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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 09:56
Pas de printemps pour Marnie de Alfred Hitchcock

Mark Rutland, un riche homme d’affaires, s’aperçoit que sa secrétaire-comptable lui dérobe de l’argent. Intrigué par son comportement et attiré par sa fascinante beauté, il  découvre peu à peu son trouble passé et lui donne le choix entre le mariage ou la dénonciation à la police.

 

 

En ce début des années 60, Alfred Hitchcock, passionné pour le roman de Winston Graham Marnieengage trois scénaristes successifs pour arriver à l’adapter au cinéma et va proposer le rôle- titre à la princesse de Monaco qui accepte dans un premier temps. Lorsque Grace Kelly finit par y renoncer pour de multiples raisons, Hitchcock offre le rôle à Tippi Hedren qu’il a déjà fait tourner dans « Les Oiseaux ». Et, contre toute attente, il choisit de lui donner pour partenaire Sean Connery, alors connu pour son interprétation de  « L’agent secret 007 ». Malgré l’aspect improbable du duo, le couple fonctionne particulièrement bien et propose une interprétation bien plus moderne que prévu initialement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hitchcock reprend ici la formule expérimentée  dans « Psychose »: il débute son film comme une classique histoire de vol afin de captiver le spectateur, avant de faire glisser son œuvre vers tout autre chose un véritable drame psychologique où l’on assiste à la renaissance d’une femme détruite par un traumatisme vécu durant sa petite enfance, plongeant son opus dans un répertoire proprement freudien. D’une grande modernité par l’audace des thèmes abordés (la frigidité, le viol et la puissance destructrice de la libido et du refoulé), ce long métrage bénéficie d’un jeu d’acteurs impeccable, d’une musique percutante de Bernard Herrmann et d’une réalisation subtile et convaincante. Non dépourvu de fulgurances et de lyrisme (les séquences de l’orage ou encore la chute de cheval), ce chant d’amour entre un homme ordinaire et une femme blessée fut néanmoins un échec commercial à l’époque à cause de son caractère inattendu. Aujourd’hui,  « Pas de printemps pour Marnie » compte parmi les films importants de Hitchcock qui, le premier, osait aborder un thème nouveau dans le 7e Art, celui de la psychanalyse. Un bijou du suspense et une intrigue haletante, parfaitement maîtrisée, servie par des acteurs totalement engagés dans leurs rôles respectifs.

 

 

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Pas de printemps pour Marnie de Alfred Hitchcock
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Published by Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE - dans CINEMA AMERICAIN & CANADIEN
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commentaires

voyance gratuite en ligne 30/03/2016 12:34

Je vais en rajouter une petite couche en te disant merci pour ce blog à la fois ludique et intelligent. C’est un vrai plaisir que de venir y naviguer.

dasola 20/03/2016 20:45

Bonsoir Armelle, Marnie reste mon film préféré d'Hitchcock. Je le revois souvent, il faut dire que Tippi Hedren est magnifique et Sean Connery entre deux James Bond est à tomber. Bonne soirée.

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  • Auteur de treize ouvrages, passionnée par les arts en général, aime écrire et voyager.
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La raison en est qu'elles sont tour à tour réelles, virtuelles, en miroir, floues, brouillées, dessinées, gravées, peintes, projetées, fidèles, mensongères, magiciennes.
Comme les mots, elles savent s'effacer, s'estomper, disparaître, ré-apparaître, répliques probables de ce qui est, visions idéales auxquelles nous aspirons.
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