douter, Dolan n’a pas fini de nous interroger sur nos finitudes.

 

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Si vous souhaitez  prendre connaissance de la critique d'un autre de ses films, cliquer sur son titre :  "MOMMY"

 

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Juste la fin du monde de Xavier Dolan
Juste la fin du monde de Xavier Dolan
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Présentation

  • : LA PLUME ET L'IMAGE
  • : Ce blog n'a d'autre souhait que de partager avec vous les meilleurs moments du 7e Art et quelques-uns des bons moments de la vie.
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Profil

  • Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.

Texte Libre

Un blog qui privilégie l'image sans renoncer à la plume car :

 

LES IMAGES, nous les aimons pour elles-mêmes. Alors que les mots racontent, les images montrent, désignent, parfois exhibent, plus sérieusement révèlent. Il arrive qu'elles ne se fixent que sur la rétine ou ne se déploient que dans l'imaginaire. Mais qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, elles ont l'art de  nous surprendre et de nous dérouter.
La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
Erotiques, fantastiques, oniriques, elles n'oublient ni de nous déconcerter, ni de nous subjuguer. Ne sont-elles pas autant de mondes à concevoir, autant de rêves à initier ?

 

"Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme contrepoison de la haine et de la terreur. Les bons films constituent un langage international, ils répondent au besoin qu'ont les hommes d'humour, de pitié, de compréhension."


Charlie Chaplin

 

"Innover, c'est aller de l'avant sans abandonner le passé."

 

Stanley Kubrick

 

 

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